Eucharistie du Jeudi 29 Mars 2018 : Jeudi-Saint. Messe du soir du Jeudi-Saint.

Eucharistie du Jeudi 29 Mars 2018 : Jeudi-Saint. Messe du soir du Jeudi-Saint en mémoire de la Cène du Seigneur.
Fête du Triduum Pascal : Jeudi-Saint.

(Cette Fête du Jeudi-Saint est composée de 4 évènements majeurs : Le Lavement des pieds, la Sainte Cène, L’Agonie à Gethsémani, l’arrestation de Jésus).

Fête de Saint Berthold, soldat puis Fondateur de la première Communauté érémitique du Mont Carmel en Palestine. Il devient le premier Prieur général de l'Ordre. (✝ 1188).
Fête de Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre de l'Exode 12,1-8.11-14… Psaume 116(115),12-13.15-18… Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,1-15.
Commentaire de Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscain, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, Martyr.
Autre commentaire de Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), Franciscain, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
HOMÉLIE DE MÉLITON DE SARDES SUR LA PÂQUE : L'Agneau sans défaut et sans tache.
Autre commentaire de Monseigneur. Josep Àngel SAIZ i Meneses Évêque de Terrassa (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Fete du jeudi saint 11

Jeudi 29 Mars 2018 : Fête du Triduum Pascal : Jeudi-Saint.
(Cette Fête du Jeudi-Saint est composée de 4 évènements majeurs : Le Lavement des pieds, la Sainte Cène, L’Agonie à Gethsémani, l’arrestation de Jésus).

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Fête du Triduum Pascal : Jeudi-Saint.

St bertold 11

Jeudi 29 Mars 2018 : Fête de Saint Berthold, soldat puis Fondateur de la première Communauté érémitique du Mont Carmel en Palestine. Il devient le premier Prieur général de l'Ordre. (✝ 1188).
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Saint Berthold.

Santa gladys gwladys 11 2

Jeudi 29 Mars 2018 : Fête de Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).
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Sainte Gladys.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Exode 12,1-8.11-14.
Dans le pays d'Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l'année.
Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël : le dix de ce mois, que l'on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l'agneau d'après ce que chacun peut manger.
Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d'un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour du mois. Dans toute l'assemblée de la communauté d'Israël, on l'immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l'on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c'est la Pâque du Seigneur.
Cette nuit-là, je traverserai le pays d'Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'au bétail. Contre tous les dieux de l'Égypte j'exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d'Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C'est une loi perpétuelle : d'âge en âge vous la fêterez. »

 

Psaume 116(115),12-13.15-16bc.17-18.
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26.
Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,1-15.
Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il disait : « Vous n'êtes pas tous purs. »
Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.

 

Commentaire du jour.
Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscain, Docteur de l'Église.
L'Arbre de Vie, §16 (Œuvres spirituelles, t.III, Sté S. François d'Assise, Paris, 1932, pp. 81-82, rev.).

Jésus, Pain Consacré

Entre tous les souvenirs du Christ les plus dignes d'être rappelés, se place évidemment ce repas final de la très sainte Cène, où non seulement l'agneau pascal est donné à manger mais où l'Agneau immaculé, qui efface les péchés du monde, est Lui-même offert en nourriture sous l'espèce d'un pain « renfermant toutes les délices et la suavité de toutes les saveurs » (cf. Sg 16,20).

En ce festin, la douceur de la Bonté du Christ brille admirable : il soupe à la même table et au même plat, avec ces petits pauvres, ses disciples, et Judas, le traître.

Un admirable exemple d'humilité y resplendit lorsque le Roi de gloire, ceint d'un linge, lave avec beaucoup de soin les pieds de ces pêcheurs et même de celui qui le trahit.

Admirable aussi la générosité de sa magnificence lorsqu'il donne son Corps très saint en nourriture et son Sang véritable en breuvage à ses premiers Prêtres et par suite à toute l'Église et au monde entier, afin que ce qui allait bientôt devenir un Sacrifice agréable à Dieu et le prix inestimable de notre Rédemption soit notre viatique et notre soutien.

Enfin l'admirable excès de son Amour y brille plus que tout dans cette tendre exhortation que, « aimant les siens jusqu'au bout » (Jn 13,1), il leur adresse pour les affermir dans le bien, avertissant spécialement Pierre pour fortifier sa Foi et offrant sa poitrine à Jean pour un suave et saint repos.

