Eucharistie du Mercredi 28 Février 2018 : Mercredi de la 2ème semaine de Carême.

Eucharistie du Mercredi 28 Février 2018 : Mercredi de la 2ème semaine de Carême.

Fête du Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain « Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).
Fête de Saint Romain, Abbé de Condat, Fondateur de Monastères, frère de Saint Lupicin (✝ 460).
Fête du Vénérable William Gagnon, Religieux Missionnaire canadien de l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, mort à Saïgon (1905✝ 1972).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre de Jérémie 18,18-20… Psaume 31(30),5-6.14.15-16… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,17-28.
Commentaire du Bienheureux Titus Brandsma, Carme néerlandais, Martyr (1881-1942).
Autre commentaire de Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Dominique, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Francesc JORDANA i Soler (Mirasol, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Bienheureux daniel brottier 11

Mercredi 28 Février 2018 : Fête du Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain « Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).
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Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre.

Saint 33

Mercredi 28 Février 2018 : Fête de Saint Romain, Abbé de Condat, Fondateur de Monastères, frère de Saint Lupicin (✝ 460).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Romain, Abbé de Condat.

William gagnon 1

Mercredi 28 Février 2018 : Fête du Vénérable William Gagnon, Religieux Missionnaire canadien de l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, mort à Saïgon (1905✝ 1972).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Vénérable William Gagnon.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 18,18-20.
Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »
Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

 

Psaume 31(30),5-6.14.15-16.
Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ;
oui, c'est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J'entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c'est l'épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s'accordent pour m'ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,17-28.
En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

Commentaire du jour.
Bienheureux Titus Brandsma, Carme néerlandais, Martyr (1881-1942).
La Mystique de la souffrance (trad. Itinéraire spirituel, Parole et Silence 2003, p. 159)

« Voici que nous montons à Jérusalem »

Jésus s'est déclaré Lui-même la Tête du Corps Mystique dont nous sommes les membres. La vigne, c'est Lui ; les sarments, c'est nous (Jn 15,5).
Il s'est étendu sur le pressoir et s'est mis à le fouler ; il nous a donné ainsi le vin pour qu'en le buvant, nous puissions vivre de sa Vie et partager ses souffrances.
« Celui qui veut faire ma Volonté, qu'il prenne chaque jour sa croix. Celui qui me suit a la lumière de la Vie.
Je suis le chemin. Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous » (Lc 9,23; Jn 8,12; 14,6; 13,15).
Et comme ses disciples eux-mêmes ne comprenaient pas que son chemin devait être un chemin de souffrance, il le leur expliquait en disant : « Ne fallait-il pas que Le Christ souffrît tout cela pour entrer dans sa Gloire ? » (Lc 24,26)

Alors le cœur des disciples brûlait en eux-mêmes (v. 32). La Parole de Dieu les enflammait. Et quand L'Esprit-Saint est descendu sur eux comme une flamme divine pour les embraser (Ac 2), ils étaient alors heureux de souffrir mépris et persécution (Ac 5,41), car ainsi ils ressemblaient à Celui qui les avait précédés sur le chemin de la souffrance.
Les prophètes avaient déjà annoncé ce chemin de souffrance du Christ, et les disciples comprenaient enfin qu'il ne l'avait pas évité.
De la mangeoire au supplice de la Croix, pauvreté et manque de compréhension avaient été son lot.
Il avait passé sa vie à enseigner aux hommes que le regard de Dieu sur la souffrance, la pauvreté, l'absence de compréhension humaine, est différent de la folle sagesse du monde (1Co 1,20)...
Dans la Croix est le Salut. Dans la Croix est la Victoire. Dieu l'a voulu ainsi.

 

Commentaire du jour.
Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
Les Discours sur les psaumes, Ps 126

« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18,14)

« C'est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)... Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d'avoir subi l'humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s'étaient déjà choisi leur place, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
Ils voulaient « se lever avant la Lumière »...
Pierre aussi s'était levé avant la Lumière, lorsqu'il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous.
En effet, Le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est Le Fils de Dieu, a été saisi d'effroi à l'idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t'en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t'arrivera pas ! » (cf Mt 16,22)
Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait Le Seigneur ? Il l'a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »... « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »...

Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu'il faut leur poser ; ils n'en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l'orgueil où ils sont tombés.
Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C'est en vain. Vous voulez vous élever avant d'être abaissé ?
Votre Seigneur Lui-même, lui qui est votre Lumière, s'est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur.
Devenu semblable aux hommes..., il s'est abaissé en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une Croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté » (Ph 2,6s).

 

Autre commentaire du jour.
http://villaloyola.com/fr/node/27
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Ainsi, Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Jésus est de l’autre côté du Jourdain, probablement à l’est de Jéricho. Il se prépare à monter de là à Jérusalem qui représente l’affrontement final avec les autorités. Il fait la troisième annonce de la Passion pour prévenir ses disciples que c’est de cette façon que se termine la carrière du Messie.
Mais les disciples ont encore une image triomphale du Messie comme le montre la scène suivante.
Jésus avait surnommé les fils de Zébédée, Boanergès c’est-à-dire fils du tonnerre (Marc 3,17). C’est probablement à la suite d’un incident où ils avaient demandé à Jésus s’ils pouvaient ordonner à un feu du ciel de tomber sur un village samaritain qui venait de refuser de les recevoir. Jésus les avait réprimandés à cette occasion. (Luc 9,54)

Ils sont évidemment de ceux qui croient que le pouvoir doit se faire sentir et ils croient aussi que c’est le genre de royaume que Le Christ veut instaurer.
Les autres disciples ne sont pas différents. Ils sont indignés de s’être fait damer le pion par la mère de Jacques et Jean.

La réponse de Jésus est non seulement un avertissement pour ceux qui sont en autorité dans la communauté mais c’est aussi la révélation d’un trait important de la personnalité et du rôle du Christ.
Il n’est pas venu pour dominer ni pour être servi mais pour servir. Il réalise la prophétie d’Isaïe à propos d’un serviteur de Dieu qui donne sa vie pour justifier une multitude (Isaïe 53,10).
Jésus répétera plus tard à ses disciples: Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. (Matthieu23,11)
Jean Gobeil, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4488.html
Frère Dominique, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur

Dans cette page d’Évangile, Jésus annonce le martyre de Jacques, le disciple qui, avec son frère, prétend à une belle place dans le Royaume du Christ.
Cette annonce faite aux deux frères ne vise pas à les effrayer mais à les orienter vers une attitude juste.
Ils voulaient regarder l’avenir à travers le filtre de leurs désirs. Au point qu’ils ne pouvaient plus imaginer que l’annonce de la mort du Fils de l’Homme puisse contredire l’idée qu’ils se faisaient de leur gloire future.
En ne regardant que l’avenir, n’ayant donc pour seul secours que leur imagination, ils se voyaient déjà auréolés d’une gloire qu’ils pourraient tirer de la royauté de Jésus.
Mais Jésus, lui qui marche vers sa glorification, médite les versets écrits jadis par le prophète Isaïe.

Jésus y a découvert la coupe, sa coupe, symbole de la souffrance du Serviteur, chemin vers Jérusalem, passage vers la Vie qu’il doit ouvrir aux hommes. A tous les hommes.
Jésus invite ses disciples à se démarquer des grands de ce monde, qui ne connaissent que le jeu du pouvoir et de la domination, et révèle qu’il vient payer la rançon pour la multitude. Pour les rois et les grands de ce monde également.
Car ils ne sont rois qu’en apparence et s’effacent devant Le Christ qui seul est le vrai Roi, le Roi des rois, Le Seigneur des seigneurs.

Ainsi, le Royaume dans lequel Jacques et tous les disciples désiraient tant figurer en bonne place, s’érige sans laisser de place pour le royaume des ténèbres, mais il n’exclut aucun homme.
Jésus ne décourage pas Jacques et Jean, il les corrige. Par la question qu’il leur pose, il les invite à un désir plus grand et plus pur, il les motive à vouloir davantage et à s’orienter vers le bien qu’il leur réserve.
Puis, en élargissant la conversation à l’ensemble du cercle des disciples, Jésus s’adresse à tous les hommes, les grands de ce monde compris, pour leur enseigner le vrai sens de la hiérarchie, celui qui naît de l’amour du prochain.

