Eucharistie du Mercredi 1er Novembre 2017 : L’Église Célèbre la Solennité de la Fête de la Toussaint.

Eucharistie du Mercredi 1er Novembre 2017 : L’Église Célèbre la Solennité de la Fête de la Toussaint.

Fête de Saint Austremoine, 1er Évêque de Clermont-Ferrand († v. 300).
Fête du Bienheureux Rupert Mayer, Prêtre s.j. et Martyr sous le régime nazi (1876-1945).
Fête du Bienheureux Théodore (Tivadar) Gyrgy Romža, Évêque et martyr (1911-1947).
Fête de Salaün ar Foll (Salomon, le fou) (XIVème siècle).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre de l'Apocalypse 7,2-4.9-14… Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6… Première lettre de saint Jean 3,1-3… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12a.
Commentaire de Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), Tertiaire Dominicaine, Docteur de l'Église, Co-Patronne de l'Europe.
Commentaire de Catéchisme de l'Église Catholique.
Autre commentaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
HOMÉLIE DE SAINT BERNARD POUR LA TOUSSAINT : Dans la Communion des Saints.
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí, Évêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne).
Hymne, Prière, Oraison et Parole de Dieu.

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête de tous les Saints (La Toussaint).
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Fête de tous les Saints (La Toussaint).

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête de tous les Saints (La Toussaint).
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Fête de la Communion des Saints.

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête de tous les Saints (La Toussaint).
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La Communion des Saints. Fête de la Toussaint. Comment devenir Saint.

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête de Saint Austremoine, 1er Évêque de Clermont-Ferrand († v. 300).
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Saint Austremoine.

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête du Bienheureux Rupert Mayer, Prêtre s.j. et Martyr sous le régime nazi (1876-1945).
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Bienheureux Rupert Mayer.

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Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête du Bienheureux Théodore (Tivadar) Gyrgy Romža, Évêque et martyr (1911-1947).
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Bienheureux Théodore (Tivadar) Gyrgy Romža.

Salaun ar fol

Mercredi 1er Novembre 2017 : Fête de Salaün ar Foll (Salomon, le fou) (XIVème siècle).
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Salaün ar Foll (Salomon, le fou).

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Apocalypse 7,2-4.9-14.
Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer :
« Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »
Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël.
Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.
Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! »
Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu.
Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.

 

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

 

Première lettre de saint Jean 3,1-3.
Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.
Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12a.
Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

 

Commentaire du jour.
Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Sur le bien de la mort (trad. Cras, Le Chrétien devant la mort, DDB 1980, p. 79 rev.)

« J'ai vu une foule immense..., de toutes nations, races, peuples et langues..., debout devant le Trône et devant l'Agneau » (Ap 7,9)

Forts des enseignements [de l'Écriture], marchons sans trembler vers notre Rédempteur Jésus, vers l'assemblée des patriarches, partons vers notre père Abraham, lorsque le jour sera venu. Marchons sans trembler vers ce rassemblement de Saints, cette assemblée de justes.

Nous irons vers nos pères, ceux qui nous ont enseigné la Foi ; même si les œuvres nous manquent, que la Foi nous aide, défendons notre héritage !
Nous irons aux lieux où Abraham ouvre son sein aux pauvres comme à Lazare (Lc 16,19s) ; là reposent ceux qui ont supporté le rude poids de la vie de ce monde.
Maintenant, Père, encore et encore étends tes mains pour accueillir ces pauvres, ouvre tes bras, élargis ton sein pour en accueillir davantage, car très nombreux sont ceux qui ont cru en Dieu...

Nous irons au Paradis de Joie où Adam, jadis tombé dans une embuscade de brigands, ne pense plus à pleurer ses blessures, où le brigand lui-même jouit de sa part du Royaume Céleste (cf Lc 10,30; 23,43).
Là où aucun nuage, aucun orage, aucun éclair, aucune tempête de vent, ni ténèbres, ni crépuscule, ni été, ni hiver ne marqueront l'instabilité des temps.
Ni froid, ni grêle, ni pluie. Notre pauvre petit soleil, la lune, les étoiles, ne serviront plus à rien ; seule la clarté de Dieu resplendira, car Dieu sera la Lumière de tous, cette Lumière véritable qui illumine tout homme resplendira pour tous (Ap 21,5 ;Jn 1,9).
Nous irons là où Le Seigneur Jésus a préparé des demeures pour ses petits serviteurs, pour que là où il est, nous soyons aussi (Jn 14,2-3)...

