Eucharistie du Jeudi 31 Mai 2018 : L’Église Célèbre la Fête de la Visitation.

Eucharistie du Jeudi 31 Mai 2018 : L’Église Célèbre la Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à Élisabeth, sa parente.

Fête de Sainte Battista (Camilla) Varano, Fondatrice du Monastère de Camerino (1458 -✝ 1524).
Fête de Saint Félix de Nicosie, Frère lai (Frère  Mineur) chez les Capucins de Sicile (1715-1787).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre de Sophonie 3,14-18a… Livre d'Isaïe 12,2.3.4abcd.4e-5.6… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-56.
Commentaire de Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Benoît XVI, Pape de 2005 à 2013
Autre commentaire de Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape.
Autre commentaire de Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), Prêtre, Fondateur.
Autre commentaire de Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Ermite et Missionnaire au Sahara.
HOMÉLIE DE SAINT BÈDE LE VÉNÉRABLE : Marie exalte Le Seigneur.
Autre commentaire de Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí, Évêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Fete de la visitation 23

Jeudi 31 Mai 2018 : Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à Élisabeth, sa parente.
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Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie.

61 visitation

Jeudi 31 Mai 2018 : Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à Élisabeth, sa parente.
En complément, pour voir mon commentaire personnel (en 3 parties) sur cette grande Fête, aller dans le menu déroulant à « Réflexion personnelle n°38 » ou sur le lien suivant :
Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à Élisabeth.

St baptista varano

Jeudi 31 Mai 2018 : Fête de Sainte Battista (Camilla) Varano, Fondatrice du Monastère de Camerino (1458 -✝ 1524).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Battista (Camilla) Varano.

San felice da nicosia di noe marullo mistretta

Jeudi 31 Mai 2018 : Fête de Saint Félix de Nicosie, Frère lai (Frère  Mineur) chez les Capucins de Sicile (1715-1787).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Félix de Nicosie.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Sophonie 3,14-18a.
Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem !
Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n'as plus à craindre le malheur.
Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !
Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie,
comme aux jours de fête. » J'ai écarté de toi le malheur, pour que tu ne subisses plus l'humiliation.

 

Livre d'Isaïe 12,2.3.4abcd.4e-5.6.
Voici le Dieu qui me sauve : 
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. 
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; 
il est pour moi le salut. 

Exultant de joie, 
vous puiserez les eaux 
aux sources du salut. 

Ce jour-là, vous direz : 
« Rendez grâce au Seigneur, 
proclamez son nom, 
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » 

Redites-le : « Sublime est son nom ! » 
Jouez pour le Seigneur, 
il montre sa magnificence, 
et toute la terre le sait. 

Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, 
car il est grand au milieu de toi, 
le Saint d’Israël !

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-56.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

 

Commentaire du jour.
Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 19-27 ; PL 15, 1559 ; SC 45 (trad. Orval rev.)

Magnifier Le Seigneur et tressaillir en Dieu.

L'Ange avait annoncé à la Vierge Marie des choses mystérieuses. Pour affermir sa Foi par un exemple, il lui fait part de la maternité prochaine d'une femme âgée et stérile, preuve que tout ce qui plaît à Dieu lui est possible (Lc 1,37).
Dès qu'elle a entendu cela, Marie a gagné les montagnes...dans l'allégresse de son désir, dans sa fidélité à rendre service et dans la hâte de sa Joie... : la grâce du Saint-Esprit ignore les lenteurs...
Tout de suite se manifestent les bienfaits de la venue de Marie et de la présence du Seigneur : « L'enfant tressaillit dans le sein d'Élisabeth, et elle fut remplie de l'Esprit-Saint »...

« Heureuse, dit-elle, toi qui as cru ! » Heureux vous aussi qui avez entendu et cru, car toute âme qui a la Foi conçoit et enfante la Parole de Dieu et reconnaît son œuvre.
Que réside en chacun l'âme de Marie pour glorifier Le Seigneur, en chacun l'esprit de Marie pour tressaillir en Dieu !
Si Le Christ n'a qu'une mère selon la chair, Le Christ est le fruit de tous selon la Foi, car toute âme peut recevoir le Verbe de Dieu pourvu du moins qu'elle soit pure et débarrassée du péché.
Toute âme parvenue à cet état magnifie Le Seigneur comme l'âme de Marie a magnifié Le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur.
Nous lisons ailleurs : « Magnifiez Le Seigneur avec moi » (Ps 33,4). 

