Eucharistie du Mardi 24 Avril 2018 : Mardi de la 4ème semaine de Pâques.

Eucharistie du Mardi 24 Avril 2018 : Mardi de la 4ème semaine de Pâques.

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622).

Fête de Saint Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).
Fête de Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des « Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 11,19-26… Psaume 87(86),1.5c.2.3.5ab.6.7… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
Commentaire de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), Carmélite, Docteur de l'Église.
Autre commentaire du Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, Pape de 2005 à 2013].
Autre commentaire de l’Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Pfarrenbach wandmalerei fidelis von sigmaringen 11

Mardi 24 Avril 2018 : Fête de Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622).
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Saint Fidèle de Sigmaringen.

Benedeto menni 2

Mardi 24 Avril 2018 : Fête de Saint Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Benoît Menni.

Marie euphrasie pelletier 2

Mardi 24 Avril 2018 : Fête de Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des « Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Marie-Euphrasie Pelletier.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 11,19-26.
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs.
Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche.
A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie.
Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur.
Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche.
Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

 

Psaume 87(86),1.5c.2.3.5ab.6.7.
Elle est fondée sur les montagnes saintes.
C'est lui, le Très-Haut, qui la maintient.
Le Seigneur aime les portes de Sion
plus que toutes les demeures de Jacob.

Pour ta gloire on parle de toi,
ville de Dieu !
On appelle Sion : « Ma mère ! »
car en elle, tout homme est né.

Au registre des peuples, le Seigneur écrit :
« Chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent :
« En toi, toutes nos sources ! »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), Carmélite, Docteur de l'Église.
Les Relations, 47 (trad. OC, Cerf 1995, t. 1, p.418 rev.)

« Le Père et Moi, nous sommes UN »

Le jour de la Fête de Saint Augustin, au moment où je venais de Communier, j'ai compris, je pourrais presque dire « j'ai vu » — je ne pourrais pas expliquer de quelle manière, je sais seulement que cela se passait dans mon intellect et était très rapide — comment les trois Personnes de la Sainte Trinité, que je porte gravées dans mon âme, sont une même chose.

Cela m'a été montré par une représentation tout à fait extraordinaire et dans une lumière extrêmement vive.
L'effet qu'en a éprouvé mon âme a été bien différent de celui que produit en nous la vue de la Foi.
Depuis ce moment, je ne peux pas penser à l'une des trois Divines Personnes sans voir aussitôt qu'il y en a trois.

Je me demandais comment, la Trinité formant une unité si parfaite, Le Fils seul s'est fait homme.
Le Seigneur m'a fait comprendre comment les trois Personnes n'étant qu'une même chose, elles sont cependant distinctes.
En présence de telles merveilles, l'âme éprouve un nouveau désir d'échapper à l'obstacle du corps, qui l'empêche d'en jouir.
Quoiqu'elles semblent inaccessibles à notre bassesse et que la vue en passe en un moment, l'âme en retire beaucoup plus de profit, sans comparaison, que de longues années de méditation, et sans savoir comment.

 

Commentaire du jour.
Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, Pape de 2005 à 2013].
Der Gott Jesu Christi (trad. Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p. 23s rev.).

« Personne ne peut rien arracher de la main du Père »

Dieu est. La Foi chrétienne ajoute : Dieu est en tant que Père, Fils et Saint Esprit, un en trois personnes.
Dans la Chrétienté un silence gêné entoure largement ce centre de sa Foi. L’Église ne s’est-elle pas aventurée trop loin ?
Ne vaudrait-il pas mieux laisser à une chose si grande, si impénétrable, son caractère inaccessible ?
D’ailleurs, une telle réalité peut-elle signifier quelque chose pour nous ? Certes, cet article de Foi reste la manière d’exprimer que Dieu est Tout-Autre, qu’il est infiniment plus grand que nous, qu’il dépasse toute notre pensée, tout notre être.
Mais s’il n’avait rien à nous dire, son contenu ne nous aurait pas été révélé…

Qu’est-ce que cela signifie ? Commençons là où Dieu Lui aussi a commencé : il se nomme Père.
La paternité humaine peut donner une idée de ce qu’il est. Mais là où il n’y a plus de paternité, là où la paternité n’est plus vécue comme un phénomène non seulement biologique mais aussi humain et spirituel, parler de Dieu Le Père, c’est parler à vide…

Là où la paternité n’apparaît plus que comme hasard biologique sans recours humain ou comme tyrannie à rejeter, il y a blessure dans la structure profonde de l’être humain.
Pour être pleinement homme on a besoin du père au vrai sens du terme… : une responsabilité vis-à-vis de l’autre, sans dominer l’autre mais le rendre à lui-même dans sa liberté ; c’est-à-dire un Amour qui ne désire pas prendre possession de l’autre…mais le veut pour sa vérité la plus intime, qui est en son Créateur.

