Eucharistie du Mardi 15 Mai 2018 : Mardi de la 7ème semaine de Pâques.

Eucharistie du Mardi 15 Mai 2018 : Mardi de la 7ème semaine de Pâques.

Fête de Saint Isidore, le Laboureur, patron de la ville de Madrid et des laboureurs (1070-1130).
Fête de Sainte Jeanne de Lestonnac, Fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame (✝ 1640).
Fête de la Bienheureuse Zofia Czeska Maciejowska, Religieuse et Fondatrice polonaise des « Vierges de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie » (1584-1650).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 20,17-27... Psaume 68(67),10-11.20-21... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
Commentaire de Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Évêque, Théologien et Martyr.
Autre commentaire du Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), Abbé Cistercien.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Mardi 15 Mai 2018 : Fête de Saint Isidore, le Laboureur, patron de la ville de Madrid et des laboureurs (1070-1130).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Isidore, le Laboureur.

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Mardi 15 Mai 2018 : Fête de Sainte Jeanne de Lestonnac, Fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame (✝ 1640).
Sa Congrégation la Fête le 15 Mai, alors que le Martyrologe romain la Fête le 02 Février, jour de sa naissance au Ciel.

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » en date du 02 Février, ou sur le lien suivant :
Sainte Jeanne de Lestonnac.

Bse zofia czeska maciejowska

Mardi 15 Mai 2018 : Fête de la Bienheureuse Zofia Czeska Maciejowska, Religieuse et Fondatrice polonaise des « Vierges de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie » (1584-1650).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureuse Zofia Czeska Maciejowska.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 20,17-27.
En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous, car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu. »

 

Psaume 68(67),10-11.20-21.
Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

 

Commentaire du jour.
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Évêque, Théologien et Martyr.
Contre les hérésies, IV, 14 (trad. SC 100, p. 537 rev.)

« Ainsi...il donnera la Vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Au commencement ce n'était pas parce qu'il avait besoin de l'homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer ses bienfaits.
Car non seulement avant Adam, mais avant même la Création, Le Verbe glorifiait Le Père, tout en demeurant en Lui, et il était glorifié par Le Père, comme il le dit Lui-même : « Père, glorifie-moi de la Gloire que j'avais auprès de Toi avant le commencement du monde ».

Ce n'était pas davantage parce qu'il avait besoin de notre service qu'il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le Salut. Car suivre Le Sauveur c'est avoir part au Salut, comme suivre la lumière c'est avoir part à la lumière.

Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et rendus resplendissants par elle ; loin de lui apporter quoi que ce soit, ils bénéficient de la lumière et en sont illuminés.
Ainsi en va-t-il du service envers Dieu ; notre service n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas besoin du service des hommes ; mais, à ceux qui le servent et qui le suivent, Dieu donne la Vie, l'incorruptibilité et la Gloire éternelle...

Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, Lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service.
Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le service de Dieu.
C'est pourquoi Le Seigneur disait à ses disciples : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c’est Moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16).
Il indiquait par-là que ce n'étaient pas eux qui le glorifiaient en le suivant, mais que, pour avoir suivi Le Fils de Dieu, ils étaient glorifiés par Lui.
« Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec Moi, afin qu'ils contemplent ma Gloire » (Jn 17,24).

 

Commentaire du jour.
Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), Abbé Cistercien.
Sermon pour l'Ascension, 1-2 : PL 185, 153-155 (trad. Orval rev. ; cf SC 202, p. 273).

«  À l'heure où Jésus passait de ce monde à Son Père..., il pria ainsi »

Le Seigneur a prononcé cette prière la veille de sa Passion. Mais il n'est pas hors de propos de l'appliquer au jour de l'Ascension, au moment où il allait quitter définitivement ses « petits enfants » (Jn 13,33), qu'il confiait à Son Père.
Lui, qui au Ciel enseigne et dirige la multitude des anges qu'il a créés, s'était attaché sur la Terre un « petit troupeau » (Lc 12,32) de disciples pour les instruire tandis qu'il était présent dans la chair, jusqu'au moment où, leur cœur s'étant élargi, ils pourraient être conduits par L'Esprit.
Il aimait ces tout-petits d'un Amour digne de sa grandeur. Il les avait détachés de l'amour de ce monde ; il les voyait renoncer à tout espoir d'ici-bas et ne dépendre que de Lui seul. Cependant tant qu'il vivait avec eux dans son corps, il ne leur a pas prodigué à la légère les marques de son affection : il s'est montré avec eux plus ferme que tendre, comme il convient à un maître et à un père.

