Eucharistie du Dimanche 29 Juillet 2018 : Dix-septième Dimanche du Temps Ordinaire (Année B).

Eucharistie du Dimanche 29 Juillet 2018 : Dix-septième Dimanche du Temps Ordinaire (Année B).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare et de Marie-Madeleine († vers l'an 81).

(Mais la Célébration du Dix-septième Dimanche du Temps Ordinaire a la préséance sur la mémoire de Sainte Marthe).

Fête de Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine, Ressuscité par Jésus 1er Évêque de Marseille (Ier s.).
Fête du Bienheureux Urbain II, Pape (157ème) de 1088 à 1099 (✝ 1099).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Deuxième livre des Rois 4,42-44… Psaume 145(144),10-11.15-16.17-18… Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
Commentaire de Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autres commentaires de l’Abbé Manuel SÁNCHEZ Sánchez (Sevilla, Espagne).
Commentaire personnel sur Sainte Marthe à partir des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Sainte marthe 11

Dimanche 29 Juillet 2018 : Fête de Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare et de Marie-Madeleine († vers l'an 81).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus.

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Dimanche 29 Juillet 2018 : Fête de Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine, Ressuscité par Jésus, 1er Évêque de Marseille (Ier s.).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Lazare, disciple de Jésus.

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Dimanche 29 Juillet 2018 : Fête du Bienheureux Urbain II, Pape (157ème) de 1088 à 1099 (✝ 1099).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureux Urbain II, Pape.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Deuxième livre des Rois 4,42-44.
En ces jours-là, un homme vint de Baal-Shalisha et, prenant sur la récolte nouvelle, il apporta à Élisée, l’homme de Dieu, vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac. Élisée dit alors : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »
Son serviteur répondit : « Comment donner cela à cent personnes ? » Élisée reprit : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent, car ainsi parle le Seigneur : On mangera, et il en restera. »
Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta, selon la parole du Seigneur.

 

Psaume 145(144),10-11.15-16.17-18.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6.
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

Commentaire du jour.
Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 24,1 ; CCL 36, 244 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 272)

« Il drape les Cieux de nuées, il prépare la pluie à la terre ; il fait germer l'herbe sur les monts et les plantes au service de l'homme » (Ps 146,8)

Les miracles accomplis par Notre Seigneur Jésus Christ sont vraiment des œuvres divines. Ils disposent l'intelligence humaine à connaître Dieu à partir de ce qui est visible, puisque nos yeux sont incapables de le voir en raison même de sa nature.
En plus, les miracles que Dieu opère pour gouverner l'univers et organiser toute sa création ont tellement perdu de leur valeur à force de se répéter, que presque personne ne prend la peine de remarquer quelle œuvre merveilleuse et étonnante il réalise dans n'importe quelle petite graine de semence.

C'est pourquoi, dans sa bienveillance, il s'est réservé d'accomplir au moment choisi certaines actions en dehors du cours habituel des choses. Ainsi, ceux qui tiennent pour négligeables les merveilles de tous les jours restent stupéfaits à la vue d'œuvres qui sortent de l'ordinaire et cependant ne l'emportent pas sur celles-là.
Gouverner l'univers est en vérité un miracle plus grand que de rassasier cinq mille hommes avec cinq pains ! Et pourtant personne ne s'en étonne...
Qui, en effet, nourrit aujourd'hui encore l'univers sinon Celui qui, avec quelques grains, crée les moissons ?

Le Christ a donc agi en Dieu. C'est par sa puissance divine qu'il fait sortir d'un petit nombre de grains de riches moissons ; c'est par cette même puissance qu'il a multiplié les cinq pains. Les mains du Christ étaient pleines de puissance ; ces cinq pains étaient comme des semences non jetées en terre mais multipliées par Celui qui a fait le Ciel et la Terre.

