Eucharistie du Dimanche 22 Juillet 2018 : Seizième Dimanche du Temps Ordinaire (Année B).

Eucharistie du Dimanche 22 Juillet 2018 : Seizième Dimanche du Temps Ordinaire (Année B).

L’Église Célèbre la Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ, appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.).

La Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.
(Mais la Célébration du Seizième Dimanche du Temps Ordinaire a la préséance sur la Fête de Sainte Marie-Madeleine).


Fête de Saint Wandrille, Abbé à Fontenelle (✝ 668).
Fête de la Bienheureuse María Inés Teresa du Très Saint Sacrement, vierge et Fondatrice (1904-1981).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre de Jérémie 23,1-6… Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6… Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,13-18… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34.
Commentaire de Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), Moine, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
Autre commentaire de l’Abbé David AMADO i Fernández (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Dimanche 22 Juillet 2018 : Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ, appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.).
La Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ.

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Dimanche 22 Juillet 2018 : Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ, appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.).
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Fête de Sainte Marie-Madeleine.

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Dimanche 22 Juillet 2018 : Fête de Saint Wandrille, Abbé à Fontenelle (✝ 668).
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Saint Wandrille, Abbé à Fontenelle.

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Dimanche 22 Juillet 2018 : Fête de la Bienheureuse María Inés Teresa du Très Saint Sacrement, vierge et Fondatrice (1904-1981).
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Bienheureuse María Inés Teresa du Très Saint Sacrement.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 23,1-6.
Quel malheur pour vous, pasteurs ! Vous laissez périr et vous dispersez les brebis de mon pâturage – oracle du Seigneur !
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël, contre les pasteurs qui conduisent mon peuple : Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, et vous ne vous êtes pas occupés d’elles. Eh bien ! Je vais m’occuper de vous, à cause de la malice de vos actes – oracle du Seigneur.
Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis de tous les pays où je les ai chassées. Je les ramènerai dans leur enclos, elles seront fécondes et se multiplieront.
Je susciterai pour elles des pasteurs qui les conduiront ; elles ne seront plus apeurées ni effrayées, et aucune ne sera perdue – oracle du Seigneur.
Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice.
En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »

 

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j'habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,13-18.
Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34.
En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

Commentaire du jour.
Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), Moine, Docteur de l'Église.
Commentaire sur l'Évangile de Marc, 2 ; CCL 120, 510 (trad. cf Delhougne, Les Pères commentent, p. 270)

« Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu »

« Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. »
Les apôtres ne sont pas seuls...; il y a d'autres disciples de Jésus et des disciples de Jean Baptiste...
 « Jésus leur dit : 'Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu' ».

Pour faire comprendre combien il était nécessaire d'accorder du repos aux disciples, l'Évangéliste poursuit en disant : « De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger ».
Cette fatigue de ceux qui enseignaient, ainsi que l'ardeur de ceux qui se laissaient instruire, montrent bien ici comme on était heureux en ce temps-là.

Si seulement la providence de Dieu faisait de même encore à notre époque, et qu'un grand nombre de fidèles se pressait autour des ministres de la Parole pour les entendre, sans même leur laisser le temps de reprendre des forces !...
Si l'on réclamait d'eux à temps et à contretemps la parole de Foi et le Ministère du Salut, ils brûleraient du désir de méditer eux-mêmes les préceptes de Dieu et de les mettre sans cesse en pratique, de sorte que leurs actes ne démentent pas leurs enseignements.

« Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart »... Les gens les ont suivis. En toute hâte ils ont pris la route du désert, non sur des ânes ou des véhicules de tout genre, mais à pied, et ils ont montré, par cet effort personnel, quel grand soin ils avaient de leur Salut.
En retour, Jésus a accueilli ces gens fatigués.
Comme sauveur et médecin plein de puissance et de bonté, il a instruit les ignorants, guéri les malades et nourri les affamés, manifestant ainsi quelle grande Joie lui procure l'Amour des croyants.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.carmel.asso.fr/16eme-Dimanche-T-O-Marc-6-30-34.html
Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).

Comme des brebis sans berger

Tout joyeux, les Douze reviennent de leur première mission. Selon les consignes de Jésus ils étaient partis deux par deux pour proclamer partout qu’il fallait se convertir, pour chasser les démons et guérir des malades.
Et les voilà de retour, heureux de la confiance que Jésus leur a faite, mais harassés de fatigue après cette longue tournée.

Se reposer sur place est impossible : les gens vont et viennent sans arrêt pour voir Jésus et causer avec lui.
Mais Jésus, en vrai chef, a vu le problème, et il prend les devants : « Venez dans un lieu désert pour vous reposer un peu ». Et tous ensembles partent, en barque, vers un lieu tranquille à l’écart de la foule.

Une journée de repos en communauté avec Jésus, voilà bien une grâce à ne pas manquer !
Jésus le premier se réservait des moments de gratuité pour la prière, et il semble bien qu’il ait voulu en inculquer l’habitude aux disciples.

