Eucharistie du Dimanche 03 Décembre 2017 : L’Église Célèbre la Fête du 1er Dimanche de l’Avent (Année B).

Eucharistie du Dimanche 03 Décembre 2017 : L’Église Célèbre la Fête du 1er Dimanche de l’Avent (Année B).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Saint François-Xavier, Jésuite, Co-Patron des Missions, Apôtre des Indes et du Japon (1506-1552).

(Mais la Célébration de la Fête du 1er Dimanche de l’Avent a la préséance sur la mémoire de Saint François-Xavier).

Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre d'Isaïe 63,16b-17.19b.64, 2b-7… Psaume 80(79), 2-3bc.15-16a.18-19… Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,3-9… Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,33-37.
Commentaire de Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), Moine et Évêque.
Autre commentaire de Pierre de Blois (v. 1130-1211), Archidiacre en Angleterre.
Autre commentaire de Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
CATÉCHÈSE PRÉBAPTISMALE DE SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM : Les deux avènements du Christ.
Autre commentaire de Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

1er dimanche de l avent 11

Dimanche 03 Décembre 2017 : Fête du Premier Dimanche de l'Avent.
Pour en découvrir davantage sur cette Fête, aller dans le menu déroulant à « Les Fêtes Catholiques » ou sur le lien suivant :
Fête du Premier Dimanche de l'Avent.

Avent 3

Dimanche 03 Décembre 2017 : Fête du Premier Dimanche de l'Avent.
Pour voir mon commentaire personnel sur cette grande Fête, aller dans le menu déroulant à « Réflexion personnelle n°82 » ou sur le lien suivant :
Premier Dimanche de l'Avent.

Saint francois xavier 11

Dimanche 03 Décembre 2017 : Fête de Saint François-Xavier, Jésuite, Co-Patron des Missions, Apôtre des Indes et du Japon (1506-1552).
(Co-Patron des Missions avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face et Saint Pierre Claver).

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint François-Xavier.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 63,16b-17.19b.64, 2b-7.
Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur : tel est ton nom depuis toujours.
Pourquoi Seigneur, nous laisses-tu errer hors de ton chemin, pourquoi rends-tu nos cœurs insensibles à ta crainte ? Reviens, pour l'amour de tes serviteurs et des tribus qui t'appartiennent.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi.
Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondu devant ta face.
Jamais on ne l'a entendu ni appris, personne n'a vu un autre dieu que toi agir ainsi envers l'homme qui espère en lui.
Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de toi en suivant ton chemin. Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés.
Nous étions tous semblables à des hommes souillés, et toutes nos belles actions étaient comme des vêtements salis. Nous étions tous desséchés comme des feuilles, et nos crimes, comme le vent, nous emportaient.
Personne n'invoquait ton nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu nous avais laissés au pouvoir de nos péchés.
Pourtant, Seigneur, tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es le potier : nous sommes tous l'ouvrage de tes mains.

 

Psaume 80(79), 2-3bc.15-16a.18-19.
Berger d'Israël, écoute,
toi qui conduis ton troupeau, resplendis !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l'univers revient !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l'homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n'irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,3-9.
Frères, que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.
Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu'il vous a donnée dans le Christ Jésus ;
en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu.
Car le témoignage rendu au Christ s'est implanté solidement parmi vous.
Ainsi, aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.
C'est lui qui vous fera tenir solidement jusqu'au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ.
Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,33-37.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment.
Il en est comme d'un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

 

Commentaire du jour.
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), Moine et Évêque.
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°11, 1

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra »

Voici un des grands préceptes du Seigneur : que ses disciples secouent comme une poussière tout ce qui est terrestre..., pour se laisser emporter dans un grand élan vers le Ciel.
Il nous exhorte à vaincre le sommeil, à rechercher les réalités d'en haut (Col 3,1), à tenir sans cesse notre esprit en éveil, à chasser de nos yeux l'assoupissement séducteur.
Je veux parler de cette torpeur et de cette somnolence qui rivent l'homme à l'erreur et forgent des images de rêves : honneur, richesse, puissance, grandeur, plaisir, succès, profit ou prestige...