 

Autre commentaire du jour.
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

« Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Le parallèle entre la première lecture et l’Évangile de ce jour est patent. Au-delà du fait de la multiplication des pains, que ce soit le serviteur d’Élisée ou l’apôtre André, les deux posent au bout du compte une même question à leur maître :
« Que représente cette quantité infime de pain qui est en notre possession devant la nécessité de nourrir tous ces hommes qui n’ont rien à manger ? »
Derrière cette interrogation, s’en trouve une autre d’une portée plus large : « Que peut représenter la misérable contribution humaine face aux innombrables nécessités spirituelles et matérielles des hommes ? »
C’est peut-être la question devant laquelle nous mettent les lectures de ce 17ème Dimanche du temps ordinaire.

Vingt pains d’orge et quelques grains frais d’un côté, cinq pains et deux poissons de l’autre, les deux contributions paraissent bien petites, voire même insuffisantes.
Dieu ne regarde pourtant pas la quantité que nous pouvons apporter. Pour Lui, l’essentiel est que nous fournissions quelque chose.
Il est ici primordial que Dieu ne veuille pas faire sans la contribution humaine a fortiori lorsqu’il est question du Salut.
Et c’est bien de cela dont il s’agit dans la multiplication des pains telle que nous la présente Saint Jean annonçant le Sacrement de notre Salut.
En effet, sans donner d’emblée une interprétation Eucharistique à ce geste, il n’en demeure pas moins que l’on peut établir un rapprochement du verset de Saint Jean avec celui du récit de l’institution de l’Eucharistie en Saint Luc :
« Ayant pris le pain, ayant rendu grâces, il le rompit et le donna ».
Nous pouvons même ajouter que la mission conférée par Jésus aux disciples de « ramasser les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu » semble être bien davantage qu’un souci de ne pas gaspiller la nourriture et paraît donner une perspective sacramentelle de l’événement qui ne sera cependant pleinement explicitée que dans la troisième partie de ce chapitre six, appelée communément le « discours du Pain de vie ».

Pour en revenir à notre fil rouge, nous voyons combien Dieu veut que nous participions activement à la rédemption de l’humanité qui commence par le partage bien concret de nos biens avec ceux qui en ont besoin.
En effet, la route de la rédemption est celle du don et de l’abandon confiant entre les mains du Père.
C’est précisément ce que nous lisons dans la Passion du Christ. Comme Jésus, le Chrétien est appelé à se lancer sans peur sur le chemin du don parce que le soutien divin ne lui fera jamais défaut.
A celui qui cherche avec générosité et sincérité à actualiser le Royaume de Dieu et qui garde les yeux fixés sur Le Seigneur, l’aide de Dieu arrivera toujours à temps : « Les yeux sur toi, tous, ils espèrent : tu leur donnes la nourriture au temps voulu ; tu ouvres ta main : tu rassasies avec bonté tout ce qui vit » (cf. Psaume).

Pour avancer sur le chemin de la rédemption, il faut être pauvre c’est-à-dire faire l’épreuve que ce ne sont pas nos talents ou richesses humaines qui seront pour nous les meilleurs alliés mais bien plutôt une confiance indéfectible en Celui qui est notre unique richesse.
Tout ce que nous possédons humainement sera toujours insuffisant mais en même temps c’est bien de cela dont il nous faut partir pour ne pas tomber dans le quiétisme ou le providentialisme.
S’en remettre à la Providence ne consiste pas à s’abandonner aveuglément aux courants de la vie en espérant que Dieu interviendra en se manifestant spectaculairement au moment opportun.
Se fier à la Providence c’est chercher de toutes ses forces à actualiser le règne de Dieu et sa justice en croyant que rien de nous manquera si nous demeurons dans la docilité à la volonté du Seigneur.

Quel chemin de conversion ! Partir de ce que nous avons mais en même temps reconnaître que sans Dieu nous ne pourront rien faire.
Avouons qu’il est bien plus facile soit de tout prendre en main et le danger est grand de faire notre volonté et non pas celle de Dieu, soit de tout renvoyer à Dieu dans une pseudo-docilité qui risque fort de n’être qu’une déresponsabilisation.

