Eucharistie du Vendredi 18 Mai 2018 : Vendredi de la 7ème semaine de Pâques.

Eucharistie du Vendredi 18 Mai 2018 : Vendredi de la 7ème semaine de Pâques.

Fête de Saint Félix de Cantalice, Capucin à Rome (1515-1587).

Fête de Saint Éric IX de Suède, roi et martyr, patron de la Suède († 1160).

L’Église Célèbre sa Fête (propre à la Suède), fait mémoire obligatoire (propre à la Norvège), fait mémoire obligatoire (propre à la Finlande), fait mémoire obligatoire (propre pour le Royaume du Danemark) et sa mémoire facultative est au 10 Juillet pour l'Allemagne.

Fête de la Bienheureuse Blandine Merten, Religieuse Ursuline en Allemagne (✝ 1918).

Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 25,13-21... Psaume 103(102),1-2.11-12.19-20ab... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19.
Commentaire de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Jean-Louis D’Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart (Tarragona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint felix de cantalice 11

Vendredi 18 Mai 2018 : Fête de Saint Félix de Cantalice, Capucin à Rome (1515-1587).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Félix de Cantalice.

Uppsala eric

Vendredi 18 Mai 2018 : Fête de Saint Éric IX de Suède, roi et martyr, patron de la Suède († 1160).
L’Église Célèbre sa Fête (propre à la Suède), fait mémoire obligatoire (propre à la Norvège), fait mémoire obligatoire (propre à la Finlande), fait mémoire obligatoire (propre pour le Royaume du Danemark) et sa mémoire facultative est au 10 Juillet pour l'Allemagne.

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Éric IX de Suède, roi et martyr, patron de la Suède.

Beata blandina merten b

Vendredi 18 Mai 2018 : Fête de la Bienheureuse Blandine Merten, Religieuse Ursuline en Allemagne (✝ 1918).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureuse Blandine Merten.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 25,13-21.
En ces jours-là, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation.
J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation.
Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie.
Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

 

Psaume 103(102),1-2.11-12.19-20ab.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
il met loin de nous nos péchés.

Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s'étend sur l'univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

 

Commentaire du jour.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Homélies sur l'Évangile de Jean, n°88 ; PG 59, 477 (trad. Orval)

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)

Ce qui par-dessus tout nous attire la bienveillance d'en haut, c'est la sollicitude envers le prochain. C'est pourquoi Le Christ exige cette disposition de Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Et Jésus de lui dire : Pais mes brebis. »
Pourquoi, laissant de côté les autres apôtres, Jésus s'adresse-t-il à Pierre à leur sujet ? C'est que Pierre était le premier parmi les apôtres, leur porte-parole, le chef de leur collège, si bien que Paul lui-même est venu un jour le consulter de préférence aux autres (Ga 1,18).
Pour bien montrer à Pierre qu'il devait avoir confiance et que son reniement était effacé, Jésus lui donne maintenant la primauté parmi ses frères.
Il ne mentionne pas son reniement et ne lui fait pas honte du passé. « Si tu m'aimes, lui dit-il, sois à la tête de tes frères ; et le fervent amour que tu m'as toujours manifesté avec tant de joie, prouve-le maintenant.
La vie que tu te disais sur le point de donner pour Moi, donne-la pour mes brebis »...

Mais Pierre est troublé à la pensée qu'il pourrait avoir l'impression d'aimer tout en n'aimant pas réellement.
Autant, se dit-il, j'étais sûr de moi et affirmatif dans le passé, autant je suis confondu maintenant.
Jésus l'interroge trois fois, et trois fois il lui donne le même ordre.
Il lui montre ainsi quel prix il attache au soin de ses brebis, puisqu'il en fait la plus grande preuve d'Amour envers Lui.