Pour oublier de tels songes, Le Seigneur nous demande de surmonter ce sommeil pesant : ne laissons pas échapper le réel dans une poursuite effrénée du néant.
Il nous appelle donc à veiller : « Tenez vos reins ceints et vos lampes allumées » (Lc 12,35).

La lumière qui éblouit nos yeux chasse le sommeil ; la ceinture qui enserre nos reins tient notre corps en alerte ; elle exprime un effort qui ne tolère aucune torpeur.

Que le sens de cette image est clair ! Ceindre ses reins de tempérance, c'est vivre dans la lumière d'une conscience pure.
La lampe allumée de la franchise éclaire le visage, fait éclater la vérité, tient l'âme en éveil, la rend imperméable à la fausseté et étrangère à la futilité de nos pauvres songes.
Vivons selon l'exigence du Christ et nous partagerons la vie des anges.
En effet, c'est à eux qu'il nous unit dans ce précepte : « Soyez semblables à ceux qui attendent leur maître à son retour de noces, afin de lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera » (Lc 12,36).

Ce sont eux qui sont assis près des portes du Ciel, l'œil en éveil, pour que le Roi de gloire (Ps 23,7) y passe à son retour des noces.

 

Commentaire du jour.
Pierre de Blois (v. 1130-1211), Archidiacre en Angleterre.
Sermon 3 pour l'Avent  (trad. Guéranger, Année liturgique, 1948, t. 1, p. 12)

Les trois avènements du Christ

Il y a trois avènements du Seigneur, le premier dans la chair, le second dans l'âme, le troisième par le Jugement.
Le premier a eu lieu au milieu de la nuit, suivant ces paroles de l'Évangile : « Au milieu de la nuit un cri s'est fait entendre : voici l'Époux ! » (Mt 25,6)
Et ce premier avènement est déjà passé, car Le Christ a été vu sur la Terre et a conversé avec les hommes (Ba 3,38).

Nous sommes maintenant dans le second avènement, pourvu toutefois que nous soyons tels qu'il puisse venir ainsi à nous, car il a dit que si nous l'aimons, il viendra à nous et fera sa demeure en nous (Jn 14,23).
Ce second avènement est donc pour nous une chose mêlée d'incertitude, car qui d'autre que l'Esprit de Dieu connaît ceux qui sont à Dieu ? (1Co 2,11)
Ceux que le désir des choses Célestes transporte hors d'eux-mêmes savent bien quand il vient ; cependant, ils « ne savent pas d'où il vient ni où il va » (Jn 3,8).

Quant au troisième avènement, il est très certain qu'il aura lieu, très incertain quand il aura lieu, puisque rien n'est plus certain que la mort et rien de plus incertain que le jour de la mort. « Au moment où l'on parlera de paix et de sécurité, c'est alors que la mort apparaîtra soudain, comme les douleurs de l'enfantement chez la femme enceinte, et personne ne pourra fuir » (cf 1Th 5,3).
Le premier avènement a été donc humble et caché, le second est mystérieux et plein d'amour, le troisième sera éclatant et terrible.
Dans son premier avènement, Le Christ a été jugé par les hommes avec injustice ; dans le second, il nous rend justice par sa Grâce ; dans le dernier, il jugera toutes choses avec équité — Agneau dans le premier avènement, Lion dans le dernier, Ami plein de Tendresse dans le second.

 

Commentaire du jour.
Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
Sermons 4 et 5 pour l’Avent.

