Eucharistie du Samedi 10 Février 2018 : Samedi de la 5ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Samedi 10 Février 2018 : Samedi de la 5ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Sainte Scholastique, Moniale, sœur de Saint Benoît (480-543).

Fête de la Bienheureuse Eusebia Palomino Yenes, Fille de Marie Auxiliatrice (1899-1935).
Fête de la Vénérable Madeleine de Jésus, Religieuse Passioniste italienne (1888-✝ 1960).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Premier livre des Rois 12,26-32.13,33-34… Psaume 106(105),6-7ab.19-20.21-22… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
Commentaire de Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
DIALOGUES DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND.
Autre commentaire de l’Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Samedi 10 Février 2018 : Fête de Sainte Scholastique, Moniale, sœur de Saint Benoît (480-543).
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Sainte Scholastique, Moniale, sœur de Saint Benoît.

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Samedi 10 Février 2018 : Fête de la Bienheureuse Eusebia Palomino Yenes, Fille de Marie Auxiliatrice (1899-1935).
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Bienheureuse Eusebia Palomino Yenes.

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Samedi 10 Février 2018 : Fête de la Vénérable Madeleine de Jésus, Religieuse Passioniste italienne (1888-✝ 1960).
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Vénérable Madeleine de Jésus.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Premier livre des Rois 12,26-32.13,33-34.
Jéroboam se dit : « Maintenant, le royaume risque fort de se rallier de nouveau à la maison de David. 
Si le peuple continue de monter à Jérusalem pour offrir des sacrifices dans la maison du Seigneur, le cœur de ce peuple reviendra vers son souverain, Roboam, roi de Juda, et l’on me tuera. » 
Après avoir tenu conseil, Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or, et il déclara au peuple : « Voilà trop longtemps que vous montez à Jérusalem ! Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte. » 
Il plaça l’un des deux veaux à Béthel, l’autre à Dane, 
et ce fut un grand péché. Le peuple conduisit en procession celui qui allait à Dane. 
Jéroboam y établit un temple à la manière des lieux sacrés. Il institua des prêtres pris n’importe où, et qui n’étaient pas des descendants de Lévi. 
Jéroboam célébra la fête le quinzième jour du huitième mois, fête pareille à celle que l’on célébrait en Juda, et il monta à l’autel. Il fit de même à Béthel en offrant des sacrifices aux veaux qu’il avait fabriqués ; il établit à Béthel les prêtres des lieux sacrés qu’il avait institués. 
Après ces événements, Jéroboam persévéra dans sa mauvaise conduite ; il continua d’instituer n’importe qui comme prêtres des lieux sacrés : il donnait l’investiture à tous ceux qui le désiraient, pour en faire des prêtres des lieux sacrés. 
Tout cela fit tomber dans le péché la maison de Jéroboam, entraîna sa ruine et provoqua sa disparition de la surface de la terre.

 

Psaume 106(105),6-7ab.19-20.21-22.
Avec nos pères, nous avons péché, 
nous avons failli et renié. 
En Égypte, nos pères ont méconnu tes miracles, 
oublié l'abondance de tes grâces.

À l'Horeb ils fabriquent un veau, 
ils adorent un objet en métal : 
ils échangeaient ce qui était leur gloire 
pour l'image d'un taureau, d'un ruminant. 

Ils oublient le Dieu qui les sauve, 
qui a fait des prodiges en Égypte, 
des miracles au pays de Cham, 
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : 
« J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. 
Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » 
Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » 
Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » 
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. 
Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. 
Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. 
Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. 
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

 

Commentaire du jour.
Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Commentaire sur l'Évangile de Luc, VI, 73-88 (trad. SC 45, p. 254s rev.)

« Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route »

Seigneur Jésus, je sais bien que tu ne veux pas laisser à jeun ces gens ici avec moi, mais les nourrir des aliments que tu distribues ; ainsi, fortifiés par ta nourriture, ils n'auront pas à redouter de défaillir de faim.
Je sais bien que nous aussi tu ne veux pas nous renvoyer à jeun... Tu l'as dit : tu ne veux pas qu'ils défaillent en chemin, c'est-à-dire qu'ils défaillent dans le parcours de cette Vie, avant de parvenir au terme de la route, avant de parvenir au Père et de comprendre que tu viens du Père...

Le Seigneur a donc pitié, pour que nul ne défaille en chemin... Comme il fait pleuvoir sur les justes autant que sur les injustes (Mt 5,45), il nourrit aussi bien les justes que les injustes. N'est-ce pas grâce à la force de la nourriture que le saint prophète Élie, défaillant en chemin, a pu marcher quarante jours ? (1R 19,8)
Cette nourriture, c'est un ange qui la lui a donnée ; mais vous, c'est Le Christ Lui-même qui vous nourrit.
Si vous conservez la nourriture ainsi reçue, vous marcherez non pas quarante jours et quarante nuits..., mais pendant quarante ans, depuis votre sortie des confins de l'Égypte jusqu'à votre arrivée dans la Terre d'abondance, dans la Terre où coulent le lait et le miel (Ex 3,8)...

