Eucharistie du Jeudi 27 Septembre 2018 : Jeudi de la 25ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Jeudi 27 Septembre 2018 : Jeudi de la 25ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de St Vincent de Paul, Prêtre et Fondateur de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité (1581-1660).

Fête de Sainte Aquiline, Vierge et Martyre (+ 1764).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11... Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab... Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,7-9.
Commentaire de Saint Colomban (563-615), Moine, Fondateur de Monastères.
Autre commentaire d’Origène (v. 185-253), Prêtre et Théologien.
Autre commentaire de Jean-Louis D'Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de l’Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

St vincent de paul 11

Jeudi 27 Septembre 2018 : Fête de St Vincent de Paul, Prêtre et Fondateur de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité (1581-1660).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Vincent de Paul.

Akiline 2

Jeudi 27 Septembre 2018 : Fête de Sainte Aquiline, Vierge et Martyre (+ 1764).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Aquiline.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11.
Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.
Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.
Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés.
Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

 

Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab.
Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ;
dès le matin, c'est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,7-9.
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts.
D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

 

Commentaire du jour.
Saint Colomban (563-615), Moine, Fondateur de Monastères.
Instruction 1,2-4 ; PL 80, 231-232 (trad. Orval)

« Hérode cherchait à le voir »

Dieu est partout, tout entier, immense. Partout il est proche, selon le témoignage qu'il donne de Lui-même « Je suis un Dieu proche, et non un Dieu lointain » (Jr 23,23).
Le Dieu que nous cherchons ne demeure donc pas loin de nous : nous l'avons parmi nous. Il habite en nous comme l'âme dans le corps, si du moins nous sommes pour lui des membres sains que le péché n'a pas tués...
« En lui, dit l'apôtre Paul, nous avons la Vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28).

Mais qui pourra suivre Le Très-Haut jusqu'en son être inexprimable et incompréhensible :? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ?
Qui risquera de traiter de l'origine éternelle de l'univers ? Qui se glorifiera de connaître le Dieu infini qui emplit tout et enveloppe tout, pénètre tout et dépasse tout, embrasse tout et se dérobe à tout, « Lui que personne n'a jamais vu » tel qu'il est ? (1Tm 6,16)

Que nul n'ait donc la présomption de sonder l'impénétrable profondeur de Dieu, le quoi, le comment, le pourquoi de son être.
Cela ne peut être ni exprimé, ni scruté, ni pénétré.
Crois simplement, mais avec force, que Dieu est tel qu'il a été et qu'il sera car il n'y a pas de changements en Lui.

 

Commentaire du jour.
Origène (v. 185-253), Prêtre et Théologien.
Homélies sur la Genèse, n°1, 5-7 (trad. SC 7, p. 70-73 rev.)

« Hérode cherchait à voir Jésus »

Le soleil et la lune illuminent nos corps ; ainsi Le Christ et l'Église illuminent nos esprits. Du moins les illuminent-ils si nous ne sommes pas des aveugles spirituels.
Car, de même que le soleil et la lune ne laissent pas de répandre leur clarté sur les aveugles qui ne peuvent cependant accueillir la lumière, ainsi Le Christ envoie sa Lumière à nos esprits.
Mais cette illumination aura lieu seulement si notre cécité n'y fait pas obstacle.

Donc, que les aveugles suivent d'abord Le Christ en criant : « Aie pitié de nous, Fils de David ! » (Mt 9,27), et quand ils auront retrouvé la vue grâce à Lui, ils pourront être irradiés par la splendeur de la Lumière.

Mais tous ceux qui voient ne sont pas illuminés de manière égale par Le Christ ; chacun l'est à la mesure dont il peut recevoir la Lumière (cf Lc 23,8s)...
Ce n'est pas de la même manière que nous allons tous à Lui, mais « chacun y va selon ses possibilités propres » (Mt 25,15).

 

Autre commentaire du jour.
http://villaloyola.com/fr/node/28
Jean-Louis D'Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.

« Mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins », déclare Le Seigneur (Is 55,8).

La mission des douze disciples dans les villes et villages de Galilée précède immédiatement ces réflexions du peuple et d'Hérode au sujet de Jésus.
Les disciples ont proclamé l'Évangile et fait connaître la personne de Jésus. La ferveur nationaliste, et même révolutionnaire, fermentait dans toutes ces localités, qui étaient hostiles à Hérode, le valet des Romains...
Aussi Hérode craignait tout nouveau mouvement, qui pouvait devenir subversif. Même Jean Baptiste, qui prêchait la conversion loin de la Galilée, près du Jourdain, dans le désert, avait provoqué sa peur et son hostilité.
Il pouvait craindre encore plus Jésus, dont l'activité missionnaire se déroulait en plein cœur de la Galilée, ce foyer des révoltes.
Les apôtres de Jésus venaient de parcourir les villages de Galilée. Quand on n'a pas la Foi, comme Hérode, c'est le soupçon qui tourmente le coupable.

Jésus est un mystère.
Après avoir fait exécuter Jean Baptiste, Hérode entend parler de Jésus et se pose des questions sur ce nouveau personnage.
Au fond de lui-même, il souffre de remords : il a eu l'illusion de se débarrasser de Jean, mais l'activité de Jésus ressuscite pour lui la figure de Jean.
On ne libère pas sa conscience avec une action brutale. La punition vient de notre conscience, qui nous juge.

La personne de Jésus, comme sa mission qui vient de Dieu, est un mystère. Aussi certains pensent à une réincarnation de Jean, du prophète Élie ou d'un autre prophète d'autrefois.
Pour comprendre le présent, on se réfère tout naturellement à ce qu'on connaît, au passé et à ses figures éminentes.

