Eucharistie du Samedi 15 Septembre 2018 : Samedi de la 23ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

Eucharistie du Samedi 15 Septembre 2018 : Samedi de la 23ème semaine du Temps Ordinaire (Année paire).

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.

Fête de Sainte Catherine de Gênes, veuve (1447-1510).
Fête du Bienheureux Giuseppe Puglisi, Prêtre martyr en Sicile (1937-1993).
Fête du Bienheureux Paul Manna, Missionnaire en Birmanie (Myanmar), Fondateur de l'Union Missionnaire Du Clergé (1872-1952).


Textes du jour propres à la Mémoire de ND des 7 Douleurs (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Lettre aux Hébreux 5,7-9… Psaume 31(30),2-3a.3bc-4.5-6.15-16.20… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,25-27.
Commentaire de Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes.
Autre commentaire de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscain, Docteur de l'Église.
HOMÉLIE DE SAINT BERNARD POUR LE DIMANCHE APRÈS L'ASSOMPTION.
Autre commentaire de Rupert de Deutz (v. 1075-1130), Moine Bénédictin.
Autre commentaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
NOTRE-DAME des DOULEURS (Mémoire).
Stabat Mater (Séquence).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Fete de notre dame des 7 douleurs

Samedi 15 Septembre 2018 : Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.
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Notre Dame des 7 Douleurs.

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Samedi 15 Septembre 2018 : Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.
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Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.

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Samedi 15 Septembre 2018 : Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.
Pour voir mon commentaire personnel avec les Révélations de Jésus à Maria Valtorta sur cette grande Fête, aller dans le menu déroulant à « Articles Divers, puis Commentaires Textes Bibliques » ou sur le lien suivant :
Fête de Notre Dame des 7 Douleurs suivie des 7 Joies.

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Samedi 15 Septembre 2018 : Fête de Sainte Catherine de Gênes, veuve (1447-1510).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Catherine de Gênes.

Giuseppe puglisi

Samedi 15 Septembre 2018 : Fête du Bienheureux Giuseppe Puglisi, Prêtre martyr en Sicile (1937-1993).
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Bienheureux Giuseppe Puglisi.

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Samedi 15 Septembre 2018 : Fête du Bienheureux Paul Manna, Missionnaire en Birmanie (Myanmar), Fondateur de l'Union Missionnaire Du Clergé (1872-1952).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Bienheureux Paul Manna.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Lettre aux Hébreux 5,7-9.
Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé.
Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ;
et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

 

Psaume 31(30),2-3a.3bc-4.5-6.15-16.20.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans la justice, libère moi;
écoute, et viens me délivrer.

Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ;
oui, c'est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.

Qu'ils sont grands, tes bienfaits !
Tu les réserves à ceux qui te craignent.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,25-27.
Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

 

Commentaire du jour.
Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes.
Hymne 25, Marie à la croix (trad. SC 128, p. 165s rev.)

« Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée »

Brebis contemplant son agneau qu'on traînait à l'abattoir (Is 53,7), consumée de douleur, Marie suivait avec les autres femmes, en criant ainsi : « Où vas-tu, mon enfant ? Pourquoi achèves-tu ainsi ta course rapide (Ps 18,6) ? Y a t-il encore d'autres noces à Cana, est-ce là maintenant que tu vas si vite pour leur faire du vin avec de l'eau ? Puis-je t'accompagner, mon enfant, ou vaut-il mieux t'attendre ? Dis-moi un mot, Verbe, ne passe pas devant moi en silence..., toi qui es mon fils et mon Dieu...

