Eucharistie du Mercredi 07 Novembre 2018 : Mercredi de la 31ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Mercredi 07 Novembre 2018 : Mercredi de la 31ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Fête de Saint Willibrord, Évêque d'Echternach (658-739).

Patron secondaire des Pays-Bas (Solennité). Solennité propre pour les Pays-Bas (Saint Patron de la Province de l'Église hollandaise).
Fête propre pour le Grand-Duché du Luxembourg
Mémoire obligatoire pour le Royaume du Danemark
Mémoire facultative propre pour l'Angleterre
Mémoire facultative propre à l'Irlande
Mémoire facultative propre à l'Allemagne

http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-7-novembre-fete-de-saint-willibrord-eveque-d-utrecht-88673439.html

Fête de Saint Vincent Grossi, Fondateur de l'Institut Religieux des Filles de l'Oratoire (1845-1917).
Fête de Saint Pierre Wu Guosheng, martyr en Chine (1768-1814).
Fête des Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, Prêtres Dominicains, martyrs au Tonkin (+ 1773).
Fête du Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel (1811-† 1872).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,12-18… Psaume 27(26),1.4.13-14… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,25-33.
Commentaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Joan GUITERAS i Vilanova (Barcelona, Espagne).
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Mercredi 07 Novembre 2018 : Fête de Saint Willibrord, Évêque d'Echternach (658-739).
Patron secondaire des Pays-Bas (Solennité). Solennité propre pour les Pays-Bas (Saint Patron de la Province de l'Église hollandaise).
Fête propre pour le Grand-Duché du Luxembourg
Mémoire obligatoire pour le Royaume du Danemark
Mémoire facultative propre pour l'Angleterre
Mémoire facultative propre à l'Irlande
Mémoire facultative propre à l'Allemagne

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Willibrord.

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Mercredi 07 Novembre 2018 : Fête de Saint Vincent Grossi, Fondateur de l'Institut Religieux des Filles de l'Oratoire (1845-1917).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Vincent Grossi.

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Mercredi 07 Novembre 2018 : Fête de Saint Pierre Wu Guosheng, Martyr en Chine (1768-1814).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Pierre Wu Guosheng.

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Mercredi 07 Novembre 2018 : Fête des Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, Prêtres Dominicains, Martyrs au Tonkin (+ 1773).
Pour voir leur vie et en découvrir davantage sur eux, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm.

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Mercredi 07 Novembre 2018 : Fête du Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel (1811-† 1872).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureux François Palau y Quer.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,12-18.
Mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, travaillez à votre salut dans la crainte de Dieu et en tremblant; ne le faites pas seulement quand je suis là, mais encore bien plus quand je n'y suis pas.
Car c'est l'action de Dieu qui produit en vous la volonté et l'action, parce qu'il veut votre bien.
Faites tout sans récriminer et sans discuter ;
ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d'une génération égarée et pervertie où vous brillez comme les astres dans l'univers,
en tenant fermement la parole de vie. Alors je pourrai m'enorgueillir quand viendra le jour du Christ : je n'aurai pas couru pour rien ni peiné pour rien.
Et si je dois verser mon sang pour l'ajouter au sacrifice que vous offrez à Dieu par votre foi, je m'en réjouis et je partage ma joie avec vous tous.
Et vous, de même, réjouissez-vous et partagez votre joie avec moi.

 

Psaume 27(26),1.4.13-14.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

Je le crois, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,25-33.
De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui :
'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever ! '
Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Lettre 197 du 17/09/1896 (OC, Cerf DDB 1996, p. 552)

« Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut pas être mon disciple »

Ma sœur chérie, comment pouvez-vous me demander s'il vous est possible d'aimer le Bon Dieu comme je l'aime ?... Mes désirs du martyre ne sont rien, ce ne sont pas eux qui me donnent la confiance illimitée que je sens en mon cœur. Ce sont, à vrai dire, les richesses spirituelles qui rendent injuste, lorsqu'on s'y repose avec complaisance et que l'on croit qu'ils [sic] sont quelque chose de grand...
Je sens bien que...ce qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est l'espérance aveugle que j'ai en sa Miséricorde. Voilà mon seul trésor...

Ô ma sœur chérie..., comprenez que pour aimer Jésus...plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant.
Le seul désir d'être victime suffit, mais il faut consentir à rester pauvre et sans force, et voilà le difficile car « Le véritable pauvre d'esprit, où le trouver ? Il faut le chercher bien loin », a dit le psalmiste.
Il ne dit pas qu'il faut le chercher parmi les grandes âmes, mais « bien loin », c'est-à-dire dans la bassesse, dans le néant.

