Eucharistie du Vendredi 09 Mars 2018 : Vendredi de la 3ème semaine de Carême.

Eucharistie du Vendredi 09 Mars 2018 : Vendredi de la 3ème semaine de Carême.

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (✝ 1440).

Fête de Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).
Fête de Sainte Catherine de Bologne, Clarisse, Mystique et artiste (1413-1463).
Fête des 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre d'Osée 14,2-10… Psaume 81(80),6c-8a.8bc-9.10-11ab.14.17… Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
Commentaire de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque.
Autre commentaire de Saint Basile (v. 330-379), Moine et Évêque de Césarée en Cappadoce, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Pere MONTAGUT i Piquet (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Vendredi 09 Mars 2018 : Fête de Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (✝ 1440).
(Sainte Françoise a laissé 93 visions qu'elle a dictée elle-même à son Confesseur. Le Traité de l'Enfer, en particulier, est fort remarquable).
Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son Ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon.

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Françoise Romaine.

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Vendredi 09 Mars 2018 : Fête de Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Dominique Savio.

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Vendredi 09 Mars 2018 : Fête de Sainte Catherine de Bologne, Clarisse, Mystique et artiste (1413-1463).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Catherine de Bologne.

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Vendredi 09 Mars 2018 : Fête des 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320).
Pour voir leur vie et en découvrir davantage sur eux, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Les 40 Saints Martyrs de Sébaste.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Osée 14,2-10.
Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »
Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit.
Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

 

Psaume 81(80),6c-8a.8bc-9.10-11ab.14.17.
J'entends des mots qui m'étaient inconnus :
« J'ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
ses mains ont déposé le fardeau.
« Quand tu criais sous l'oppression, je t'ai sauvé.

« Je répondais, caché dans l'orage,
je t'éprouvais près des eaux de Mériba.
« Écoute, je t'adjure, ô mon peuple ;
vas-tu m'écouter, Israël ?

Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
« C'est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t'ai fait monter de la terre d'Égypte !

« Ah ! Si mon peuple m'écoutait,
Israël, s'il allait sur mes chemins !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
je te rassasierais avec le miel du rocher ! »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Commentaire du jour.
Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église.
De l’Amour envers les créatures – Entretiens spirituels (Entretiens publiés par la Visitation d’Annecy ; édition 1933 ; p.147-149 ; français modernisé ; rev.)

L'Amour vrai

Il y a certains amours qui semblent extrêmement grands et parfaits aux yeux des créatures, qui devant Dieu se trouveront petits et de nulle valeur.
La raison est que ces amitiés ne sont point fondées en la vraie Charité, qui est envers Dieu, mais seulement en certaines ententes et inclinations naturelles.

Au contraire, il y en a d’autres qui semblent extrêmement minces et vides aux yeux du monde, qui devant Dieu se trouveront pleines et fort excellentes parce qu’elles se font seulement pour Dieu et en Dieu, sans mélange de notre propre intérêt.

Les actes de Charité que nous faisons envers ceux que nous aimons de cette sorte sont mille fois plus parfaits, d’autant que tout est purement pour Dieu, mais les services et autres aides que nous faisons à ceux que nous aimons par inclination sont beaucoup moindres en mérite, à cause de la grande complaisance et satisfaction que nous avons à les faire, et que, pour l’ordinaire, nous les faisons plus par ce mouvement que pour l’Amour de Dieu.

Il y a encore une autre raison qui rend ces premières amitiés dont nous avons parlé moindres que les dernières : c’est qu’elles ne durent pas, parce que la cause en étant si frêle, dès qu’il arrive quelque traverse, elles viennent à se refroidir et altérer ; ce qui n’arrive pas à celles qui sont seulement en Dieu, parce que la cause en est solide et permanente.

