Eucharistie du Mardi 06 Mars 2018 : Mardi de la 3ème semaine de Carême.

Eucharistie du Mardi 06 Mars 2018 : Mardi de la 3ème semaine de Carême.

Fête de Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).
Fête de Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse à Prague. Sainte Patronne de la Bohême (1211- ✝ 1282).
Fête de Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz (✝ 766).
Fête de la Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre de Daniel 3,25.34-43... Psaume 25(24),4-5ab.6-7bc.8-9... Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
Commentaire d’Isaac le Syrien (7 e siècle), Moine près de Mossoul.
Autre commentaire de Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de l’Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne).
Commentaire personnel sur l’Évangile de ce jour.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

St colette 22

Mardi 06 Mars 2018 : Fête de Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).
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Sainte Colette de Corbie.

Svata anezka ceska

Mardi 06 Mars 2018 : Fête de Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse à Prague. Sainte Patronne de la Bohême (1211- ✝ 1282).
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Sainte Agnès de Bohème.

Chrodegang 11

Mardi 06 Mars 2018 : Fête de Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz (✝ 766).
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Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz.

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Mardi 06 Mars 2018 : Fête de la Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251).
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Bienheureuse Rose De Viterbe.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Daniel 3,25.34-43.
En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit :
À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance.
Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré.
Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers.
Or nous voici, ô Maître, le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés.
Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde.
Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous,
comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi.
Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face.
Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde.
Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur.

 

Psaume 25(24),4-5ab.6-7bc.8-9.
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m'oublie pas.
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

 

Commentaire du jour.
Isaac le Syrien (7e siècle), Moine près de Mossoul.
Discours spirituels, 1ère série, no. 58 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 312)

« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »

La Compassion, d'un côté, et le jugement de simple équité, de l'autre, s'ils demeurent dans une même âme, sont comme un homme adorant Dieu et les idoles dans une même maison.
La Compassion est le contraire du jugement de simple justice. Le jugement strictement équitable implique l'égale répartition d'une mesure semblable pour tous.
Il donne à chacun ce qu'il mérite, pas plus ; il ne penche ni d'un côté ni de l'autre, ne discerne pas dans la rétribution.
Mais la Compassion est suscitée par la Grâce, elle se penche sur tous les êtres avec une même affection, elle se garde de la simple rétribution envers ceux qui sont dignes du châtiment, et elle comble au-delà de toute mesure ceux qui sont dignes du bien.

La Compassion est donc du côté de la justice, le jugement simplement équitable est du côté du mal...
Comme un grain de sable ne pèse pas autant que beaucoup d'or, la justice équitable de Dieu ne pèse pas autant que sa Compassion.
Comme une poignée de sable tombant dans le grand océan sont les fautes de toute chair en comparaison de la providence et de la pitié de Dieu.
De même qu'une source qui coule d'abondance ne saurait être bouchée par une poignée de poussière, de même la Compassion du Créateur ne saurait être vaincue par la malice des créatures.
Celui qui garde le ressentiment quand il prie est comme un homme qui sème dans la mer et espère moissonner.

 

Commentaire du jour.
Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque.
Sermon Morin 35 ; PLS IV, 303s (trad. En Calcat)

Pardonner à son frère de tout son cœur

Vous savez ce que nous dirons à Dieu dans la prière avant d'en arriver à la Communion : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Préparez-vous intérieurement à pardonner, car ces paroles, vous allez les rencontrer dans la prière.
Comment allez-vous les dire ? Peut-être ne les direz-vous pas ? Finalement, telle est bien la question : direz-vous ces paroles, oui ou non ? Tu détestes ton frère, et tu prononces « Pardonne-nous comme nous pardonnons » ? — J'évite ces mots, diras-tu. Mais alors, est-ce que tu pries ? Faites bien attention, mes frères. Dans un instant, vous allez prier ; pardonnez de tout votre cœur !

Regarde Le Christ pendu sur la Croix ; écoute-le prier : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34).
Tu diras sans doute : lui pouvait le faire, pas moi. Je suis un homme, et Lui, il est Dieu. Tu ne peux pas imiter le Christ ?
Pourquoi alors l'apôtre Pierre a-t-il écrit : « Le Christ a souffert pour vous, il vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1P 2,21) ?
Pourquoi l'apôtre Paul nous écrit-il : « Soyez les imitateurs de Dieu comme des fils bien-aimés » (Ep 5,1) ?
Pourquoi Le Seigneur Lui-même a-t-il dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29) ?
Nous biaisons, nous cherchons des excuses, quand nous prétendons impossible ce que nous ne voulons pas faire...
Mes frères, n'accusons pas Le Christ de nous avoir donné des Commandements trop difficiles, impossibles à réaliser.
En toute humilité, disons-lui plutôt avec le psalmiste : « Tu es juste, Seigneur, et ton Commandement est juste » (Ps 118,137).