Ainsi avons-nous à recevoir la recommandation de Jésus. Non pas une exclusion de certains qui exercent de façon écrasante et erronée un pouvoir (au sens large, nous avons tous beaucoup de pouvoir sur les autres), mais un refus de complicité avec l’esprit qui les anime, pour leur donner le témoignage du Royaume qu’ils recherchent.
Non pas un regard vers l’avenir des perfections imaginaires que nous allons exercer, mais une relecture des refus de boire à la coupe que Jésus nous propose.
Ensuite, sans délai, nous remettre sur les chemins qui mènent à la seule gloire qui vaille : celle qui nous vient du Père.

Tout cela reste vagues considérations sans un lieu pratique de vérification. L’Eucharistie est le meilleur. Le Sang est versé, la Vie est donnée, en rançon, c'est-à-dire pour la rémission des péchés.
Par le Sang de Jésus, nous sommes rachetés à nos anciens esclavages, nous sommes rendus définitivement libres. Or, voici un pouvoir que nous exerçons bien mal : celui de ne plus pécher. Notre liberté nous sert à opprimer nos frères au lieu d’aider à les réunir autour du Père.

Seigneur, que ce Carême nous fasse redécouvrir la beauté et la radicalité du don de l’Eucharistie.
Que nous sachions, par ta grâce, nous approprier pleinement les grâces de conversion qu’elle prodigue, les grâces de guérison dont elle nous console.
Ainsi nous saurons dignement rendre grâce à celui qui a « donné sa Vie en rançon pour la multitude ».
Frère Dominique.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_19
Abbé Francesc JORDANA i Soler (Mirasol, Barcelona, Espagne).

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint-Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un statut, une position sociale.
Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27).
“Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres».
Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre.
Et pour cette manière de vivre, notre modèle est Le Christ Lui-même —l'homme pleinement homme— car «Le Fils de l'Homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés.
Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

 

HYMNE : DANS LE DÉSERT, JE CHERCHE TA FACE.

Dans le désert, je cherche ta Face.
Dans le désert, ton pain me nourrit.
Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.
C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,
Dans la fidélité,
Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,
Dans le désert, loin de la rumeur,
Le souvenir de ta Loi me console.
Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,
Dans le désert, habite l’Esprit.
Il est la force, au matin, qui me pousse.
Il est le feu qui me précède la nuit !

 

HYMNE : PEUPLE DE DIEU, N’AIE PAS DE HONTE

Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,
Montre ton signe à ce temps-ci !
En traversant l’âge du monde,
Cherche ton souffle dans l’Esprit ;
Lève ton hymne à sa puissance,
Tourne à sa grâce ton penchant :
Pour qu’il habite tes louanges
Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;
C’est dans la joie qu’il te confia
Toute la charge de son œuvre
Pour qu'elle chante par ta voix :
Ne te replie pas sur toi-même
Comme si Dieu faisait ainsi !
C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,
Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage
Et, sans compter, partage-le ;
Gagne l’épreuve de cet âge,
Porte partout le nom de Dieu !
Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :
Tu es son corps, dans son Esprit !
Peuple d’un Dieu qui fait merveille,
Sois sa merveille d’aujourd’hui.

 

HYMNE : DITES-NOUS D’OÙ SOUFFLE LE VENT

Dites-nous d’où souffle le vent
et quel signe s’annonce
car nous cherchons le Dieu vivant
pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici
et qu’il tient table ouverte
au plus intime de la nuit :
que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant
qui la disperse et qui délivre ?
Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant
et demande à nous vivre.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume.

 

Parole de Dieu : (Dt 7, 6. 8-9)… (Office des Laudes).
Tu es un peuple consacré au Seigneur Ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la Terre.
C’est par Amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que Le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Égypte.
Vous saurez donc que Le Seigneur Votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son Amour pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses Commandements.

 

Parole de Dieu : (Ph 2, 12b-15a)… (Office des Vêpres).
Travaillez à votre Salut dans la crainte de Dieu et en tremblant. Car c’est l’action de Dieu qui produit en vous la volonté et l’action, parce qu’il veut votre bien.
Faites tout sans récriminer et sans discuter ; ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache.

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