Eucharistie du Lundi 29 Janvier 2018 : Lundi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Lundi 29 Janvier 2018 : Lundi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Fête du Bienheureux Bronisław Markiewicz, Prêtre polonais, Fondateur de la Congrégation de Saint Michel Archange (✝ 1912).
Fête de la Bienheureuse Villana de Botti, Tertiaire Dominicaine (✝ 1360).
Fête de Saint Gildas, Abbé en Bretagne (✝ 570).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a… Psaume 3,2-3.4-5.6-7… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20.
Commentaire du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Ermite et Missionnaire au Sahara.
Autre commentaire de l’Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Bienheureux bronis aw markiewicz 11

Lundi 29 Janvier 2018 : Fête du Bienheureux Bronisław Markiewicz, Prêtre polonais, Fondateur de la Congrégation de Saint Michel Archange (✝ 1912).
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Bienheureux Bronisław Markiewicz.

Beata villana delle botti

Lundi 29 Janvier 2018 : Fête de la Bienheureuse Villana de Botti, Tertiaire Dominicaine (✝ 1360).
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Bienheureuse Villana de Botti.

Statue de gildas chapelle saint gildas de bieuzy 11 2

Lundi 29 Janvier 2018 : Fête de Saint Gildas, Abbé en Bretagne (✝ 570).
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Saint Gildas, Abbé en Bretagne.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.
En ces jours-là, un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant. 
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions. 
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche. 
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien ! 
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. » 
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » 
Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? » 
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. 
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. » 
David et ses hommes continuèrent leur chemin.

 

Psaume 3,2-3.4-5.6-7.
Seigneur, qu'ils sont nombreux mes adversaires, 
nombreux à se lever contre moi, 
nombreux à déclarer à mon sujet : 
« Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! » 

Mais toi, Seigneur, mon bouclier, 
ma gloire, tu tiens haute ma tête. 
À pleine voix je crie vers le Seigneur ; 
il me répond de sa montagne sainte. 

Et moi, je me couche et je dors ; 
je m'éveille : le Seigneur est mon soutien. 
Je ne crains pas ce peuple nombreux 
qui me cerne et s'avance contre moi.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20.
En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. 
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; 
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; 
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. 
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. 
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui 
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » 
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » 
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » 
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. 
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » 
Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. 
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. 
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. 
Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. 
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. 
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. 
Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » 
Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

 

Commentaire du jour.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Ermite et Missionnaire au Sahara.
Méditations sur les Évangiles, n°194 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214).

« Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec Lui. Il n'y consentit pas »

La vraie, la seule perfection, ce n'est pas de mener tel ou tel genre de vie, c'est de faire la Volonté de Dieu ; c'est de mener le genre de Vie que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il l'aurait mené Lui-même.
Lorsqu'il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à le suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa Vie telle qu'elle a été, comme l'ont fait ses apôtres pendant sa vie et après sa mort : l'Amour nous pousse à cette imitation.
Si Dieu nous laisse ce choix, cette liberté, c'est précisément parce qu'il veut que nous tendions nos voiles au vent du pur Amour et que, poussés par Lui, nous « courions à sa suite à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation, comme Saint Pierre et Saint Paul... 

Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne nous étonnons pas.
Ses desseins sont impénétrables : il peut faire pour nous, au milieu ou à la fin de la carrière, ce qu'il a fait pour le Gérasénien aux débuts. Obéissons, faisons sa Volonté..., allons où il voudra, menons le genre de Vie que sa Volonté nous désignera.
Mais partout rapprochons-nous de Lui de toutes nos forces et soyons dans tous les états, dans toutes les conditions, comme Lui-même y aurait été, s'y serait conduit, si la Volonté de Son Père l'y avait mis comme elle nous y met.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_37
Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne).

«Esprit mauvais, sors de cet homme!»

Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique.
Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri.
Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres".
Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons.
Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur.
Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps.
Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur.
Comme disait l'Évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».

 

HYMNE : ESPRIT DE DIEU, TRÈS PUR AMOUR

Esprit de Dieu, très pur Amour, 
Descends dans notre nuit obscure ; 
Le temps nous tient, la chair nous dure, 
Esprit de feu, très pur Amour !

Cœur du Très-Haut, soleil du Christ, 
Console-nous du grand hiver ; 
Transforme avec nous l’univers, 
Vigne de grâce, Hôte infini !

Esprit de Dieu, très pur Amour, 
Descends dans notre nuit obscure ; 
La soif nous tient, la mort nous dure, 
Esprit de vie, très pur Amour !

Notre âme attend, notre âme a faim,
Sage conseil, ô Vérité,
De voir dans la pleine clarté
Le fruit parfait de tes desseins !

Esprit de Dieu, très pur Amour, 
Descends dans notre nuit obscure ; 
Destin nous tient, douleur nous dure, 
Esprit de paix, très pur Amour !

Unique Amour, fais-nous ta proie,
Plie notre orgueil, panse nos plaies ;
De ta vigueur viens nous brûler,
Souffle de Dieu, Flamme de joie !

Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure ; 
La chair nous tient, le temps nous dure,
Esprit du ciel, très pur Amour !

 

HYMNE : UN JOUR NOUVEAU COMMENCE

Un jour nouveau commence, 
Un jour reçu de toi, 
Père, 
Nous l’avons remis d’avance 
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble, 
Émerveillés de toi, 
Père, 
Nous n’avons pour seule offrande 
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre, 
Du goût de vivre en toi, 
Père, 
Nous n’avons pas d’autres vivres 
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce, 
Comment chanter pour toi, 
Père, 
Si nos cœurs ne veulent battre 
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève 
Le jour connu de toi, 
Père ; 
Que ton Fils dans l’homme achève 
La victoire de la croix !

 

HYMNE : FRAPPE À MA PORTE

Frappe à ma porte, 
Toi qui viens me déranger. 
Frappe à ma porte, 
Tu viens me ressusciter.

R/ Je ne sais ni le jour ni l’heure, 
Mais je sais que c’est toi, Seigneur.

Frappe à ma porte 
Tout le vent de ton Esprit. 
Frappe à ma porte 
Le cri de tous mes frères.

Frappe à ma porte
Le cri de tes affamés.
Frappe à ma porte
La chaîne du prisonnier.

Frappe à ma porte,
Toi, la misère du monde.
Frappe à ma porte
Le Dieu de toute ma joie.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Tu demandes à l’humanité, Dieu Créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la Création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service.

 

Parole de Dieu : (Jdt 8, 25-26a.27b)… (Office des Laudes).
Rendons grâce au Seigneur Notre Dieu qui nous éprouve comme nos pères. Rappelez-vous tout ce qu’il a fait avec Abraham et combien il a éprouvé Isaac et tout ce qui arriva à Jacob. C’est pour les avertir que Le Seigneur flagelle ceux qui s’approchent de Lui.

 

Parole de Dieu : (1 Th 3, 12-13)… (Office des Vêpres).
Que Le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un Amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
Et qu’ainsi il vous établisse fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu Notre Père, pour le jour où Notre Seigneur Jésus viendra avec tous les Saints.

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