Le Seigneur est magnifié non parce que la voix humaine lui ajoute quelque chose, mais parce qu'il grandit en nous.
Car Le Christ est l'image de Dieu (2Co 4,4; Col 1,15), et c'est pourquoi, si quelqu'un agit avec dévotion et justice, il fait grandir en lui cette image de Dieu — à la ressemblance de qui il a été créé (Gn 1,26) — et en la faisant grandir, il est élevé en une sorte de participation à sa grandeur.

 

Commentaire du jour.
Benoît XVI, Pape de 2005 à 2013
Discours du 31/05/2006 devant la grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

Là où arrive Marie, Jésus est présent

En la Fête de la Visitation de ce jour, comme dans toutes les pages de l'Évangile, nous voyons Marie docile aux desseins divins et dans une attitude d'Amour prévoyant pour ses frères.
En effet, l'humble jeune fille de Nazareth, encore surprise de ce que lui a annoncé l'Ange Gabriel – c'est-à-dire qu'elle sera la Mère du Messie promis – apprend que sa parente âgée, Élisabeth, attend elle aussi un enfant dans sa vieillesse.
Sans hésiter, elle se met en chemin, souligne l'Évangéliste (cf. Lc 1, 39), pour arriver « en hâte » à la maison de sa cousine et se mettre à sa disposition dans un moment de nécessité particulière.

Comment ne pas remarquer que, dans la rencontre entre la jeune Marie et Élisabeth, désormais âgée, le protagoniste caché est Jésus ?
Marie le porte dans son sein comme dans un Tabernacle sacré et l'offre comme le don le plus grand à Zacharie, à son épouse Élisabeth et également à l'enfant qui se développe dans le sein de celle-ci.
« Dès l'instant – dit la mère de Jean-Baptiste – où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (Lc 1, 44).

Là où arrive Marie, Jésus est présent. Celui qui ouvre son cœur à la Mère rencontre et accueille le Fils et il est envahi par sa Joie.
Jamais la véritable dévotion mariale ne dissimule ni ne diminue la Foi et l'Amour pour Jésus Christ Notre Sauveur, unique médiateur entre Dieu et les hommes.
Au contraire, se confier à la Vierge représente une voie privilégiée, vécue par de nombreux Saints, pour se placer à la suite du Seigneur de façon plus fidèle.
Confions-nous donc à Elle avec un abandon filial !

 

Commentaire du jour.
Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape.
Encyclique « Dives in Misericordia » §9 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana).

« Son Amour Miséricordieux s’étend d’âge en âge »

« Je chanterai sans fin les Miséricordes du Seigneur » (Ps 88,2). Dans ce chant pascal de l'Église, résonnent dans la plénitude de leur contenu prophétique les paroles prononcées par Marie durant sa visite à Élisabeth :
« Sa Miséricorde s'étend de génération en génération. »
Dès l'instant de l'Incarnation, ces paroles ouvrent une nouvelle perspective de l'histoire du Salut.
Après la Résurrection du Christ, cette perspective devient historique et acquiert un sens eschatologique.
Depuis ce moment de nouvelles générations dans l'immense famille humaine se succèdent en nombre croissant, et se succèdent aussi de nouvelles générations du peuple de Dieu, marquées du signe de la Croix et de la Résurrection…, le mystère Pascal du Christ, révélation absolue de cette Miséricorde que Marie proclamait sur le seuil de la maison de sa cousine…

Mère du crucifié…, Marie est celle qui connaît le plus profondément le mystère de la Miséricorde Divine. Elle en sait le prix, et sait combien il est grand.
En ce sens, nous l'appelons Mater misericordiae, Mère de la Miséricorde…, capable de découvrir, d'abord à travers les événements complexes d'Israël puis à travers ceux qui concernent tout homme et toute l'humanité, cette Miséricorde à laquelle tous participent « d’âge en âge », selon le dessein éternel de la Très Sainte Trinité…