« Seigneur, tu nous appelles à participer à la rédemption de notre monde. Pour ce faire, nous qui avons bénéficié de ta Miséricorde, tu nous invites à être tes mains et ta voix auprès de tous les exclus de notre temps, de tous ceux qui souffrent la maladie physique, morale ou spirituelle.
Pour être ainsi les canaux de ton Amour rédempteur auprès des hommes de notre temps, puissions-nous être attachés à toi par une Foi vivante comme le sarment est lié au cep de la vigne. »
Frère Élie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_152
Abbé Pere CALMELL i Turet (Barcelona, Espagne).

«Une grande foule le suivait»

Aujourd'hui, nous pouvons contempler comment se forge en notre intérieur tant l'amour humain que l'amour surnaturel, maintenant que nous avons un même cœur pour aimer Dieu et les autres.

Généralement, l'amour s'ouvre dans le cœur humain au fur et à mesure quand on découvre l'attrait de l'autre, sa sympathie, sa bonté.
C'est le cas de «l'homme qui a cinq pains d'orge et deux poissons» (Jn 6,9). Il donne à Jésus tout ce qu'il possède, les pains et les poissons, car il s'est laissé conquérir par l'attrait de Jésus. —Ai-je découvert l'attrait du Seigneur?

Ensuite, le fruit de se sentir aimer est celui de tomber amoureux. L'Évangile dit que «une grande foule le suivait parce qu'elle avait vu les signes qu'Il accomplissait en guérissant les malades» (Jn 6,2). Jésus les écoutait, leur prêtait attention, car Il connaissait leur besoins.

Jésus-Christ a un grand attrait pour moi et Il veut ma réalisation humaine et surnaturelle. Il m’aime comme je suis, avec mes misères, car je demande son pardon et, avec son aide, je continue à faire de mon mieux.

«Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi, alors de nouveau il se retira, tout seul dans la montagne» (Jn 6,15).
Le lendemain Il leur dira: «Amen, amen je vous le dit vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasié» (Jn 6,26).
Saint Augustin écrivait: «Combien y en a-t-il qui cherchent Jésus, guidé simplement par intérêts temporels! (…) A peine cherche-t-on Jésus pour Jésus».

La plénitude de l'Amour est l'amour de se donner, quand on recherche le bien de son aimé, sans rien espérer en retour, même si c'est au prix d'un sacrifice personnel.

Aujourd'hui je peux Lui dire: «Seigneur, Toi qui nous fait participer au miracle de l'Eucharistie: nous te demandons de ne pas te cacher, de vivre avec nous, que nous puissions te voir, te toucher, te sentir, que nous ayons toujours envie d'être à tes côtés, que tu sois le Roi de nos vies et de notre travail» (Saint Josemaría).

Jesus marthe et marie 11 2

Commentaire personnel sur Sainte Marthe
à partir des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.

Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Je voudrais revenir sur un passage d’Évangile (Luc 10,38-42.) qui suscite beaucoup de commentaires et voir ce qu’en dit Jésus Lui-même au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.
Il faut réaliser que cette rencontre a lieu peu après la conversion de Marie-Magdeleine, où de la fameuse prostituée de Magdala, elle est devenue la disciple de Jésus.
Marie-Magdeleine ayant découvert de quel immense Amour Dieu l’aime (Lui, l’infiniment Pur, alors qu’elle-même vivait dans la pourriture), au travers de la découverte de Jésus, n’a qu’un seul désir, passer son temps à découvrir l’Amour de Dieu par tout ce que Jésus peut lui révéler dans ses paroles.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 5, chapitre 67 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…
"Marthe, Marthe, tu te soucies de beaucoup de choses"

Marthe survient toute essoufflée : "Tu es encore ici, Marie ? Et moi je me fais tant de soucis !...
L'heure avance. Les invités seront bientôt là, et il y a tant à faire.
Les servantes sont au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l'eau de menthe et de miel à préparer..."

