Eucharistie du Samedi 03 Février 2018 : Samedi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Samedi 03 Février 2018 : Samedi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Blaise de Sébaste, Évêque et martyr en Arménie († v. 320).

L’Église fait mémoire (facultative) et Solennité propre au Royaume du Danemark de la Fête de Saint Anschaire, Évêque de Hambourg et de Brême (801-✝ 865).

Fête de Sainte Claudine Thévenet, Fondatrice de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (1774-✝ 1837).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Premier livre des Rois 3,4-13… Psaume 119(118),9-10.11-12.13-14… Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,30-34.
Commentaire de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Autre commentaire de Saint Zénon de Vérone (?-v. 380), Évêque.
Autre commentaire de Jean-Louis D'Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé David COMPTE i Verdaguer (Manlleu, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint blaise de sebaste

Samedi 03 Février 2018 : Fête de Saint Blaise de Sébaste, Évêque et martyr en Arménie († v. 320).
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Saint Blaise de Sébaste, Évêque et martyr.

Erzbischof ansgar 01 kmj

Samedi 03 Février 2018 : Fête de Saint Anschaire, Évêque de Hambourg et de Brême (801-✝ 865).
(L’Église Célèbre la Solennité propre au Royaume du Danemark (Patron du Diocèse de Copenhague) et fait mémoire facultative (Église universelle) de Saint Anschaire).

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Saint Anschaire, Évêque de Hambourg et de Brême.

Santa claudina thevenet maria di s ignazio 2

Samedi 03 Février 2018 : Fête de Sainte Claudine Thévenet, Fondatrice de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (1774-✝ 1837).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Claudine Thévenet.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Premier livre des Rois 3,4-13.
En ces jours-là, le roi Salomon se rendit à Gabaon, qui était alors le lieu sacré le plus important, pour y offrir un sacrifice ; il immola sur l’autel un millier de bêtes en holocauste.
À Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. »
Salomon répondit : « Tu as traité ton serviteur David, mon père, avec une grande fidélité, lui qui a marché en ta présence dans la loyauté, la justice et la droiture de cœur envers toi. Tu lui as gardé cette grande fidélité, tu lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi.
De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé, la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n’auras pas d’égal parmi les rois.

 

Psaume 119(118),9-10.11-12.13-14.
Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole.
De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.

Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.
Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.

Je fais repasser sur mes lèvres
chaque décision de ta bouche.
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,30-34.
En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

Commentaire du jour.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Pensées choisies du Saint Curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 21-23, rev.)

D'abord s'instruire

Mes enfants, ce n'est pas peu de chose que la Parole de Dieu ! Les premiers mots de Notre Seigneur à ses Apôtres furent ceux-ci : « Allez et instruisez » pour nous faire voir que l'instruction passe avant tout.
Qu'est-ce qui nous a fait connaître notre Religion ? Ce sont les instructions que nous avons entendues.
Qu'est-ce qui nous donne l'horreur du péché, nous fait percevoir la beauté de la vertu, nous inspire le désir du Ciel ? Les instructions.

Mes enfants pourquoi est-on si aveugle et si ignorant ? Parce qu'on ne fait point cas de la Parole de Dieu.
Avec une personne instruite, il y a toujours de la ressource. Elle a beau s'égarer dans toutes sortes de mauvaises voies, on peut toujours espérer qu'elle reviendra au Bon Dieu tôt ou tard, quand ce ne serait qu'à l'heure de la mort.
Au lieu qu'une personne qui n'est pas instruite de sa Religion est comme un malade à l'agonie ; elle ne connaît ni la grandeur du péché, ni la beauté de son âme, ni le prix de la vertu ; elle se traîne de péché en péché.
Une personne instruite a toujours deux guides qui marchent devant elle : le Conseil et l'Obéissance.

 

Commentaire du jour.
Saint Zénon de Vérone (?-v. 380), Évêque.
Sermon De spe, fide et caritate, 9 ; PL 11, 278 (trad. Orval rev.)

