Eucharistie du Mardi 30 Janvier 2018 : Mardi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Mardi 30 Janvier 2018 : Mardi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Fête de Sainte Bathilde, reine de France et Moniale à Chelles (vers 630-✝ 680).
Fête de Saint Mutien Marie Wiaux, Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1917).
Fête de Sainte Martine, vierge et martyre († 226).
Fête de la Bienheureuse Maria Bolognesi, laïque et mystique (1924-1980).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Deuxième livre de Samuel 18,9-10.14b.24-25a.30-32.19,1-3… Psaume 86(85),1-2.3-4.5-6… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
Commentaire d’Origène (v. 185-253), Prêtre et théologien.
Autre commentaire de l’Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Mardi 30 Janvier 2018 : Fête de Sainte Bathilde, reine de France et Moniale à Chelles (vers 630-✝ 680).
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Sainte Bathilde, reine de France et Moniale.

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Mardi 30 Janvier 2018 : Fête de Saint Mutien Marie Wiaux, Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1917).
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Saint Mutien Marie Wiaux.

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Mardi 30 Janvier 2018 : Fête de Sainte Martine, vierge et martyre († 226).
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Sainte Martine.

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Mardi 30 Janvier 2018 : Fête de la Bienheureuse Maria Bolognesi, laïque et mystique (1924-1980).
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Bienheureuse Maria Bolognesi.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Deuxième livre de Samuel 18,9-10.14b.24-25a.30-32.19,1-3.
Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer. 
Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe. » 
Joab lui dit : « Je ne vais pas perdre mon temps avec toi ! » Et il se saisit de trois épieux qu’il planta dans le cœur d’Absalom, encore vivant au milieu du térébinthe. 
David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait. 
Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi dit : « S’il est seul, c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer. » Tandis que l’homme continuait d’approcher, 
Le roi lui dit : « Écarte-toi et tiens-toi là. » Il s’écarta et attendit. 
Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara : « Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui, en t’arrachant aux mains de tous ceux qui se dressaient contre toi. » 
Le roi demanda : « Le jeune Absalom est-il en bonne santé ? » Et l’Éthiopien répondit : « Qu’ils aient le sort de ce jeune homme, les ennemis de mon seigneur le roi, et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal ! » 
Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalom, mon fils ! mon fils ! » 
On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom. » 
La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée, car elle apprit ce jour-là que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.

 

Psaume 86(85),1-2.3-4.5-6.
Écoute, Seigneur, réponds-moi, 
car je suis pauvre et malheureux. 
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, 
sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi. 

Prends pitié de moi, Seigneur, 
toi que j'appelle chaque jour. 
Seigneur, réjouis ton serviteur : 
vers toi, j'élève mon âme ! 

Toi qui es bon et qui pardonnes, 
plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent, 
écoute ma prière, Seigneur, 
entends ma voix qui te supplie.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds 
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. 
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – 
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… 
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 
Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » 
Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 
Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » 
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » 
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. 
Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 

Commentaire du jour.
Origène (v. 185-253), Prêtre et théologien.
Homélie 4 sur le Lévitique, PG 12,442-443 (trad. cf SC 286)

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée »

À propos de l'offrande des premiers fruits de la terre, la Loi disait : « Tout ce qui y touche se trouvera consacré » (Lv 6,11).
Le Christ immolé est le Sacrifice unique et parfait, dont tous les sacrifices de l'ancienne Loi étaient le symbole et la préfiguration.
Celui qui touche la Chair de ce Sacrifice est immédiatement sanctifié : s'il est impur, il est purifié ; s'il est blessé, sa blessure est guérie.

C'est bien ainsi que l'a compris la femme qui souffrait d'un flux de sang... Parce qu'elle a compris qu'il y avait là en vérité la Chair du Saint des Saints, elle s'est approchée.
Elle n'ose pas toucher la Chair même, car elle n'avait pas encore saisi ce qui est parfait ; mais elle a touché la frange du vêtement qui touchait cette Chair très sainte.
Et parce qu'elle touchait avec Foi, « une force est sortie » de l'humanité du Christ, pour la purifier de son impureté et la guérir de sa maladie...

Ne crois-tu pas donc que ce texte de la Loi doit s'entendre ainsi : Si quelqu'un touche la Chair de Jésus avec les dispositions que nous venons de dire, si avec toute sa Foi, toute son obéissance, il s'approche de Jésus comme du Verbe fait Chair, celui-là a touché la vraie Chair du Sacrifice et il est sanctifié.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_38
Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne).