Cette manière d’être père n’est possible qu’à condition d’accepter soi-même d’être enfant ; accepter la Parole de Jésus : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux Cieux » (Mt 23,9), est la condition intérieure pour que des hommes puissent être pères de la bonne manière…

Il faut compléter notre pensée : le fait que dans la Bible Dieu apparaît fondamentalement sous l’image du Père inclut le fait que le mystère du maternel, lui aussi, tire de Lui son origine… Ce n’est pas comme abstraction que l’homme est « l’image de Dieu » (Gn 1,27) — cela ne nous amènerait qu’à un Dieu abstrait.
Il l’est dans sa réalité concrète, c’est-à-dire dans la relation.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_32
Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne).

«Le Père et Moi, nous sommes UN»

Aujourd'hui nous voyons Jésus qui «allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon» (Jn 10,23), durant la fête de la Dédicace à Jérusalem.
Alors les Juifs lui demandent: «Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement!», et Jésus leur répond: «Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas» (Jn 10,24.25).

Seule la Foi rend l'homme capable de reconnaître Jésus-Christ comme Fils de Dieu.
L'an 2000, pendant la rencontre avec les jeunes à Tor Vergata, Jean-Paul II parlait du “laboratoire de la Foi”.
À la question «Qui suis-je, aux dires des foules?» (Lc 9,18), il y a beaucoup de réponses…

Mais Jésus passe ensuite au plan personnel: «Mais pour vous, qui suis-je?». Pour répondre correctement à cette question la “révélation du Père” est nécessaire.
Pour répondre comme Pierre —«Tu es Le Christ, Le Fils du Dieu vivant» (Mt 16,16)— il faut la grâce de Dieu.

Même si Dieu veut que tout le monde croie et soit sauvé, seuls les humbles sont capables d'accueillir ce don.
«Aux humbles, la Sagesse», lit-on au livre des Proverbes (11,2). La vraie Sagesse de l'homme consiste à se fier à Dieu.

Saint Thomas d'Aquin commente ainsi ce passage de l'Évangile: «Je puis voir grâce à la lumière du soleil, mais si je ferme les yeux, je ne vois pas; ce n'est pas la faute du soleil, mais la mienne».

Jésus leur dit que s'ils ne croient pas, qu’au moins ils croient les œuvres qu'Il fait, qui manifestent le pouvoir de Dieu: «Les œuvres que je fais au Nom de Mon Père, voilà ce qui me rend témoignage» (Jn 10,25).

Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. La Foi mène à fréquenter Jésus dans la prière.
Qu'est-ce que la prière, sinon la fréquentation de Jésus, qui nous aime et nous emmène au Père?
Le résultat et la récompense de cette intimité avec Jésus dans cette vie, est la Vie éternelle, comme nous l'avons lu dans l'Évangile.

 

HYMNE : IL EST VIVANT

Il est vivant ! Tu l'as vu la première.
Parle, Marie de Magdala !
- Hors du tombeau, debout dans la lumière,
Il dit : " Marie " ! C'était sa voix !

R/Nous l'avons vu ressuscité,
Nous, témoins de la Vérité !
Il est venu, il reviendra !
Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Le cœur brûlant, vous alliez, près du Maître,
Vers Emmaüs, sur le chemin...
- Nous étions deux ! Il s'est fait reconnaître,
Le soir, à la fraction du pain !

Vous étiez onze, nous dit l'Écriture,
La nuit couvrait Jérusalem...
- Il a paru ! Il montrait ses blessures !
Il a soufflé son Esprit Saint !

Est-ce Jésus, celui qui t'a fait signe
De l'approcher, dis-nous, Thomas ?
- Sur mon Seigneur et mon Dieu, moi, indigne,
J'ai vu les marques de la croix !

Depuis Damas, tu ne peux plus te taire...
Confirme-nous ce que tu crois.
- Moi, Paul, je dis qu'ils étaient cinq cents frères,
Témoins du Christ, tous à la fois !

 

HYMNE : LUMIÈRE DU MONDE, Ô JÉSUS

Lumière du monde, ô Jésus, 
Bien que nous n’ayons jamais vu 
Ta tombe ouverte, 
D’où vient en nous cette clarté, 
Ce jour de fête entre les fêtes, 
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit : 
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.

 

HYMNE : QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT

Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ? 
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà 
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Accorde-nous, Seigneur, d’entrer dans la Joie de notre Salut alors que nous fêtons la Résurrection de Ton Fils.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (Ac 13, 30-33)... (Office des Laudes).
Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es Mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré.

 

Parole de Dieu : (1 P 2, 4-5)... (Office des Vêpres).
Approchez-vous du Seigneur : il est la Pierre Vivante, que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur.
Vous aussi, soyez des pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le Sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.

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