Que toutes ces choses sont donc admirables et remplies de douceur ! Du moins pour l'âme appelée à un repas aussi excellent et qui accourt de toute l'ardeur de son esprit, de façon à pouvoir jeter ce cri du prophète : « Comme le cerf aspire aux fontaines d'eau, ainsi mon âme soupire vers vous, ô Mon Dieu ! » (Ps 41,2).

 

Commentaire du jour.
Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, Martyr.
Traité sur la Passion, 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 199 rev.)

« Il les aima jusqu'au bout »

« Avant la Fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à Son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout »... Dans l'Évangile Jean a été appelé spécialement « le disciple que Jésus aimait ». C'est ce disciple qui met ici en lumière par ses paroles combien Notre Sauveur, qui aimait tellement Jean, était fidèle dans son Amour.

Car ces paroles sont suivies aussitôt par le récit de la Passion amère du Christ, en commençant par la dernière Cène, et d'abord par l'humble service du lavement des pieds rendu par Jésus à ses disciples, et par l'envoi du traître au dehors.
Viennent ensuite l'enseignement de Jésus, sa prière, son arrestation, son procès, sa flagellation, sa crucifixion et toute la douloureuse tragédie de sa Passion très amère.

C'est avant tout cela que Saint Jean cite les paroles rappelées à l'instant, pour faire comprendre que Le Christ a accompli tous ces actes par pur Amour.
Cet Amour, il l'a bien montré à ses disciples lors de la dernière Cène, lorsqu'il leur a affirmé qu'en s'aimant les uns les autres, ils suivraient son exemple (Jn 13,34).

Car ceux qu'il aimait, il les a aimés jusqu'au bout, et il souhaitait qu'ils fassent de même. Il n'était pas inconstant, comme tant de gens qui aiment de façon passagère, abandonnent à la première occasion, et d'amis deviennent ennemis, comme l'a fait le traître Judas.

Jésus, lui, a persévéré dans l'Amour jusqu'au bout, jusqu'à ce que, précisément par cet Amour, il en soit venu à cette extrémité douloureuse.
Et pas seulement pour ceux qui étaient déjà ses amis, mais pour ses ennemis, afin d'en faire des amis, non pour son avantage, mais pour le leur.

 

Commentaire du jour.
Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), Franciscain, Docteur de l'Église.
Sermons pour le Dimanche et les Fêtes, Jeudi Saint (trad. Bayart, Éds. franciscaines 1944, p. 120 rev.).

« Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22,27)

« Se levant de table, Jésus quitte son vêtement, prend un linge et s’en ceint. Puis il met de l’eau dans un bassin et commence à laver les pieds de ses disciples. »
On lit dans la Genèse un récit du même genre. Abraham dit aux messagers, aux trois anges qui le visitent : « Je vais vous apporter un peu d’eau ; vous vous laverez les pieds et vous vous reposerez sous cet arbre ; je placerai devant vous une bouchée de pain, et vous reprendrez des forces » (18,4-5).
Ce qu’Abraham a fait pour les trois anges, Le Christ l’a fait pour ses apôtres, ces messagers de la vérité, qui allaient annoncer au monde entier la Foi de la Trinité Sainte.

Il s’incline devant eux comme un enfant ; il s’incline et leur lave les pieds. Quelle Humilité incompréhensible, quelle Bonté inexprimable !
Lui que les Anges adorent dans le Ciel, il est aux pieds de ces pêcheurs ! Cette face qui fait trembler les Anges se penche sur les pieds de ces pauvres !

C’est pourquoi Pierre est saisi de crainte... Après leur avoir lavé les pieds, il les fait « se reposer sous l’arbre », comme il est dit dans le Cantique des Cantiques : « Je me suis assis à l’ombre de celui que j’ai désiré, et son fruit est doux à mon palais » (2,3).
Ce fruit, c’est son Corps et son Sang, qu’il leur a donnés en ce jour. C’est la « bouchée de pain » qu’il a placée devant eux, et qui les a réconfortés pour les travaux qu’ils devaient entreprendre…

Voilà « le festin de viandes grasses et de moelle que Le Seigneur de l'univers prépare pour tous les peuples sur cette montagne » (Is 25,6)...
Dans la chambre haute, là où les apôtres recevront Le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte, aujourd’hui Le Seigneur de l'univers fait un festin pour tous les peuples qui croient en Lui…

C’est ce que fait l’Église aujourd’hui dans le monde entier. C’est pour elle que Le Christ a préparé ce festin sur le mont Sion, cette nourriture qui nous restaure, son vrai Corps, riche de toute vertu spirituelle et de toute Charité.
Il l’a donné à ses apôtres, et il leur a commandé de le donner à ceux qui croient en Lui.