« Père, ceux que tu m'as donné, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec Moi, et qu'ils contemplent ma Gloire » (Jn 17,24)...
Nous te suivons, Seigneur Jésus ; mais pour cela, appelle-nous, car sans Toi personne ne monte.
Tu es la Voie, la Vérité, la Vie (Jn 14,6), la possibilité, la Foi, la récompense. Reçois-nous, raffermis-nous, donne-nous la Vie !

 

Commentaire du jour.
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), Tertiaire Dominicaine, Docteur de l'Église, Co-Patronne de l'Europe.
Le Dialogue, ch. 41 (trad. Hurtaud, Téqui 1976, p. 131 rev)

« Je crois à la Communion des Saints » (Credo)

Dieu a dit à Sainte Catherine : L'âme juste qui achève sa vie dans la charité est enchaînée désormais dans l'Amour et ne peut plus croître en vertu ; le temps est passé.
Mais elle peut toujours aimer de l'amour qu'elle avait quand elle est venue à moi, et qui est la mesure de son amour (Lc 6,38).
Toujours elle me désire, toujours elle m'aime, et son désir n'est jamais frustré : elle a faim et elle est rassasiée ; rassasiée, elle a encore faim ; elle échappe au dégoût de la satiété comme à la souffrance de la faim.
C'est dans l'Amour que les Bienheureux jouissent de mon éternelle vision, et qu'ils participent à ce bien que j'ai en moi-même et que je communique à chacun selon sa mesure ; cette mesure, c'est le degré d'Amour qu'ils avaient en venant à Moi.

Parce qu'ils sont demeurés dans ma Charité et dans celle du prochain et qu'ils sont unis par la Charité, chacun se réjouit de participer au bien des autres, en plus du bien universel qu'il possède.
Les Saints partagent la joie et l'allégresse des anges, au milieu desquels ils sont placés... Ils participent aussi tout particulièrement au bonheur de ceux qu'ils aimaient sur Terre, plus étroitement, d'une affection à part.
Par cet Amour ils croissaient ensemble en grâce et en vertu ; l'un était pour l'autre une occasion de manifester ma Gloire et de louer mon Nom.
Cet Amour ils ne l'ont pas perdu dans l'éternelle Vie, ils le gardent toujours. C'est lui qui fait surabonder leur bonheur, par la joie que chacun ressent du bonheur de l'autre.

 

Commentaire du jour.
Catéchisme de l'Église Catholique.
§ 946, 955-961

« Je crois à la Communion des Saints »

Après avoir confessé « la sainte Église Catholique », le Credo des apôtres ajoute « la Communion des Saints ».
Cet article est, d’une certaine façon, une explicitation du précédent : « Qu’est-ce que l’Église sinon l’assemblée de tous les Saints ? » (Nicétas) La Communion des Saints est précisément l’Église…

La Communion de l’Église du Ciel et de la Terre : « L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la Paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la Foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels » (Vatican II, LG 49).
L’intercession des Saints : « Étant plus intimement liés avec Le Christ, les habitants du Ciel contribuent à affermir plus solidement l’Église en sainteté…
Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité » (LG 49). « Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie » (S. Dominique) ; « Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la Terre » (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus).

La Communion avec les Saints… : « Tout comme la Communion entre les Chrétiens de la Terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la Communauté avec les Saints nous unit au Christ de qui découlent…toute Grâce et la Vie du Peuple de Dieu lui-même » (LG 50)… Dans l’unique famille de Dieu : « Lorsque la Charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, enfants de Dieu qui ne faisons dans Le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église » (LG 51).

En bref : L’Église est « Communion des Saints » : cette expression désigne d’abord les « choses saintes », et avant tout l’Eucharistie, par laquelle « est représentée et réalisée l’unité des fidèles qui, dans Le Christ, forment un seul Corps » (LG 3).
Ce terme désigne aussi la Communion des « personnes saintes » dans Le Christ qui est « mort pour tous » (2Co 5,14), de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et pour Le Christ porte du fruit pour tous.

 

Autre commentaire du jour.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Derniers entretiens, 15/07/1897

La Communion des Saints

Sœur Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une procession ; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas, elle la trouve à demi éteinte ; il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée.
Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de la Communauté se trouvèrent allumés.
C'est donc cette petite lampe à demi éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en produire une infinité d'autres et même embraser l'univers.
Pourtant ce serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet embrasement. Comment, sachant cela, les belles flammes pourraient-elles se glorifier d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées que par correspondance avec la petite étincelle ?...
Il en est de même pour la Communion des Saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon Dieu veut que les Saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la Prière, afin qu'au Ciel ils s'aiment d'un grand Amour, d'un Amour bien plus grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la Terre.
Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces que j'ai reçues aux Prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et que je ne connaîtrai qu'au Ciel.
Oui, une toute petite étincelle pourra faire naître de grandes lumières dans toute l'Église, comme des Docteurs et des martyrs qui seront sans doute bien au-dessus d'elle au Ciel ; mais comment pourrait-on penser que leur Gloire ne deviendra pas la sienne ?
Au Ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les Grâces qui leur ont mérité la couronne.