Marie écoute tant soit peu les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue de regarder Jésus sans bouger de place.

Marthe réclame l'aide de Jésus : "Maître, regarde comme je suis échauffée. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, Toi, de m'aider." 

Marthe est vraiment fâchée.
Jésus la regarde avec un sourire qui est à moitié doux, à moitié un peu ironique, ou plutôt moqueur.
Marthe s'offense un peu : "Je parle sérieusement, Maître. Regarde-la comment elle est oisive pendant que je travaille. 
Et elle est ici à regarder..."

Jésus prend un air plus sérieux : "Ce n'est pas de l'oisiveté, Marthe. C'est de l'Amour. L'oisiveté, c'était avant
Et tu as tant pleuré pour cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus agile ma démarche pour la sauver pour Moi et la rendre à ton honnête affection. 

Voudrais-tu lui disputer l'amour qu'elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu alors qu'elle soit loin d'ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de Moi ? 
Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu'elle (et Jésus lui met la main sur la tête), venue de si loin, t'a surpassée en amour ? 
Dois-je donc dire qu'elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l'amour ? 
Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! Maintenant c'est une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. 

Elle a été tellement tourmentée... Maintenant, sortie du cauchemar, elle regarde autour d'elle et en elle, et elle se découvre nouvelle et elle découvre un monde nouveau
Laisse-la s'en donner la sécurité. C'est avec son "nouveau" qu'elle doit oublier le passé et se conquérir l'éternité... 
Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l'adoration. Il aura une récompense celui qui aura donné un pain à l'apôtre et au prophète, mais double récompense aura celui qui aura oublié même de se nourrir pour m'aimer, parce qu'il aura eu l'esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites. 

Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, il n'y en a qu'une seule. Mais c'est celle qui suffit à son esprit et surtout à son Seigneur qui est aussi le tien. 
Laisse tomber les choses inutiles. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part. Celle qui ne lui sera jamais ôtée. 
Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu'elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la Charité. Elle restera toujours. 
Elle seule, souveraine. 
Marie, elle l'a choisie, elle l'a prise comme écu et comme bourdon. Avec elle, comme sur des ailes d'anges, elle arrivera dans mon Ciel."

Marthe, mortifiée, baisse la tête et s'en va.
"Ma sœur t'aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur..." dit Marie pour l'excuser.

"Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d'être purifiée, comme s'est purifiée cette eau, de sa façon de penser humaine. 
Regarde comme l'eau est redevenue limpide pendant que nous parlions. 
Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Toi... toi, par la sincérité de ton repentir..."
"Non, par ton pardon, Maître. Mon repentir ne suffisait pas pour laver mon grand péché..." 

"Il suffisait et il suffira pour toutes tes sœurs qui t'imiteront. Pour tous les pauvres infirmes de l'esprit. 
Le repentir sincère est un filtre qui purifie; l'amour ensuite est la substance qui préserve de toute nouvelle souillure. 
Voilà la raison pour laquelle ceux que la vie a rendus adultes et pécheurs pourront redevenir innocents comme des enfants et entrer comme eux dans mon Royaume. 
Allons maintenant à la maison. Que Marthe ne reste pas trop dans sa douleur. Apportons-lui notre sourire d'Ami et de sœur."

Jésus dit :
"Il n'est pas besoin de commentaire. La parabole de l'eau est un commentaire pour l'opération du repentir dans les cœurs.

Tu as ainsi le cycle complet de Marie-Magdeleine. De la mort à la Vie. 
C'est la plus grande ressuscitée de mon Évangile. Elle est ressuscitée de sept morts. Elle est revenue à la Vie. 
Tu l'as vue comme une plante à fleur relever de la fange la tige de sa nouvelle fleur de plus en plus haut, et puis fleurir pour Moi, répandre ses parfums pour Moi, mourir pour Moi. 
Tu l'as vue pécheresse, puis assoiffée s'approchant de la Source, puis repentie, puis pardonnée, puis aimante, puis penchée avec pitié sur le Corps inerte de son Seigneur, puis servante de la Mère, qu'elle aime parce que c'est ma Mère, enfin pénitente sur le seuil de son Paradis.