« C’est à l’heure où vous n’y pensez pas que Le Fils de l’Homme viendra »

Il est juste, frères, de Célébrer l’avènement du Seigneur avec toute la dévotion possible, tellement son réconfort nous réjouit…et tellement son Amour brûle en nous.
Mais ne pensez pas seulement à son premier avènement, quand il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10) ; pensez aussi à cet autre avènement, quand il viendra pour nous emmener avec Lui.
Je voudrais vous voir sans cesse occupés à méditer sur ces deux avènements…, « vous reposer entre ces deux bercails » (Ps 67,14), car ce sont là les deux bras de l’Époux entre lesquels reposait l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite m’entoure » (2,6)…

Mais il y a un troisième avènement entre les deux que j’ai évoqués, et ceux qui le connaissent peuvent s’y reposer pour leur plus grand bonheur.
Les deux autres sont visibles : celui-ci ne l’est pas.
Dans le premier, le Seigneur « est apparu sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)…; dans le dernier « Tout homme verra le Salut de Dieu » (Lc 3,6; Is 40,5)…
Celui du milieu est secret ; c’est celui où seuls les élus voient Le Sauveur au-dedans d’eux-mêmes, et où leurs âmes sont sauvées.

Dans son premier avènement Le Christ est venu dans notre chair et dans notre faiblesse ; dans son avènement intermédiaire il vient en Esprit et puissance ; dans son dernier avènement il viendra dans sa Gloire et dans sa Majesté.
Mais c’est par la force des vertus que l’on parvient à la Gloire, comme il est écrit : « Le Seigneur des armées, c’est Lui le Roi de Gloire » (Ps 23,10), et dans le même livre : « Pour que je voie ta puissance et ta Gloire » (62,3).
Le second avènement est donc comme la voie qui conduit du premier au dernier.
Dans le premier, Le Christ a été notre Rédemption ; dans le dernier, il apparaîtra comme notre Vie ; dans sa venue intermédiaire, il est notre Repos et notre Consolation.

 

CATÉCHÈSE PRÉBAPTISMALE DE SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM

Les deux avènements du Christ

Nous annonçons l'avènement du Christ : non pas un avènement seulement, mais aussi un second, qui est beaucoup plus beau que le premier.
Celui-ci, en effet, comportait une signification de souffrance, et celui-là porte le diadème de la Royauté Divine.

Le plus souvent, en effet, tout ce qui concerne Notre Seigneur Jésus-Christ est double.
Double naissance : l'une, de Dieu avant les siècles, l'autre, de la Vierge à la plénitude des siècles.
Double descente : l'une, imperceptible comme celle de la pluie sur la toison, la seconde, éclatante, celle qui est à venir.

Dans le premier avènement, il est enveloppé de langes dans la crèche ; dans le second, il est revêtu de lumière comme d'un manteau.
Dans le premier, il a subi la Croix, ayant méprisé la honte ; dans le second, il viendra escorté par l'armée des anges, en triomphateur.

Nous ne nous arrêtons pas au premier avènement : nous attendons aussi le second.
Comme nous avons dit, lors du premier : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, nous le répéterons encore pour le second ; en accourant avec les anges à la rencontre du Seigneur, nous lui dirons en l'Adorant : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur.

Le Sauveur ne viendra pas pour être jugé de nouveau, mais pour juger ceux qui l'ont traduit en Jugement.
Lui qui a gardé le silence lors du premier jugement, il rappellera leur crime aux misérables qui ont osé le mettre en Croix, en disant : Voilà ce que tu as fait, et j'ai gardé le silence.
Alors il est venu selon le dessein de Miséricorde et il enseignait les hommes par persuasion.
Mais, lors du second avènement, ils seront contraints de reconnaître sa Royauté.

Le prophète Malachie a parlé des deux avènements. Soudain viendra dans son Temple Le Seigneur que vous cherchez. Voilà pour le premier.

Et aussitôt il ajoute pour le second : Le messager de l'Alliance que vous désirez, voici qu'il vient, Le Seigneur tout-puissant.
Qui pourra soutenir sa vue ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s'installera pour fondre et purifier
.