Les signes d’amitié que nous faisons contre notre propre inclination aux personnes envers lesquelles nous avons de l’antipathie, sont meilleurs et plus agréables à Dieu que ceux que nous faisons attirés par l’affection sensible.
Et cela ne se doit pas appeler duplicité ou dissimulation, car si j’ai un sentiment contraire, il n’est qu’en la partie inférieure, et les actes que je fais, je les fais avec la force de la raison, qui est la partie principale de mon âme.

Ainsi ceux qui n’ont rien d’aimable sont heureux, car l’Amour qu’on leur porte est excellent, puisqu’il est en Dieu.

 

Commentaire du jour.
Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque.
Sermon 22 ; SC 243 (trad. cf SC p. 33)

Amour de Dieu, Amour du prochain

L'apôtre Paul écrit : « Le but de cette injonction, c'est l'Amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une Foi sincère » (1 Tm 1,5)...
Quoi de plus doux, frères très chers, que l'Amour, que la Charité ? Que ceux qui ne le connaissent pas « goûtent et voient ».
Qu'est-ce qu'il faut goûter pour savourer la douceur de la Charité ? « Goûtez et voyez combien Le Seigneur est doux » (Ps 33,9), car « Dieu est Amour, et celui qui demeure dans l'Amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1Jn 4,16)...

Si tu possèdes la Charité, tu possèdes Dieu, et si tu possèdes Dieu, que te manque-t-il ? Que possède le riche s'il n'a pas l'Amour ? Que manque-t-il au pauvre s'il possède l'Amour ?
Peut-être penses-tu que celui dont le coffre est plein d'or est riche ?... Tu as tort, car c'est celui en qui Dieu daigne habiter qui est vraiment riche.
Que pourras-tu ignorer des Écritures si la Charité, c'est-à-dire Dieu, a commencé à te posséder ?
Quelle bonne œuvre ne pourras-tu pas accomplir si tu es digne de porter en ton cœur la source de toutes les bonnes œuvres ?
Quel adversaire craindras-tu si tu mérites d'avoir Dieu en toi comme roi ?

Gardez donc et conservez, frères bien-aimés, le lien doux et salutaire de la Charité (cf Col 3,14). Mais avant tout, gardez le vrai Amour -– non pas celui que l'on promet en paroles et que l'on n'observe pas dans son cœur (1Jn 3,18), mais celui qui s'exprime en paroles parce qu'il demeure toujours en notre cœur...
Car la racine de tous les biens, c'est la Charité, comme aussi « la racine de tous les maux c'est l'amour de l'argent » (1Tm 6,10).

 

Commentaire du jour.
Saint Basile (v. 330-379), Moine et Évêque de Césarée en Cappadoce, Docteur de l'Église.
Grandes Règles monastiques, Q 1-2 (trad. Eds Maredsous 1969, p. 48s)

Les deux Commandements de l'Amour

Question : Nous vous prions d'abord de nous dire si les Commandements de Dieu se suivent dans un certain ordre.
Y a-t-il un premier, un deuxième, un troisième et ainsi de suite ? ...

Réponse : Le Seigneur en personne a déterminé l'ordre à garder dans ses Commandements. Le premier et le plus grand est celui qui regarde la Charité envers Dieu, et le second, qui lui est semblable, ou plutôt en est l'accomplissement et la conséquence, concerne l'Amour du prochain...

Question : Parlez-nous d'abord de l'Amour de Dieu. Il est entendu qu'il faut aimer Dieu, mais comment faut-il l'aimer ? ...

Réponse : L'Amour envers Dieu ne s'enseigne pas. Personne ne nous a appris à jouir de la lumière ni à tenir à la vie par-dessus tout ; personne non plus ne nous a enseigné à aimer ceux qui nous ont mis au monde ou nous ont élevés.
De la même façon, ou plutôt à plus forte raison, ce n'est pas un enseignement extérieur qui nous apprend à aimer Dieu.
Dans la nature même de l'être vivant — je veux dire de l'homme — est déposé une sorte de germe qui contient en lui le principe de cette aptitude à aimer.
C'est à l'école des Commandements de Dieu qu'il appartient de recueillir ce germe, de le cultiver diligemment, de le nourrir avec soin, et de le porter à son épanouissement moyennant la Grâce Divine.
J'approuve votre zèle, il est indispensable au but...

