Eucharistie du Mercredi 02 Mai 2018 : Mercredi de la 5ème semaine de Pâques.

Eucharistie du Mercredi 02 Mai 2018 : Mercredi de la 5ème semaine de Pâques.

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Saint Athanase, Évêque et Docteur de l'Église, Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Église (v. 295-373).

Fête de Saint Joseph-Marie Rubio Peralta, Prêtre Jésuite « l'apôtre de Madrid » (1864-1929).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 15,1-6... Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
Commentaire de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prédicateur, Fondateur de Communautés Religieuses.
Autre commentaire de Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité.
Autre commentaire de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), Carmélite, Martyre, Co-Patronne de l'Europe.
LETTRE À DIOGNÈTE : Les Chrétiens dans le monde.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Mercredi 02 Mai 2018 : Fête de Saint Athanase, Évêque et Docteur de l'Église, Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Église (v. 295-373).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Athanase, Évêque et Docteur de l'Église.

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Mercredi 02 Mai 2018 : Fête de Saint Joseph-Marie Rubio Peralta, Prêtre Jésuite « l'apôtre de Madrid » (1864-1929).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Joseph-Marie Rubio Peralta.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.
En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères.
À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.

 

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5.
Quelle joie quand on m'a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu'un!
C'est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C'est là qu'Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C'est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 

Commentaire du jour.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prédicateur, Fondateur de Communautés Religieuses.
Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, §61 (Livre de Vie, Évreux, 1996, p.55-56, rev.)

Jésus, notre Tout

[Jésus] est notre unique maître qui doit nous enseigner, notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer, notre unique médecin qui doit nous guérir, notre unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire, notre unique vérité que nous devons croire, notre unique vie qui doit nous vivifier et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire.
Il n'a point été donné d'autre nom sous le Ciel, que le Nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés.
Dieu ne nous a point mis d'autre fondement de notre Salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus-Christ : tout édifice qui n'est pas posé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard.
Tout fidèle qui n'est pas uni à Lui comme une branche au cep de la vigne, tombera, séchera et ne sera propre qu'à être jeté au feu.
Si nous sommes en Jésus-Christ et Jésus-Christ en nous, nous n'avons point de damnation à craindre ; ni les anges de cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne nous peut nuire, parce qu'elle ne nous peut séparer de la Charité de Dieu qui est en Jésus-Christ.

 

Commentaire du jour.
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité.
Something Beautiful for God, p. 64 (trad. cf La Joie du don, p. 70)

« Demeurez en Moi, comme Moi en vous »

Il n'est pas possible de s'engager dans l'apostolat direct si l'on n'est pas une âme de prière. Nous devons être conscients de notre union avec Le Christ, comme il était conscient d'être UN avec Son Père.
Notre activité n'est véritablement apostolique que dans la mesure où nous le laissons travailler en nous et à travers nous avec sa puissance, son désir et son Amour.
Nous devons devenir saints, non pas pour nous sentir en état de sainteté, mais pour que Le Christ puisse pleinement vivre en nous.
Nous sommes appelés à devenir pleinement l'Amour, la Foi, la Pureté, pour les pauvres que nous servons.
Et quand nous aurons appris à chercher Dieu et sa Volonté, nos rapports avec les pauvres deviendront un moyen de grande sanctification pour nous et pour autrui.

Aimez prier : au cours de la journée éprouvez souvent le besoin de prier et prenez la peine de prier.
La prière dilate le cœur jusqu'à la capacité de ce don que Dieu nous fait de Lui-même. « Demandez, cherchez » (Lc 11,9), et votre cœur s'agrandira jusqu'à pouvoir l'accueillir et le garder en vous.