Saint Paul veut parler aussi de ces deux avènements lorsqu'il écrit à Tite : La grâce de Dieu s'est manifestée pour le Salut de tous les hommes.
C'est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux, et pour attendre le Bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la Gloire de Jésus-Christ, Notre grand Dieu et notre Sauveur
.
Tu vois comment il a parlé du premier avènement, dont il rend grâce ; et du second, que nous attendons.

Donc, Notre Seigneur Jésus-Christ viendra du Ciel. Il viendra vers la fin de ce monde, avec Gloire, au dernier jour.
Car la fin du monde arrivera et ce monde créé sera renouvelé.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.carmel.asso.fr/1er-Dimanche-de-l-Avent-Mc-13-33-37.html
Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).

« Je le dis à tous : veillez ! »

Il est venu ; il vient et il viendra. Telles sont les trois certitudes que nous retrouverons, diversement tressées, dans toutes les liturgies de ce temps de l’Avent.

Il est venu : il a déchiré les Cieux, et il est descendu, Lui le propre Fils de Dieu.
Il a aboli toute distance entre le Créateur et les hommes créés, en prenant chair de la chair de Marie ; et il a traversé l’écran de notre péché pour nous faire entendre sa voix de tout près, à l’intérieur de nous-mêmes.
C’est ainsi, disait le prophète Isaïe, que Dieu agit envers l’homme qui espère en Lui. Il vient à la rencontre de celui qui « pratique la justice » (c’est-à-dire qui essaie loyalement de s’ajuster à Dieu) et qui se souvient des voies du Seigneur, c’est-à-dire : des chemins qu’il aime nous voir prendre.

Le prophète a trouvé deux images extrêmement fortes pour décrire notre état de pécheurs :
Toutes nos belles actions sont du linge souillé ;
Nous-mêmes sommes comme des feuilles tombées, sèches, inertes, vaines, désertées par la vie, et la seule chose qui nous soulève encore, c’est la bourrasque du péché.
Et le vent qui chasse les feuilles ne leur redonne jamais la vie ; il les emporte seulement un peu plus loin, toujours aussi sèches, inutiles et déçues.

Mais Dieu, lui, connaît le secret du véritable dynamisme, il refait du neuf avec nos vieilleries, il nous fait vivre « plus haut que ce qui meurt »(Élisabeth).
Nous sommes l’argile, et Lui, le Grand Artiste, le potier inventif ; nous qui sommes tous l’ouvrage de ses mains.
Or des mains de Dieu ne sort que la Beauté.

Il est venu. Il vient.
Il vient chaque jour à nous, offrant son amitié, son Corps et son Sang, et toutes les richesses dont parle Saint Paul aux Chrétiens de Corinthe, toutes celles de la connaissance de Dieu.
Il vient à nous avant tout par son Esprit, qui nous est donné pour connaître les dons que Dieu nous a faits, toutes ces merveilles de délicatesse et d’Amour rédempteur qui sont encloses dans le Cœur de Dieu et qui transfigurent peu à peu notre propre Cœur.

Dans la mesure même, nous explique Saint Paul, où le témoignage du Christ a pris en nous de la fermeté, donc dans la mesure où nous vivons en cohérence avec l’appel et l’Amour de Jésus, nous ne manquerons, en Église, d’aucun don de L’Esprit, dans l’attente où nous sommes de la Révélation, de la manifestation ultime de Jésus qui est pour nous Seigneur.

Il est venu dans l’humilité ; il vient dans l’intimité ; il viendra dans sa Gloire. Et qu’est-ce que la Gloire, pour Jésus ressuscité, sinon le mystère indicible de son unité avec Le Père, la densité de Vie et de Bonheur qu’il a en commun avec Le Père, et l’éclat de sa sainteté de Fils, insoutenable pour nos yeux de chair ?