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Prière pour obtenir l'humilité. (OC, Cerf DDB 1992, p.975)

« Ceci est Mon Corps, qui est pour vous » (1Co 11,24)

Ô Jésus, lorsque vous étiez voyageur sur la Terre (He 11,13) vous avez dit : « Apprenez de Moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes » (Mt 11,29).
Ô puissant monarque des Cieux, oui, mon âme trouve le repos en vous voyant, revêtu de la forme et de la nature d'esclave (Ph 2,7), vous abaisser jusqu'à laver les pieds à vos apôtres.

Je me souviens alors de ces paroles que vous avez prononcées pour m'apprendre à pratiquer l'humilité : « Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez vous-mêmes ce que j'ai fait ; le disciple n'est pas plus grand que le Maître. Si vous comprenez ceci vous serez heureux en le pratiquant ».
Je les comprends, Seigneur, ces paroles sorties de votre cœur doux et humble ; je veux les pratiquer avec le secours de votre grâce...

Personne, ô Mon Bien-Aimé, n'avait de droit envers vous et cependant vous avez obéi non seulement à la Sainte Vierge et à Saint Joseph, mais encore à vos bourreaux.
Maintenant c'est dans l'Hostie que je vous vois mettre le comble à vos anéantissements. Quelle n'est pas votre Humilité, ô Divin Roi de Gloire, de vous soumettre à tous vos Prêtres sans faire aucune distinction entre ceux qui vous aiment et ceux qui sont, hélas ! tièdes ou froids dans votre service.
À leur appel vous descendez du Ciel... Ô Mon Bien-Aimé, sous le voile de la blanche hostie que vous m'apparaissez doux et humble de cœur !
Pour m'enseigner l'humilité vous ne pouvez vous abaisser davantage...

Mais, Seigneur, ma faiblesse vous est connue ; chaque matin je prends la résolution de pratiquer l'humilité et le soir je reconnais que j'ai commis encore bien des fautes d'orgueil.
À cette vue je suis tentée de me décourager, mais, je le sais, le découragement est aussi de l'orgueil.
Je veux donc, ô Mon Dieu, fonder sur vous seul mon Espérance ; puisque vous pouvez tout, daignez faire naître en mon âme la vertu que je désire.
Pour obtenir cette grâce de votre infinie Miséricorde je vous répéterai bien souvent : « Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ! »

 

HOMÉLIE DE MÉLITON DE SARDES SUR LA PÂQUE

L'Agneau sans défaut et sans tache

Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est Le Christ : à Lui la Gloire pour les siècles des siècles. Amen.

C'est Lui qui est venu des Cieux sur la Terre en faveur de l'homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur Lui les souffrances de l'homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l'esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.

Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l'idolâtrie du monde comme de la terre d'Égypte ; il nous a libérés de l'esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son Sang les membres de notre Corps.

C'est Lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon.
C'est Lui qui a frappé le péché et a condamné l'injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l'Égypte.

C'est Lui qui nous a fait passer de l'esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un Sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours.
C'est Lui qui est la Pâque de notre Salut.

C'est Lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu ; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l'agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.
C'est Lui qui s'est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d'entre les morts, élevé dans les hauteurs des Cieux.

C'est Lui, l'agneau muet ; c'est Lui, l'agneau égorgé ; c'est Lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c'est Lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit.
Sur le bois, ses os n'ont pas été brisés ; dans la terre, il n'a pas connu la corruption ; il est ressuscité d'entre les morts et il a ressuscité l’humanité gisant au fond du tombeau.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_57
Monseigneur. Josep Àngel SAIZ i Meneses Évêque de Terrassa (Barcelona, Espagne).

Si Moi, Le Seigneur et Le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus-Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque.
Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en Sacrifice pour notre Salut.

À la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel.
Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: «Tu choisis quelques frères pour les faire participer au Ministère de son Sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le Sacrifice Rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes Sacrements».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'Amour: «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres» (Jn 13,34).
L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable.
Maintenant, l'Amour Chrétien est fondé sur Le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa Vie: telle doit être la mesure de l'Amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance Chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit pas simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu.
Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'Amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le Salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que «l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit».
C'est pour ça que Jésus-Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés.
Jésus-Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.