À y bien réfléchir, ces initiatives de Jésus se reposant ou faisant reposer ses disciples cachent une sorte de mystère, qui rejoint celui de l’Incarnation.
Jésus est entouré, serré, harcelé du matin au soir ; les disciples n’ont même pas le temps de manger, pour faire face à toutes les visites ; les gens, les pauvres, les malades sont là, qui se pressent et qui attendent, et Jésus s’en va, emmenant sa petite troupe avec lui !

Donc Jésus accepte les contraintes de la prudence élémentaire. Il sait par expérience qu’il faut tenir longtemps et que les forces hu­maines ont des limites ; et sagement, pour mieux assurer la mission, il fait repos avec ses missionnaires.
Mais ce ne sera pas un repos banal, une simple détente où l’on oublie tout souci et toute peine.

Ce sera le repos avec Lui, pour l’écouter et pour lui confier tout, le repos qu’il promet à tous les hommes qui se tournent vers Lui avec confiance.
« Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur. » (Mt 11,28s).

Et nous retrouvons les douze disciples dans la barque, à l’école de Jésus, se reposant en l’écoutant et en lui racontant tout ce qu’ils ont fait, tout ce qu’ils ont enseigné.

Mais sur les collines avoisinant le lac, les pauvres n’ont pas quitté des yeux la barque de Jésus qui s’éloignait.
En voyant quelle direction elle prenait, beaucoup ont compris en quel endroit Jésus menait son équipe.
Et quand il débarque avec les siens, au lieu de trouver la tranquillité, la paix, le silence reposant, il découvre sur la côte une foule de gens venus à pied de toute la région, des malades et des pauvres accourus pour être guéris ou soulagés, et aussi des hommes et des femmes arrivés rien que pour entendre Jésus parler du Royaume de Dieu.

En voyant ces milliers d’assoiffés, Jésus éprouve pour eux une immense pitié. Et ce qui le bouleverse surtout, c’est que tous ces gens n’ont personne pour les prendre en charge, personne pour les guider, personne pour prévoir leur bonheur et pour organiser leurs efforts, personne pour penser l’avenir avec eux.
Il les voit tous, là sur la berge, comme des brebis sans berger, avec, dans les yeux et dans le cœur, une immense espérance.

Et Jésus se rappelle les textes des Prophètes où Dieu promettait à son peuple des pasteurs dignes de ce nom : « Je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis, je les ramènerai dans leurs prairies. Je susciterai sur elles des pasteurs qui les feront paître. Elles n’auront plus ni crainte ni terreur, et aucune n’ira se perdre ! » (Jér 23,3s)

Puis Jésus, Berger modèle, commence sur place à leur donner la nourriture essentielle : sa Parole. Longuement il leur parle du Père, de son Amour et de sa Volonté.
Et à la fin de la journée, parce qu’il a pitié de leur fatigue et de leur faim, il les nourrit tous en multipliant cinq petits pains et deux poissons séchés.
Quant aux disciples, ils reprennent du service. Cinq mille hommes à nourrir, sans compter les femmes et les enfants : cela fait plus de quatre cents personnes par Apôtre !
Quelle journée, Seigneur ! Ils se croyaient en vacances avec Jésus, et Jésus Lui-même les remet au travail, comme s’il voulait leur faire comprendre ses propres soucis de Berger : « le bon Berger donne sa vie pour ses brebis ».

Ainsi la retraite n’aura duré que quelques heures, juste le temps d’une traversée, juste le temps de se reprendre et de se refaire avec Jésus, auprès de Jésus, entre une mission harassante et une autre encore plus urgente.

Il en va de même, mes Sœurs, de notre Vie Contemplative. Les haltes de Paix, Jésus nous les donne de loin en loin, comme il veut, quand il veut, mais sans interrompre vraiment notre vie d’humilité, de dévouement, de service fraternel.
Et quand il nous accorde ainsi des moments de reprise et de joie, c’est pour nous fortifier en vue du témoignage qu’il nous demande.

Cette Eucharistie que nous allons maintenant Célébrer, c’est la traversée que Le Seigneur nous offre, entre deux journées de service intensif ; c’est un moment fraternel d’accueil de la Parole, d’ouverture à la Vie de Dieu ; c’est l’heure privilégiée où Jésus vient refaire nos forces.

Cette assemblée, c’est la barque de Jésus où, pour un moment, nous oublions tout autre souci que sa présence et son Amour.
Mais dans quelques instants, nourris du Pain de Dieu, nous accosterons dans notre quotidien, et Jésus aura besoin de nos bras et de notre cœur.
Fr. Jean-Christian Lévêque, o. c. d.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_143
Abbé David AMADO i Fernández (Barcelona, Espagne).

«Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu»

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à découvrir l'importance de se reposer dans Le Seigneur.
Les apôtres retournaient de la mission que Jésus leur avait confiée.
Ils avaient expulsé des démons, ils avaient guéri des malades et ils avaient prêché l'Évangile.
Ils étaient fatigués et Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31).

Une des tentations à laquelle peut succomber n'importe quel Chrétien est celle de vouloir faire beaucoup de choses et négliger le rapport avec Le Seigneur.
Le catéchisme nous rappelle qu'à l’heure de la Prière, un des plus grands dangers est de penser qu'il y a d'autres choses plus urgentes à faire et nous finissons par négliger la relation avec Dieu.
C'est pour cela que Jésus dit à ses disciples, qui ont beaucoup travaillé, qui sont fatigués et qui sont heureux car tout s'est bien passé, qu'il faut se reposer.

