Eucharistie du Vendredi 17 Novembre 2017 : Vendredi de la 32ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

Eucharistie du Vendredi 17 Novembre 2017 : Vendredi de la 32ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Sainte Élisabeth de Hongrie, Veuve, Tertiaire de Saint-François, Patronne du Tiers-Ordre Franciscain (1207-1231).

Fête de Saint Grégoire de Tours, Évêque (539-595).
Fête de Sainte Hilda, Abbesse en Angleterre (✝ 680).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre de la Sagesse 13,1-9… Psaume 19(18),2-3.4-5… Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.
Commentaire de Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), Religieuse.
Autre commentaire de l’Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Elisabet av thuringen 11

Vendredi 17 Novembre 2017 : Fête de Sainte Élisabeth de Hongrie, Veuve, Tertiaire de Saint-François, Patronne du Tiers-Ordre Franciscain (1207-1231).
Elle devint ainsi la patronne du Tiers-Ordre régulier de Saint François et de l'Ordre Franciscain séculier".

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Élisabeth de Hongrie.

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Vendredi 17 Novembre 2017 : Fête de Saint Grégoire de Tours, Évêque (539-595).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Grégoire de Tours.

Hilda 2

Vendredi 17 Novembre 2017 : Fête de Sainte Hilda, Abbesse en Angleterre (✝ 680).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Hilda, Abbesse en Angleterre.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de la Sagesse 13,1-9.
De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. 
Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. 
S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. 
Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. 
Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. 
Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés : 
plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau ! 
Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. 
S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?

 

Psaume 19(18),2-3.4-5.
Les cieux proclament la gloire de Dieu, 
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains. 
Le jour au jour en livre le récit 
et la nuit à la nuit en donne connaissance. 

Pas de paroles dans ce récit, 
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message 
et la nouvelle, aux limites du monde. 

Là, se trouve la demeure du soleil :

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

 

Commentaire du jour.
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), Religieuse.
Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)

« Qui perdra sa vie la sauvegardera »

Ô jour éternel, jour tant désiré, 
Je te guette avec nostalgie et impatience, 
Et très bientôt l'amour déchirera les voiles, 
Et tu deviendras mon salut. 

Jour merveilleux, moment incomparable, 
Où pour la première fois je verrai mon Dieu, 
L'époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs, 
Je sens que l'épouvante n'étreindra point mon âme. 

Jour très solennel, jour de clarté, 
Où l'âme connaîtra son Dieu dans sa puissance, 
Et tout entière sombrera dans son amour, 
Et connaîtra que les misères de l'exil sont passées. 

Jour bienheureux, jour béni 
Où pour toi mon cœur flambera d'un feu éternel : 
Car je te pressens déjà même si ce n'est qu'à travers des voiles, 
Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m'es ravissement et enchantement. 

Jour que j'espère toute ma vie durant : 
Et je t'attends avec impatience, Seigneur, 
Car toi tu es le seul que je désire, 
Toi, l'Unique en mon cœur ; le reste ne m'est rien. 

Jour de délice, d'infinies douceurs : 
Mon époux, Dieu de grande majesté, 
Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d'une vierge, 
Sur ton doux Cœur j'appuie mon front.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_293
Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne).

«Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera»

Aujourd'hui, dans le contexte prédominant d'une culture matérialiste, beaucoup se comportent comme aux temps de Noé: «On mangeait, on buvait, on se mariait» (Lc 17,27); ou comme les concitoyens de Loth, qui achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient.
C'est avec la même myopie que l'aspiration suprême d'un grand nombre se réduit à leur propre vie physique temporelle et, en conséquence, que tout leur effort tend à conserver cette vie, à la protéger et à l'enrichir.

Dans le passage d'Évangile que nous commentons, Jésus veut dénoncer cette conception fragmentaire de la vie qui mutile l'être humain et l'amène à la frustration.
Il le fait au moyen d'une sentence sérieuse et tranchante, capable de remuer les consciences et de les obliger à se poser des questions fondamentales: «Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera» (Lc 17,33).

En méditant sur cet enseignement de Jésus, Saint Augustin dit: «Que dire, donc? Est-ce que périront tous ceux qui font cela, c'est-à-dire, qui se marient, plantent des vignes et construisent?
Non pas eux, mais ceux qui présument de ces choses, qui placent ces choses avant Dieu, qui sont disposés à offenser Dieu à l'instant pour de telles choses».