Il faut savoir que cette vertu de Charité est une, mais qu'en puissance elle embrasse tous les Commandements :
« Car celui qui m'aime, dit Le Seigneur, accomplit mes Commandements » (Jn 14,23), et encore : « Dans ces deux Commandements sont contenus toute la loi et les prophètes » (Mt 22,40).

 

Autre commentaire du jour.
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

« Quel est le premier de tous les Commandements ? »

Des Sadducéens venaient de poser un problème à Jésus sous forme d’une histoire qui voulait ridiculiser la croyance en la Résurrection: c’était l’histoire de la femme qui avait eu sept maris.
Après la réponse de Jésus, Luc mentionne dans le même récit que des scribes avaient dit à Jésus: Maître, tu as bien parlé (Luc 20,39).
Marc ne donne pas la réaction du groupe mais il note qu’un scribe se sépare du groupe pour venir poser une question à Jésus parce qu’il avait entendu la discussion et voyait que Jésus leur avait bien répondu (Marc 12,28a) La fin du récit confirmera bien que ce scribe venait bien pour écouter Jésus.

Il pose donc sérieusement la question: Quel est le premier des Commandements? C’était un sujet de discussion pour les rabbins qui avaient établi le nombre de Commandements à 613!

Jésus répond avec une citation du Deutéronome (6,4), le Shema Israel (Ecoute Israël), qui est une profession de Foi et une prière que les Juifs récitent matin et soir et dans les occasions de danger.
Ecoute Israël! Le Seigneur Notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras Le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur (du plus profond de toi-même), de toute ton âme (de toutes tes énergies), de tout ton esprit (de toutes tes pensées) et de toute ta force.

Dieu ne veut pas seulement la crainte ou l’obéissance aux Commandements mais encore une réponse d’Amour.
Les prophètes et les psaumes ont parlé de la Tendresse Dieu mais c’est aussi, comme il le dit dans Osée, la réponse que Dieu attend:
C’est l’Amour que je veux et non les sacrifices. (Osée 6,6)

Jésus ne cite donc pas quelque chose de nouveau, Ce qui est original, c’est de lier un deuxième Commandement au premier et de les considérer comme inséparables.
Il cite le Lévitique (19,8). Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

C’est comme s’il avait réuni Amos avec Osée: Amos pour qui la relation avec Dieu ne pouvait avoir lieu sans la Justice envers le prochain.

La réponse du scribe est une réponse sincère. Il répète les paroles de Jésus et c’est lui qui ajoute cette citation d’Osée, ce qui est assez audacieux pour un scribe qui parle dans le Temple.
Jean Gobeil, s.j.
 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4138.html
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Écoute, Israël : Le Seigneur Notre Dieu est l’unique Seigneur.

Le premier des Commandements que Le Seigneur nous donne, c’est de l’écouter, c'est-à-dire : de tendre l’oreille de notre cœur et de nous faire tout enseignable, de recevoir avec bienveillance sa Parole.
Et que nous dit-elle cette Parole ? « Le Seigneur Notre Dieu est l’unique Seigneur ». Il n’en est pas d’autre : tous ceux qui prétendent à ce titre « sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés » (Jn 10, 8). Unique est le Bon Berger, et nous le reconnaissons au fait qu’il « se dessaisit de sa vie pour ses brebis ».
Mais nous sommes sourds, ou plutôt nous refusons d’entendre ; car ce message nous dérange : nous pressentons toute l’exigence qui en découle logiquement :
« Tu aimeras Le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ».
Aussi sommes-nous tentés de dire comme le démon : « Ne me tourmente pas, Jésus », ne vois-tu pas que « je me suis effondré par suite de mes fautes » ? (1ère lect.).
N’exige pas de moi des choses impossibles. Toi tu es d’en-haut, mais tu vois bien que je suis d’en-bas, de la terre. Passe ton chemin ; je ferai de mon mieux pour éviter l’enfer, ne m’en demande pas plus…

