Eucharistie du Vendredi 23 Février 2018 : Vendredi de la 1ère semaine de Carême.

Eucharistie du Vendredi 23 Février 2018 : Vendredi de la 1ère semaine de Carême.

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr (✝ 167).

Fête de la Bse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre d'Ézéchiel 18,21-28… Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.7bc-8… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
Commentaire de Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr.
Autre commentaire de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
LETTRE DE L'ÉGLISE DE SMYRNE SUR LE MARTYRE DE SAINT POLYCARPE.
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autres commentaires de l’Abbé Thomas LANE (Emmitsburg, Maryland, États-Unis) et de l’Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint polycarpe 11

Vendredi 23 Février 2018 : Fête de Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr (✝ 167).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr.

Madre giovannina franchi264 2

Vendredi 23 Février 2018 : Fête de la Bse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bse Giovannina Franchi.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Ézéchiel 18,21-28.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas.
On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée.
Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

 

Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.7bc-8.
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.»

 

Commentaire du jour.
Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr.
La Prière du Seigneur, 23 (trad. Hamman DDB 1982, p.56 rev.)

« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi... va te réconcilier avec lui »

« La mesure avec laquelle vous mesurez servira pour vous mesurer » (Mt 7,2). Le serviteur à qui le maître avait remis toutes ses dettes mais qui n'a pas voulu agir de même à l'égard d'un de ses compagnons, est jeté en prison. Il n'a pas voulu pardonner à son compagnon, et il perd le pardon déjà acquis de son maître (Mt 18,23s).
Dans ses préceptes, Le Christ enseigne cette vérité avec une vigueur sévère. « Quand vous êtes debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père, qui est dans les Cieux, vous remette aussi vos péchés » (Mc 11,25).

Dieu a ordonné que nous soyons en paix et en bon accord, que nous vivions unanimes dans sa maison.
Il veut que, une fois régénérés, nous sauvegardions la condition où nous a mis cette seconde naissance.
Puisque nous sommes enfants de Dieu, il veut que nous demeurions dans la Paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même Esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées.
C'est ainsi que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de ceux qui vivent dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la Paix.
La plus belle offrande que l'on puisse faire à Dieu c'est notre Paix, c'est l'entente fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre Le Père, Le Fils et Le Saint-Esprit.

 

Commentaire du jour.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Homélies au peuple d'Antioche, XX, 5 et 6 (trad. Tardif)

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère. »

Voici ce que je proclame, ce que j'atteste, ce que je dis à voix retentissante : Qu'aucun de ceux qui ont un ennemi n'approche de la table sainte et ne reçoive le Corps du Seigneur ! Qu'aucun de ceux qui s'approche n'ait un ennemi ! Tu as un ennemi ? N'approche pas ! Si tu veux le faire, alors, va d'abord te réconcilier, puis reçois le Sacrement.

Ce n'est pas moi qui parle ainsi, c'est Le Seigneur qui le dit, lui qui a été crucifié pour nous ; pour te réconcilier à Son Père, il n'a pas refusé d'être immolé ni de répandre son Sang ; et toi, pour te réconcilier avec ton frère, tu ne veux même pas dire un mot, et prendre l'initiative d'aller le trouver ?
Écoute ce que dit Le Seigneur à propos de ceux qui te ressemblent : « Si tu présentes ton offrande à l'autel, et que là, tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi ... »
Il ne dit pas : « Attends qu'il vienne te trouver, ou qu'il reçoive la visite d'un de tes amis comme réconciliateur », ou encore : « Envoie-lui quelqu'un d'autre », mais bien : « Toi, en personne, cours vers lui ! » « Va-t-en, dit-il, va d'abord te réconcilier avec ton frère. »

Incroyable ! Alors que Dieu ne se tient pas pour déshonoré de voir laissé de côté le don qu'on allait lui offrir, toi, tu t'estimerais déshonoré de faire le premier pas pour te réconcilier avec ton frère ?
Où trouver une excuse à pareille conduite ? Lorsque tu vois l'un de tes membres coupé, n'essaies-tu pas, par tous les moyens, de le réunir au reste de ton corps ?
Agis ainsi pour tes frères : lorsque tu les verras séparés de ton amitié, vite, ramène-les, n'attends pas qu'ils se présentent les premiers, mais toi, le premier, hâte-toi de réussir.