Le Christ partage donc les vivres, et il veut, sans aucun doute, donner à tous. Il ne refuse à personne, car il fournit tous.
Cependant, quand il rompt les pains et qu'il les donne aux disciples, si vous ne tendez pas les mains pour recevoir votre nourriture, vous défaillirez en chemin...
Ce pain que rompt Jésus, c'est le mystère de la Parole de Dieu : lorsqu'elle est distribuée, elle augmente.
À partir de quelques paroles seulement, Jésus a fourni à tous les peuples un aliment surabondant.
Il nous a donné ses discours comme des pains, et tandis que nous les goûtons, ils se multiplient encore dans notre bouche...
Alors que les foules mangent, les morceaux augmentent encore, en se multipliant, si bien que les restes, à la fin, sont encore plus abondants que les quelques pains partagés.

 

DIALOGUES DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND

Scholastique, sœur de Saint Benoît, Consacrée à Dieu tout-puissant dès son enfance, venait voir son frère une fois par an.
L'homme de Dieu se rendait vers elle dans le domaine du Monastère, sans dépasser beaucoup la porte.

Un jour, elle vint comme d'habitude, et son vénérable frère se rendit vers elle avec ses disciples.
Ils passèrent toute la journée dans les louanges de Dieu et de saints entretiens. Quand la nuit tomba, ils mangèrent ensemble.
Comme il se faisait tard, avec ces saints entretiens, la Moniale lui fit cette demande: «Je t'en prie, ne me quitte pas cette nuit; parlons jusqu'au matin des joies de la Vie Céleste. »
Il lui répondit: « Que dis-tu là, ma sœur ? Je ne puis aucunement demeurer hors du Monastère.»

La Moniale, lorsqu'elle entendit le refus de son frère, posa ses mains, les doigts joints, sur la table, et inclina la tête sur ses mains pour prier Dieu, le Tout-Puissant.
Quand elle releva la tête au-dessus de la table, les éclairs et le tonnerre éclatèrent avec une telle force, un tel déluge se mit à tomber, que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l'accompagnaient ne purent faire un pas hors de l'endroit où ils étaient réunis.

Alors l'homme de Dieu, tout triste, se mit à se plaindre : « Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur. Qu'est-ce que tu as fait ? »
Elle lui répondit : « Je t'ai prié, et tu n'as pas voulu m'entendre; j'ai prié Mon Dieu, et il m'a entendue. Maintenant, sors, si tu peux, quitte-moi et retourne au Monastère. »

Lui, qui n'avait pas voulu rester, demeura là malgré lui, et c'est ainsi qu'ils passèrent toute la nuit à veiller, et ils se rassasièrent de leurs entretiens et de leurs échanges sur la Vie spirituelle.

Il n'est pas étonnant qu'une femme l'ait emporté sur lui car, selon la parole de Saint Jean, Dieu est Amour, et par un juste jugement, celle qui a aimé davantage a été la plus puissante.

Trois jours après, l'homme de Dieu, qui se tenait dans le Monastère, leva les yeux en l'air et vit l'âme de sa sœur, sortie de son corps, pénétrer dans le sanctuaire du Ciel sous la forme d'une colombe.
Se réjouissant qu'elle ait obtenu une si grande gloire, il rendit grâce par des hymnes et des chants de louange, et il envoya des frères rapporter le corps au Monastère pour le déposer dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui-même.

Il arriva ainsi que la sépulture ne sépara pas les corps de ceux dont l'esprit, dans leur union à Dieu, n'avait jamais fait qu'un.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_51
Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne).

«N'ont rien à manger»

Aujourd'hui, temps de rigueur et de trouble, Jésus nous appelle aussi pour nous dire qu’il ressent de la «Compassion pour ces personnes» (Mc 8,2).
De nos jours, avec la paix en crise, nous pouvons ressentir abondamment la peur, l’apathie, le recours à la banalité et à l’évasion: «Ils n’ont pas de quoi manger».

Qui Le Seigneur appelle-t-il? Le texte dit: «Ses disciples» (Mc 8,1), c’est-à-dire qu'il m'appelle moi, afin de ne pas les renvoyer à jeun, pour leur donner quelque chose.
Jésus a eu pitié —cette fois-ci dans la terre des païens— car ils ont faim eux aussi.