Comme le jeune homme riche, nous nous éloignons tout tristes, le cœur blessé, car dans cette rencontre, s’est réveillée en nous une nostalgie profonde ; nous avons pressenti quelque chose d’indéfinissable : l’espoir d’une vie en Vérité, d’un monde meilleur, d’une fraternité entre les hommes plus puissante que toutes les guerres qui nous déchirent.
Ce désir, qui brûle en nos cœurs mais dont la flamme vacille sous la force des vents contraires, est déjà l'œuvre de la grâce nous invitant à la conversion.
Il est important de ne pas le laisser s'éteindre, mais de l'entretenir en revenant à l'essentiel comme la Parole nous y invite aujourd'hui :
« Ephraïm, peux-tu me confondre avec les idoles? »

Elles sont nombreuses en effet les voix qui nous sollicitent en tout sens. A chacun l'Ennemi distille son discours empoisonné qui n’a d’autre but que de nous éloigner du Christ, c'est-à-dire de « l’unique Seigneur ».
Aux uns il argumente à partir de la pluralité des religions pour suggérer que le Christianisme ne saurait prétendre être l’unique voie du Salut pour tous les hommes ; aux autres il fait miroiter le rêve prométhéen d’un homme Divin par nature, qui n’a pas besoin d’un « Sauveur » ; d’autres enfin se laissent séduire par la perspective de posséder toutes sortes de pouvoirs préternaturels qui leur permettraient de dominer sur leurs semblables et d’être eux-mêmes le « Seigneur ».
Mais derrière toutes ces stratégies, la seule ambition du « Père du mensonge » est de nous détourner de la rencontre qui mettrait fin à sa domination : celle que nous pourrions faire avec Le Christ Jésus à travers sa Parole de Vérité, accueillie dans la Foi.

Voilà pourquoi il nous faut sans cesse revenir en ce lieu pour y écouter le Très-Haut nous déclarer son Amour ; nous laisser séduire par ses promesses, et « revenir nous assoir à son ombre », car il l'a promis : « Je les guérirai de leur infidélité, je leur prodiguerai mon Amour, je suis revenu de ma colère. Je serai pour Israël comme la rosée, comme le cyprès toujours vert, et c'est Moi qui te donne ton fruit » (1ère lect.).

Certes, ce n’est pas du jour au lendemain que nous pourrons l’aimer « de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ».
Il faut laisser à Dieu le temps de nous « guérir de nos infidélités », de nous apprivoiser, de nous combler, pour que triomphant de toutes nos résistances et de toutes nos peurs, nous osions répondre à son Amour par le don de tout notre être, dans la force de L’Esprit qu’il nous donne.
C’est en vue de cette transformation intérieure que Le Seigneur nous « nourrit jour après jour de la fleur du froment » (Ps 80), c'est-à-dire de son Eucharistie, qu’il « nous rassasie avec le miel du Rocher », c'est-à-dire de sa Parole sur laquelle nous sommes invités à bâtir la demeure de notre Vie.
Avec tout cela, nous n’en sommes toujours qu’à mi-chemin du précepte ; mais si nous parvenons à accueillir la grâce d’obéir au premier Commandement, le second suivra spontanément.
Car si « Dieu est l’Unique » objet de notre Amour, alors nous aimerons spontanément notre prochain et nous-mêmes en Lui, de l’Amour dont Lui-même nous comblera.