À toutes les époques, on a tenté de comprendre la personne de Jésus avec des critères humains, alors qu'on ne peut le connaître qu'avec les yeux de la Foi éclairée par L'Esprit. En dehors de la Foi, Jésus ne peut être qu'une énigme incompréhensible.

Hérode est un assassin curieux et en proie au remords. Il n'a ni la Foi, ni le minimum d'empathie pour comprendre un envoyé de Dieu.
Aussi Jésus ne lui répondra rien quand, au moment de la Passion, il comparaîtra devant lui (Lc 23,9).

Jésus dérange.
« Mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins », déclare Le Seigneur (Is 55,8).
Les prophètes, que Dieu a envoyés et qui parlèrent en son Nom, ont toujours ouvert des perspectives qui ont déconcerté le peuple.
De même, et encore plus que tous les prophètes, Jésus ouvre des horizons infinis devant nous et il nous met en question, exigeant de nous la conversion, un changement radical.

Les prophètes et Jésus ont subi la persécution, parce qu'ils dérangeaient la routine et la paresse dans laquelle chacun s'est installé.
Personne n'aime être dérangé et obligé de remettre en question sa conduite et sa personne. Hérode a essayé de réduire Jean au silence.
Il voudra s'en prendre également à Jésus, que des Pharisiens avertiront : « Pars d'ici, va-t'en ailleurs, car Hérode veut te faire mourir. » (Lc 13,31)

Conclusion.
Dans une prière, on s'adresse à Dieu, « Toi qui viens me déranger. » C'est la prière du croyant, qui sait à l'avance que Le Seigneur va le déranger, par un signe, une épreuve, une maladie,...

En toute confiance, il remet sa personne entre les mains de Son Père, qui veut son Bonheur mieux et plus que lui-même.
Il est convaincu avec Paul que « Dieu fait tout concourir au bien de ceux qu'il aime » (Rom 8,28).
Sans la Foi, tout devient énigme incompréhensible et même révoltante. Il faut croire pour comprendre.
La promesse de Jésus à Marthe se réalise alors : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu » (Jn 11,40).
Jean-Louis D'Aragon, s.j.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_229
Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico).

«Et il cherchait à le voir»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité.
On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui.
La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Élie, Jean le Baptiste, etc.
Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas.
A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions.
Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons.
Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la Tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie.
Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L’Adoration Eucharistique est une manière essentielle d'être avec Le Seigneur.
Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours:
Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas».
Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux.
Dans son encyclique Dieu est Amour, le Pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'Amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique».
Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

 

HYMNE : EN TOUTE VIE LE SILENCE DIT DIEU

En toute vie le silence dit Dieu, 
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail, 
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !

Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom 
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ? 
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.

Il suffit d'être, et vous vous entendrez 
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers, 
Vous avez tout en vous pour adorer. 

Car vous avez l'hiver et le printemps, 
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées. 

Arbres humains, jouez de vos oiseaux, 
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ; 
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.

 

HYMNE : TU ES VENU, SEIGNEUR

Tu es venu, Seigneur,
Dans notre nuit,
Tourner vers l’aube nos chemins ;
Le tien pourtant reste caché,
L’Esprit seul nous découvre
Ton passage.

Pour nous mener au jour,
Tu as pris corps
Dans l’ombre humaine où tu descends.
Beaucoup voudraient voir et saisir :
Sauront-ils reconnaître
Ta lumière ?

Nous leur disons : « Voyez
Le grain qui meurt !
Aucun regard ne l’aperçoit ;
Mais notre cœur peut deviner
Dans le pain du partage
Sa présence. »

Puis nous portons vers toi,
Comme un appel,
L’espoir des hommes d’aujourd’hui.
Mûris le temps, hâte le jour,
Et que lève sur terre
Ton Royaume !

 

HYMNE : JOIE ET LUMIÈRE DE LA GLOIRE ÉTERNELLE DU PÈRE

R/Joie et lumière
De la gloire éternelle du Père,
Le Très-Haut, le Très-Saint !
Ô Jésus Christ !

Oui, tu es digne d’être chanté
Dans tous les temps par des voix sanctifiées,
Fils de Dieu qui donnes vie :
Tout l’univers te rend gloire.

Parvenus à la fin du jour,
Contemplant cette clarté dans le soir,
Nous chantons le Père et le Fils
Et le Saint-Esprit de Dieu.

 

Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Vincent de Paul.
Seigneur, tu as donné à Saint Vincent de Paul toutes les qualités d'un apôtre pour secourir les pauvres et former les Prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu'il a aimé et pratiquer ce qu'il a enseigné.

 

Parole de Dieu : (Is 66, 1-2)... (Office des Laudes).
Ainsi parle Le Seigneur : Le Ciel est mon Trône et la Terre, l’Escabeau de mes pieds. Quelle est donc la maison que vous bâtiriez pour Moi ? Quel serait l’emplacement de mon lieu de repos ?
De plus, tous ces êtres, c’est ma main qui les a faits et ils sont à Moi, tous ces êtres – Oracle du Seigneur –, c’est vers celui-ci que je regarde : vers l’humilié, celui qui a l’esprit abattu, et qui tremble à ma Parole.

 

Parole de Dieu : (1 P 1, 6-9)... (Office des Vêpres).
Tressaillez de joie, même s’il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre Foi qui est bien plus précieuse que l’or (cet or, voué pourtant à disparaître, qu’on vérifie par le feu).
Tout cela doit donner à Dieu Louange, Gloire et Honneur quand se révélera Jésus-Christ, Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d’une Joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre Salut, qui est l’aboutissement de votre Foi.

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Date de dernière mise à jour : 27/09/2018