 

Autre commentaire du jour.
http://villaloyola.com/fr/node/38
Jean-Louis D’Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Seigneur, Toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis

Le vrai représentant du Christ
Jésus pose trois fois à Pierre la même question, "M'aimes-tu ?", qui rappelle le triple reniement, puisque Pierre devient triste à la troisième interrogation de Son Seigneur, comme si Jésus doutait de son Amour et de son dévouement. Pierre rachète sa triple défaillance par sa triple profession d'amour et de fidélité. 

Mais l'accent dans ces questions porte surtout sur le lien étroit entre l'autorité conférée à Pierre dans la communauté – "pais mes brebis" - et l'Amour du Seigneur – "m’aimes-tu ?". Jésus reprend l'image séculaire du pasteur, dont l'autorité sur les brebis consiste à les conduire, à les nourrir, à les protéger et à les amener ensemble dans l'unique bercail.

Pour exercer l'autorité, Pierre, qui représente tous ceux qui recevront du Seigneur un mandat d'autorité dans l'Église, doit avoir en lui l'Amour du Christ, qui rayonnera sur les brebis. Sans amour, aucune autorité, quelle qu'elle soit, ne peut produire des fruits.

Cette autorité ne se limite pas à celle qui se concentre dans un titre, évêque, prêtre, parents,… Elle s’applique à toute personne qui a reçu de Dieu une valeur, un don, qu’elle a le devoir de communiquer : la vie biologique ou spirituelle, l’éducation,…
Nous avons tous reçu de notre Créateur des dons que nous n'avons pas le droit de conserver pour nous-mêmes.
Pour les communiquer, il faut avoir en nous l'Amour de Dieu.
L’efficacité de toute communication se mesure avant tout à l’Amour que nous éprouvons à l’égard de la personne à qui nous nous adressons.

Fidélité à la suite du Christ
Cet Amour du Seigneur se manifeste dans la fidélité à suivre Le Christ, chacun selon la vocation qu'il a reçue.
Celle de Pierre consistera à "étendre les mains" comme son Maître. Les trois expressions, "étendre les mains", "nouer la ceinture", "être conduit là où on ne voudrait pas" décrivent la crucifixion.
Comme tout Chrétien, Pierre rendra vivante en lui la figure du Christ par son "martyre", son "témoignage", car tel est le sens du mot "martyre" en grec.
Cette prophétie de Jésus est la mention la plus ancienne du martyre de Pierre, probablement à Rome, vers l'année 67.

Le genre d'exécution que subira Pierre sera le même que celui de Jésus. Aussi l'interprétation semblable de cette mort, qui "glorifiera Dieu", reparaît ici pour Pierre, comme pour Jésus, qui avait expliqué que son élévation de terre, sur la Croix, procurerait la Gloire de Son Père.

Comment la mort de Jésus, celle de Pierre et de tout Chrétien peut-elle procurer la Gloire de Dieu, alors que la mort paraît la pire tragédie?
L'offrande de sa vie à Dieu dans l'abandon confiant de soi-même dans la Foi constitue la preuve extrême de l'Amour.
Cette ouverture du cœur à Dieu lui permet de se rendre présent et d’apparaître dans celui qui lui a tout donné.
La Gloire de Dieu est cette présence lumineuse en celui qui l'accueille.

La relation d’Amour mutuel, devenue parfaite dans le don total, produit l’union intime du Père et du Fils, qui habitent l’un dans l’autre, et qui, de même, vivent dans une habitation mutuelle en chaque croyant.
Jean-Louis D’Aragon, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,ferie.du.temps.pascal,2432.html
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? »

La péricope évangélique de ce jour est extraite de la première finale du quatrième Évangile. Il s’agit du merveilleux dialogue entre Jésus ressuscité et Pierre sur les bords du lac de Tibériade.

Par trois fois Jésus demande à Pierre : « M’aimes-tu ? ». Certes, cette insistance marque la gravité de l’appel divin et ne peut que rappeler à Pierre sa triple trahison.
Mais lorsqu’on voit qu’en grec, le verbe traduit en français par « aimer » n’est pas toujours le même, le sens de cet échange entre Pierre et le Ressuscité atteint une profondeur insoupçonnée.