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), Carmélite, Martyre, Co-Patronne de l'Europe.
La Femme et sa destinée, recueil de six conférences (trad. Amiot, Paris 1956, p. 124 ; cf Orval)

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments »

En ce qui concerne l'Église, la conception la plus accessible à l'esprit humain est celle d'une communauté de croyants.
Quiconque croit en Jésus-Christ et en son Évangile et espère en l'accomplissement de ses promesses, quiconque lui est attaché par un sentiment d'amour et obéit à ses commandements, doit être uni à tous ceux qui partagent le même esprit par une profonde communion spirituelle et un attachement d'Amour.
Ceux qui ont suivi Le Seigneur pendant son séjour sur Terre étaient les jeunes premières pousses de la communauté Chrétienne ; ce sont eux qui l'ont répandue et qui ont transmis en héritage dans la suite des temps et jusqu'à nos jours les richesses de Foi d'où ils tiraient leur cohésion.

Mais même une communauté humaine naturelle peut être déjà bien plus qu'une simple association d'individus distincts, elle peut être une entente étroite allant jusqu'à l'unité organique ; ceci est encore plus vrai de la communauté surnaturelle de l'Église.
L'union de l'âme avec Le Christ est autre chose que la communion entre deux personnes terrestres ; cette union, commencée par le Baptême et constamment renforcée par les autres Sacrements, est une intégration et une poussée de sève — comme nous le dit le symbole de la vigne et du cep.
Cet acte d'union avec Le Christ entraîne un rapprochement de membre à membre entre tous les Chrétiens.
Ainsi l'Église prend la figure du Corps Mystique du Christ. Ce Corps est un corps vivant et l'esprit qui l'anime est L'Esprit du Christ qui, partant de la tête, s'écoule vers tous les membres (Ep 5,23.30) ; l'esprit qui émane du Christ est Le Saint-Esprit et l'Église est donc le Temple du Saint-Esprit (Ep 2,21-22).

 

LETTRE À DIOGNÈTE

Les Chrétiens dans le monde.

Les Chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes.
Car ils n'habitent pas de villes qui leur soient propres ; ils n'emploient pas quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n'a rien de singulier.
Leur doctrine n'a pas été découverte par l'imagination ou par les rêveries d'esprits inquiets ; ils ne se font pas, comme tant d'autres, les champions d'une doctrine d'origine humaine.

Ils habitent les cités grecques et les cités barbares suivant le destin de chacun ; ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et le reste de l'existence, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur manière de vivre.

Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s'acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers.
Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n'abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils prennent place à une table commune, mais qui n'est pas une table ordinaire.

Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la Terre, mais ils sont citoyens du Ciel.
Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. Ils aiment tout le monde, et tout le monde les persécute.
On ne les connaît pas, mais on les condamne ; on les tue et c'est ainsi qu'ils trouvent la Vie.

Ils sont pauvres et font beaucoup de riches. Ils manquent de tout et ils ont tout en abondance. On les méprise et, dans ce mépris, ils trouvent leur gloire. On les calomnie, et ils y trouvent leur justification. On les insulte, et ils bénissent. On les outrage, et ils honorent.

Alors qu'ils font le bien, on les punit comme des malfaiteurs. Tandis qu'on les châtie, ils se réjouissent comme s'ils naissaient à la Vie.
Les Juifs leur font la guerre comme à des étrangers, et les Grecs les persécutent ; ceux qui les détestent ne peuvent pas dire la cause de leur hostilité.

En un mot, ce que l'âme est dans le corps, les Chrétiens le sont dans le monde. L'âme est répandue dans tous les membres du corps comme les Chrétiens dans les cités du monde.

L'âme habite dans le corps, et pourtant elle n'appartient pas au corps, comme les Chrétiens habitent dans le monde, mais n'appartiennent pas au monde.
L'âme invisible est retenue prisonnière dans le corps visible; ainsi les Chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu'ils rendent à Dieu demeure invisible.
La chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans que celle-ci lui ait fait de tort, mais parce qu'elle l'empêche de jouir des plaisirs ; de même le monde déteste les Chrétiens, sans que ceux-ci lui aient fait de tort, mais parce qu'ils s'opposent à ses plaisirs.