 

HOMÉLIE DE SAINT BERNARD POUR LA TOUSSAINT.

Dans la Communion des Saints.

Pourquoi notre louange à l'égard des Saints, pourquoi notre chant à leur gloire, pourquoi cette Fête même que nous Célébrons ?
Que leur font ces honneurs terrestres, alors que Le Père du Ciel, en réalisant la promesse du Fils, les honore Lui-même ?
De nos honneurs les Saints n'ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile. De fait, si nous vénérons leur mémoire, c'est pour nous que cela importe, non pour eux.
 ~ Pour ma part, je l'avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir. ~

Le premier désir, en effet, que la mémoire des Saints éveille, ou plus encore stimule en nous, le voici : nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d'être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux, d'être mêlés à l'assemblée des patriarches, à la troupe des prophètes, au groupe des Apôtres, à la foule immense des martyrs, à la communauté des confesseurs ; au chœur des vierges, bref d'être associés à la Joie et à la communion de tous les Saints.
Cette Église des premiers-nés nous attend, et nous n'en aurions cure ! Les Saints nous désirent et nous n'en ferions aucun cas ! Les Justes nous espèrent et nous nous déroberions !

Réveillons-nous enfin, frères ; Ressuscitons avec Le Christ, cherchons les réalités d'en haut ; ces réalités, savourons-les.
Désirons ceux qui nous désirent, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu'ils comptent sur nous, accourons avec nos désirs spirituels.
Ce qu'il nous faut souhaiter, ce n'est pas seulement la compagnie des Saints, mais leur Bonheur, si bien qu'en désirant leur présence, nous ayons l'ambition aussi de partager leur Gloire, avec toute l'ardeur et les efforts que cela suppose.
Car cette ambition-là n'a rien de mauvais : nul danger à se passionner pour une telle Gloire.

Et voici le second désir dont la commémoration des Saints nous embrase : voir, comme eux, Le Christ nous apparaître, Lui qui est notre Vie, et paraître, nous aussi, avec Lui dans la Gloire. Jusque là, il ne se présente pas à nous comme il est en lui-même, mais tel qu'il s'est fait pour nous : notre Tête, non pas couronnée de gloire, mais ceinte par les épines de nos péchés.
Il serait honteux que, sous cette tête couronnée d'épines, un membre choisisse une vie facile, car toute la pourpre qui le couvre doit être encore non pas tant celle de l'honneur que celle de la dérision.
Viendra le jour de l'avènement du Christ : alors on n'annoncera plus sa mort de manière à nous faire savoir que nous aussi sommes morts et que notre vie est cachée avec Lui.

La Tête apparaîtra dans la Gloire, et avec elle, les membres resplendiront de Gloire, lorsque Le Christ restaurera notre corps d'humilité pour le configurer à la Gloire de la Tête, puisque c'est Lui la Tête.
Cette Gloire, il nous faut la convoiter d'une absolue et ferme ambition. ~ Et vraiment, pour qu'il nous soit permis de l'espérer, et d'aspirer à un tel Bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l'aide et la Prière des Saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,4003.html
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ; mais nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu’il est »

La Toussaint atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite : elle est transformée.
Tous nous sommes appelés à ressusciter un jour avec Le Christ, à être associés à sa Gloire éternelle, à son Bonheur sans fin.
« Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ; mais nous le savons : lorsque Le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu’il est » (2nd lect.).
Avec tous les Saints, c’est-à-dire tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accepté de se laisser saisir et transformer par l’Amour Rédempteur, nous exulterons devant la face de Dieu :
« Ils étaient cent quarante-quatre-mille, douze mille de chacune des douze tribus d’Israël, foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d’une voix forte : “Le Salut est donné par Notre Dieu, Lui qui siège sur le Trône, et par L’Agneau !” » (1ère lect.).

Les Saints sont des hommes et des femmes comme nous, qui ont « traversé la grande épreuve ; et qui ont lavé leurs vêtements, les ont purifiés dans le Sang de l’Agneau » (Ibid.) ; ce sont des pécheurs qui se sont livrés à la Miséricorde Divine.
L’Esprit a enfanté des Saints à toutes les époques ; les uns sont plus connus, d’autres sont demeurés cachés : ce sont ces derniers que nous fêtons tout particulièrement aujourd’hui.

