Eucharistie du Samedi 10 Mars 2018 : Samedi de la 3ème semaine de Carême.

Eucharistie du Samedi 10 Mars 2018 : Samedi de la 3ème semaine de Carême.

Fête de Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (1817-1898).
Fête du Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain et Fondateur des Sœurs Dominicaines de Béthanie (1832-✝1869).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre d'Osée 6,1-6… Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.
Commentaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE SUR LES BÉATITUDES : Servir Le Christ dans les pauvres.
Autres commentaires du Frère Gavan JENNINGS (Dublin, Irlande) et de l’Abbé David COMPTE i Verdaguer (Manlleu, Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Sainte marie eugenie milleret 11

Samedi 10 Mars 2018 : Fête de Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (1817-1898).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Marie-Eugénie Milleret.

Le bienheureux jean joseph lataste

Samedi 10 Mars 2018 : Fête du Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain et Fondateur des Sœurs Dominicaines de Béthanie (1832-✝1869).
À Frasne-le-Château, le 10 Mars 1869, la naissance au Ciel (dies natalis) du Bienheureux Jean-Joseph Lataste, dont la mémoire est célébrée le 05 Septembre.
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » en date du 05 Septembre, ou sur le lien suivant :
Bienheureux Jean-Joseph Lataste.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Osée 6,1-6.
Les Fils d'Israël se disaient entre eux : « Allons ! Revenons au Seigneur ! C'est lui qui nous a cruellement déchirés, c'est lui qui nous guérira ; lui qui nous a meurtris, il pansera nos blessures.
Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur ; sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l'ondée, comme les pluies de printemps qui arrosent la terre. »
Et Dieu répondit : « Que vais-je te faire, Éphraïm ? Que vais-je te faire, Juda ? Votre amour est fugitif comme la brume du matin, comme la rosée qui s'évapore à la première heure.
Voilà pourquoi je vous ai frappés par mes prophètes, je vous ai massacrés par les paroles de ma bouche.
Car c'est l'amour que je désire, et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. »

 

Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.
Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. '
Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! '
Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Manuscrit autobiographique C, 36r°-v°

Par la confiance et l'Amour

Voici ma Prière : je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son Amour, de m'unir si étroitement à Lui, qu'il vive et agisse en moi.
Je sens que plus le feu de l'Amour embrasera mon cœur, plus je dirai : « Attirez-moi », plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier Divin), plus ces âmes « courront avec vitesse à l'odeur des parfums » de leur Bien-Aimé (Ct 1,4 LXX)...

Ma Mère chérie, maintenant je voudrais vous dire ce que j'entends par l'odeur des parfums du Bien-Aimé.
Puisque Jésus est remonté au Ciel, je ne puis le suivre qu'aux traces qu'il a laissées, mais que ces traces sont lumineuses, qu'elles sont embaumées !
Je n'ai qu'à jeter les yeux dans le saint Évangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir.
Ce n'est pas à la première place, mais à la dernière que je m'élance ; au lieu de m'avancer avec le pharisien, je répète, remplie de confiance, l'humble Prière du publicain.
Mais surtout j'imite la conduite de Marie Madeleine ; son étonnante ou plutôt son amoureuse audace, qui charme le cœur de Jésus, séduit le mien.

Oui, je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais le cœur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui (cf Lc 15,11s).
Ce n'est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante Miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m'élève à Lui par la confiance et l'Amour.

 

HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE SUR LES BÉATITUDES

Servir Le Christ dans les pauvres.

Heureux les miséricordieux, dit le Seigneur : ils obtiendront miséricorde ! La miséricorde n'est pas la moindre des béatitudes. Et encore : Heureux qui comprend le pauvre et le faible. Et aussi : L'homme bon compatit et partage. Ailleurs encore : Tout le jour le juste a pitié, il prête. Emparons-nous donc de cette béatitude, sachons comprendre, soyons bons.

La nuit elle-même ne doit pas arrêter ta miséricorde. Ne dis pas : Reviens demain matin et je te donnerai. Qu'il n'y ait pas d'intervalle entre le premier mouvement et le bienfait. La bienfaisance seule n'admet pas de délai. Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, et fais-le de bon cœur. Celui qui exerce la miséricorde, dit saint Paul, qu'il le fasse avec joie. Ton mérite est doublé par ta promptitude. Le don fait avec chagrin et par contrainte n'a ni grâce ni éclat. C'est avec un cœur en fête, non en se lamentant, qu'il faut faire le bien.

Si tu fais disparaître le joug, le geste de menace, dit le Prophète, c'est-à-dire si tu abandonnes l'avarice, la méfiance, si tu cesses d'hésiter et de grogner, qu'arrivera-t-il ? Quelque chose de grand et d'étonnant, une magnifique récompense : Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Et y a-t-il quelqu'un qui ne désire la lumière et la guérison ?

C'est pourquoi, si vous voulez bien m'en croire, serviteurs du Christ, ses frères et ses cohéritiers, tant que nous en avons l'occasion, visitons le Christ, nourrissons le Christ, habillons le Christ, recueillons le Christ, honorons le Christ. Non seulement en l'invitant à table, comme quelques-uns l'ont fait, ou en le couvrant de parfums, comme Marie Madeleine, ou en participant à sa sépulture, comme Nicodème, qui n'était qu'à moitié l'ami du Christ. Ni enfin avec l'or, l'encens et la myrrhe, comme les mages l'ont fait avant tous ceux que nous venons de citer.