« Tu marches vers une mort injuste et personne ne partage ta souffrance. Pierre ne t'accompagne pas, lui qui disait : « Jamais, je ne te renierai, même si je devais mourir » (Mt 26,35). Il t'a quitté ce Thomas qui s'exclamait : « Mourons tous avec lui » (Jn 11,16). Et les autres aussi, les intimes, ceux qui doivent juger les douze tribus (Mt 19,28), où sont-ils maintenant ? Il n'en reste plus un seul ; mais toi, tout seul, mon enfant, tu meurs pour tous. C'est ton salaire pour avoir sauvé tous les hommes et les avoir servi, mon fils et mon Dieu. »

Se retournant vers Marie, celui qui est sorti d'elle s'écria : « Pourquoi pleures-tu, mère ? ... Moi, ne pas souffrir ? ne pas mourir ? Comment donc sauverais-je Adam ? Ne pas habiter le tombeau ? Comment ramènerais-je à la vie ceux qui demeurent au séjour des morts ? Pourquoi pleures-tu ? Crie plutôt : 'C'est volontairement qu'il souffre, mon fils et mon Dieu.' Vierge sage, ne te rends pas semblable aux insensées (Mt 25,1s) ; tu es dans la salle des noces, ne fais donc pas comme si tu te tenais dehors... Ne pleure donc plus, mais dis plutôt : 'Prends pitié d'Adam, sois miséricordieux pour Ève, toi mon fils et mon Dieu.'

« Rassure-toi, mère, la première tu me verras sortir du tombeau. Je viendrai te montrer de quels malheurs j'ai racheté Adam, quelles sueurs j'ai versées pour lui. À mes amis, j'en révélerai les marques que je montrerai dans mes mains. Alors tu verras Ève vivante comme autrefois, et tu crieras dans ta joie : 'Il a sauvé mes parents, mon fils et mon Dieu !'»

 

Commentaire du jour.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Sermon sur le mot « cimetière » et la croix pour le Vendredi Saint, 2 ; PG 49, 396 (trad. bréviaire mémoire BVM).

« Près de la Croix de Jésus, se tenait sa mère »

Vois-tu cette victoire admirable ? Vois-tu les réussites de la Croix ? Vais-je maintenant te dire quelque chose de plus admirable ?
Apprends la manière dont cette victoire s'est réalisée et tu seras plus stupéfait encore.

Ce qui a permis au démon de vaincre, c'est par cela même que Le Christ l'a dominé. Il l'a combattu par les armes que le démon avait employées.
Écoute comment.
Une vierge, le bois et la mort, voilà les symboles de la défaite. La vierge, c'était Ève, car elle ne s'était pas unie à l'homme ; le bois, c'était l'arbre ; et la mort, la peine encourue par Adam.

Mais voici, en revanche, que la vierge, le bois et la mort, ces symboles de la défaite, sont devenus les symboles de la victoire.
Au lieu d'Ève, Marie ; au lieu du bois de la connaissance du bien et du mal, le bois de la Croix ; au lieu de la mort d'Adam, la mort du Christ.

Tu vois que le démon a été vaincu par ce qui lui avait donné la victoire ? Avec l'arbre, il avait vaincu Adam ; avec la Croix, le Christ a triomphé du démon.
L'arbre envoyait en enfer, la Croix en a fait revenir ceux qui y étaient descendus.
En outre, l'arbre servit à cacher l'homme honteux de sa nudité, tandis que la Croix a élevé aux yeux de tous un homme nu, mais vainqueur...

Voilà le prodige que la Croix a réalisé en notre faveur : la Croix, c'est le trophée dressé contre les démons, l'épée tirée contre le péché, l'épée dont Le Christ a transpercé le serpent.
La Croix, c'est la volonté du Père, la Gloire du Fils unique, la Joie du Saint Esprit, la splendeur des anges, l'assurance de l'Église, l'orgueil de Saint Paul (Ga 6,14), le rempart des élus, la Lumière du monde entier.

 

Autre commentaire du jour.
Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscain, Docteur de l'Église.
Les sept dons du Saint Esprit, conférence VI, 15-21 (trad. Orval)

« Voici ta mère »

La glorieuse Vierge a payé notre rançon en femme courageuse et aimante d'un Amour de Compassion pour le Christ.
Il est dit dans l'Évangile de saint Jean : « La femme, lorsqu'elle enfante, a de la tristesse parce que son heure est venue » (16,21).
La Bienheureuse Vierge n'a pas éprouvé les douleurs qui précèdent l'enfantement, parce qu'elle n'a pas conçu à la suite du péché comme Ève contre qui la malédiction a été portée ; sa douleur, elle l'a eue après : elle a enfanté à la Croix.
Les autres femmes connaissent la douleur du corps, elle a éprouvé celle du cœur. Les autres souffrent d'une altération physique ; elle, de Compassion et de Charité.