Restons donc bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d'esprit et Jésus viendra nous chercher ; si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d'Amour.
Oh, que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens ! C'est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'Amour.
La crainte ne conduit-elle pas à la Justice ? (À la justice sévère telle qu'on la représente aux pécheurs mais pas de cette Justice que Jésus aura pour ceux qui l'aiment.)
Puisque nous voyons la voie, courons ensemble. Oui, je le sens, Jésus veut nous faire les mêmes Grâces, il veut nous donner gratuitement son Ciel.

 

Autre commentaire du jour.
Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière Moi ne peut pas être mon disciple.

L’auditoire est changé: au lieu d’un repas avec des Pharisiens, Jésus s’adresse à des foules. Luc ne dit pas qu’elles suivent Jésus, un mot qu’il garde pour ceux qui sont des disciples. Mais elles marchent avec lui: c’est un auditoire plus sympathique que les Pharisiens qui l’observaient.
Ce n’est pas hasard que Luc a mis ces paroles de Jésus après la parabole du festin où les premiers invités qui avaient refusé de venir étaient remplacés par des gens de condition beaucoup plus humble.
C’est un avertissement que pour répondre à l’invitation du Royaume et être ses disciples il y a des exigences.

Venir à Jésus n’est pas suffisant pour être un disciple. Il y a un engagement à prendre. Il faut lui donner une priorité absolue, une priorité sur toute autre bonne chose ou personne et même sa propre vie.
Ensuite, pour marcher derrière lui, c’est-à-dire le suivre ou être son disciple, il faut porter sa croix.
Pour les auditeurs, cela veut dire partager ses difficultés et ses épreuves. Mais pour les lecteurs de l’Évangile, les Chrétiens, c’est une anticipation du Calvaire: un disciple doit s’unir à la Passion du Christ.
Saint Paul parle de compléter la Passion du Christ.

On ne peut donc s’engager à la légère. Il faut prévoir et se préparer comme l’illustrent les deux paraboles: celui qui bâtit une tour, une structure de défense, et celui qui engage une opération militaire.
Les deux doivent se préparer et ne pas négliger de voir les conséquences de leur démarche: on ne peut pas rebrousser chemin.
La préparation pour un disciple est résumée dans la dernière phrase: il faut renoncer à tous ses biens.
C’est dire que la préparation suppose le rejet ou la séparation de tout ce qui empêche d’être donné totalement au Christ.
Jean Gobeil, s.j.

 

Autre commentaire du jour.
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.

L’instant est solennel et dramatique. « De grandes foules » suivent Jésus ; elles adoptent le comportement du disciple, mais le sont-elles vraiment ?
Notre-Seigneur ne cherche pas à faire du nombre ni à susciter un mouvement de masse. Il est venu pour annoncer le Royaume et inviter à la conversion.

Or celle-ci implique un acte de rupture, car son Royaume n’est pas de ce monde. Pour acquérir la perle de grand prix, il faut vendre toutes les autres ; pour renaître d’eau et d’esprit, il faut rompre les liens de la chair.
L’expression utilisée par Jésus, et que la traduction liturgique a rendue par la parole « préférer », est en fait beaucoup plus forte : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père et sa mère,… il ne peut être mon disciple ».
Le terme ne doit cependant pas tromper : Jésus a prêché l’Amour et non la Haine. Mais en araméen comme en hébreu, il n’y a pas d’intermédiaire entre aimer et haïr. « Venir à Jésus » implique l’aimer, « de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force » (Mc 12, 33) ; et un tel attachement suppose de renoncer à tout autre lien affectif qui risquerait d’entrer en concurrence avec ce choix exclusif.
C’est cette radicalité que veut exprimer le terme « haïr », qui souligne la rupture - la déchirure même - à laquelle doit consentir celui qui prétend devenir disciple.

Cette rupture n’épargne pas les relations les plus intimes et atteint le disciple jusqu’au cœur de son être, puisqu’il est même invité à renoncer à l’attachement le plus naturel, le plus spontané, le plus instinctif qui soit : l’attachement à sa propre vie.
On ne peut dire plus clairement que l’option pour Jésus n’est pas seulement préférentielle : elle est exclusive ; elle est de l’ordre de la reddition, mais en toute liberté ; elle est comparable à un holocauste, mais un holocauste d’Amour, à l’image du Sacrifice auquel Notre-Seigneur le premier a consenti pour nous.

Depuis que le péché est entré dans le monde, la Croix est plantée dans chacune de nos vies : inutile de la fuir, elle nous rattraperait toujours.
Mais depuis que Jésus l’a délibérément assumée par solidarité avec notre humanité meurtrie, elle est devenue le lieu de la révélation de « l’Amour fou » de Dieu pour nous.