En effet, en faisant attention à la nuance qui apparaît entre les termes dans l'original grec, on traduirait plutôt : « M'aimes-tu plus que les autres ? » ; puis simplement : « M'aimes-tu d'un amour de charité ? » ; et enfin : « M'aimes-tu d'un amour d'amitié ? »
L’intensité dans le questionnement de Jésus va donc en décroissant. Étonnant car nous aurions plutôt attendu que Jésus invite d’abord Pierre à l’aimer d’un amour naturel d’amitié et ensuite d’un amour surnaturel de charité.

Face à l’enchaînement de ces demandes, on devine aisément le désarroi de Pierre, qui par sa trahison, a fait l'expérience de son impuissance à aimer Jésus d'un amour de charité.
Ne voulant pas mentir à nouveau, il répond par un humble aveu : « Oui, Seigneur, je t'aime, mais d'un simple amour humain : je ne suis pas capable de mieux, tu le sais ! »

A chacun de ces aveux d'impuissance – mais qui sont autant de déclarations de son désir d'aimer en vérité - Jésus répond en confiant à Pierre le soin de ses brebis.
On comprend alors que par les trois questions qu’il lui adresse, Jésus n’a pas l’intention d’accuser Pierre en référence à sa triple trahison.
Jésus ne veut enfermer personne dans son péché mais au contraire l’en libérer.

Jésus met Pierre devant son désir de l’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force mais également devant son incapacité à le réaliser par ses propres forces.
Il s’agit ici pour Jésus de sortir Pierre de sa culpabilité en réveillant en lui le désir de le suivre. La seule chose que Jésus ajoute à cela c’est de permettre à Pierre de reconnaître que sans son aide il ne pourra y arriver par lui-même : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais ; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduiras là où tu ne voudrais pas. »

Cette phrase a été comprise comme une prophétie de la mort dont le premier des apôtres glorifierait Son Seigneur.
Autrement dit, Notre Seigneur révèle à Pierre qu’il arrivera un jour à l’aimer d’un parfait Amour de Charité – à travers le don de sa Vie dans le martyre – mais que ce sera par la grâce de celui qui lui aura passé la ceinture et conduit au lieu du témoignage d’où spontanément sa volonté humaine l’avait éloigné durant la Passion.

D’ici-là, Jésus se contente bien de son pauvre amour humain dans la mesure où Pierre s’en sert de tremplin pour aller plus haut. « Suis-moi » : c'est sur le chemin de l'Amour de Charité, qui consiste à tout donner et à se donner soi-même, que Pierre est convié à la suite de son Maître dans la force de L'Esprit.
Et ce second appel que Jésus adresse à son apôtre est d’autant plus décisif qu’il est enraciné dans l'expérience éprouvante de la fragilité du disciple, mais aussi de la fidélité inconditionnelle de son Maître.

« En ce jour, Seigneur, nous voulons prendre à notre compte cet appel que tu adressas à Pierre. Fais-nous éprouver combien par nous-mêmes nous sommes incapables de t’aimer comme nous le désirons.
A travers ton ‘suis-moi’, puissions-nous réentendre cette parole de l’Écriture : ‘Il est fidèle le Dieu qui t’appelle, c’est encore Lui qui accomplira cela’, pour nous appuyer dessus chaque jour de notre vie. »
Frère Élie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_65
Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart (Tarragona, Espagne).

«‘Seigneur, tu sais tout: tu sais bien que je t'aime’. Jésus lui dit: ‘Sois le berger de mes brebis’»

Aujourd'hui, nous devons remercier Saint Jean de nous avoir légué le récit de cette conversation intime entre Jésus et Pierre: «‘Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?’. Il lui répond: ‘Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais’. Jésus lui dit: ‘Sois le berger de mes agneaux’» (Jn 21,15). —Sur les plus petits, nouveau-nés à la vie de Grâce... tu dois veiller comme si tu étais Moi...
La deuxième fois, quand «Jésus lui dit: sois le pasteur de mes brebis», Il suggère à Simon Pierre: —Tu vas présider en mon Amour à tous ceux qui me suivront et t'assurer qu'ils agissent bien selon une charité ordonnée. Ainsi, tous sauront qu'à travers toi, c'est Moi qu'ils suivent; car telle est ma volonté: que tu marches toujours au-devant, en dispensant les mérites que J'ai gagnés pour chacun d'eux.

«Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait: ‘Est-ce que tu m'aimes?’ Et il répondit: ‘Seigneur, tu sais tout: tu sais bien que je t'aime’» (Jn 21,17).
Jésus lui fait rectifier son triple reniement et, à son seul souvenir, Pierre est tout peiné. —Je t'aime totalement, même si je t'ai renié..., tu sais déjà comment j'ai pleuré ma trahison, tu sais que je n'ai trouvé de consolation qu’auprès de ta Mère et nos frères.

Nous sommes consolés quand nous nous rappelons que Le Seigneur a établi le pouvoir d'effacer le péché qui, peu ou prou, nous sépare de son Amour et de l'amour pour nos frères. —Je trouve ma consolation lorsque je reconnais que je suis éloigné de Toi et que j'écoute de tes lèvres Sacerdotales le «Je t'absous» “en forme de jugement”.

Nous trouvons notre consolation dans ce pouvoir des clés que Jésus-Christ accorde à tous ses Prêtres —administrateurs de l'ouverture des portes de Son amitié. —Seigneur, je vois qu'un manque d'amour se guérit grâce à un acte d'Amour immense. Tout cela, nous conduit à mieux apprécier l'immense trésor du Sacrement du Pardon pour confesser nos péchés qui, réellement, sont une “désaffection”.

 

HYMNE : JÉSUS, QUI M'AS BRÛLÉ LE CŒUR

Jésus, qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure
En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard,
Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit : " Où donc irai-je
Si Dieu me manque ? "
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger
Brûlant de Pâques !

 

HYMNE : JOUR DE RÉSURRECTION

Jour de Résurrection

Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l'allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons-la,
et la ruine de l'enfer.
Louons l'auteur
d'une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons-nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

 

HYMNE : ESPRIT DE DIEU, TU ES LE FEU

Esprit de Dieu, tu es le feu,
Patiente braise dans la cendre,
A tout moment prête à surprendre
Le moindre souffle et à sauter
Comme un éclair vif et joyeux
Pour consumer en nous la paille,
Eprouver l'or aux grandes flammes
Du brasier de ta charité.

Esprit de Dieu, tu es le vent,
Où prends-tu souffle, à quel rivage?
Élie se cache le visage
A ton silence frémissant
Aux temps nouveaux tu es donné,
Soupir du monde en espérance,
Partout présent comme une danse,
Eclosion de ta liberté.

Esprit de Dieu, tu es rosée
De joie, de force et de tendresse,
Tu es la pluie de la promesse
Sur une terre abandonnée.
Jaillie du Fils ressuscité,
Tu nous animes, source claire,
Et nous ramènes vers le Père,
Au rocher de la vérité.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui nous as ouvert la Vie éternelle en exaltant Ton Fils dans la Gloire et en nous envoyant Ton Esprit de Lumière, fais qu’en participant à une telle grâce, nous soyons plus dévoués à te servir et obtenions une plus grande Foi.

 

Parole de Dieu : (Ac 5, 30-32)... (Office des Laudes).
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C’est Lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de Lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec L’Esprit-Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

 

Parole de Dieu : (Ga 5, 16.22-23a.25)... (Office des Vêpres).
Je vous le dis : Vivez sous la conduite de L’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair.
Voici ce que produit L’Esprit : Amour, Joie, Paix, Patience, Bonté, Bienveillance, Foi, Humilité et maîtrise de soi.
Puisque L’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par L’Esprit.

Ajouter un commentaire