Mais lorsque le moment est venu de les quitter, il semble vaincu par la tendre affection qu'il leur portait, et il ne peut plus leur dissimuler l'immensité de sa douce Bonté...
D'où ces mots : « Comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'au bout » (Jn 13,1).
Car il a répandu alors en quelque sorte toute la force de son Amour pour ses amis avant de se répandre Lui-même comme de l'eau pour ses ennemis (Ps 21,15).
Il leur a livré le Sacrement de son Corps et de son Sang et leur a prescrit de le Célébrer. Je ne sais pas ce qu'il faut admirer le plus : sa puissance ou sa Charité, lorsqu'il a inventé cette nouvelle manière de demeurer avec eux pour les consoler de son départ.

 

Autre commentaire du jour.
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Jésus leva les yeux au Ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie Ton Fils afin que Le Fils te glorifie.

La prière commence par “Père”, probablement par le terme familier Abba qui sera adopté par les disciples à la suite du Christ. Marc dit que c’est la façon de prier de Jésus au jardin de Gethsemani (Marc 14,36).
La Gloire du Père et la Gloire du Fils sont intimement reliées. Par la Gloire de Dieu on entend, dans l’Ancien Testament, une manifestation de la grandeur de Dieu comme sa puissance ou sa Providence.

Le Fils a glorifié Le Père d’abord en le faisant connaître: J’ai manifesté ton Nom à ceux que tu as tirés du monde pour me les donner. (Jean 17,6)
Le nom, pour les hébreux, c’est la personne. Ce qu’il a révélé de la personne de Dieu c’est cet aspect de Père et de son Amour qui est allé jusqu’à donner Son Fils.
Il l’a aussi fait “connaître” en donnant aux disciples les paroles que Le Père lui avait données (Jean 17,8).

La Vie éternelle c’est qu’ils te connaissent Toi le seul et vrai Dieu et celui que tu as envoyé. (Jean 17,5)
Or, connaître pour les hébreux ce n’est pas faire une expérience intellectuelle comme de posséder des informations. C’est faire l’expérience d’une présence.
Pour Jésus, faire connaître c’est introduire dans la Vie du Père et faire participer à l’intimité de sa Vie. C’est cela avoir la Vie éternelle.
Par la Passion où il donne sa vie, Jésus glorifie Le Père en montrant jusqu’où va son Amour.

La Gloire du Père et celle du Fils sont intimement reliées. Mais c’est particulièrement par la Passion et la Résurrection que Le Christ retrouve sa Gloire qui est d’être auprès du Père. C’est dans le retour au Père, qu’il retrouve toute sa Gloire.
Donne-moi la Gloire que j’avais auprès de Toi avant le commencement du monde. (Jean 17,5)
Jean Gobeil, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Jésus leva les yeux au Ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie Ton Fils afin que Le Fils te glorifie.

Nous venons de fêter l’Ascension et nous nous dirigeons vers la Pentecôte que nous Célèbrerons Dimanche prochain.
Autrement dit nous sommes dans le temps de l’attente de la réalisation de la promesse faite par Jésus à ses disciples de leur envoyer L’Esprit-Saint.
Au point où nous en sommes du cycle de la Liturgie, nous sommes un peu comme au Cénacle. Le Seigneur est remonté auprès de Son Père tout en nous promettant de ne pas nous laisser orphelins et de revenir vers nous (Jn 14, 18).
Mais nous ne savons pas encore avec précision en quoi consistera ce nouveau mode de présence, purement spirituelle, du Seigneur à nos côtés. Nous savons seulement que « nous allons recevoir dans les jours qui viennent, une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur nous » (Ac 1, 8).