Tout comme Jésus a pu dire : « Le Père m’aime parce que je donne ma vie, pour la reprendre ensuite. Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jn 10, 17-18), ainsi nous aussi nous sommes invités à faire de chacune de nos souffrances et finalement de notre mort elle-même, un sacrifice de louange, une offrande d’Amour.
Tout cela bien sûr dans l’obéissance de la Foi en la Parole de Notre-Seigneur qui nous invite à « porter notre croix » pour marcher derrière lui sur le chemin de la Vie.

En s’attachant à nous au point de partager notre condition humaine jusque dans la mort, Jésus a acquis le pouvoir de nous introduire dans sa Vie.
Mais nous ne participons à sa victoire que dans la mesure où à notre tour nous nous attachons à Lui de manière radicale, au point de nous identifier à Lui comme il s’est identifié à nous.
Ce qui est en jeu, c’est la réciprocité de l’Amour.
C’est bien pourquoi Notre-Seigneur nous invite à prendre la mesure de l’exigence afin que nous ne nous engagions pas à la légère.
Il serait vain en effet de se mettre en route à la suite de Jésus en prétendant garder une libre disposition de soi dans un domaine particulier : « celui qui ne renonce pas à tous ses biens » n’a rien donné, et « ne peut pas être mon disciple », car c’est d’une nouvelle naissance qu’il s’agit, et on ne coud pas une nouvelle pièce de tissu sur un vieux vêtement, pas plus qu’on ne met du vin nouveau dans de vieilles outres.

L’exigence du Seigneur n’a somme toute qu’un seul but : nous libérer de nos multiples aliénations, qui depuis le péché, nous empêchent d’aimer.
Même nos relations les plus naturelles sont entachées de convoitise. Seul celui qui accepte la catharsis de ses affections désordonnées, peut entrer dans la vraie liberté, et participer à la construction du Royaume - symbolisé par la tour – en emportant la victoire sur l’Ennemi.

Qu’importe que nous ne soyons qu’une poignée pour affronter un adversaire bien plus nombreux ? N’est-ce pas le Roi des rois et Le Seigneur des seigneurs qui combat pour nous et en nous ?
« Le Seigneur est ma Lumière et mon Salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le rempart de ma Vie, devant qui tremblerais-je ? » (Ps 26 [27]).
Tous les Saints en sont un vivant témoignage : c’est parce qu’ils ont tout donné et se sont livrés sans réserve à leur Seigneur, que celui-ci a pu déployer dans leur vie toute sa puissance, leur rendant dès ici-bas et au centuple, ce à quoi ils avaient renoncé par Amour pour Lui.

« Travaillons donc à notre Salut dans la crainte de Dieu et en tremblant » (1ère lect.). Demandons-lui de nous révéler tous les attachements qui nous empêchent d’être tout à Lui et font obstacle à l’actualisation de sa victoire dans nos vies.
Et lorsque nous en aurons pris conscience, supplions-le de nous donner la force d’y renoncer, de nous convertir une fois pour toutes, afin qu’étant tout à Lui, nous soyons dignes de porter le nom de « disciples ».
Alors nous serons « des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération égarée et pervertie où nous brillerons comme les astres dans l’univers, en tenant fermement la Parole de Vie » (Ibid.).

« Eternel Seigneur de toutes choses, je fais mon offrande, avec votre faveur et votre aide, devant votre infinie Bonté et devant votre Mère glorieuse et tous les Saints et Saintes de la cour Céleste.
Je veux et je désire, et c’est ma détermination réfléchie, pourvu que ce soit votre plus grand service et votre plus grande louange, vous imiter en endurant toutes les injustices et tous les mépris, et toute pauvreté, aussi bien effective que spirituelle, si votre Très Sainte Majesté veut me choisir et m’admettre à cette Vie et à cet état » (Acte d’offrande de Saint Ignace de Loyola).
Père Joseph-Marie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_282
Abbé Joan GUITERAS i Vilanova (Barcelona, Espagne).

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière Moi ne peut pas être mon disciple

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus en route vers Jérusalem. Là-bas Il donnera sa vie pour sauver le monde.
«De grandes foules faisaient route avec Jésus» (Lc 14,25): les disciples, marchant avec Jésus qui les précède, doivent apprendre à devenir des hommes nouveaux. C'est la finalité des instructions que Le Seigneur exprime et propose à qui le suit dans son ascension vers la "Cité de la paix".

Disciple signifie "suiveur". Suivre les traces du Maître, être comme Lui, penser comme Lui, vivre comme Lui… Le disciple vit avec le Maître et l'accompagne.
Le Seigneur enseigne par des actes et des paroles. Vous avez clairement vu l'attitude du Christ entre l'Absolu et le relatif.
Vous avez entendu de sa bouche plusieurs fois que Dieu est la première valeur de l'existence. Vous avez admiré la relation entre Jésus et le Père Céleste.
Vous avez vu la dignité et la confiance avec laquelle il priait Le Père. Vous avez admiré sa pauvreté radicale.