Mère du Crucifié et du Ressuscité…, ayant expérimenté la Miséricorde d'une manière exceptionnelle, elle « mérite » dans la même mesure cette Miséricorde tout au long de son existence terrestre, et particulièrement au pied de la Croix de son Fils…
Ensuite, par sa participation cachée mais en même temps incomparable à la tâche messianique de son Fils, elle a été appelée d'une manière spéciale à rendre proche des hommes cet Amour qu'il était venu révéler : Amour qui se manifeste le plus concrètement envers ceux qui souffrent, les pauvres, les prisonniers, les aveugles, les opprimés et les pécheurs, ainsi que le dit Le Christ (Lc 4,18; 7,22).

 

Commentaire du jour.
Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), Prêtre, Fondateur.
Homélie du 04/05/1957 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 264).

« Comment ai-je ce Bonheur que la mère de Mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? »

Le Christ nous presse (cf 2Co 5,14) : chacun de vous doit être non seulement apôtre, mais apôtre d'apôtres, qui entraîne les autres, qui les incite à faire connaître Jésus-Christ eux aussi.
Certains se demanderont peut-être comment, de quelle manière, ils peuvent communiquer cette connaissance du Christ aux autres.
Je vous répondrai : avec naturel, avec simplicité, en vivant exactement comme vous le faites au milieu du monde, adonnés que vous êtes à votre travail professionnel et au soin de votre famille...
La vie ordinaire peut être sainte et remplie de Dieu ; le Seigneur nous appelle à sanctifier nos tâches habituelles, parce que là aussi réside la perfection Chrétienne. Pensons-y..., en Contemplant la vie de Notre Dame.

N'oublions pas que la presque totalité des journées que Marie a passées sur cette terre se sont déroulées d'une manière bien semblable aux journées de millions d'autres femmes, consacrées elles aussi à leur famille, à l'éducation de leurs enfants, aux tâches du foyer à mener à bien.
De tout cela, Marie sanctifie jusqu'au plus petit détail, à ce que beaucoup considèrent à tort comme insignifiant et sans valeur : le travail de chaque jour, les attentions à l'égard des personnes aimées, les conversations ou les visites de parents ou d'amis. Vie ordinaire Bénie, qui peut être tellement pleine d'Amour pour Dieu !

Car voilà ce qui explique la vie de Marie : son Amour. Un Amour poussé à l'extrême, jusqu'à l'oubli total de soi, toute contente qu'elle était de se trouver à sa place, là où Dieu la voulait, dans l'accomplissement total de la Volonté Divine.
C'est pourquoi le plus petit de ses gestes n'est jamais banal, mais apparaît, au contraire, comme plein de signification.
Marie, notre Mère, est pour nous un exemple et un chemin.
Il nous appartient d'essayer d'être comme elle, dans les circonstances précises où Dieu a voulu que nous vivions.

 

Autre commentaire du jour.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Ermite et Missionnaire au Sahara.
Considérations sur les fêtes de l'année, 02/07 (Nouvelle Cité 1987,  p. 471).

« Marie se mit en route rapidement ».