Ah et nous! Réfugiés dans notre petit monde, nous disons que nous ne pouvons rien faire. «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?» (Mc 8,4). D’où sortirons-nous une parole d’espérance sûre et ferme, sachant que Le Seigneur sera avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps?
Comment dire aux croyants et aux incroyants que la violence et la mort ne sont pas des solutions?

Aujourd’hui, Le Seigneur nous demande, simplement, combien de pains nous avons?. Peu importe combien on a, il a besoin de tous ceux-là.
Le texte dit «sept», chiffre symbole pour les païens, comme douze l'était pour le peuple juif. Le Seigneur veut atteindre tout le monde —c’est pourquoi l’Église veut se reconnaître elle-même depuis sa catholicité— et demande ton aide.
Donne-lui ta prière: c’est déjà un pain! Donne-lui ton Eucharistie vécue: c’est un autre pain! Donne-lui ta décision de te réconcilier avec les tiens, ceux qui t’ont offensé: c’est un autre pain! Donne-lui ta réconciliation sacramentelle avec l’Église: c’est un autre pain! Donne-lui ton petit sacrifice, ton jeûne, ta solidarité: c’est un autre pain!
Donne-lui ton amour à sa Parole, qui te donne force et réconfort: c’est un autre pain! Enfin donne-lui ce qu’Il te demande, même si tu crois que ce n’est qu’un peu de pain.

Comme nous le dit Saint Grégoire de Nysse, «celui qui partage son pain avec les pauvres se constitue en partie de celui qui, pour nous, a voulu être pauvre. Le Seigneur était pauvre, n’aie pas peur de la pauvreté».

 

HYMNE : LE SEIGNEUR PASSE

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu, 
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix 
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe... 
Entendras-tu 
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté 
Pour t'apprendre à prier. 

Le Seigneur passe... 
Eteindras-tu 
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser 
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe... 
Entreras-tu 
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps 
Il accueille ta mort. 

Le Seigneur passe... 
Oseras-tu 
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité. 
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe... 
Attendras-tu 
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui 
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

 

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR NOUS AIMER AINSI

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi, 
fils de la terre ?
Qui donc est Dieu, si démuni, si grand, 
si vulnérable ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu pour se lier d’amour 
à part égale ?
Qui donc est Dieu, s’il faut pour le trouver 
un cœur de pauvre ? 

Qui donc est Dieu, s’il vient à nos côtés 
prendre nos routes ?
Qui donc est Dieu qui vient sans perdre cœur
à notre table ? 

Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer
s’il n’aime l’homme ?
Qui donc est Dieu qu’on peut si fort blesser
en blessant l’homme ?

 

HYMNE : LE JOUR S’ACHÈVE

Le jour s’achève,
Mais la gloire du Christ
Illumine le soir. 
Le pain rompu, 
Le vin nouveau
Portent leur fruit de louange : 
Béni sois-tu, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

L’Esprit nous garde
Sous l’alliance du Christ
Et le signe pascal. 
La vie reçue, 
La vie donnée
Rythment le temps de l’Église : 
Nous sommes tiens, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Le monde marche 
Vers le règne du Christ, 
Et sa nuit prendra fin. 
Nos cœurs l’ont su, 
Nos yeux verront : 
L’œuvre de Dieu est lumière. 
Tu nous l’as dit, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Que l’on découvre
Le visage du Christ
À la joie des sauvés ! 
Il est venu, 
Il vient encore, 
Dieu tient toujours ses promesses : 
Tu nous bénis, ô notre Père, 
En Jésus, ton enfant !

 

Oraison du matin (Office des Laudes)Propre à Sainte Scholastique.
En célébrant la mémoire de Sainte Scholastique, Seigneur, nous te prions : fais que nous sachions, nous aussi, te servir avec une Charité sans défaut et goûter la douceur de ton Amour.

 

Parole de Dieu : (2 P 1, 10-11)… (Office des Laudes).
Frères, redoublez d’efforts pour confirmer l’appel et le choix dont vous avez bénéficié ; en agissant ainsi, vous ne risquez pas de tomber.
C'est ainsi que vous sera généreusement accordée l'entrée dans le Royaume éternel de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

 

Parole de Dieu : (Col 1, 2b-6a)… (Office des Vêpres).
Que Dieu Notre Père vous donne la Grâce et la Paix. Nous rendons grâce à Dieu, Le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, en priant pour vous à tout instant.
Nous avons entendu parler de votre Foi dans Le Christ Jésus et de l’Amour que vous avez pour tous les fidèles dans l’Espérance de ce qui vous attend au Ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la Parole de Vérité, la Bonne Nouvelle qui est parvenue jusqu’à vous, elle qui porte du fruit et progresse dans le monde entier.

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Date de dernière mise à jour : 10/02/2018