Eucharistie du Samedi 25 Novembre 2017 : Samedi de la 33ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

Eucharistie du Samedi 25 Novembre 2017 : Samedi de la 33ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (IVe s.).

Fête de la Bienheureuse Élisabeth Achler, surnommée la Bonne, Religieuse du Tiers-Ordre de Saint François († 1480).
Fête du Bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez, Prêtre Dominicain et martyr (✝ 1936).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Premier livre des Maccabées 6,1-13… Psaume 9(9A),2-3.4.6.16.19… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 20,27-40.
Commentaire de Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), Évêque.
Autre commentaire de Théodore de Mopsueste (?-428), Évêque et théologien.
Autre commentaire de l’Abbé Ramon CORTS i Blay (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Samedi 25 Novembre 2017 : Fête de Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (IVe s.).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Catherine d'Alexandrie.

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Samedi 25 Novembre 2017 : Fête de la Bienheureuse Élisabeth Achler, surnommée la Bonne, Religieuse du Tiers-Ordre de Saint François († 1480).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureuse Élisabeth Achler.

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Samedi 25 Novembre 2017 : Fête du Bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez, Prêtre Dominicain et martyr (✝ 1936).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Premier livre des Maccabées 6,1-13.
En ces jours-là, le roi Antiocos parcourait le Haut Pays. Il apprit alors qu’il y avait en Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or ;
son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs.
Antiocos arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il n’y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son projet.
Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu’il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone.
Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ;
Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel, avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s’étaient renforcés grâce aux armes, au matériel et au butin saisis sur les troupes qu’ils avaient battues ;
ils avaient renversé l’Abomination qu’Antiocos avait élevée à Jérusalem sur l’autel ; enfin, ils avaient reconstruit comme auparavant de hautes murailles autour du sanctuaire et autour de la ville royale de Bethsour.
Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s’écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente.
Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir,
il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ; l’inquiétude accable mon cœur,
et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J’étais bon et aimé au temps de ma puissance.
Mais maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient, je les ai pris ; j’ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif.
Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »

 

Psaume 9(9A),2-3.4.6.16.19.
De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
pour toi, j'exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Mes ennemis ont battu en retraite,
devant ta face, ils s'écroulent et périssent.
Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
à tout jamais tu effaces leur nom.

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ;
aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours :
jamais ne périt l'espoir des malheureux.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 20,27-40.
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

 

Commentaire du jour.
Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), Évêque.
Sermon sur le Baptême, 6 ; PL 13,1093 (trad. Orval ; cf bréviaire 19e sam. )

« Vivre, c'est Le Christ »

Nous ne mourrons plus désormais. Même si nous sommes détruits en notre corps, nous vivrons dans Le Christ, comme Lui-même l'a dit : « Celui qui croit en Moi, même s'il meurt, vivra » (Jn 11,25).
Nous pouvons être certains ; Le Seigneur Lui-même en témoigne ; qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les Saints de Dieu sont en vie.
C'est justement de ceux-là que Le Seigneur a dit : « Ils sont tous vivants ; car Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ».
Et l'apôtre Paul dit de lui-même : « Pour moi, vivre c'est Le Christ, et mourir m'est un gain ; mon souhait, c'est de m'en aller pour être avec Le Christ » (Ph 1,21-23)... 

Voilà bien ce que nous croyons, mes frères, et « si nous mettons nos espoirs en ce siècle-ci, nous sommes les plus malheureux des hommes » (1Co 15,19).
La vie de ce monde, pour les animaux domestiques ou sauvages et pour les oiseaux, est ; comme vous pouvez le constater ; plus ou moins longue que la nôtre.

Ce qui est propre à l'homme, c'est ce que Le Christ lui a donné par Son Esprit : c'est-à-dire la Vie éternelle, mais à condition que nous renoncions désormais au péché.
Car la mort résulte du péché et est évitée par la vertu ; la vie est détruite par le péché et conservée par la vertu.
« Le salaire du péché, c'est la mort, tandis que le don de Dieu, c'est la Vie éternelle par Notre Seigneur Jésus-Christ » (Rm 6,23).

 

Commentaire du jour.
Théodore de Mopsueste (?-428), Évêque et théologien.
Commentaires sur l'Évangile de Jean, livre 2 ; CSCO 116, p. 55 (trad. Orval rev.)

Naître à la nouvelle Création

« Baptisés dans Le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été Baptisés. Nous avons été ensevelis avec Lui par le Baptême dans la mort, afin que, comme Le Christ est ressuscité des morts par la Gloire du Père, nous vivions aussi dans une Vie nouvelle.

Si, par une mort semblable à la sienne, nous sommes devenus un seul être avec Lui, nous le serons aussi par une Résurrection semblable à la sienne » (Rm 6,3-5).
Saint Paul nous montre ainsi clairement que notre nouvelle naissance par le Baptême est le symbole de notre Résurrection après la mort.
Celle-ci se réalisera pour nous par la puissance de L'Esprit, selon cette parole : « Ce qui est semé dans la Terre est périssable, ce qui ressuscite est impérissable ; ce qui est semé n'a plus de valeur, ce qui ressuscite est plein de gloire ; ce qui est semé est faible, ce qui ressuscite est puissant ; ce qui est semé est un corps humain, ce qui ressuscite est un corps spirituel » (1Co 15,42s).
Ce qui signifie : de même qu'ici-bas notre corps, tant que l'âme est présente, jouit de la vie visible, de même alors il recevra la Vie éternelle et impérissable par la puissance de L'Esprit.