« Nous attendons de voir se révéler Notre Seigneur Jésus-Christ », disait Saint Paul à l’instant. Ce que nous guettons ainsi, de toute la force de notre Espérance, c’est le jour de notre Seigneur Jésus-Christ, le jour du grand dévoilement, de l’immense surprise, où un nouveau regard nous sera donné pour voir enfin en Jésus-Christ ce qu’il est depuis toujours, pour admirer et adorer éternellement la Gloire de Dieu sur la Face du Ressuscité.

Ce jour viendra ; Dieu l’a promis, et il est fidèle, lui qui nous a appelés à vivre en communion avec Son Fils.
Ce jour viendra, mais nous n’en savons ni le jour ni l’heure, et il viendra pour ceux qui seront éveillés, tout éveillés dans leur Espérance.

Or ce qui nous tient en éveil, c’est la fidélité, l’Amour qui dure, qui résiste au temps, et qui se monnaye dans l’espace d’une vie.
Dieu n’a pas d’heure, et Le Fils de Dieu, le maître (kurios) de la maison, n’a pas non plus d’heure pour venir.
C’est bien pourquoi, dans la prière et le service, nous le guettons à toute heure, le soir, à minuit, au chant du coq ou au matin.

« Veillez », nous dit Jésus ; et quand il viendra, pour nous tous et pour chacun de nous, il veut avoir la joie de nous dire : « C’est bien ; tu m’attendais ! »
Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4032.html
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez !

Nous commençons l’Avent de cette nouvelle année liturgique avec une consigne précise de la part de Notre Seigneur : « Veillez ! » (Cf. Évangile).
C’est une invitation à être attentif aux signes de la nouveauté chrétienne dans l’attente de son plein accomplissement lorsque Notre Seigneur viendra dans la Gloire et nous ressuscitera avec Lui.
Car c’est bien cela que nous attendons : ressusciter en Christ pour ne faire plus qu’un avec Lui.

Mais être tendu vers le futur ne signifie pas s’évader du présent. C’est au contraire mesurer le présent à l’aube de ce futur, c’est anticiper dans l’aujourd’hui ce futur.

L’Évangile nous invite à entrer dans cette attitude lorsqu’il nous dit que dans l’attente du retour de leur patron les serviteurs doivent rester fixés à leur travail.
C’est dans le présent que je trouve Le Seigneur qui déjà vient à moi pour me préparer à le recevoir dans toute sa plénitude lorsqu’il reviendra à la fin des temps.

Veiller signifie également garder ardent et vif le désir de la venue du Seigneur. Cela implique de ne jamais se lasser de l’appeler : « Reviens pour l’Amour de tes serviteurs et des tribus qui t’appartiennent. Ah ! Si tu déchirais les Cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi » (Cf. 1ère lecture).
Mais appeler ainsi de toute son âme la venue du Seigneur présuppose que l’on en ait reconnu la nécessité, que l’on se soit rendu compte de notre besoin d’être sauvés, que l’on ait pris conscience de notre condition de pécheurs dont Dieu seul peut nous sauver :
« Nous étions tous semblables à des hommes souillés, et toutes nos belles actions étaient comme des vêtements salis… » ; « Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés » (Cf. 1ère lecture).

Veiller implique encore que l’on ne doute pas de la venue de celui qui nous l’a promis. S’endormir signifierait précisément que nous n’y croyons plus. Nous n’aurions plus aucune raison de veiller.
Alors, sur quoi peut bien se fonder cette assurance et cette confiance en la venue de Notre Seigneur ?
Sur la fidélité de Dieu à ses promesses que nous pouvons déjà voir comme réalisées dans l’histoire du Salut que nous livre l’Ancien Testament.