Âmes qui craignez, apprenez à ne pas craindre de Moi en lisant la vie de Marie de Magdala.
Âmes qui aimez, apprenez d'elle à aimer avec une séraphique ardeur.
Âmes qui avez erré, apprenez d'elle la Science qui prépare au Ciel.
Je vous bénis tous pour vous aider à vous élever.

 

HYMNE : AU COMMENCEMENT

Au commencement 
Etait le Verbe !
Il était en Dieu ! 
Il était Dieu ! 
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Il était la Vie, 
Notre lumière. 
La lumière luit 
Dans notre nuit !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Qui croit en son nom 
A Dieu pour Père !
Qui l'aura reçu 
Ne mourra plus ! 
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Le Verbe fait chair, 
Parmi les hommes 
A manifesté 
La vérité ! 
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Nous tenons de Lui 
Grâce sur grâce !
Il a révélé 
Le Dieu caché ! 
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Et par Jésus Christ, 
Le Fils unique,
Un jour, de nos yeux, 
Nous verrons Dieu ! 
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

 

HYMNE : N’ALLONS PLUS NOUS DÉROBANT

N’allons plus nous dérobant
À l’Esprit qui régénère :
Le Seigneur est ressuscité !
Un sang neuf coule aux artères
Du corps entier.
La nuit du temps
Se change en lumière :
L’homme était mort, il est vivant.

N’allons plus à contre-voie
De Celui qui nous entraîne :
Le Seigneur est ressuscité !
Dans sa chair monte, soudaine,
L’éternité.
Il rend leur poids
Aux jours, aux semaines,
Les achemine vers la joie.

N’allons plus sans feu ni lieu
Quand Jésus nous accompagne :
Le Seigneur est ressuscité !
Le voici pain sur la table
Des baptisés.
Présent de Dieu
Offert en partage :
Christ aujourd’hui ouvre nos yeux.

Nous irons portant plus haut
Notre foi dans la victoire :
Le Seigneur est ressuscité !
L’univers chante la gloire
Des rachetés.
Le feu et l’eau
Emportent l’histoire,
Dieu nous appelle avec l’Agneau

 

HYMNE : RESTE AVEC NOUS, SEIGNEUR JÉSUS

Reste avec nous, Seigneur Jésus, 
Toi, le convive d’Emmaüs ; 
Au long des veilles de la nuit, 
Ressuscité, tu nous conduis.

Prenant le pain, tu l’as rompu, 
Alors nos yeux t’ont reconnu, 
Flambée furtive où notre cœur 
A pressenti le vrai bonheur.

Le temps est court, nos jours s’en vont,
Mais tu prépares ta maison ;
Tu donnes un sens à nos désirs,
À nos labeurs un avenir.

Toi, le premier des pèlerins,
L’étoile du dernier matin,
Réveille en nous, par ton amour,
L’immense espoir de ton retour.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)Propre à Sainte Marthe.
Dieu éternel et tout-puissant, puisque Ton Fils acceptait l'hospitalité que Sainte Marthe lui offrait dans sa maison, apprends-nous, à son exemple, à servir Le Christ en chacun de nos frères pour que tu nous reçoives dans la demeure des Cieux.

 

Parole de Dieu : (Ap 7, 10.12)… (Office des Laudes).
Le Salut est donné par Notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l’Agneau ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à Notre Dieu pour les siècles des siècles. Amen !

 

Parole de Dieu : (2 Co 1, 3-4)… (Office des Vêpres).
Béni soit Dieu, Le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de Tendresse, Le Dieu de qui vient tout réconfort.
Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu.

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