 

HYMNE : BOIS TOUT EN FEU, BUISSON ARDENT

Bois tout en feu, buisson ardent
où rien n’est cendres,
Croix où le Fils se laisse pendre
quand vient le temps,
Dieu parle en toi, et tu portes le prix
de la rançon ;
De son Amour tu nous donnes la mesure,
montrant le corps et la blessure
où il nous dit
quel est son nom !

R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où l’Enfer est englouti
dans sa victoire,
Croix qui redresses plein de gloire
le Fils maudit,
Arbre de vie qui détruis le poison
du fruit mauvais ;
Ton Sang divin fait mûrir sur le calvaire
le Fruit voulu par notre Père,
que nous cueillons
pour notre Paix.

Bois où chacun peut regarder
dans sa détresse
Le Fils que Dieu, plein de tendresse,
nous a livré ;
Pour le pardon tu attires vers toi
tout l’univers ;
De tout péché tu guéris et tu délivres,
Rameau vivant qui fais revivre
celui qui voit
le cœur ouvert.

Bois merveilleux orné du sang
qui nous protège,
Croix où l’Agneau a pris au piège
le lion méchant,
Tu t’es levé comme un signe de paix
pour les pécheurs ;
Au sein des eaux tu détruis notre esclavage
En nous ouvrant le seul passage
vers les secrets
du Dieu Sauveur.

Bois où se meurt le Premier-né
dans les épines,
Croix où le prêtre est fait victime
pour nos péchés,
Tu es la pierre où repose le front
du Bien-Aimé :
Sur ton autel s’accomplit le sacerdoce
Quand retentit le chant des noces
où les nations
lui sont données.

Bois où la Femme est rachetée
des fautes d’Ève,
Croix où Marie se livre au glaive,
le cœur broyé,
Tes bras voleurs lui arrachent l’enfant
né de son corps ;
Et, Vierge Mère, elle enfante à la vraie vie
Les fils que Dieu, dans sa folie,
sauve en souffrant
jusqu’à la mort.

 

HYMNE : TU LES SAUVAIS, MAIS ILS NE T’ONT PAS VU.

Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.
Qu’était pour eux le fils du charpentier ?
Sur la colline ils t’ont abandonné,
toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.

Ils n’ont su voir qu’un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.

Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur
qui bénissait le monde des pécheurs ;
ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.

Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté !

 

HYMNE : LA NUIT QU’IL FUT LIVRÉ, LE SEIGNEUR PRIT DU PAIN

La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain ;
En signe de sa mort, le rompit de sa main :
« Ma vie, nul ne la prend,
mais c’est moi qui la donne
« Afin de racheter tous mes frères humains. »

Après qu’il eut soupé pour la dernière fois,
S’offrit comme victime au pressoir de la Croix :
« Mon sang, versé pour vous,
est le sang de l’Alliance ;
« Amis, faites ceci en mémoire de moi. »

Et nous, peuple de Dieu,
nous en sommes témoins :
Ta mort, nous l’annonçons par ce pain et ce vin.
Jésus ressuscité, ton Église t’acclame,
Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin !

Tu viens revivre en nous ton mystère pascal :
Éteins en notre chair le foyer de tout mal.
Nous sommes tes sarments, sainte Vigne du Père :
Fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal.

Seigneur, nous attendons ton retour glorieux :
Un jour tu nous prendras avec toi dans les cieux.
Ton Corps est la semence de vie éternelle :
Un jour tu nous prendras à la table de Dieu

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qu’il est juste d’aimer par-dessus tout, multiplie en nous les dons de ta Grâce ; dans la mort de Ton Fils, tu nous fais espérer ce que nous croyons, accorde-nous, par sa Résurrection, d’atteindre ce que nous espérons.

 

Parole de Dieu : (He 2, 9b-10)… (Office des Laudes).
Nous voyons Jésus couronné de Gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort. S’il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, pour le Salut de tous.
En effet, puisque le Créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu’à la Gloire, il était normal qu’il mène à sa perfection, par la souffrance, Celui qui est à l’origine du Salut de tous.

 

Parole de Dieu : (He 13, 12-15)…(Office des Vêpres).
Jésus, voulant sanctifier le peuple par son propre Sang, a souffert sa Passion en dehors de l’enceinte de la ville.
Eh bien ! Pour aller à sa rencontre, sortons en dehors de l’enceinte, en portant la même humiliation que Lui.
Car la cité que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous attendons la cité future. En toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange, c’est-à-dire l’acte de Foi qui sort de nos lèvres en l’honneur de son Nom.

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