Il en est ainsi de la naissance qui nous est donnée au Baptême et qui est le symbole de notre Résurrection : nous y recevons la Grâce par le même Esprit, mais avec mesure et comme des arrhes.
Nous la recevrons en plénitude quand nous ressusciterons réellement et qu'une nature impérissable nous sera effectivement communiquée.
C'est pourquoi, lorsque l'apôtre Paul parle de la Vie future, il veut rassurer ses auditeurs par ces « Non seulement la Création, mais nous aussi qui avons reçu les prémices de L'Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, attendant la Rédemption de notre corps » (Rm 8,23).
Car si nous avons reçu dès à présent les prémices de la Grâce, nous attendons de l'accueillir en plénitude quand nous sera donné le Bonheur de la Résurrection.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_303
Abbé Ramon CORTS i Blay (Barcelona, Espagne).

«Il n'est pas Le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour Lui»

Aujourd'hui, la Parole de Dieu nous parle du sujet capital de la Résurrection des morts. Curieusement, comme les Saducéens, nous aussi nous nous exténuons à poser des questions inutiles et mal placées.
Nous voulons trouver une solution aux questions de l'au-delà en employant des critères d'ici-bas, alors que dans le monde à venir tout sera différent: «Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la Résurrection d'entre les morts ne se marient pas» (Lc 20,35). Si nous partons de bases erronées nous arriverons à des conclusions erronées.

Si nous nous aimions plus et mieux, cela ne nous étonnerait pas qu'au Ciel il n'existe pas cette exclusivité d'amour que nous vivons sur Terre, cela se comprend car nous sommes limités, car il nous est difficile de sortir de notre cercle.
Mais au Ciel nous nous aimerons tous d'un cœur pur, sans jalousie ni envies, et non seulement notre époux ou épouse, nos enfants ou ceux de notre famille, mais tout le monde, sans exception ni discrimination de langue, pays, race ou culture, puisque «l'Amour vrai atteint une grand force» (Saint Paulin de Nola)

Il est très salutaire d'entendre ces mots de l'Écriture qui sortent de la bouche de Jésus Lui-même. Cela nous fait du bien car il se pourrait qu'agités par tant de choses qui ne nous laissent même pas le temps de penser et subissant l'influence de la culture qui nous entoure qui semble nier l'existence de la Vie éternelle, nous pourrions en arriver à douter de la Résurrection des morts.
Oui, cela nous fait du bien que Le Seigneur Lui-même nous dise qu'il y a un futur au-delà de la destruction de notre corps humain et de ce monde passager: «Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle Le Seigneur: Le Dieu d'Abraham, Le Dieu d'Isaac, Le Dieu de Jacob. Il n'est pas Le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour Lui» (Lc 20, 37-38).

 

HYMNE : LE SEIGNEUR PASSE

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu, 
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix 
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe... 
Entendras-tu 
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté 
Pour t'apprendre à prier. 

Le Seigneur passe... 
Eteindras-tu 
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser 
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe... 
Entreras-tu 
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps 
Il accueille ta mort. 

Le Seigneur passe... 
Oseras-tu 
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité. 
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe... 
Attendras-tu 
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui 
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

 

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR NOUS AIMER AINSI

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi, 
fils de la terre ?
Qui donc est Dieu, si démuni, si grand, 
si vulnérable ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu pour se lier d’amour 
à part égale ?
Qui donc est Dieu, s’il faut pour le trouver 
un cœur de pauvre ? 

Qui donc est Dieu, s’il vient à nos côtés 
prendre nos routes ?
Qui donc est Dieu qui vient sans perdre cœur
à notre table ? 

Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer
s’il n’aime l’homme ?
Qui donc est Dieu qu’on peut si fort blesser
en blessant l’homme ?

 

HYMNE : JÉSUS, SEIGNEUR, TU ES ROI DE ROI

Jésus, Seigneur, Tu es Roi de Roi, 
Lumière de Lumière, Toi ! 
Lumière de Lumière. 

Ô Verbe, avant d’accomplir la Loi, 
Tu as fait ciel et terre, Toi ! 
Tu as fait ciel et terre.

Tu es l’Alpha, Tu es l’Oméga, 
Le centre du Mystère, Toi ! 
Le centre du Mystère. 

Tu as pris chair, Vérité de foi, 
Unique Fils du Père, Toi ! 
Unique Fils du Père.

Sauveur, ô Christ, homme mort en croix,
Dieu même nous libère, Toi !
Dieu même nous libère.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Écoute-nous, Seigneur et accorde-nous la Paix profonde que nous te demandons. Ainsi en te cherchant tous les jours de notre vie, et soutenus par la prière de la Vierge Marie, nous parviendrons sans encombre jusqu'à Toi.
Par Jésus-Christ, Ton Fils, Notre Seigneur et Notre Dieu, qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Parole de Dieu : (2 P 1, 10-11)… (Office des Laudes).
Frères, redoublez d’efforts pour confirmer l’appel et le choix dont vous avez bénéficié ; en agissant ainsi, vous ne risquez pas de tomber.
C'est ainsi que vous sera généreusement accordée l'entrée dans le Royaume éternel de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

 

Parole de Dieu : (CF. Ep 1, 20b-23)… (Office des Vêpres).
Dieu a ressuscité Le Christ d’entre les morts et il l’a fait asseoir à sa droite dans les Cieux. Il l’a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir.
Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de Lui la Tête de l’Église qui est son Corps, et l’Église est l’accomplissement total du Christ, Lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

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