Dieu est déjà intervenu en faveur de son peuple comme il le lui avait promis. La 1ère lecture tirée du livre d’Isaïe le proclame.
Si elle est un appel à ce que Le Seigneur vienne, elle est aussi l’expression d’une espérance dans la réalisation de cette venue qui s’appuie sur tous ces moments où le peuple d’Israël a reconnu Son Dieu qui venait jusqu’à lui :
« Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondues devant ta Face. Jamais, on ne l’a entendu ni appris, personne n’a vu un autre dieu que Toi agir ainsi envers l’homme qui espère en Lui. »

Toutes ces visites de Dieu étaient en fait des préparations et des annonces de la plus belle et de la plus haute : la venue du Verbe qui est descendu habiter parmi les hommes en prenant chair de notre chair.
Nous touchons ici le cœur de la pédagogie de l’Avent : faire mémoire des faits de Salut accomplis par Dieu dans l’histoire sainte pour assurer notre cœur qu’il veut tout autant intervenir en notre faveur.
La raison ne se trouve pas en nous, en nos mérites, mais en Lui qui nous a voulus comme ses enfants, ses fils, son peuple, son héritage :
« Pourtant Seigneur, tu es Notre Père. Nous sommes l’argile, et tu es le potier : nous sommes tous l’ouvrage de tes mains » (Cf. 1ère lecture).
Si Dieu s’est montré fidèle aux promesses faites à son peuple jusqu’à lui envoyer Son propre Fils, il se montrera aussi fidèle avec nous, « Lui qui nous a appelés à vivre en communion avec Son Fils Jésus-Christ Notre Seigneur » (Cf. 2ème lecture).

Veiller c’est donc espérer. Espérer qu’un jour nous communierons à la Vie Divine pour toujours au cœur d’une Création toute entière transfigurée.
Dès à présent, cette Espérance doit demeurer le ressort de notre agir contre toute forme d’obstacle ou de découragement.
En tant que Chrétiens, nous devons croire en notre monde plus que quiconque parce que nous le savons destiné à l’éternité.

« Seigneur, durant ce temps de l’Avent qui commence, éduque-nous à l’Espérance. C’est l’unique force qu’il faille introduire urgemment dans notre société qui, ayant vu s’écrouler, les unes derrière les autres, toutes les formes d’espérances humaines, s’est résignée à l’accablement de l’homme sous le poids de la violence et de l’injustice. »
Frère Élie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/I_02
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).

Prenez garde, veillez: car vous ne savez pas quand viendra le moment

Aujourd'hui, en ce premier Dimanche de l'Avent, l'Église commence à parcourir une nouvelle année liturgique.
Donc nous rentrons, dans une période d'attente, rénovation et de préparation.

Jésus nous avertit «Prenez garde, veillez: car vous ne savez pas quand viendra le moment» (Mc 13,33).
En effet, dans la vie il y a un moment décisif. Quand est-ce qu'il arrivera? Nous l'ignorons. Le Seigneur n'a même pas voulu révéler le moment où arriverait la fin du monde.

Enfin, tout ceci nous amène à avoir une attitude d'attente et une prise de conscience «Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis» (Mc 13,36).
Le temps de notre vie est un temps de don de soi, afin d'atteindre la maturité de notre capacité d'aimer, ce n'est pas un temps pour le divertissement.
C'est un temps de "fiançailles"; telle une préparation aux "noces" en communion avec Dieu et ses Saints dans l'au-delà.

Mais la vie c'est constamment commencer et recommencer. Le fait est que nous sommes confrontés à des moments décisifs: chaque jour, chaque heure, ou chaque minute peuvent peut-être se transformer en moment décisif.
Beaucoup ou peu, mais que ce soient des jours, des heures ou des minutes: c'est là, dans ce moment concret que Le Seigneur nous attend.
«Dans notre vie, dans la vie des Chrétiens, la première conversion est importante —ce moment unique, dont chacun se souvient, où l'on découvre clairement tout ce que nous demande Le Seigneur— mais plus importantes encore, et plus difficiles, se révèlent les conversions suivantes» (Saint Josémaria).

Dans ce temps liturgique nous nous préparons à Célébrer le grand “Avènement”: la Venue de Notre Seigneur. “Noël”, “Nativitas”: que chaque journée de notre existence soit une “naissance” à la Vie de l'Amour!
La meilleure manière de veiller c'est peut-être de faire de notre vie un “Noël” permanent. Notre Mère la Sainte Vierge Marie veille sur nous!