« Il fut saisi de compassion envers eux »

Ô Charité, que tu es bonne et riche ! Que tu es puissante ! Il ne possède rien, celui qui ne te possède pas. C'est toi qui as pu faire de Dieu un homme. Tu l'as fait s'abaisser et s'éloigner pour un temps de son immense Majesté.
Tu l'as retenu prisonnier neuf mois dans le sein de la Vierge. Tu as guéri Ève en Marie. Tu as renouvelé Adam dans Le Christ. Tu as préparé la Croix pour le Salut du monde déjà perdu.

Ô Amour, c'est toi qui, pour vêtir celui qui est nu, te contentes d'être nue. Pour toi, la faim est un repas abondant, si un pauvre affamé a mangé ton pain.
Ta fortune consiste à destiner tout ce que tu possèdes à la Miséricorde. Toi seule tu ne te fais pas prier.
Les opprimés, tu les secours sans retard, même à tes dépens, quelle que soit la détresse où ils sont plongés.
C'est toi l'œil des aveugles, le pied des boiteux, le bouclier très fidèle des veuves et des orphelins.
Tu aimes tes ennemis de telle façon que nul ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes amis.

C'est toi, ô Charité, qui unit les mystères Célestes aux choses humaines, et les mystères humains aux choses Célestes. Tu es la gardienne de ce qui est Divin.
C'est toi qui, dans Le Père, gouvernes et ordonnes tout ; c'est toi l'Obéissance du Fils ; c'est toi qui exultes en L'Esprit-Saint.
Parce que tu es une dans les trois personnes, tu ne peux pas être divisée. Jaillissant de la source qu'est Le Père, tu te déverses tout entière dans Le Fils, sans te retirer du Père. C'est à bon droit qu'on dit que « Dieu est Amour » (1Jn 4,16), parce que toi seule tu guides la puissance de la Trinité.

 

Autre commentaire du jour.
http://villaloyola.com/fr/node/30
Jean-Louis D'Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. »

La scène que présente l'Évangile d'aujourd'hui nous montre en particulier l'humanité de Jésus. Il a vraiment pris notre condition humaine, avec ses limites, mais aussi avec ses émotions et son empathie pour ses disciples et pour la foule qui le suit.
Les disciples qui se rassemblent autour de Jésus ressemblent à des enfants qui reviennent à la maison, le soir, et qui racontent à leurs parents ce qu'ils ont vécu durant la journée.
Leur Maître les avait envoyés en mission, deux par deux, démunis de ressources matérielles pour prolonger le Ministère de Jésus et montrer par anticipation comment les Chrétiens doivent continuer la Mission du Christ.
Leur seule force consistait dans leurs convictions personnelles et leur zèle de communiquer l'Évangile de la Vérité et de la Vie.

Pour cette Mission, Jésus leur avait "donné pouvoir de soumettre les esprits mauvais" (Mc 6, 7), de faire reculer le mal.
Les disciples reviennent auprès de Jésus, heureux d'avoir rempli la tâche qu'il leur avait confiée, mais épuisés par le travail.
Ignorant leur fatigue, les gens s'attroupent autour de Jésus et de ses disciples.
Le Maître constate que ses disciples sont fatigués et qu'ils ont besoin de repos. Il veut les amener à l'écart dans "un endroit tranquille."

Jésus nous montre par cette décision que toute personne humaine doit établir un équilibre dans son existence, entre son travail et ses moments de détente.
Concentrer toutes ses énergies dans une seule dimension de son être aboutit à la faillite de sa vie, parfois même à la folie.
Sans aller jusqu'à l'extrême, combien de gens consacrent tout leur temps et toutes leurs énergies à leur réussite professionnelle, mais délaissent leur devoir envers leur famille.