Pour bien comprendre qui est L’Esprit-Saint, la Prière Sacerdotale de Jésus, que nous trouvons dans l’Évangile de ce jour, nous est d’un grand secours et ce, même si la parole « Esprit-Saint » n’y figure à aucun moment.
Regardons d’un peu plus près. Jésus, avant d’entrer dans sa Passion, lève les yeux vers Son Père et commence à s’adresser à Lui en ces termes : « Père, l’heure est venue. Glorifie Ton Fils, afin que Le Fils te glorifie. »
Le Père a glorifié Jésus en le manifestant comme Son Fils par l’exaltation de la Croix et l’Ascension. C’est ce que Jésus lui demandait : « Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de Toi : donne-moi la Gloire que j’avais auprès de Toi dès avant le commencement du monde » (Cf. Évangile).
L’exaltation marque l’avènement de l’heure et en allant au bout de la Mission qui lui a été confiée Jésus glorifie Son Père.
L’Ascension quant à elle nous révèle le sens de la mort du Seigneur : l’abaissement du Fils est en fait une élévation parce que par Lui l’homme a de nouveau accès au Père : « il s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la Croix ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Cf. Ph 2).
A l’Ascension, Le Père se révèle Père en élevant Celui qui s’est pleinement manifesté comme Fils par son Obéissance.

Mais si Jésus demande au Père de le glorifier c’est afin qu’il le glorifie à son tour. Nous touchons ici l’essence de la Mission du Fils : révéler et sanctifier le Nom du Père.
Voilà comment Le Fils glorifiera Le Père : en le révélant et en le sanctifiant. Comment ? Par le don de L’Esprit-Saint.
C’est ici qu’il est capital de remarquer que dans la Prière Sacerdotale de Jésus, il est implicitement fait référence à L’Esprit-Saint chaque fois que l’on parle du don réciproque entre Le Père et Le Fils et du don du Fils aux hommes.
Car la dynamique du don caractérise en propre la troisième personne de la Trinité.

Nous comprenons comment, à la Pentecôte, Le Fils glorifie Le Père, lorsqu’il envoie L’Esprit qui révèle Le Père plein d’Amour et de Tendresse et qui fait que chacune de nos vies se trouve sanctifiée par sa présence aimante et miséricordieuse.
A la Pentecôte, le cœur des croyants, animés par L’Esprit-Saint, peut se tourner vers Celui duquel le péché les avait éloignés et l’appeler à nouveau « Abba, Père… ».

La Liturgie de ce jour nous invite à prier avec insistance tout au long de cette semaine pour que Le Fils glorifie Le Père en chacune de nos vies par le don de L’Esprit-Saint.
Tout procède du Père, qui glorifie Son Fils en lui communiquant sa propre Vie dans L’Esprit.

Le Fils à son tour, grâce au pouvoir qu’il a acquis sur toute chair par son incarnation, glorifie son Église en répandant sur elle ce même Esprit par lequel elle lui est unie, et en Lui au Père. C’est ainsi que la Gloire de Dieu descend du Ciel sur Terre.

Comme les Apôtres qui d’un seul cœur, au Cénacle, participaient fidèlement à la prière avec Marie, désirons-nous ardemment que L’Esprit vienne en nous pour nous glorifier ?
Désirons-nous que le Nom du Père soit sanctifié en chacun de nous, en d’autres termes que « nous soyons saints et immaculés en sa présence, dans l’Amour » (Cf. Ep 1, 4) ?
L’attitude de prière est fondamentale pour recevoir L’Esprit-Saint car elle nous établit dans une totale disponibilité au don de Dieu.

Rappelons-nous aussi que c’est d’abord par son exaltation sur la Croix que Le Père a glorifié Le Fils. Autrement dit, la conséquence s’impose à nous : c’est à travers les souffrances voire les persécutions qui nous seront imposés ici-bas à cause de notre appartenance au Christ que le Père nous glorifiera.
Le Père nous glorifiera parce que dans ces moments d’épreuves nous seront configurés au Christ, devenant à notre tour des fils dans Le Fils. Il nous glorifiera parce qu’il fera reposer sur nous Son Esprit qui fait de nous des fils nous faisant goûter déjà la Vie éternelle qu’il veut nous donner en plénitude.