«Ma fille, ta Foi t'a sauvée. Va en Paix et sois guérie de ton mal»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente deux miracles de Jésus qui nous parlent de la Foi de deux personnes bien différentes.
Aussi bien Jaïre -l'un des chefs de la synagogue- que cette femme malade font preuve d'une grande Foi: Jaïre est sûr que Jésus peut guérir sa fille; la femme est certaine qu'en frôlant le vêtement de Jésus elle sera libérée d'une très grave maladie.
Et Jésus, parce que ces personnes ont la Foi, leur concède la grâce qu'elles étaient venues chercher.

La première, ce fut elle, qui pensait qu'elle n'était pas digne que Jésus lui dédiât un instant, qui n'osait pas déranger le Maître ni ces juifs importants.
Sans bruit, elle s'approche et, touchant la frange du manteau de Jésus, elle "arrache" sa guérison, ce qu'elle remarque aussitôt dans son corps.
Mais Jésus, qui sait ce qui s'est passé, ne veut pas la laisser partir sans lui adresser un mot: «Ma fille, ta Foi t'a sauvée. Va en Paix et sois guérie de ton mal» (Mc 5,34).

De Jaïre, Il demande une Foi encore plus grande. Comme l'avait déjà fait Dieu avec Abraham dans l'Ancien Testament, il exige une Foi contre toute Espérance, la Foi des choses impossibles.
L'on communiqua à Jaïre la terrible nouvelle que sa petite fille venait de mourir. Nous pouvons nous imaginer la grande douleur qui dût l'envahir alors, et peut-être la tentation du désespoir.
Et Jésus, qui avait entendu, lui dit: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Et comme les antiques patriarches, croyant contre toute espérance, il vit comment Jésus rendait la vie à sa fille bien-aimée.

Deux grandes leçons de Foi pour nous. À partir des pages de l'Évangile, Jaïre et l'hémorroïsse, comme tant d'autres, nous parlent de la nécessité d'avoir une Foi inébranlable.
Nous pouvons faire nôtre cette belle exclamation évangélique: «Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité» (Mc 9,24).

 

HYMNE : POUR QUE L'HOMME SOIT UN FILS

Pour que l'homme soit un fils à son image, 
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage, 
Son amour nous voyait libres comme lui.

Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.

Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.

Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.

 

HYMNE : BÉNI DE DIEU

Béni de Dieu 
En qui le Père se complaît, 
Tu es venu 
baptiser l’homme dans ta mort, 
Et le Jourdain baigna ton corps. 
Ô viens, Seigneur Jésus ! 
Justice du Royaume ; 
Que nous chantions pour ton retour :

R/Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Rocher nouveau
D’où sort le Fleuve de la vie,
Tu es venu
abreuver ceux qui croient en toi,
Et tu laissas s’ouvrir ton cœur.
Ô viens, Seigneur Jésus
Fontaine intarissable ;
Que nous chantions pour ton retour : 

R/Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple ! 

 

HYMNE : SEIGNEUR, AU SEUIL DE CETTE NUIT

Seigneur, au seuil de cette nuit, 
Nous venons te rendre l’esprit 
Et la confiance. 
Bientôt nous ne pourrons plus rien ; 
Nous les mettons entre tes mains 
Afin qu’en toi nos vies demain 
Prennent naissance. 

Ce jour en train de décliner, 
Tu nous donnes de le tourner 
Vers le mystère 
Qui fit le premier soir avant 
La première aube sur les temps, 
Et chaque soir au soir suivant 
Dit ta lumière. 

Rappelle-toi lorsque tu vins 
Dans le vent de nuit au jardin 
De la genèse, 
Afin que l'homme trouve au cœur 
Un nouveau jour, plus intérieur, 
Qui le rappelle à son Seigneur, 
Quand l’autre baisse. 

Tu ne l’as pas abandonné ; 
Ton esprit de feu dans la nuée
Resta fidèle. 
Et puis le ciel s’est découvert, 
Quand tu pris chair de notre chair, 
Quand tu donnas à l’univers 
Sa nuit nouvelle. 

Surtout, Jésus, rappelle-toi,
Descendant encore plus bas,
À la mort même :
Puisque tout est renouvelé,
Laisse ce soir nos cœurs aller
Dans cette paix que tu promets
À ceux qui t’aiment.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Augmente en nous la Foi, Seigneur, fais-nous la grâce de tenir, dans ce monde, notre devoir de louange et de service.

 

Parole de Dieu : (Is 55, 1)… (Office des Laudes).
Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer ; venez acheter du vin et du lait, sans argent et sans rien payer.

 

Parole de Dieu : (Col 3, 16)… (Office des Vêpres).
Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie Sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.

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