La Bienheureuse Vierge a payé notre rançon en femme courageuse et aimante d'un Amour de Miséricorde pour le monde, et surtout pour le peuple Chrétien. « Une femme peut-elle oublier son nourrisson et être sans pitié pour le fruit de ses entrailles ? » (Is 49,15)
Ceci peut nous faire comprendre que le peuple Chrétien tout entier est issu des entrailles de la glorieuse Vierge.
Quelle Mère aimante nous avons ! Modelons-nous sur notre Mère et suivons-la dans son amour.
Elle a eu compassion des âmes à tel point qu'elle a compté pour rien toute perte matérielle et toute souffrance physique. « Nous avons été rachetés d'un grand prix ! » (1Co 6,20)

 

HOMÉLIE DE SAINT BERNARD

POUR LE DIMANCHE APRÈS L'ASSOMPTION

Le martyre de la Vierge nous est connu tant par la prophétie de Siméon que par le récit même de la Passion du Seigneur.
De l'enfant Jésus, ce vieillard disait : Il sera un signe de division ; et toi, disait-il à Marie, une épée transpercera ton âme.

Oui, Mère Bénie, un glaive a transpercé ton âme : il n'aurait pu, sans transpercer celle-ci, pénétrer dans la chair du Fils.
C'est vrai : ce Jésus qui est le tien — qui est à tous, certes, mais à toi tout particulièrement — , après avoir remis son esprit, ne fut pas atteint dans son âme par la lance meurtrière sans épargner un mort, auquel elle ne pouvait pourtant plus faire de mal, elle lui ouvrit le côté ; mais c'est ton âme qu'elle transperça.
La sienne assurément n'était plus là mais la tienne ne pouvait s'enfuir. Ton âme, c'est la force de douleur qui l'a transpercée, aussi pouvons-nous très justement te proclamer plus que martyre, puisque ta souffrance de Compassion aura certainement dépassé la souffrance qu'on peut ressentir physiquement.

N'a-t-elle pas été plus qu'une épée pour toi, n'a-t-elle pas percé ton âme et atteint jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, cette parole : Femme, voilà ton fils ?
Ô quel échange ! Jean t'est donné en lieu et place de Jésus, le serviteur à la place du Seigneur, le disciple au lieu du Maître, le fils de Zébédée à la place du Fils de Dieu, un simple homme au lieu du vrai Dieu.
Comment l'écoute de cette parole ne transpercerait-elle pas ton âme pleine d'affection, quand le seul souvenir de cette parole brise déjà nos cœurs, qui sont pourtant de roc et de fer ?

Ne vous étonnez pas, frères, qu'on puisse dire de Marie qu'elle a été martyre dans son âme. S'en étonnerait celui qui aurait oublié comment Paul mentionne, parmi les fautes les plus graves des païens, le fait qu'ils ont été sans affection.
Un tel péché était bien loin du cœur de Marie ; qu'il le soit aussi de ses modestes serviteurs.

Mais on dira peut-être : ne savait-elle pas d'avance qu'il devait mourir ? — Sans nul doute. N'espérait-elle pas qu'il ressusciterait aussitôt ? — Oui, assurément. Et malgré cela elle souffrit de le voir crucifié ? — Oui, et violemment.
Qui donc es-tu, frère, et d'où vient ta sagesse, pour que tu puisses t’étonner davantage de la Compassion de Marie que de la Passion du fils de Marie ?
Lui a pu mourir dans son corps, et elle, n'aurait-elle pas pu mourir avec Lui dans son cœur ?

Voilà (dans la Passion du Christ) ce qu'a accompli une Charité telle que personne n'en a éprouvé de plus grande ; et voici (dans la Compassion de Marie) ce qu'a accompli une Charité qui, après celle de Jésus, n'a pas son pareil.