Marie ma mère, c'est à la fois une de vos fêtes et une des fêtes de Jésus aujourd'hui : comme la Purification qui est surtout la Présentation de Jésus, la Visitation est une de vos très douces fêtes, mais c'est plus encore la fête de Notre Seigneur, car c'est Lui qui agit en vous et par vous.
La Visitation c'est « la Charité du Christ vous pressant » (2Co 5,14), c'est Jésus qui, à peine est-il entré en vous, a soif de faire d'autres saints et d'autres heureux.
Par l'Annonciation, il s'est manifesté et donné à vous, il vous a sanctifiée merveilleusement.
Cela ne lui suffit pas : dans son Amour pour les hommes, il veut tout de suite se manifester et se donner par vous à d'autres, il veut en sanctifier d'autres, et il se fait porter par vous chez Saint Jean Baptiste...
Ce que va faire la Sainte Vierge dans la Visitation, ce n'est pas une visite à sa cousine pour se consoler et s'édifier mutuellement par le récit des merveilles de Dieu en elles ; c'est encore moins une visite de charité matérielle pour aider sa cousine dans les derniers mois de sa grossesse et dans ses couches.
C'est bien plus que cela : elle part pour sanctifier Saint Jean, pour lui annoncer la bonne nouvelle..., non par ses paroles, mais en portant en silence Jésus auprès de lui...
Ainsi font les Religieux et Religieuses voués à la Contemplation dans les pays de mission...
Ô ma mère, faites que nous soyons fidèles à notre mission, à notre si belle mission, que nous portions fidèlement au milieu de ces pauvres âmes plongées « dans l'ombre de la mort » (Lc 1,79) Le Divin Jésus.

 

HOMÉLIE DE SAINT BÈDE LE VÉNÉRABLE

Marie exalte Le Seigneur.

Mon âme exalte le Seigneur ; exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Le sens premier de ces mots est certainement de confesser les dons que Dieu lui a accordés, à elle, Marie, spécialement ; mais elle rappelle ensuite les bienfaits universels dont Dieu ne cesse jamais d’entourer la race humaine.

L’âme glorifie Le Seigneur quand elle consacre toutes ses puissances intérieures à louer et à servir Dieu ; quand, par sa soumission aux préceptes Divins, elle montre qu’elle ne perd jamais de vue sa puissance et sa majesté.

L’esprit exulte en Dieu Son Sauveur, quand il met toute sa Joie à se souvenir de Son Créateur dont il espère le Salut éternel.

Ces mots, sans doute, expriment exactement ce que pensent tous les Saints, mais il convenait tout spécialement qu’ils soient prononcés par la Bienheureuse Mère de Dieu qui, comblée d’un privilège unique, brûlait d’un Amour tout spirituel pour celui qu’elle avait eu la joie de concevoir en sa chair.
Elle avait bien sujet, et plus que tous les Saints, d’exulter de Joie en Jésus — c’est-à-dire en Son Sauveur — car celui qu’elle reconnaissait pour l’auteur éternel de notre Salut, elle savait qu’il allait, dans le temps, prendre naissance de sa propre chair, et si véritablement qu’en une seule et même personne serait réellement présent son fils et son Dieu.

Car le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son Nom ! Pas une allusion à ses mérites à elle.
Toute sa grandeur, elle la rapporte au don de Dieu qui, subsistant par essence dans toute sa puissance et sa grandeur, ne manque pas de communiquer grandeur et courage à ses fidèles, si faibles et petits qu’ils soient en eux-mêmes.

Et c’est bien à propos qu’elle ajoute : Saint est son Nom, pour exhorter ses auditeurs et tous ceux auxquels parviendraient ses paroles, pour les presser de recourir à l’invocation confiante de son Nom.
Car c’est de cette manière qu’ils peuvent avoir part à l’éternelle sainteté et au Salut véritable, selon le texte prophétique :
Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé. C’est le Nom dont elle vient de dire : Exulte mon esprit en Dieu Mon Sauveur.

Aussi est-ce un usage excellent et salutaire, dont le parfum embaume la Sainte Église, que celui de chanter tous les jours, à Vêpres, le cantique de la Vierge.
On peut en attendre que les âmes des fidèles, en faisant si souvent mémoire de l’incarnation du Seigneur, s’enflamment d’une plus vive ferveur, et que le rappel si fréquent des exemples de sa sainte Mère les affermisse dans la vertu.
Et c’est bien le moment, à vêpres, de revenir à ce chant, car notre âme, fatiguée de la journée et sollicitée en sens divers par les pensées du jour, a besoin, quand approche l’heure du repos, de se rassembler pour retrouver l’unité de son attention.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/V_15
Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí, Évêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne).

Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi Mon Père

Aujourd'hui nous contemplons la Visite de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth. Aussitôt qu'elle eut appris que Dieu Le Père l'avait choisi pour être la Mère du Fils de Dieu et que sa cousine Élisabeth avait aussi reçu le don de la maternité, Marie partit avec décision dans la montagne pour féliciter sa cousine, partager avec elle la joie d'avoir reçu le don de la maternité et se mettre à son service.

La salutation de la Mère de Dieu fait tressaillir d'allégresse l'enfant qu'Élisabeth porte dans ses entrailles.
La Mère de Dieu, qui est enceinte de Jésus, est la cause de cette Joie. La maternité est un don de Dieu qui suscite la Joie.
Les familles se réjouissent à l'annonce d'une nouvelle vie. La naissance du Christ produit certainement «une grande Joie» (Lc 2,10).

Malgré ce, la maternité n'est pas vraiment appréciée de nos jours. Fréquemment, on lui oppose d'autres intérêts superficiels, qui ne sont qu'une manifestation de complaisance et d'égoïsme.
Les éventuels renoncements qu'entraîne l'amour paternel et maternel effrayent beaucoup de couples mariées qui, à cause des biens qu'ils ont reçus de Dieu, devraient être plus généreux et dire “oui” à de nouvelles vies d'une façon plus responsable.
Trop de familles ne sont plus des “sanctuaires de la vie”. Jean Paul II constate que la contraception et l'avortement «sont des maux qui s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun».

Pendant neuf mois, Élisabeth n'a pas quitté la maison, et elle songeait: «Voilà ce que Le Seigneur a fait pour moi» (Lc 1,25).
Et Marie disait: «Mon âme exalte le Seigneur (...) parce qu'Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,46.48).
La Vierge Marie et Élisabeth apprécient et sont reconnaissantes pour l'œuvre que Dieu a fait en elles: la maternité!
Les Catholiques doivent retrouver le sens de la Vie comme don sacré de Dieu aux hommes.

 

HYMNE : VIERGE MARIE, MESSAGÈRE

Vierge Marie,
messagère d'une joyeuse nouvelle,
tu parcours les monts de Judée,
et sur tes pas la création s'éveille :
Celui que l'univers ne peut contenir
demeure en toi,
l'ancien monde se prépare au printemps !

R/La racine de Jessé fleurira,
l'arbre de vie donnera son fruit.

Chante et réjouis-toi, Vierge Marie,
le Seigneur a visité son peuple.

Élisabeth court à la rencontre de la joie,
elle te salue, comblée de grâce.

La vérité germe de la terre,
et Jean tressaille d'allégresse.

Fille d'Abraham, Mère du Messie,
nous te proclamons bienheureuse.

 

HYMNE : ÉMERVEILLÉE DE LA PROMESSE

Émerveillée de la promesse,
Élisabeth laisse chanter l'Esprit :
son enfant a bondi d'allégresse.
Voici Marie : le Seigneur vient !

R/Mère du Sauveur,
partage-nous ta joie, alléluia !

Bénie sois-tu, fille d'Israël,
car tu accueilles la Parole éternelle.

Bénie sois-tu, humble servante,
car le Seigneur a comblé ta pauvreté.

Bénie sois-tu, Mère de l'Emmanuel,
car tu viens visiter notre demeure.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu tout-puissant, tu as inspiré à la Vierge Marie, qui portait en elle Ton propre Fils, de visiter sa cousine Élisabeth ; accorde-nous d’être dociles au souffle de L’Esprit afin de pouvoir nous aussi te magnifier éternellement.

 

Parole de Dieu : (Jl 2, 27 ; 3, 1a)… (Office des Laudes).
Vous saurez que Moi, je suis au milieu d’Israël, que je suis Le Seigneur Votre Dieu, et qu’il n’y en a pas d’autre.
Mon peuple ne connaîtra plus jamais de déception. Je répandrai mon esprit sur toute créature, vos fils et vos filles deviendront prophètes.

 

Parole de Dieu : (1 P 5, 5b-7)… (Office des Vêpres).
Revêtez-vous tous d’humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa Grâce.
Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous élève quand le Jugement viendra.
Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis puisqu’il s’occupe de vous.

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