Humbles mères de familles qui dans l’ombre se sont usées à la tâche, pères qui se sont tout donnés pour faire vivre leur foyer envers et malgré tous les revers de fortune, malades qui ont enduré en silence leurs souffrances du corps ou de l’âme, et bien plus largement : tous les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les artisans de paix, les persécutés pour la justice, les témoins de l’Évangile insultés pour leur appartenance au Christ :
« En eux tous, Dieu Lui-même nous parle, il nous donne un signe de son Royaume et nous y attire puissamment, tant est grande la nuée de témoins qui nous enveloppent (cf. He 12, 1) et tant la vérité de l’Évangile se trouve attestée » (Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église : Lumen Gentium, 50).

Le terme de « Saints » peut nous faire peur : peut-être l’avons-nous associé à bien des tribulations assumées héroïquement, ou à une ascèse surhumaine, bref à une participation à la Croix qui dépasse nos forces.
Saint Jean utilise un autre terme, sans doute plus apte à éveiller notre désir et à stimuler notre générosité : il présente la sainteté comme l’aboutissement de notre cheminement vers la filiation divine :
« Voyez comme il est grand l’Amour dont Le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes » (2nd lect.).
Ce germe de Vie divine nous a été donné gratuitement le jour de notre Baptême ; aussi « dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu » (Ibid.) ; notre responsabilité consiste à veiller sur la croissance de notre vie théologale en la nourrissant par la Prière et les Sacrements, et en demeurant fidèles à Notre-Seigneur Jésus-Christ :
« tout homme qui fonde sur Lui l’Espérance de Lui devenir semblable, se rend pur comme Lui-même est pur » (Ibid.).

À l’origine de l’Église, la communion des Saints signifiait l’unité de ceux qui avaient part aux réalités saintes que sont le Baptême et l’Eucharistie - ainsi que les autres Sacrements - et qui, de ce fait, communiaient dans une même sanctification reçue du Christ.
Dieu Lui-même a voulu établir avec Lui et entre nous, ainsi qu’avec tous ceux qui nous ont précédés, cette communion de Vie dans la même Foi et dans le même Esprit.

« Il a plu à Dieu, enseigne le Concile Vatican II, que les hommes ne reçoivent pas la Sanctification et le Salut séparément, hors de tout lien mutuel » (LG, 9), mais en nous unissant à Lui, il nous a restauré dans une fraternité universelle qui unit dès à présent l’Église du Ciel et de la Terre : « nous sommes concitoyens des Saints, nous sommes de la famille de Dieu » confirme Saint Paul (Ep 2, 19).

De même que les mérites des Saints nous appartiennent, le fruit de nos bonnes actions, par la grâce de Dieu, peut rejaillir sur nos frères qui au-delà du voile de la mort, poursuivent leur chemin de purification.
C’est pourquoi demain nous ferons monter nos prières vers Dieu pour nos défunts, afin que purifiés des dernières séquelles du péché, ils puissent prendre leur place « autour du Trône, des Anciens et des quatre Vivants, et Adorer Dieu en chantant avec eux sa louange.

La meilleure manière de vivre la communion des Saints est encore de commencer à l’incarner avec nos proches, en vivant les Béatitudes au quotidien, dans la conscience qu’une âme qui s’élève élève le monde et rejaillit jusqu’au Ciel.

« Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même Fête la sainteté de tous les élus ; puisqu’une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces : quand tu nous auras sanctifiés dans la plénitude de ton Amour, fais-nous passer de cette table où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison, par Jésus, Le Christ, Notre Seigneur » (Or d’ouv. et après la comm.).
Père Joseph-Marie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/V_46
Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí, Évêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne).

« Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse ».

Aujourd'hui, nous Célébrons la réalité d'un très consolant mystère salvifique exprimé dans le "credo": «Je crois à la Communion des Saints».
Tous les Saints qui, depuis la Vierge Marie, sont déjà passés à la Vie éternelle, forment une unité: ils sont l'Église des Bienheureux, que Jésus félicite: «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu!» (Mt 5,8).
Ils sont aussi en Communion avec nous. La Foi et l'Espérance ne peuvent nous unir car ils jouissent déjà de la vision éternelle de Dieu; mais ce qui nous rassemble, c'est l'Amour «qui ne passe jamais» (1Co 13,13); cet Amour qui, avec eux, nous unit au Père, au Christ Rédempteur et au Saint-Esprit.