L'Évangile nous dit qu'ils «partirent donc dans la barque pour un endroit désert» (Mc 6,33).
Afin de faire une bonne prière il faut au moins deux choses: la première est d'être avec Jésus, car c'est avec Lui qu'on va parler.
Il faut nous assurer de sa présence. Pour cela tout moment de prière commence généralement, et c'est le plus dur, par la prise de conscience de la présence de Dieu.
Prendre conscience que nous sommes avec Lui.
La deuxième chose est la solitude qui est nécessaire. Si nous voulons parler avec quelqu'un, avoir une conversation intime et profonde, nous choisissons la solitude.

Saint Pierre Julien Eymard recommandait de se reposer dans Le Seigneur après la Communion.
Et il mettait en garde du danger de remplir notre action de grâces avec des paroles ou des phrases que nous connaissons par cœur.
Il disait qu'après avoir reçu le Corps du Christ, le mieux était de rester un moment silencieux pour reprendre des forces et laisser Jésus nous parler dans le silence de notre cœur.
Parfois au lieu de Lui raconter nos projets c'est mieux de laisser Jésus nous instruire et nous donner du courage.

 

HYMNE : VOICI LA NUIT

Voici la nuit, 
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour, 
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau, 
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.

Voici la nuit, 
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant, 
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair, 
Dieu transformait tous nos déserts 
En Terre d'immortels printemps. 

Voici la nuit, 
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps, 
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié, 
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort. 

Voici la nuit, 
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus, 
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux, 
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.

Voici la nuit, 
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu, 
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons, 
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !

 

HYMNE : Ô PÈRE DES SIÈCLES DU MONDE

Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du Premier-né de ton amour.

C’est lui qui pour toi fit éclore,
C’est lui qui devant toi chantait
L’aurore,
Quand il n’était pas d’homme encore
Pour avoir part à sa beauté.

Par lui tout demeure en genèse,
Nos jours dans leur vieillissement
Se dressent
À leur éveil vers sa jeunesse,
Car il se lève à l’Orient.

C’est lui qui sans cesse ranime,
C’est lui qui sur les temps maintient
Cette hymne
Émerveillée dès l’origine
Devant l’ouvrage de tes mains.

Voici la nouvelle lumière
Montant au plus secret des corps ;
Ô Père,
Envoie le souffle sur la terre
Du Premier-né d’entre les morts.

 

HYMNE : PEUPLES, CRIEZ DE JOIE

Peuples, criez de joie
Et bondissez d’allégresse :
Le Père envoie son Fils
Manifester sa tendresse ;
Ouvrons les yeux :
Il est l’image de Dieu
Pour que chacun le connaisse.

Loué soit notre Dieu, 
Source et Parole fécondes : 
Ses mains ont tout créé 
Pour que nos cœurs lui répondent ; 
Par Jésus Christ, 
Il donne l’être et la vie : 
En nous sa vie surabonde.

Loué soit notre Dieu 
Qui ensemence la terre 
D’un peuple où son Esprit 
Est plus puissant que la guerre ; 
En Jésus Christ, 
La vigne porte du fruit 
Quand tous les hommes sont frères.

Loué soit notre Dieu 
Dont la splendeur se révèle 
Quand nous buvons le vin 
Pour une terre nouvelle ; 
Par Jésus Christ, 
Le monde passe aujourd’hui 
Vers une gloire éternelle.

Peuples, battez des mains
Et proclamez votre fête :
Le Père accueille en lui
Ceux que son Verbe rachète ;
Dans l’Esprit Saint
Par qui vous n’êtes plus qu’un,
Que votre joie soit parfaite !

 

Oraison du matin (Office des Laudes)Propre à Sainte Marie-Madeleine.
Seigneur Notre Dieu, c'est à Marie Madeleine que Ton Fils bien-aimé a confié la première annonce de la Joie pascale ; accorde-nous, à sa Prière et à son exemple, la grâce d'annoncer Le Christ ressuscité et de le Contempler un jour dans ta Gloire.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (2 Tm 2, 8.11-13)… (Office des Laudes).
Souviens-toi de Jésus-Christ, le descendant de David : il est ressuscité d’entre les morts. Voici une parole sûre : si nous sommes morts avec Lui, avec Lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec Lui nous régnerons.
Si nous le rejetons, Lui aussi nous rejettera.
Si nous sommes infidèles, Lui, il restera fidèle, car il ne peut se rejeter Lui-même.

 

Parole de Dieu : (He 12, 22-24)… (Office des Vêpres).
Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la cité du Dieu vivant, la Jérusalem Céleste, vers des milliers d’anges en fête, et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les Cieux.
Vous êtes venus vers Dieu, le Juge de tous les hommes, et vers les âmes des Justes arrivés à la perfection.
Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une Alliance nouvelle, et vers son Sang répandu sur les hommes, son Sang qui parle plus fort que celui d’Abel.

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