Aujourd'hui Le Seigneur nous parle avec des termes clairs. Le disciple authentique doit aimer avec tout son cœur et toute son âme Notre Seigneur Jésus-Christ, au-dessus de tout lien, y compris le plus intime: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer (…) et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26-27).
Il doit occuper la première place dans la vie d'un suiveur. Saint Augustin dit: «Répondons au père et à la mère: ‘Je vous aime en Christ, non à la place du Christ’».
L'acte de suivre Jésus doit même précéder l'Amour pour notre propre vie. Suivre Jésus, en fin de compte, signifie embrasser sa Croix. Sans croix il n'y a pas de disciple.

L'appel évangélique exhorte à la prudence, c'est-à-dire, à la vertu qui dirige le comportement adéquat.
Celui qui veut construire une tour doit calculer avant son budget. Le roi qui va à la guerre doit d'abord prendre en compte le nombre de soldats dont il dispose avant de décider s'il prend les armes ou s'il demande la paix.
Celui qui veut être disciple du Seigneur doit renoncer à tous ses biens. Le renoncement sera son meilleur pari!

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://us3.campaign-archive.com/?e=b033ba685c&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=fcde7e4037

 

HYMNE : O TOI, L'AU-DELÀ DE TOUT

Ô toi, l'au-delà de tout,
   n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de toi ?
Quelle hymne te dira, quel langage ?
   Aucun mot ne t'exprime.
À quoi l'esprit s'attachera-t-il ?
   Tu dépasses toute intelligence.
Seul, tu es indicible,
   car tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable,
   car tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres,
   ceux qui parlent et ceux qui sont muets,
   te proclament.
Tous les êtres,
   ceux qui pensent et ceux qui n'ont point la pensée,
   te rendent hommage.
Le désir universel,
   l'universel gémissement tend vers toi.
Tout ce qui est te prie,
   et vers toi tout être qui pense ton univers
   fait monter une hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure par toi ;
   par toi subsiste l'universel mouvement.
De tous les êtres tu es la fin ;
   tu es tout être, et tu n'en es aucun.
Tu n'es pas un seul être,
   tu n'es pas leur ensemble.
Tu as tous les noms, et comment te nommerai-je,
   toi le seul qu'on ne peut nommer?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
   qui couvrent le ciel même?
Prends pitié,
Ô toi, l'au-delà de tout,
   n'est-ce pas tout ce qu'on peut chanter de toi?

 

HYMNE : Ô FILS UNIQUE, JÉSUS CHRIST

Ô Fils unique, Jésus Christ, 
Nous contemplons en ton visage 
La gloire dont tu resplendis 
Auprès de Dieu avant les siècles. 

Les tiens ne t’ont pas reconnu, 
Et les ténèbres te repoussent ; 
Mais donne à ceux qui t’ont reçu 
De partager ta plénitude. 

Toi qui habites parmi nous,
Ô Verbe plein de toute grâce, 
Enseigne nous la vérité, 
Transforme-nous en ton image. 

À toi la gloire, ô Père saint, 
À toi, la gloire, ô Fils unique, 
Avec l’Esprit consolateur, 
Dès maintenant et pour les siècles. Amen. 

 

HYMNE : À LA MESURE SANS MESURE

À la mesure sans mesure
De ton immensité,
Tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre cœur
Ta place reste marquée
Comme un grand vide, une blessure.

À l’infini de ta présence
Le monde est allusion,
Car tes mains l’ont formé.
Mais il gémit, en exilé,
Et crie sa désolation
De n’éprouver que ton silence.

Dans le tourment de ton absence,
C’est toi déjà, Seigneur,
Qui nous as rencontrés.
Tu n’es jamais un étranger,
Mais l’hôte plus intérieur
Qui se révèle en transparence.

Cachés au creux de ton mystère,
Nous te reconnaissons
Sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t’accueillir,
D’un cœur brûlé d’attention,
Les yeux tournés vers ta lumière.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)...Propre à Saint Willibrord.
Seigneur, tu as choisi l’Évêque Saint Willibrord pour annoncer ta Gloire aux nations et fortifier nos ancêtres dans la Foi ; à sa prière, accorde-nous de persévérer dans ta Volonté, afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté.

 

Parole de Dieu : (Jb 1, 21; 2, 10b)… (Office des Laudes).
Sorti nu du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, Le Seigneur a ôté : que le Nom du Seigneur soit Béni.
Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Et le malheur, pourquoi ne l’accepterions-nous pas aussi ?

 

Parole de Dieu : (Ep 3, 20-21)… (Office des Vêpres).
Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à Lui dans l’Église et dans Le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.

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Date de dernière mise à jour : 07/11/2018