Cet Amour les rend solidaires et attentifs à nous. Nous ne vénérons donc pas les Saints seulement pour leur exemple, mais surtout pour l'unité dans L'Esprit de toute l'Église, qui se fortifie par la pratique de l'Amour fraternel.
Cette profonde unité doit nous faire sentir proches de tous les Saints qui, avant nous, ont cru et espéré cela même que nous croyons et espérons et qui, surtout, ont aimé Dieu Le Père et leur frère les hommes en tâchant d'imiter l'Amour du Christ.

Les saints apôtres, les saints martyrs, les saints confesseurs qui ont existé tout au long de l'histoire sont donc nos frères et nos intercesseurs; en eux se sont accomplis les paroles prophétiques de Jésus:
«Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les Cieux!» (Mt 5,11-12).
Les trésors de leur sainteté sont des biens de famille, sur lesquels nous pouvons compter. Ce sont les trésors du Ciel que Jésus nous invite à réunir (cf. Mt 6,20).
Comme l'affirme le Concile Vatican II, «leur fraternelle sollicitude aide donc beaucoup notre faiblesse» (Lumen gentium, 49).
Cette Solennité nous apporte une réconfortante nouvelle, qui nous invite à la Joie et à la Fête.

 

Hymne : Comme ils étaient Baptisés sous ton Nom

Comme ils étaient baptisés sous ton Nom,
Qu'ils l'ont porté jusqu'à mort et passion,
Il t'a suffi de t'appeler en eux
Pour qu'ils revivent ! Alléluia !

Comme ils avaient reçu ton Esprit Saint,
Qu'ils ont pris souffle en lui jusqu'à la fin,
Il t'a suffi de le reprendre en eux
Pour qu'ils revivent ! Alléluia !

Et nous, Seigneur, de ton Nom aujourd'hui,
Du même sang baptisés par l'Esprit,
Tu es chez toi comme tu fus chez eux
Pour qu'ils revivent ! Alléluia !

Tout est en toi, comme tout t'appartient,
Tout est pour toi en communion des saints ;
Il nous est bon de l'apprendre par eux,
Puisqu'ils te vivent ! Alléluia !

 

Hymne : Aujourd'hui l'univers

Aujourd'hui l'univers
met sa robe de gloire ;
l'ordre du mont est restauré !

Les prophètes anciens
voient la pleine justice ;
l'ère nouvelle est proclamée !

Les Apôtres du Fils
jugent toute la terre ;
l'âge des âges est arrivé !

Les pécheurs pardonnés
prennent place à la table ;
l'arbre sauveur a fructifié !

Et la Mère de Dieu
règne, pauvre et puissante ;
l'œuvre du Père est magnifiée !

 

Hymne : Splendeur du paradis en fête

Splendeur du paradis en fête :
Devant le trône de Dieu,
Les anges par myriades,
Illuminés de la gloire du Christ.

Partis depuis les jours antiques,
Chantant l'amour du Seigneur,
Prophètes, patriarches
Sont arrivés au pays de leur foi.

Les pauvres, les chercheurs du Règne,
Tournés vers le Fils de David,
Annoncent la victoire
Du sang divin qui les a rassemblés.

Servante rayonnant la gloire
Du Dieu qu'elle a enfanté,
La Vierge souveraine
Présente au Roi les pécheurs purifiés.

Au cœur de la Cité nouvelle,
La voix des fils du Très-Haut
Résonne près du fleuve
Pour célébrer leur Sauveur et leur Dieu.

 

Prière.
Cette Gloire, il nous faut la convoiter d'une absolue et ferme ambition. Et vraiment, pour qu'il nous soit permis de l'espérer, et d'aspirer à un tel Bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l'aide et la Prière des Saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de Célébrer dans une même Fête la sainteté de tous les élus.
Puisqu'une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes Grâces.

 

Parole de Dieu : (Ep 1, 17-18)… (Office des Laudes).
Que Le Dieu de Notre Seigneur Jésus-Christ, Le Père dans Sa Gloire, vous donne un esprit de Sagesse pour Le découvrir et Le connaître vraiment.
Qu’il ouvre votre cœur à Sa Lumière, pour vous faire comprendre l’Espérance que donne son appel, la Gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles.

 

Parole de Dieu : (2 Co 6, 16b; 7,1)… (Office des Vêpres).
Nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : Au milieu d’eux, j’habiterai et je marcherai, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Puisque nous détenons de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de la chair et de l’esprit ; achevons de nous sanctifier dans la Crainte de Dieu.

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Date de dernière mise à jour : 04/11/2017