 

LETTRE DE L'ÉGLISE DE SMYRNE 

SUR LE MARTYRE DE SAINT POLYCARPE

Lorsque le bûcher fut prêt, Polycarpe enleva lui-même tous ses vêtements et détacha sa ceinture ; puis il voulut se déchausser lui-même. Il ne le faisait pas auparavant, parce que chacun des fidèles s'empressait toujours pour être le premier à toucher son corps : même avant son martyre, il était toujours entouré de vénération à cause de la sainteté de sa vie.

Aussitôt donc on plaça autour de lui les matériaux préparés pour le bûcher. Comme on allait l'y clouer, il dit : « Laissez-moi ainsi. Celui qui me donne la force de supporter le feu me donnera aussi, même sans la garantie de vos clous, de rester immobile sur le bûcher. » On ne le cloua donc pas, mais on l'attacha.

Ainsi ligoté, avec les mains ramenées derrière le dos, il était comme un bélier de choix pris dans un grand troupeau pour être offert en sacrifice, holocauste préparé pour être agréable à Dieu. Levant les yeux au ciel, il dit :

« Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé et Béni, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton Nom. Dieu des anges, des puissances, de toute la Création et de toute la race des justes qui vivent en ta présence : je te Bénis parce que tu m'as jugé digne de ce jour et de cette heure, pour que je prenne part, dans la troupe des martyrs, à la coupe de ton Christ, en vue de la résurrection du corps et de l'âme à la Vie éternelle, dans l'immortalité donnée par L'Esprit-Saint. Je souhaite d'être admis aujourd'hui en ta présence avec eux, comme un sacrifice riche et agréable, ainsi que tu l'avais préparé et manifesté d'avance, ainsi que tu l'as réalisé, Dieu sincère et véritable.

« Aussi je te loue pour toute chose, je te Bénis, je te glorifie par le grand prêtre éternel et Céleste, Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé.
Par Lui, Gloire à Toi, à Lui et à L'Esprit-Saint, maintenant et dans les siècles futurs. Amen. »

Quand il eut fait monter cet amen et achevé sa prière, les hommes du feu allumèrent le brasier.

Une grande flamme brilla, et nous avons vu une merveille, nous à qui il fut accordé de le voir et qui avions été gardés pour annoncer aux autres ces événements.
Le feu présenta la forme d'une voûte, comme la voile d'un navire gonflée par le vent qui entourait comme d'un rempart le corps du martyr.
Celui-ci était au milieu, non comme une chair qui brûle, mais comme un pain qui cuit, ou comme de l'or et de l'argent étincelant dans la fournaise.
Et nous sentions un parfum pareil à celui d'une exhalaison d'encens ou d'un autre aromate précieux.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4124.html
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Dieu Lui, ne désire pas la mort du méchant mais « plutôt qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive » (1ère lecture).

L’enseignement de Jésus porte sur le mauvais usage que nous faisons de la colère. Celle-ci est un dynamisme dont Dieu a pourvu notre nature, afin de lui permettre de réagir avec fermeté contre tout ce qui tenterait de nous détourner du bien, et en particulier de Dieu, notre finalité surnaturelle et notre Bien suprême.
Pour le dire plus simplement, nous étions armés de la colère pour lutter efficacement contre le péché et faire triompher la Charité.
Or l’essence même du péché - celui des origines comme chacun de nos péchés personnels - consiste à résister à l’élan de Charité qui nous porte vers Dieu ou vers notre prochain, pour nous replier égoïstement sur nous-mêmes.
Le dynamisme de l’irascible se met alors au service de cette nouvelle orientation, s’opposant avec violence à tous ceux qui menacent notre avoir, notre pouvoir ou notre gloire.

La colère est ainsi devenue une passion qui s’éveille spontanément en nous dès que nous croyons subir une injustice.
Elle trahit une forme d’auto-idolâtrie, dont l’expérience a hélas montré qu’elle peut nous entraîner à des expressions incontrôlées de violence.
Un des buts de la loi - qu’elle soit civile ou religieuse - est précisément d’endiguer cette violence, si possible de la maîtriser. Voilà pourquoi « si quelqu’un commet un meurtre il en répondra au tribunal ».