Il arrive pourtant des circonstances exceptionnelles qui nous obligent à déroger à ces règles de notre programme de vie.
Ces exceptions font appel à notre Charité, la vertu suprême que Jésus nous a enseignée. Lui-même oublie son projet d'amener ses disciples à l'écart pour qu'ils se reposent.
La foule, fascinée par son enseignement et par les guérisons qu'il opère, accourt et prévient même sa venue.
À l'opposé des philosophes stoïciens de son temps qui réprouvaient la pitié comme une faiblesse, Jésus s'émeut face à ces gens désespérés, sans berger pour les guider et leur procurer la sécurité.
Il leur consacre donc tout son temps, "ils les instruit longuement." L'Amour nous entraîne à tout laisser pour répondre à un besoin urgent.
Le pauvre qui tend la main, c'est Jésus Lui-même: "J'étais nu et tu m'as habillé." (Mt 25, 36).
Jean-Louis D'Aragon, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4470.html
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. »

On peut facilement imaginer la joie des Apôtres au retour de leur première mission. Tous rassemblés autour du Maître, il lui raconte les merveilles qu’ils ont accomplies en son Nom. Joie de rendre grâce pour les œuvres de puissance de la Parole mais aussi joie de retrouver Jésus et de venir se ressourcer auprès de Lui.
Car, si ce jour-là l’enthousiasme était grand chez les apôtres, la fatigue devait l’être aussi. Jésus les avait envoyés sillonner les routes de la Galilée, sans argent, sans tunique de rechange, avec pour tout bagage un simple bâton.
Aussi, si certains leur offrirent l’hospitalité, d’autres, sans aucun doute, la leur refusèrent. Certains jours, la faim dut se faire sentir et les nuits ne furent pas des plus confortables.

Jésus, ému par leur joie, est aussi rempli de sollicitude devant leur fatigue. Il les invite à se retirer à l’écart dans un endroit désert pour se reposer un peu.
Se reposer. Il s’agit d’entendre ici bien plus qu’un simple repos physique. Car, si Jésus veut conduire ses apôtres au désert, ce n’est pas seulement pour les dégager de la pression d’une foule qui continue à les assaillir de ses demandes au point qu’ils n’ont même plus le temps de manger.
N’oublions pas que dans la Bible le désert est le lieu de la rencontre avec Dieu. Et précisément, ici, Jésus part avec eux dans la barque qui doit les y conduire.
Quelques chapitres plus haut dans son Évangile, Saint Marc nous avait dit que Jésus, après avoir appelé à Lui ceux qu’ils voulaient, en avait institué douze pour être avec Lui.
Nous comprenons alors qu’en invitant ses apôtres à venir se reposer au désert avec Lui, c’est sur ce qui fait le cœur de leur appel que Jésus les amène à se recentrer : demeurer en Lui, partager son intimité et nourrir les mêmes sentiments que Lui.

Mais quels sont ces sentiments ? La suite de l’Évangile nous éclaire à ce propos. La foule qui a vu Jésus s’embarquer avec les douze, anticipe le lieu où ils vont accoster.
Les précédant donc, elle les attend. Jésus, nous dit l’Évangéliste, voyant cette masse de gens, « fut alors saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. »

« Fut saisi de pitié », littéralement : « fut ému jusqu’aux entrailles ». L’expression n’est pas neutre et renvoie exactement à ce qu’éprouva le Père de la parabole du fils prodigue lorsqu’il l’aperçut, au loin, revenant auprès de lui (cf. Lc 15, 20).
C’est toute la Compassion de Jésus qui s’exprime ici. En lui, le Cœur du Père se penche sur la misère de son peuple.
Devant ces hommes et ces femmes qui sont comme perdus, ne sachant plus à qui se fier, c’est toute la sollicitude du « Bon Pasteur », venu rassembler par sa Parole les enfants de Dieu dispersés par le péché, qui transparaît.

Jésus enseigne ici à ses apôtres en quoi consiste réellement le repos qu’il leur a promis : habiter la Tendresse du Père pour son peuple.
Que ce soit dans le désert ou au milieu de la foule, le disciple devra toujours essayer de demeurer en ce lieu de repos qui est un peu comme le centre de gravité de sa vocation.