L'âme aime cette chair qui la déteste, ainsi que ses membres, comme les Chrétiens aiment ceux qui les détestent.
L'âme est enfermée dans le corps, mais c'est elle qui maintient le corps ; et les Chrétiens sont comme détenus dans la prison du monde, mais c'est eux qui maintiennent le monde.

L'âme immortelle campe dans une tente mortelle : ainsi les Chrétiens campent-ils dans le monde corruptible, en attendant l'incorruptibilité du Ciel.
L'âme devient meilleure en se mortifiant par la faim et la soif ; et les Chrétiens, persécutés, se multiplient de jour en jour.
Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu'il ne leur est pas permis de le déserter.

 

Autre commentaire du jour.
http://villaloyola.com/fr/node/36
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

La vigne est souvent une image du peuple d’Israël. Une vigne requiert beaucoup d’ouvrage, de soin et de protection.
Elle est donc une bonne image pour parler du rôle de Dieu dans l’origine, la libération et la protection du peuple d’Israël.
Il était une vigne: tu l’arraches d’Égypte, tu chasses des nations pour la planter; devant elle tu fais place nette, elle prend racine et remplit le pays. (Psaume 80,9-10)

Mais elle a aussi servi d’image de l’infidélité et de l’ingratitude d’Israël. Après tout l’ouvrage et les soins qu’une vigne a demandés elle n’a pas produit les fruits attendus. Isaïe, entre autres, dira qu’Israël est comme cette vigne.

Mon bien-aimé avait une vigne.
Il la bêcha, il l’épierra, il y planta du raisin vermeil.
Au milieu il bâtit une tour, il y creusa même un pressoir.
Il attendait de beaux raisins: elle donna des raisins sauvages. ...
La vigne de Yahvé Sabaoth, c’est la maison d’Israël. ...
Il attendait le droit et voici l’iniquité, la justice et voici les cris.
(Isaïe 5,1-2.7)

Quand Jésus dit: Je suis la vigne, la vraie..., cela signifie que c’est Lui qui donne à Dieu la réponse attendue, les fruits. Il est le véritable Israël.
Il est celui qui donne la Vie au peuple nouveau, aux sarments qui donnent des fruits. Les sarments ne peuvent donner des fruits à moins de demeurer unis à la vigne qui donne la Vie:
En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire. (Jean 15,5)

Le Père est le vigneron. Il purifie la vigne. Il enlève ce qui ne porte pas de fruit. Mais les disciples n’ont pas à craindre, leur dit Jésus.
Vous voici nets et purifiés par cette Parole: Demeurez en Moi comme Moi en vous (15,3-4).

Plus loin, il leur dit: mes Paroles demeurent en vous (15,7).
C’est une présence mystérieuse mais bien réelle. On se rappelle que Jésus est la Parole, le Verbe incarné.
C’est par la Parole que Dieu a créé l’univers. Et Jésus dit que ses paroles demeurent dans ses disciples, que sa présence les purifie pour qu’ils soient reliés à la vigne et portent du fruit.

Mais pour cela, il leur recommande de demeurer en Lui. Les disciples doivent eux-mêmes rester présents à cette mystérieuse présence en eux: ils doivent rester à l’écoute.
Alors ils pourront demander tout ce qu’ils voudront et vous l’obtiendrez (Jean 15,7).
Jean Gobeil, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,5e.dimanche.de.paques,2413.html
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en Moi.