 

Autre commentaire du jour.
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Notre texte fait partie d’un ensemble d’instructions pour la communauté: les Douze d’abord, l’Église ensuite.
Pierre a donc une question qui intéresse tout le monde. La communauté est un endroit où une offense peut se répéter. Combien de répétitions peut-on tolérer?
Pierre a compris le sermon sur la montagne où Jésus avait prescrit l’amour des ennemis. Alors, pour un frère dans la communauté, il se pense bien généreux de suggérer de pardonner jusqu’à sept fois.
C’est un nombre parfait mais c’est quand même un nombre limité.
Le nombre que Jésus donne en réponse équivaut à un nombre illimité. On ne peut pas mettre de limite dans le pardon.

La parabole que Jésus va employer sert à motiver une telle demande en illustrant sur quoi elle est basée.
Un roi demande d’être remboursé pour une dette énorme: il s’agit de millions. Il faudrait plusieurs vies au débiteur pour faire un tel remboursement.
Le débiteur assure quand même qu’il remboursera. Le roi est pris de pitié et au lieu de le faire arrêter il le renvoie en lui remettant sa dette.
En sortant du palais, le débiteur pardonné rencontre quelqu’un qui lui doit quelque chose. La disproportion entre les deux dettes est voulue: ce que l’autre lui doit est une bagatelle.

La disproportion est importante parce qu’elle souligne qu’en refusant de remettre la petite dette, le débiteur pardonné montre qu’il oublie et même qu’il méprise le don que le roi lui a fait. Il le tient pour rien.
C’est ce qui justifie la colère du roi quand il apprend comment l’autre avait traité celui qui n’avait qu’une toute petite dette.

C’est la situation de tout Chrétien. Non seulement il a reçu le pardon illimité de Dieu mais encore il a reçu les dons de Dieu, le don de l’Esprit, la qualité d’enfant de Dieu et de membre de son Royaume.
Il est dans la situation de ce débiteur insolvable. Et la façon de reconnaître ce qu’il a reçu est sa façon de traiter les autres avec qui Le Seigneur est solidaire.
Jean Gobeil, s.j.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_27
Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne).

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Aujourd'hui l'Évangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du Pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21).
Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter.
Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu.
La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son Pardon.
D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27).

Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance:
Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers Lui repenti et converti.

La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la Justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

Commentaire personnel sur l’Évangile de ce jour (Extrait).
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/articles-divers/commentaires-textes-bibliques/c-est-ainsi-que-mon-pere-du-ciel-vous-traitera-si-chacun-de-vous-ne-pardonne-pas-a-son-frere-mt-18-21-35.html

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.


N’avez-vous jamais été frappé par la différence du montant des dettes entre celle du serviteur et de son maître et entre celle du serviteur et de son compagnon ???
N’avez-vous jamais, non plus, été frappé par la place des personnages dans leur société ??? D’un côté le maître et de l’autre un serviteur et son compagnon…qui pourrait, même si cette parabole n’en parle pas explicitement, être aussi un des serviteurs du maître.
Le Maître c’est Notre Dieu…et le serviteur comme son compagnon, c’est nous…moi, mon Prochain quel qu’il soit, toute personne…vivant sur la terre.

Cette dette colossale payée par le maître est celle payée par Jésus qui a donné Sa Vie…La Vie de Notre Dieu, en acceptant de renoncer pour un temps à Son Trône pour prendre condition d’Homme et s’offrir en Victime pure et sans tache…afin de permettre à notre âme d’avoir la possibilité, si elle le désire et si elle en a La Volonté…de pouvoir à nouveau hériter du Royaume de Dieu…perdu depuis la chute d’Adam et Eve.

Jésus est ce Roi qui paie pour nous une dette colossale, une dette infinie qui n’a aucune limite.
Mais, devant notre incapacité à rembourser cette dette, devant nos supplications...Jésus ; qui est Amour, Compassion et Miséricorde…remet notre dette Infinie !!!

En échange Il nous demande juste d’être éternellement reconnaissant à Son égard et d’être nous aussi plein d’Amour, de Miséricorde et de Compassion pour notre prochain…qu’elle qu’il soit…et pour ne pas nous égarer une nouvelle fois sur les chemins de La Perdition, Il nous donne un ensemble de Commandements d’Amour qu’Il nous demande de suivre dans une totale obéissance Amoureuse, afin de nous préserver de tout risques de blessures plus ou moins grave de notre âme…voir de sa « mort » éternelle.