Qu’à la suite des apôtres, nous continuions nous aussi l’apprentissage de notre vocation de disciple pour que là où Jésus nous enverra, nous puissions porter un fruit de Miséricorde qui ramène vers le Cœur du Père.
Frère Élie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_42
Abbé David COMPTE i Verdaguer (Manlleu, Barcelona, Espagne).

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30).
Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres….
Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos.
On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu.
C'est l'inquiet Saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour Toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en Toi».
Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son Amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent.
Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir!
Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu.
En Lui, ici-même, nous devons reposer.

 

HYMNE : COMMENT ES-TU FOYER DE FEU

Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saines nos souillures ?

Comment fais-tu de l'homme un dieu,
de la nuit une lumière,
et des abîmes de la mort
tires-tu la vie nouvelle?

Comment la nuit vient-elle au jour ?
Peux-tu vaincre les ténèbres,
porter ta flamme jusqu'au cœur
et changer le fond de l'être ?

Comment n'es-tu qu'un avec nous,
nous rends-tu fils de Dieu même ?
Comment nous brûles-tu d'amour
et nous blesses-tu sans glaive ?

Comment peux-tu nous supporter,
rester lent à la colère,
et de l'ailleurs où tu te tiens
voir ici nos moindres gestes ?

Comment de si haut et de si loin
ton regard suit-il nos actes ?
Ton serviteur attend la paix,
le courage dans les larmes !

 

HYMNE : NUÉE DE FEU

Nuée de feu
Sur ceux qui marchent dans la nuit,
Tu es venu
pour montrer le chemin vers Dieu,
Et ton calvaire ouvrit le ciel.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Présence de ton Père ;
Que nous chantions pour ton retour : 

R/ Béni soit au nom du Seigneur,
Celui qui vient sauver son peuple. 

Royal époux
Promis aux noces de la croix,
Tu es venu
réjouir les enfants de Dieu,
Et tu changeas notre eau en vin.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Tendresse pour la terre ;
Que nous chantions pour ton retour : R/

Ô Fils de Dieu
Sur qui repose l’Esprit-Saint,
Tu es venu
comme un feu qui consume tout,
Et l’univers s’embrase en toi.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Demeure de la Gloire ;
Que nous chantions pour ton retour : R/

 

HYMNE : IL VIENDRA

Il viendra, 
Un soir 
Où nul ne l’attend plus, 
Peut-être. 
Appelé par son nom, 
Quelqu’un tressaillira.
Au cœur sans mémoire,
Qu’un temps soit accordé
Pour qu’il se souvienne !

Il viendra, 
Un soir 
Pareil à celui-ci, 
Peut-être. 
À l’orient, devant lui, 
Le ciel s’embrasera.
Au pauvre, allez dire
Que tout s’accomplira
Selon la promesse. 

Il viendra, 
Un soir 
Où rôde le malheur, 
Peut-être. 
Ce soir-là, sur nos peurs, 
L’amour l’emportera.
Criez à tous les hommes
Que rien n’est compromis
De leur espérance. 

Il viendra ; 
Un soir 
Sera le dernier soir 
Du monde. 
Un silence d’abord, 
Et l’hymne éclatera.
Un chant de louange
Sera le premier mot
Dans l’aube nouvelle.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)… Propre à Saint Blaise.
Écoute, Seigneur, les supplications de ton peuple que soutiennent les Prières de Saint Blaise ton martyr ; donne-nous ici-bas une vie de Paix et le moyen d’atteindre la Vie éternelle.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)… Propre à Saint Anschaire.
Dieu, qui a envoyé l’Évêque Saint Anschaire évangéliser de nombreux peuples, accorde-nous, par son intercession, de marcher toujours à la Lumière de ta Vérité.

 

Parole de Dieu : (2 P 3, 13-14)… (Office des Laudes).
Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un Ciel nouveau et une Terre nouvelle où résidera la Justice.
Dans l’attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que Le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la Paix.

 

Parole de Dieu : (Rm 11, 33-36)… (Office des Vêpres).
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de Lui, et par Lui, et pour Lui. À Lui la Gloire pour l’éternité ! Amen.

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