Jésus cependant ne se contente pas de gérer les passions de manière à éviter leurs débordements dans le domaine social : il est venu pour éradiquer le péché et nous rétablir dans notre orientation originelle vers Dieu.
Voilà pourquoi il ne dénonce pas seulement la violence physique due à la colère, mais toute forme d’expression de cette passion.
Celle-ci est en effet toujours homicide, car elle est le fruit pervers de l’action du père du mensonge qui dès le commencement a voulu la mort de l’homme (cf. Jn 8, 48).

Les sanctions annoncées par Jésus et accompagnant les différents degrés de la colère, sont cependant proportionnelles aux degrés de responsabilité de celui qui s’en rend coupable.

Notre-Seigneur sait bien qu’un mouvement spontané de colère peut nous aveugler au point de réduire la responsabilité de nos actes.
Par contre l’insulte relève d’une volonté déterminée de nuire à la réputation de l’autre. Quant à la malédiction elle représente le comble de la malice puisqu’elle constitue la singerie inversée de la bienveillance Divine :
Elle veut en effet consciemment détruire, en recourant à des puissances spirituelles démoniaques supposées accomplir les malheurs invoqués sur la victime.

Voilà pourquoi celui qui « maudit son frère sera passible de la géhenne de feu » : il sera livré aux puissances auxquelles il a recours pour nuire à son prochain.

Ces paroles de Notre Seigneur ne doivent pas être entendues comme des menaces proférées par un Dieu courroucé mais l’énoncé des conséquences de nos actes pervertis par le péché.

Dieu Lui, ne désire pas la mort du méchant mais « plutôt qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive » (1ère lect.).
Aussi, après avoir dénoncé le mal et ses conséquences, Jésus poursuit-il son enseignement en exposant la fonction positive de la colère.
Il s’agit de mobiliser cette puissance pour la mettre au service du dessein de Dieu, en particulier de l’unité de la famille humaine et non pas de sa division, de sa dispersion en factions ennemies.

Ainsi donc « “si ton frère a quelque chose contre toi”, même si tu ne te souviens pas de lui avoir causé du tort, loin de t’enflammer de colère pour cette injustice et de contre-attaquer avec violence, laisse plutôt L’Esprit transformer cette passion en vertu constructrice : “va te réconcilier avec ton frère” ».
En clair : puise dans ta colère la force de rétablir l’unité avec ton prochain.

Telle est l’offrande qui plaît à Dieu et qu’il désire que nous présentions sur son autel. N’en doutons pas : « si nous nous détournons de notre méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, nous sauverons notre vie ; si nous ouvrons les yeux et nous détournons de nos fautes, nous ne mourrons pas mais nous vivrons » (1ère lect.).

« Seigneur nous le croyons "près de toi est l’Amour, l’abondance du rachat, c’est Toi qui nous libères de toutes nos fautes et nous arraches aux profondeurs où elles nous avaient entraînés " (Ps 129).
Donne-nous en ce temps de Carême de nous laisser convertir par ta grâce afin que nous nous détournions de tous les péchés que nous avons commis, que "nous observions tous tes Commandements et pratiquions le droit et la justice" (1ère lect.).

Renouvelés dans L’Esprit-Saint nous pourrons alors devenir des artisans de la réconciliation de la famille humaine et des bâtisseurs de la cité de la Paix, la Jérusalem nouvelle où tu règneras pour les siècles ».
Père Joseph-Marie

 

Autres commentaires de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_12
Abbé Thomas LANE (Emmitsburg, Maryland, États-Unis).

Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère

Aujourd'hui, Le Seigneur, qui parle de ce qui se passe dans nos cœurs, nous incite à la conversion.
Le Commandement dit «Tu ne commettras pas de meurtre» (Mt 5,21); mais Jésus nous rappelle qu'il y a plusieurs façons de tuer les autres.
Nous pouvons détruire la vie des autres si nous nourrissons une colère excessive dans nos cœurs envers eux ou si nous les insultons (cf. Mt 5,22).

Le Seigneur nous appelle à être des gens intègres: «Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» (Mt 5,24).
La Foi que nous pratiquons dans la Célébration de la Liturgie devrait s'écouler dans nos vies quotidiennes et affecter notre façon de vivre.
C'est pourquoi Jésus nous demande de nous réconcilier avec nos ennemis.

Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l'a demandé.
Et si nous trouvons cela difficile il serait bon d'évoquer en nous l'image de Jésus mourant pour tous ceux qui nous sont antipathiques.
Si nous avons été sérieusement blessés par d'autres, prions Le Seigneur de cicatriser ces souvenirs douloureux et d'obtenir la grâce de pouvoir pardonner.
Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l'offense et d'y mettre son Amour, pour que nous puissions être libres de pardonner.

Comme le Pape Benoît XVI a écrit: «Nous ne pouvons pas communiquer avec Le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous.
Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres.
C'est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du Pardon: ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre cœur à la magnanimité de l'écoute de l'autre, ouvrir notre cœur à la compréhension à son égard, à l'éventuelle acceptation de ses excuses, au don généreux des nôtres».

 

Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne).

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux»

Aujourd'hui, Jésus nous appelle d'aller au-delà du légalisme : "Je vous dis que, si votre justice n'est pas plus grande que celle-là des scribes et Pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux" (Mt 5,20).
La Loi de Moïse remarque le minimum nécessaire pour garantir la cohabitation; mais le Chrétien, instruit par Jésus-Christ et plein du Saint-Esprit, a à essayer de surpasser ce minimum pour arriver au maximum possible de l'Amour.
Les maîtres de la Loi et les Pharisiens étaient des hommes sérieux stricts des commandements.
Après avoir révisé notre vie: qui d’entre nous pourrait dire de même ? Allons pourtant attentivement, pour ne pas mépriser son expérience religieuse.

Ce qu'aujourd'hui nous apprend Jésus c’est à ne pas nous croire sûrs par le fait d'accomplir vaillamment quelques conditions requises avec lesquelles nous pouvons réclamer des mérites à Dieu, comme le faisaient les maîtres de la Loi et les Pharisiens.
Plutôt nous devons mettre l'emphase à l'Amour de Dieu et aux frères, l'Amour qui nous fera aller au-delà de la Loi simple et à reconnaître humblement nos fautes dans une conversion sincère.

Il y a celui qui dit : ' Je suis bon parce que je ne vole pas, je ne tue pas, ni je fais mal à personne '; mais Jésus nous dit que cela n'est pas suffisant, parce qu'il y a d'autres formes de voler et de tuer.
Nous pouvons tuer les illusions de l'autre, nous pouvons mépriser le prochain, l'annuler ou le laisser en marginal, pouvons lui garder rancune; tout cela aussi est tuer, non pas avec une mort physique, mais oui avec une mort morale et spirituelle.

Le long de la vie, nous pouvons trouver beaucoup d'adversaires, mais le pire de tous est soi-même quand il s'écarte du chemin de l'Évangile.
Par cela, dans la recherche de la réconciliation avec les frères nous devons être d’abord réconciliés avec nous-mêmes.
Saint Augustin nous dit : "Tandis que tu es adversaire de toi-même, la Parole de Dieu sera ton adversaire. Deviens ami de toi-même et tu te seras réconcilié avec elle".

 

HYMNE : SEIGNEUR, QUAND TON PEUPLE ASSOIFFÉ

Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
     Et soudain jaillit
     L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
     Et tu nous promets
     La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
     Et nous sommes sûrs
     De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
     Et le jour viendra
     Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.

 

HYMNE : DITES-NOUS D’OÙ SOUFFLE LE VENT

Dites-nous d’où souffle le vent
et quel signe s’annonce
car nous cherchons le Dieu vivant
pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici
et qu’il tient table ouverte
au plus intime de la nuit :
que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant
qui la disperse et qui délivre ?
Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant
et demande à nous vivre.

 

HYMNE : VENEZ AU JOUR !

Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre !

 

Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Polycarpe.
Dieu de toute la Création, tu as voulu que l’Évêque Saint Polycarpe soit au nombre de tes martyrs ; accorde-nous, à sa Prière, de prendre part comme lui à la Coupe du Christ, pour ressusciter à la Vie éternelle.

 

Parole de Dieu : (Is 53, 11b-12)… (Office des Laudes).
Parce qu’il a connu la souffrance, le Juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.
C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé Lui-même jusqu’à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Parole de Dieu : (Jc 5, 16. 19-20)… (Office des Vêpres).
Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance.
Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la Vérité et si quelqu’un l’amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.

Ajouter un commentaire