Quel mérite y a-t-il à Aimer ceux qui nous aiment…tout le monde en fait autant.
Il nous demande d’Aimer comme Lui nous a Aimé, nous Aime et nous Aimera, même nos ennemis, même ceux qui nous font du mal (Il nous a montré le chemin en acceptant, Lui Notre Dieu, Lui l’innocent…la torture, la crucifixion et la mort…et en pardonnant à tous…car, ils ne savent pas ce qu’ils font !!!).

En effet que valent les dettes qu’ont ceux qui nous sont débiteurs ??? Quasiment rien…c’est presque toujours de l’argent, des biens matériels, des avantages, du pouvoir…toute chose qui n’a aucune valeur pour Dieu…et disparaîtra à notre mort.
Par contre notre âme, sauvée par Jésus, a une valeur Infinie…et en plus, est Immortelle.

Voilà la comparaison que nous propose L’Évangile de ce jour !!!
Nous pleurons vers Dieu pour que notre âme, qui a une valeur Infinie, aille au Ciel à notre mort, et que nous soyons pardonné de tous nos péchés…c’est normal pour nous…puisqu’Il est Miséricorde !!!

C’est oublier qu’Il est Justice aussi, et comme nous le montre L’Évangile de ce jour…ceux qui n’auront pas su être Miséricordieux pour des « peccadilles »…même si celles-ci nous paraissent énormes…si nos valeurs ne sont tournées que vers les « biens » de cette Terre que ce soit santé, argent, pouvoir, bonheur humain, etc…en oubliant que la seule chose qui a de la valeur…c’est de pouvoir hériter, à notre mort sur cette Terre…du Royaume de Dieu…où ceux qui y entreront et y résideront (une demeure personnelle conçue pour eux attend chacun de ceux-ci) vivront un Bonheur Eternel et Infini.


Matthieu 16 24-28 : « Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier (belles maisons, grands biens, gagner au loto, belles voitures, pouvoir, etc…), s’il le paie de sa vie ??? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ???... ».

Est-ce si grave…si nous en sommes dépossédés ??? Surtout si grâce à cette perte…offerte en Offrande d’Amour à Dieu…nous héritons d’un Bonheur éternel et infini dans Le Royaume de Dieu…car, pour Dieu, aucune souffrance ne sera perdue !!!
Et même si vous avez tout perdu…Dieu prends soin de ceux qui L’Aiment…et vous apportera toujours le nécessaire…parfois de façon surprenante et inattendue…en se servant du Prochain (comme Il l’a fait en demandant aux apôtres…d’aller distribuer la nourriture à cette foule !!!).

Nous pleurons vers Dieu…puis nous allons trouver notre prochain pour nous jeter sur lui, car il nous a blessé, car il ne nous a pas encore remboursé une dette financière, car nous ne le supportons pas (on appelle cela…incompatibilité de caractères !!!), car nous le méprisons parce qu’il n’a pas notre couleur de peau, n’a pas notre intelligence, n’a pas notre beauté physique, parce qu’il ne vit pas dans le même milieu que nous (le pauvre vis-à-vis du riche…ou le riche vis-à-vis du pauvre), parce que c’est un voleur, un menteur, un truand (nous jugeons très rapidement, sans preuve…et surtout sans rien connaître…seul Dieu connaît les âmes), etc…

Dieu peut-il ne pas condamner et très sévèrement celui à qui Il a remis par Son Sacrifice la dette de son âme…et qui de son côté…fait jeter en prison (ou torture moralement, physiquement, psychologiquement…voir par le mépris ou la calomnie) son prochain…qui lui doit…des pacotilles…qui n’ont aucune valeur…pour l’éternité !!!

Soyons nous aussi plein de Miséricorde envers notre Prochain, quoiqu’il nous ait fait…en pensant à Dieu et à Son Sacrifice…pour sauver notre âme.
L’essentiel n’est-il pas après notre mort…où nous attend un Bonheur éternel…si nous avons La Volonté de suivre Le seul Chemin qui conduit au Royaume de Dieu…celui de L’Amour, de La Miséricorde et de La Compassion.
Dieu, en se Sacrifiant, nous remet une dette qui a une valeur Infini et incalculable…mais Il attend de nous que nous suivions Son exemple…en remettant les dettes de « Notre Prochain » …qui ne sont que des « peccadilles » devant celles que Dieu nous a remises !!!

