Eucharistie du Vendredi 20 Avril 2018 : Vendredi de la 3ème semaine de Pâques.

Eucharistie du Vendredi 20 Avril 2018 : Vendredi de la 3ème semaine de Pâques.

Fête de Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317).
Fête du Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1322).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20... Psaume 117(116),1.2... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
Commentaire de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Autre commentaire d’Isaac le Syrien (7e siècle), Moine près de Mossoul.
Autre commentaire de l’Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Sainte agnes de montepulciano 11

Vendredi 20 Avril 2018 : Fête de Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Agnès de Montepulciano.

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Vendredi 20 Avril 2018 : Fête du Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1322).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureux Simon Rinalducci.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

 

Psaume 117(116),1.2.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

 

Commentaire du jour.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Pensées choisies du Saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 75, rev.)

Ce Don de Dieu : la Messe

Toutes les bonnes œuvres réunies n'équivalent pas au saint Sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, et la Messe est l’œuvre de Dieu.
Le martyre n'est rien en comparaison : c'est le sacrifice que l'homme fait à Dieu de sa vie ; la Messe est le Sacrifice que Dieu fait à l'homme de son Corps et de son Sang. 

À la voix du Prêtre, Notre Seigneur descend du Ciel et se renferme dans une petite hostie. Dieu arrête ses regards sur l'autel. « C'est là, dit-il, Mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis toutes mes complaisances » (Cf. Mt 3,17 ; Mt 17,5).
Aux mérites de l'offrande de cette Victime, Il ne peut rien refuser.

Que c'est beau ! Après la Consécration, le Bon Dieu est là comme dans le Ciel !... Si l'homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d'Amour.
Dieu nous ménage à cause de notre faiblesse.

Oh ! Si on avait la Foi, si l'on comprenait le prix du saint Sacrifice, on aurait bien plus de zèle à y assister !

 

Commentaire du jour.
Isaac le Syrien (7e siècle), Moine près de Mossoul.
Discours ascétiques, 1ère série, n° 72 (trad. DDB 1981, p.366)

« Ma Chair est la vraie nourriture, et mon Sang est la vraie boisson »

L'Arbre de la Vie est l'Amour de Dieu. Adam l'a perdu dans sa chute et n'a plus jamais retrouvé la Joie, mais il travaillait et peinait sur la terre pleine d'épines (Gn 3,18).
Ceux qui se sont privés de l'Amour de Dieu mangent dans leurs œuvres le pain de leur sueur (Gn 3,19), quand bien même ils marcheraient sur une voie droite ; c'est là le pain qu'il a été donné à la première créature de manger après la chute.
Jusqu'à ce que nous trouvions l'Amour, notre travail est là, sur la terre des épines... ; quelle que soit notre justice personnelle, c'est à la sueur de notre visage que nous vivons.

Mais quand nous avons trouvé l'Amour, nous nous nourrissons du Pain Céleste, et nous sommes réconfortés en dehors de toute œuvre et de toute peine.
Le Pain Céleste est Le Christ, qui est descendu du Ciel et a donné la Vie au monde. Et telle est la nourriture des anges (Ps 77,25).
Celui qui a trouvé l'Amour se nourrit du Christ chaque jour et à toute heure, et il en devient immortel.
Car il a dit : « Celui qui mange du Pain que je lui donnerai ne verra jamais la mort. »

Bienheureux est celui qui mange du Pain de l'Amour, qui est Jésus. Car celui qui se nourrit de l'Amour se nourrit du Christ, Le Dieu qui domine l'univers, ce dont Jean témoigne quand il dit : « Dieu est Amour » (1Jn 4,8).

Donc celui qui vit dans l'Amour reçoit de Dieu le fruit de la Vie. Il respire dans ce monde l'air même de la Résurrection, cet air dont les justes ressuscités font leurs délices.
L'Amour est le Royaume. C'est de lui que Le Seigneur a mystérieusement ordonné à ses apôtres de se nourrir ; manger et boire à la table de mon Royaume (Lc 22,30), qu'est-ce d'autre que l'Amour ?
Car l'Amour est capable de nourrir l'homme au lieu de tout aliment et de toute boisson. Tel est « le vin qui réjouit le cœur de l'homme » (Ps 104,16) ; bienheureux celui qui boit de ce vin.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_25
Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne).

«Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la Chair du Fils de l'Homme, et si vous ne buvez pas son Sang, vous n'aurez pas la Vie en vous»

Aujourd'hui Jésus affirme trois vérités incontournables: nous devons manger et boire le Corps et le Sang du Fils de Dieu, si nous ne prenons pas l'Eucharistie nous ne pouvons pas avoir la Vie, nous sommes déjà dans la Vie éternelle et cette Vie est l'unique condition pour la Résurrection (cf. Jn 6,53-58).
Rien n'est plus clair dans l'Évangile que ces trois affirmations.

Souvent nous, les Catholiques, nous ne sommes pas à la hauteur des conditions requises pour recevoir l'Eucharistie: parfois nous prétendons “vivre” sans pour autant satisfaire les conditions de vie demandées par Jésus, et pourtant comme l'a écrit Jean Paul II: «L'Eucharistie est un don si grand qu'il n'accepte pas d'ambiguïtés ou réductions».

“Manger pour vivre”: manger le Corps du Fils de l'Homme afin de “vivre” comme Le Fils de l'Homme.
Ici manger signifie prendre l'Eucharistie. C'est “manger”. Et le terme “manger” est utilisé afin que le besoin d'une ressemblance et d'une identification avec Jésus soit évident: nous devons Communier afin de conserver cette union intacte, c'est à dire: afin de penser, parler et aimer comme Lui.
Nous, les Chrétiens, avions vraiment besoin de l'encyclique de Jean Paul II "L'église vit dans l'Eucharistie".
C'est une encyclique remplie de passion: elle est comme un “feu” car l'Eucharistie est brûlante.

«J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir!» (Lc 22,15) leur dit Jésus le soir du Jeudi-Saint.
Nous devons retrouver la ferveur Eucharistique. Aucune autre religion n'a une telle initiative.

C'est Dieu Lui-même qui vient directement dans le cœur de l'homme afin d'établir avec lui une mystérieuse et extraordinaire relation d'Amour.
Et à partir de cette union s'établit l'Église et ainsi nous prenons part à l'activité apostolique et ecclésiastique de l'Eucharistie.

Nous sommes à l'intérieur même du mystère, comme Thomas, qui touche les plaies de Jésus crucifié.
En tant que Chrétiens, nous devons réévaluer notre dévouement au mystère Eucharistique tel que Le Christ nous le révèle et comme l'Église nous le propose.
Et nous devons retrouver cette tendresse envers l'Eucharistie et le respect d'antan: des génuflexions bien posées, plus de communions spirituelles,…
Et à partir de l'Eucharistie notre prochain nous semblera plus saint tel qu'il est ainsi nous pourrons nous mettre à son service avec un dévouement tout nouveau.

 

HYMNE : O NUIT, DE QUEL ÉCLAT TU RESPLENDIS !

Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.

Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La Femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.

Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s'éveille aujourd'hui.

 

HYMNE : COMME NOUS ALLIONS RÊVANT DIEU

Comme nous allions rêvant Dieu,
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici,
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,
Retour du Seigneur des enfers,
Chantez son hymne !
Ce lieu profond, il est à Dieu !
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait,
Vos morts futures ;
Allez donc sans crainte à la vie !
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures.

 

HYMNE : QUAND IL DISAIT À SES AMIS

Quand il disait à ses amis :
" Si vous saviez le don de Dieu ! "
Nous avons asséché
Les sources de la vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre naissance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Venez à moi, je suis le jour ! "
Nous avons sacrifié
Aux forces de la nuit...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre lumière a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Je suis vainqueur, pourquoi trembler ? "
Nous avons nié Dieu
En face de la peur...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre pardon a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Heureux celui qui veut la paix ! "
Nous avons déserté
Le lieu de nos combats...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Séchez vos pleurs ! Prenez ma joie ! "
Nous avons perdu cœur
À force de trahir...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre bonheur a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Soyez mon corps ! Soyez mon sang ! "
Nous avons pris la mort
Au lieu de prendre vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre avenir a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, nous qui avons reçu la grâce de savoir que Le Christ est ressuscité : que Ton Esprit d’Amour nous fasse vivre une Vie nouvelle.

 

Parole de Dieu : (Ac 5, 30-32)... (Office des Laudes).
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice.
C’est Lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de Lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le Pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec L’Esprit-Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

 

Parole de Dieu : (He 5, 8-10)... (Office des Vêpres).
Bien qu’il soit Le Fils, Le Christ a pourtant appris l’Obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du Salut éternel.
Car Dieu l’a proclamé Grand Prêtre selon le Sacerdoce de Melkisédek.

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