« Père Saint, sois Béni d’avoir ouvert devant nous le passage qui nous donne accès à la vraie Vie, celle que tu nous offres en abondance en Ton Fils et dans L’Esprit.
Ne permets pas que trompés par le Menteur, nous édulcorions ta Parole et sombrions dans la présomption et l’idolâtrie.
“Reviens de ta juste colère, guéris-nous de nos infidélités et prodigue-nous ton Amour” (cf. 1ère lect.).
Nous ne voulons pas d’autre Dieu que Toi car il n’en est pas d’autre. Toi et Toi seul nous a arrachés à la mort de notre péché et “nous as fait monter de nos terres d’Égypte” (Ps 80).

Nous voulons nous rassasier du miel de ta Parole et nous nourrir du froment de ton Eucharistie (Ibid.) afin de faire de toute notre Vie une action de grâce pour tant de bonté.

Alors, dans la force de ton Esprit, nous pourrons t’aimer “de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ; et aimer notre prochain comme nous-mêmes” dans l’Amour qui vient de Toi ».
Père Joseph-Marie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/II_30
Abbé Pere MONTAGUT i Piquet (Barcelona, Espagne).

Il n'y a pas de Commandement plus grand que ceux-là

Aujourd'hui la liturgie du Carême nous présente l'Amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu:
«L'âme ne peut vivre sans Amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'Amour, et que Moi je l'ai créée par Amour» (Sainte Catherine de Sienne).

Dieu est Amour tout puissant, Amour à l'extrême, Amour Crucifié: «C'est dans la Croix qu'on peut contempler cette Vérité» (Benoît XVI).
Cet Évangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de Son Fils— souhaite être aimé.
Avec un Commandement du Deutéronome: «Aime Le Seigneur Ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi.
Il aime Le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'Amour du Fils.

L'appel de Jésus à la Communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire.
Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos Prières et de notre Amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence.
Le mystère du Christ nous attire vers l'Amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'Amour dans la Vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents.
Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais Le Christ qui brûle comme Sacrifice et Offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul Amour.

Cette unification de connaissance et d'Amour tissé par L'Esprit-Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même Amour filial et fraternel que Le Christ.

Ce que Dieu a uni dans l'Amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'Amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'Amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.

 

HYMNE : PEUPLE DE DIEU, N’AIE PAS DE HONTE

Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,
Montre ton signe à ce temps-ci !
En traversant l’âge du monde,
Cherche ton souffle dans l’Esprit ;
Lève ton hymne à sa puissance,
Tourne à sa grâce ton penchant :
Pour qu’il habite tes louanges
Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;
C’est dans la joie qu’il te confia
Toute la charge de son œuvre
Pour qu'elle chante par ta voix :
Ne te replie pas sur toi-même
Comme si Dieu faisait ainsi !
C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,
Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage
Et, sans compter, partage-le ;
Gagne l’épreuve de cet âge,
Porte partout le nom de Dieu !
Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :
Tu es son corps, dans son Esprit !
Peuple d’un Dieu qui fait merveille,
Sois sa merveille d’aujourd’hui.

 

HYMNE : DU CÔTÉ DE LA NUIT, QUI APPELLE ?

Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !

 

HYMNE : QUE PASSE LA CHARRUE

Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche !
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche. 

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines !
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine. 

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse !
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse. 

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève !
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève. 

 

Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Sainte Françoise Romaine.
Tu nous as donné, Seigneur, en Sainte Françoise Romaine un modèle de Vie conjugale, puis de Vie Religieuse ; garde-nous toujours fidèles à te servir afin que nous sachions te reconnaître et te suivre dans toutes les circonstances de notre vie.

 

Parole de Dieu : (Is 53, 11b-12)… (Office des Laudes).
Parce qu’il a connu la Souffrance, le Juste, Mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.
C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé Lui-même jusqu’à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Parole de Dieu : (Jc 5, 16. 19-20)… (Office des Vêpres).
Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance.
Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et si quelqu’un l’amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.

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