Le Seigneur de l'univers veut la miséricorde et non le sacrifice, et notre compassion plutôt que des milliers d'agneaux engraissés. Présentons-lui donc notre miséricorde par les mains de ces malheureux aujourd'hui gisant sur le sol, afin que, le jour où nous partirons d'ici, ils nous introduisent aux demeures éternelles, dans le Christ lui-même, notre Seigneur, à qui appartient la gloire pour les siècles. Amen.

 

Autres commentaires de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_31
Frère Gavan JENNINGS (Dublin, Irlande).

C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste.

Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au Temple pour prier» (Lc 18,10).
Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique.
Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14).
«Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction.
Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur.
Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette.
Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer (Manlleu, Barcelona, Espagne).

Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé.

Aujourd'hui, à nous qui sommes immergés dans la culture de l'image, l'Évangile qui nous est proposé a un contenu particulièrement fort. Mais procédons par étapes.

Dans le passage que nous contemplons, nous voyons que dans une personne se trouve un nœud de trois cordes, si bien qu'il est impossible de le défaire en négligeant l'une ou l'autre. La première nous relie à Dieu; la deuxième aux autres; et la troisième à nous-mêmes. Notons bien ceci: ceux auxquels s'adresse Jésus «étaient convaincus d'être justes et méprisaient tous les autres» (Lc 18,9), de sorte qu'ils priaient mal. Les trois cordes vont toujours ensemble!

Comment les mettre correctement en relation? Quel est le secret pour défaire le nœud? La conclusion de cette parabole incisive nous le dit: l'humilité. Comme sainte Thérèse d'Avila l'expliquait: «L'humilité, c'est la vérité».

C'est sûr: l'humilité nous permet de reconnaître ce que nous sommes vraiment. Ne pas nous gonfler de gloire, ne pas non plus nous mépriser. L'humilité nous fait reconnaître pour tels les dons que nous avons reçus et nous permet de présenter à Dieu notre travail de la journée. L'humilité reconnaît aussi les dons des autres. Mieux, elle s'en réjouit.

Enfin, l'humilité est aussi la base de notre relation avec Dieu. Songeons que, dans la parabole, le pharisien mène une vie irréprochable, avec des pratiques religieuses hebdomadaires; il va même jusqu'à faire l'aumône! Mais il lui manque l'humilité et cela envenime tous ses actes.

La Semaine Sainte s'approche. Bientôt nous contemplerons —une fois de plus!— Le Christ sur la Croix: «Le Seigneur Crucifié est un témoignage insurpassable d'Amour patient et d'humble mansuétude» (Jean-Paul II).
Nous y verrons comment, à la supplique de Dimas —«Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton Royaume» (Lc 23,42)— le Seigneur répond par une canonisation-éclair: «En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis» (Lc 23,43). Ce personnage, qui était un assassin, est en fin de compte canonisé par Le Christ Lui-même avant de mourir.

C'est un cas inédit et, pour nous, une consolation…: la sainteté, ce n'est pas nous qui la “fabriquons”, c'est Dieu qui l'octroie s'il trouve en nous un cœur humble et contrit.

 

HYMNE : SOIS FORT, SOIS FIDÈLE, ISRAËL

Sois fort, sois fidèle, Israël, 
Dieu te mène au désert ; 
C’est lui dont le bras souverain 
Ouvrit dans la mer 
Un chemin sous tes pas. 

Oublie les soutiens du passé, 
En lui seul ton appui ! 
C’est lui comme un feu dévorant 
Qui veut aujourd’hui 
Ce creuset pour ta foi. 

Il veut, par-delà le désert, 
Te conduire au repos ; 
Sur toi resplendit à ses yeux 
Le sang de l’Agneau 
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.

 

HYMNE : POINT DE PRODIGUE

Point de prodigue 
sans pardon qui le cherche, 
Nul n’est trop loin pour Dieu 
Viennent les larmes où le Fils renaît, 
Joie du retour au Père ! 

Point de blessure que sa main ne guérisse, 
Rien n’est perdu pour Dieu ; 
Vienne la grâce où la vie reprend, 
Flamme jaillie des cendres ! 

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques ! 

 

HYMNE : PUISQUE DIEU NOUS A AIMÉS

Puisque Dieu nous a aimés, 
jusqu’à nous donner son Fils, 
Ni la mort, ni le péché 
Ne sauraient nous arracher 
À l’Amour qui vient de Lui ! 

Depuis l’heure où le péché
S’empara du genre humain,
Dieu rêvait de dépêcher
En ami sur nos chemins
Le Seigneur Jésus, son Fils ! 

Puisque Dieu nous a choisis
Comme Peuple de sa Paix,
Comment voir un ennemi
Dans quelque homme désormais
Pour lequel Jésus est mort ! 

Que Dieu rende vigilants
Ceux qui chantent le Seigneur :
Qu’ils ne soient en même temps
Les complices du malheur
Où leurs frères sont tenus !

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits.

 

Parole de Dieu : (Is 1, 16-18)… (Office des Laudes).
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez la Justice, mettez au pas l’oppresseur, faites droit à l’orphelin, prenez la défense de la veuve.
Venez donc et discutons, dit Le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine.

 

Parole de Dieu : (2 Co 6, 1 b-4a)… (Office des Vêpres).
Nous vous invitons à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du Salut je suis venu à ton secours. Or c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du Salut.
Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien, mais au contraire nous nous présentons comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière.

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