De fait, qui est-ce qui perd sa vie pour avoir voulu la conserver, sinon celui qui a vécu exclusivement dans la chair, sans laisser affleurer l'esprit; ou plus encore, celui qui vit replié sur soi, oubliant complètement les autres?
Car il est évident que la vie dans la chair doit nécessairement se perdre, et que la vie dans l'esprit, si elle n'est pas partagée, s'affaiblit.

Toute vie, par elle-même, tend naturellement à la croissance, à l'exubérance, à la frustration et à la reproduction.
Au contraire, si on la renferme et si on la préserve dans le but de la posséder jalousement et exclusivement, elle se fane, devient stérile et meurt.
C'est pourquoi, tous les Saints, prenant comme modèle Jésus, qui vécut intensément pour Dieu et pour les hommes, ont donné généreusement leur vie de multiples manières au service de Dieu et de leurs semblables.

 

HYMNE : RETOURNEZ-VOUS, VOICI L'ESPRIT

Retournez-vous, voici l'Esprit 
Du Seigneur, au vent de la nuit, 
Qui passe au monde ;
Accueillez-le, ne craignez rien ; 
A la croisée de vos chemins,
Laissez-vous couvrir de son ombre.

N'alliez-vous pas vous desséchant 
Dans vos lois de chair et de sang, 
A perte d'être ?
Hébergez-le, vous renaîtrez, 
Car Dieu travaille au plus secret :
Sa lumière luit aux ténèbres.

Ouvrez la fente de vos cœurs, 
Et voyez celle du Seigneur, 
L'arbre de vie ;
Rapprochez-les, restez greffés, 
Buvez la sève désormais
Dont la plaie du Christ est remplie.

Et son Esprit brise les joints 
Avec l'arbre mort du jardin 
De sève humaine ;
Ne manquez pas ici le bond 
Des derniers temps de création
Où l'amour de Dieu nous entraîne.

Ne rompez pas vos nouveaux liens :
Vous croîtrez avec l'Esprit Saint
Jusqu'à cette heure 
Du Fils de l'homme éblouissant
Par tous les hommes de son sang 
Qui l'auront choisi pour demeure.

 

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR SE LIVRER PERDANT

Qui donc est Dieu pour se livrer perdant 
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal 
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort 
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie 
et son royaume ? 

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils 
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils 
donner sa mère ? 

Qui donc est Dieu pour être notre Pain 
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps 
jusqu’en sa gloire ? 

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom 
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ?

 

HYMNE : REGARDE OÙ NOUS RISQUONS D’ALLER

Regarde où nous risquons d’aller 
Tournant le dos 
À la cité 
De ta souffrance ! 
Ta Pâque est lente aux yeux de chair 
De tes bourreaux : 
Explique-nous le livre ouvert 
À coups de lance.

Comment marcherions-nous vers toi 
Quand il est tard, 
Si tu ne vas 
Où vont nos routes ? 
Ne manque pas aux pèlerins 
Mais viens t’asseoir : 
La nappe est mise pour le pain 
Et pour la coupe. 

Comment te saurons-nous vivant 
Et l’un de nous, 
Si tu ne prends 
Ces simples choses ? 
Partage-nous ton corps brisé 
Pour que le jour 
Se lève au fond des cœurs troublés 
Où tu reposes. 

Ce jour que nous sentons lever,
Nous le voyons
Dans la clarté
De ton visage :
Ne laisse pas le vent de nuit
Ni les démons
Éteindre en nous le feu qui luit
Sur ton passage. 

Remets entre nos mains tendues
À te chercher
L’Esprit reçu
De ta patience :
Éclaire aussi l’envers du cœur
Où le péché
Revêt d’un masque de laideur
Ta ressemblance.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Sainte Élisabeth de Hongrie.
Dieu qui a donné à Sainte Élisabeth de Hongrie de connaître et de vénérer Le Christ dans les pauvres, accorde-nous de servir avec une inépuisable Charité ceux qui sont dans le besoin et l'affliction.

 

Parole de Dieu : (Ga 2, 19b-20)… (Office des Laudes).
Avec Le Christ, je suis fixé à la Croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Le Christ qui vit en moi.
Ma Vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la Foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi.

 

Parole de Dieu : (Rm 8, 1-2)… (Office des Vêpres).
Pour ceux qui sont dans Le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation. Car, en me faisant passer sous sa loi, L’Esprit qui donne la Vie dans Le Christ Jésus m’a libéré, moi qui étais sous la loi du péché et de la mort.

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Date de dernière mise à jour : 17/11/2017