 

Hymne : Dieu est à l’œuvre en cet âge

Dieu est à l’œuvre en cet âge,
Ces temps sont les derniers.
Dieu est à l’œuvre en cet âge,
Son Jour va se lever !
Ne doutons pas du Jour qui vient,
La nuit touche à sa fin.
Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Quelle est la tâche des hommes
Que Dieu vient rassembler,
Afin de bâtir le Royaume
Du prince de la Paix ?
Que peut-on faire pour hâter
Ce jour tant espéré
Où l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers ?

Pour que ce jour ne nous perde,
Ce jour comme un voleur,
Ne dormons pas aux ténèbres,
Veillons dans le Seigneur.
Comme l’éclair part du Levant
Et va jusqu’au Couchant,
Il viendra dans sa gloire au-dessus des nuées,
Le Seigneur qui est Dieu d’amour.

Que notre marche s’éclaire
Au signe de Jésus !
Lui seul peut sauver notre terre
Où l’homme n’aime plus.
Il faut défendre l’exploité,
Ouvrir au prisonnier,
Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Dieu est amour pour son peuple,
Il aime pardonner.
Dieu est amour pour son peuple,
Il veut sa liberté.
Ne doutons pas du jour qui vient,
La nuit touche à sa fin.
Déchirons notre cœur, revenons au Seigneur,
Car il est le Dieu qui revient.

 

Hymne : Debout ! Le Seigneur vient !

Debout ! Le Seigneur vient !
Une voix prophétique
A surgi du désert.
Un désir, une attente
Ont mûri nos esprits.
Préparons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
La parole s’infiltre,
Elle ébranle nos cœurs.
Et voici le Royaume,
Il s’approche, il est là.
Réveillons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
L’espérance nouvelle
Entre à flots dans nos vies.
Son mystère féconde
Un silence de foi.
Purifions-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
Bienheureux les convives
Au festin de l’amour.
Dieu lui-même s’invite
Et nous verse la joie.
Rassemblons-nous !

Le Seigneur vient !

 

Hymne : Un jour viendra où Dieu se montrera

Un jour viendra où Dieu se montrera,
Un jour verra la fin de nos combats,
Printemps de gloire aux plaines de la mort,
Sa vie joyeuse éveillera les corps,
Et Dieu vivant sera pour toujours
Le cœur d’un monde ouvert à l’amour.

Demain peut-être à l’heure du sommeil,
Voleur de nuit, le Maître du soleil
Viendra lever les doutes et les peurs,
Ami offrant le pain de ses douleurs,
Le Pain de vie qui ne finit pas,
Pétri par Dieu au jour de la Croix.

Ce soir peut-être aux pas d’un inconnu,
Nos yeux liront les routes de Jésus.
Visage d’homme aux traits marqués de coups,
Cortège d’hommes aux poings levés vers nous :
Te voir, Seigneur, en tout homme né
Sous ton soleil pour ta liberté.

Un jour viendra où Dieu nous attendra,
Son Fils déjà nous dit quel est son choix
Ouverte en grand, la porte du festin
Verra passer les foules du chemin.
Cortège immense aux fleuves du temps,
Marchons ensemble où Dieu nous attend.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Donne à tes fidèles, Dieu tout-puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la Justice à la rencontre du Seigneur, pour qu’ils soient appelés, lors du jugement, à entrer en possession du Royaume des Cieux.

 

Parole de Dieu : (Rm 13, 11-12)… (Office des Laudes).
C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil. Car le Salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.
La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche.
Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la Lumière.

 

Parole de Dieu : (Ph 4, 4-5)… (Office des Vêpres).
Soyez toujours dans la Joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la Joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes.
Le Seigneur est proche.

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Date de dernière mise à jour : 03/12/2017