Peut-on souhaiter l’enfer pour quelqu’un qui nous fait du mal…que ce soit par ses paroles, par sa conduite qui nous blesse, par méchanceté, par déséquilibre psychologique ou moral, par vol, par son orgueil, par son égoïsme, par ses désirs corrompus, etc…
(Et combien de fois cela arrive à certains, parfois après d’horribles épreuves et souffrances… « Celui-là, je ne lui pardonnerais jamais »… « Celui-là, qu’il périsse en Enfer »… « Celui-là, qu’il soit maudit », etc…).

Nous le haïssons pour le mal qu’il nous a fait…ou qu’il a fait à d’autres (mais dont nous sommes au courant par les médias !!!).
Mais peut-on souhaiter sincèrement des souffrances infinis, horribles et éternelles dont l’atrocité dépasse des millions de fois les souffrances les plus horribles pouvant être vécues sur Terre et durent pour l’éternité…sans répits et sans fin !!!

On ne peut haïr ou maudire…et espérer hériter du Royaume de Dieu où ne rentrent qu’Amour et Miséricorde.
A notre souffrance sur Terre, d’avoir été blessé…viendra se rajouter une souffrance infiniment plus grande…et éternelle.

Mais si vous savez pardonner à celui qui vous a blessé (et pardonner non pas du bout des lèvres, mais du plus profond de votre cœur…à l’image de Jésus qui nous pardonne)…les souffrances que vous endurerez sur cette terre et qui ne durent que le temps de votre vie sur terre (et même si cela devait durer plus de 100 ans, ce n’est même pas un millionième de seconde par rapport à l’éternité !!!) ne sont rien à côté du Bonheur Infini et éternel qui vous attend dans Le Royaume de Dieu.

En fait celui qui vous aura fait du mal sur cette Terre…si vous savez lui Pardonner et L’Aimer …vous aura permis d’hériter d’un Bonheur éternel !!!
Cela n’aura été qu’un léger mal (même s’il parait atroce et dure des années) qui vous aura permis de gagner un immense bien infini et éternel !!!

Quand à celui qui vous aura fait du mal…peut-être évitera-t-il l’Enfer grâce à votre Miséricorde…et expirera-t-il le mal qu’il aura fait dans Le Feu Purificateur du Purgatoire (qui peut se faire après notre mort…ou dès à présent sur cette Terre…en réparant le mal fait…par un Amour très grand)…avant d’entrer lui aussi dans Le Royaume de Dieu.

Ainsi vous aurez gagné Le Ciel pour vous…et vous aurez une Gloire supplémentaire au Ciel pour avoir permis, par votre Miséricorde, la Conversion d’un « fils prodigue » qui était perdu.

 

HYMNE : DIEU, AU-DELÀ DE TOUT CRÉÉ

Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !

 

HYMNE : POINT DE PRODIGUE

Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !

 

HYMNE : EN QUELS PAYS DE SOLITUDE

En quels pays de solitude,
Quarante jours, quarante nuits,
Irez-vous, poussés par l’Esprit ?
Qu’il vous éprouve et vous dénude !
Voyez : les temps sont accomplis,
Et Dieu vous convoque à l’oubli
De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence
Entendrez-vous le Bien-Aimé
Vous parlant depuis la nuée ?
Qu’il vous prépare à ses souffrances !
Suivez Jésus transfiguré :
Demain, il sera crucifié
En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :
Vous savez bien le don de Dieu
Et quelle est sa grâce, et son jeu :
Il vous immerge, il vous rénove !
La vie s’élève peu à peu,
Les champs sont dorés sous vos yeux :
Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières.
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent
Sous la poussée du Dieu vivant.
Regardez : Jésus y descend !
Appelez-le : Il vous appelle.
Venez dehors ! C’est maintenant
Le jour où la chair et le sang
Sont travaillés de vie nouvelle !

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Ne nous prive pas de ta Grâce, Dieu fidèle : qu’elle nous consacre à ton service et nous assiste toujours.

 

Parole de Dieu : (Jl 2, 12-13)... (Office des Laudes).
Revenez à Moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur Votre Dieu, car il est tendre et Miséricordieux, lent à la colère et plein d’Amour, renonçant au châtiment.

 

Parole de Dieu : (Jc 2, 14. 17.18b)... (Office des Vêpres).
Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la Foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa Foi ?
Celui qui n’agit pas, sa Foi est bel et bien morte. Montre-moi donc ta Foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma Foi.

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Date de dernière mise à jour : 06/03/2018