Tout Chrétien, tout disciple de Jésus, dans sa vie, ne peut séparer Foi et Charité. Pour celui qui demeure uni au Christ, les deux vont de pair, s’entraînant et se nourrissant l’une l’autre.
Jésus, Lui-même, illustre cela pour nous dans l’Évangile à travers la parabole de la vigne et des sarments.
Seuls les sarments unis à la vigne véritable qu’est Le Christ peuvent porter un fruit de Charité : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »

Le fait que les sarments soient décrits par Jésus comme étant en Lui souligne qu’ils n’ont d’existence que dans la vigne.
Ainsi le disciple ne vit que dans Le Christ. Les verbes « retrancher » et « émonder » décrivent l’activité du Vigneron qui conditionne la fécondité de la plante.
Le Vigneron, Le Père, source de toute Parole qui sort de la bouche du Fils, émonde au moyen de celle-ci.
C’est ainsi que les disciples, en tant que sarments, ont été émondés par la Parole du Fils et que ce dernier peut leur dire : « déjà vous êtes purs grâce à la Parole que je vous ai fait entendre ». Mais il dépend d’eux de rester attachés à Lui.

C’est à eux qu’il revient de « demeurer en » la vigne, c’est-à-dire d’adhérer fermement et fidèlement à la personne du Christ.
Si le disciple n’existe plus par lui-même parce qu’il puise sa sève dans la vigne, sa vie nouvelle n’en exige pas moins un consentement personnel, jamais achevé.

L’émondage a donc pour but de conduire à une synergie toujours plus grande entre la vigne et le sarment, à une communion toujours plus forte entre Le Christ et le disciple.
Et cette communion se révèle comme l’unique condition pour porter un vrai fruit, un fruit produit tout à la fois par la vigne et le sarment, par Le Christ et le disciple.

Une tentation forte durant le parcours d’une vie est la fatigue de s’être adonné pendant un certain temps à faire le bien autour de soi, fatigue pouvant traduire une certaine désillusion face à un résultat peu conséquent à nos yeux en comparaison du combat mené. On se décourage et on finit peu à peu par se replier sur soi.
En réalité, seul Jésus peut nous donner la persévérance sur le chemin du don de nous-mêmes. Il nous faut ici apprendre à compter sur Celui qui est le roc de nos vies et à nous appuyer sur Lui.
Jésus, Lui-même, nous met en garde : « En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire ».

Solidement attaché au Christ, comme le sarment à la vigne, ne faisant plus qu’un avec Lui, nous serons alors pénétrés tout entier de sa Vie, animés de ses pensées. Nous ne pourrons donc désirer que ce qu’il désire et nous nous verrons alors accorder tout ce que nous demandons !

Mais si Jésus nous invite, comme ses disciples, à demeurer en Lui ce n’est pas simplement pour nous préserver de notre infidélité ou pour nous rappeler que c’est là l’unique condition pour porter du fruit.
C’est aussi pour nous faire comprendre que c’est grâce à nous qu’il peut se rendre concrètement présent aux hommes.
Le sens de l’existence du disciple n’est-il pas de permettre au Christ, en qui il demeure, de se faire tout à tous ?
N’est-ce pas une belle manière de porter du fruit que de permettre cette rencontre entre Notre Seigneur et les âmes vers lesquelles il nous envoie.
Mère Térésa de Calcutta, elle qui était au service des plus pauvres parmi les pauvres, n’hésitait pas à dire : « Le service le plus grand que l’on puisse rendre à quelqu’un est de le conduire à connaître Jésus afin qu’il l’écoute et le suive, parce que seul Jésus peut répondre à la soif de Bonheur du cœur humain pour lequel il a été créé. »
Frère Élie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_42
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).

«Demeurez en Moi, comme Moi en vous»

Aujourd'hui, nous contemplons à nouveau Jésus entouré de ses disciples, dans une ambiance d'intimité. Il leur confie ce qu'on pourrait qualifier comme ses dernières instructions, ce qu'on dit au dernier moment juste avant le départ, et comme tel cela a une force spéciale, car il fait office de testament.

Nous l'imaginons au cénacle. Là, Jésus leur a lavé les pieds, Il leur a annoncé une fois de plus son départ, leur a transmis l'amour fraternel et les a consolés en leur donnant l'Eucharistie ainsi que la promesse de la venue du Saint-Esprit (cf. Jn 14).
En lisant cet Évangile, au chapitre 15, nous trouvons l'exhortation à l'unité dans la Charité.