En retour, notre témoignage glorifiera Le Père car il manifestera à la face du monde le visage de Celui qui donne sens à toute notre Vie, Celui de qui nous venons et vers qui nous allons pour partager sa Vie Divine.
Notre témoignage se fera alors porteur de Vie éternelle pour ceux qui en seront témoins et une fois encore glorifiera le Nom du Père : « la Vie éternelle, c’est de te connaître Toi le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Cf. Évangile).
Frère Élie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_62
Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne).

«Père, l'heure est venue»

Aujourd'hui, l'Évangile de Saint Jean —que nous lisons depuis quelques jours— débute en nous parlant de “l'heure”: «Père, l'heure est venue» (Jn 17,1).
Le moment culminant, la glorification de toute chose, l'offrande ultime du Christ qui se livre pour nous…
“L'heure” est une réalité invisible aux yeux de l'Homme; qui se révèlera au fur et à mesure que la vie de Jésus nous laissera entrevoir la perspective de la Croix.

L'heure est venue? L'heure de quoi? L'heure est venue de connaître le Nom de Dieu, c'est-à-dire son action, la façon avec laquelle il se dirige à l'Humanité, sa façon de nous parler à travers de Son Fils Jésus, qu'il aime.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui, ceux qui connaissent Dieu à travers de Jésus («Je leur ai donné les paroles que tu m'avais données»: Jn 17,8), sommes témoins de la Vie, de la Vie Divine qui grandit en nous en vertu du Sacrement Baptismal.
En Lui nous vivons, nous agissons et nous sommes; en Lui nous trouvons les paroles qui nous nourrissent et nous font grandir; en Lui nous découvrons ce que Dieu veut de nous: la plénitude, la réalisation humaine, une existence qui ne vit pas de vaine gloire personnelle, mais sinon d'une attitude existentielle qui s'appuie en Dieu Lui-même et en sa Gloire.
Comme nous rappelle Saint Irène, «la Gloire de Dieu est que l'homme vive».
Rendons Gloire à Dieu afin que la personne humaine arrive à sa plénitude!

Nous sommes marqués par l'Évangile de Jésus-Christ; travaillons sans cesse pour la Gloire de Dieu, travail qui représente se mettre au service de la Vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui.
Ce qui veut dire: travailler pour une authentique communication humaine, l'authentique bonheur de la personne, encourager la Joie chez les tristes, ressentir la Compassion pour les faibles… En résumé: être ouverts à la Vie (en majuscule).

À travers de L'Esprit, Dieu travaille à l'intérieur de chaque être humain et habite au plus profond de la personne et ne cesse pas de nous encourager à puiser des valeurs de l'Évangile. La Bonne Nouvelle est l'expression du Bonheur libérateur qu'Il veut nous donner.

 

HYMNE : QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT

Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.

 

HYMNE : O NUIT, DE QUEL ÉCLAT TU RESPLENDIS !

Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.

Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La Femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.

Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s'éveille aujourd'hui.

 

HYMNE : ESPRIT COMME UNE SÈVE

Esprit comme une sève

Esprit comme une sève 
irriguant le corps de Marie, 
Esprit comme une sève 
irriguant le tronc de ton peuple, 
tu féconderas notre peu de foi.

R/Souffle de Dieu, donne le jour, 
Souffle de Dieu, donne la vie !

Esprit comme le feu 
élevant la voix des prophètes, 
Esprit comme le feu 
relevant Jésus de la mort, 
tu l'emporteras sur notre péché.

Esprit comme le vent, 
nous ne savons pas d'où tu viens, 
Esprit comme le vent, 
nous ne savons pas où tu vas, 
tu nous donneras de ta liberté.

Esprit comme le vin, 
nous tenons de toi notre soif, 
Esprit comme le vin,
nous tenons de toi notre espoir, 
tu nous rythmeras la fraternité.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu de Puissance et de Miséricorde, nous te supplions d'envoyer Ton Esprit : qu'il habite nos cœurs, et fasse de nous le Temple de sa Gloire.

 

Parole de Dieu : (Ac 13, 30-33)... (Office des Laudes).
Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec Lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es Mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré.

 

Parole de Dieu : (Rm 8, 26-27)... (Office des Vêpres).
L’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit Lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.
Et Dieu, qui voit le fond des cœurs, connaît les intentions de L’Esprit : il sait qu’en intervenant pour les fidèles, L’Esprit veut ce que Dieu veut.

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