Le Seigneur ne cache pas à ses disciples les dangers et difficultés qu'ils rencontreront dans le futur: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20).
Mais Il leur conseille de ne pas se laisser abattre ni se sentir opprimés face à la haine du monde:
Jésus renouvelle sa promesse de leur envoyer leur Défenseur, il leur garantit son assistance dans tout ce qu'ils lui demanderont et enfin, Il prie Son Père pour eux, pour nous tous, dans sa Prière Sacerdotale.

Le danger pour nous ne vient pas de l'extérieur: la menace vient de nous-mêmes quand l'amour fraternel parmi les membres du Corps Mystique de Jésus n'est pas présent et quand l'unité n'existe pas entre le Corps et la Tête de ce Corps Mystique.
La recommandation de Jésus est claire: «Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits, car, en dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5).

Les premières générations de Chrétiens avaient conservé une notion vive du besoin de vivre unis par la Charité: voici un témoignage d'un père de l'Église, Saint Ignace d'Antioche: «Courez tous à l'unisson comme un seul temple de Dieu, un seul autel, un seul Christ qui procède d'un seul Père».
Voici encore la recommandation de notre Sainte Mère: «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5).

 

HYMNE : IL EST VIVANT

Il est vivant ! Tu l'as vu la première.
Parle, Marie de Magdala !
- Hors du tombeau, debout dans la lumière,
Il dit : " Marie " ! C'était sa voix !

R/Nous l'avons vu ressuscité,
Nous, témoins de la Vérité !
Il est venu, il reviendra !
Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Le cœur brûlant, vous alliez, près du Maître,
Vers Emmaüs, sur le chemin...
- Nous étions deux ! Il s'est fait reconnaître,
Le soir, à la fraction du pain !

Vous étiez onze, nous dit l'Écriture,
La nuit couvrait Jérusalem...
- Il a paru ! Il montrait ses blessures !
Il a soufflé son Esprit Saint !

Est-ce Jésus, celui qui t'a fait signe
De l'approcher, dis-nous, Thomas ?
- Sur mon Seigneur et mon Dieu, moi, indigne,
J'ai vu les marques de la croix !

Depuis Damas, tu ne peux plus te taire...
Confirme-nous ce que tu crois.
- Moi, Paul, je dis qu'ils étaient cinq cents frères,
Témoins du Christ, tous à la fois !

 

HYMNE : JÉSUS, QUI M'AS BRÛLÉ LE CŒUR

Jésus, qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure
En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard,
Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit : " Où donc irai-je
Si Dieu me manque ? "
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger
Brûlant de Pâques !

 

HYMNE : JOUR DE RÉSURRECTION

Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l'allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons la,
et la ruine de l'enfer.
Louons l'auteur
d'une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons-nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

 

Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Athanase.
Dieu éternel et tout-puissant, tu as choisi l'Évêque Athanase pour défendre la Foi en la Divinité de Ton Fils ; accorde-nous, grâce à son enseignement et sous sa protection, de te connaître toujours mieux pour t'aimer davantage.

 

Parole de Dieu : (Rm 6, 8-11)... (Office des Laudes).
Si nous sommes passés par la mort avec Le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, Le Christ ne meurt plus ; sur Lui la mort n’a plus aucun pouvoir.
Car il est mort, et c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; Lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

 

Parole de Dieu : (He 7, 24-27)... (Office des Vêpres).
Jésus, puisqu’il demeure éternellement, possède le Sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il est en mesure de sauver d’une manière définitive ceux qui s’avancent vers Dieu grâce à Lui, car il vit pour toujours, afin d’intercéder en leur faveur.
C’était bien le Grand-Prêtre qu’il nous fallait : Saint, sans tache, sans aucune faute ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les Cieux.
Il n’a pas besoin, comme les autres Grands-Prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant Lui-même.

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Date de dernière mise à jour : 02/05/2018