 

Commentaire du jour.
Rupert de Deutz (v. 1075-1130), Moine Bénédictin.
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 13 ; PL 169, 789 (trad. Tournay rev.)

« Voici ta mère »

 « Femme, voici ton fils. Voici ta mère. » De quel droit le disciple que Jésus aimait est-il fils de la mère du Seigneur ? De quel droit celle-ci est-elle sa mère ? C'est qu'elle avait mis au monde, sans douleur alors, la cause du salut de tous, lorsqu'elle avait donné naissance dans sa chair au Dieu fait homme. Maintenant c'est avec une grande douleur qu'elle enfante, debout au pied de la croix.
A l'heure de sa Passion, Le Seigneur Lui-même avait justement comparé les apôtres à une femme qui enfante, en disant : « La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, parce qu'un être humain est né dans le monde » (Jn 16,21).
Combien plus un tel fils a-t-il pu comparer une telle mère, cette mère debout au pied de la croix, à une femme qui enfante ?
Que dis-je, comparer ? Elle est vraiment femme et vraiment mère et, en cette heure, elle a de vraies douleurs d'enfantement. Elle n'avait pas eu la peine d'enfanter dans la douleur comme les autres femmes lorsque son enfant lui était né ; c'est maintenant qu'elle souffre, qu'elle est crucifiée, qu'elle a de la tristesse comme celle qui enfante, parce que son heure est venue (cf Jn 13,1; 17,1)...
Quand cette heure aura passé, quand ce glaive de douleur aura entièrement traversé son âme qui enfante (Lc 2,35), alors elle non plus « elle ne se souviendra plus de son angoisse, parce qu'un homme sera né dans le monde » -- l'homme nouveau qui renouvelle tout le genre humain et règne sans fin sur le monde entier, vraiment né, au-delà de toute souffrance, immortel, premier né d'entre les morts.
Si, dans la Passion de son fils unique, la Vierge a ainsi mis au monde notre salut à tous, elle est bien notre mère à tous.

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Poésie « Pourquoi je t'aime, ô Marie », §20-25 (OC, Cerf DDB 1996, p. 755)

« Femme, voici ton fils »

Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine de Celui qui voudrait au ciel les recevoir, je te trouve avec eux, Marie, sur la colline ; Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir.
Alors ton divin Fils, devant la foule entière, de son amour pour nous montre l'immensité ;
Il dit : « Quel est mon frère, et ma sœur, et ma mère, « Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ? » (Mt 12,24-50)

Ô Vierge immaculée, des mères la plus tendre, en écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas, mais tu te réjouis qu'il nous fasse comprendre que notre âme devient sa famille ici-bas.
Oui, tu te réjouis qu'il nous donne sa vie, les trésors infinis de sa divinité !
Comment ne pas t'aimer, ô ma mère chérie, en voyant tant d'amour et tant d'humilité,...

Tu nous aimes vraiment comme Jésus nous aime, et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer, c'est tout donner, et se donner soi-même ; Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense Tendresse, Il savait les secrets de ton cœur maternel, Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'il nous laisse quand il quitte la croix pour nous attendre au ciel...

La maison de Saint Jean devient ton seul asile ; Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus.
C'est le dernier détail que donne l'Évangile, de la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie, ne révèle-t-il pas que le Verbe éternel veut Lui-même chanter les secrets de ta vie pour charmer tes enfants, tous les élus du Ciel ?

Bientôt je l'entendrai, cette douce harmonie ; Bientôt, dans le beau Ciel, je vais aller te voir.
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie, viens me sourire encore... Mère, voici le soir !
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême ; Avec toi j'ai souffert, et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Vierge, pourquoi je t'aime et redire à jamais que je suis ton enfant !

 

NOTRE-DAME des DOULEURS (Mémoire)

La fête de Notre-Dame des Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura la Vierge Marie par son adhésion entière à l'œuvre Rédemptrice de son Fils pour le Salut du genre humain.
L'Église honore en ce jour ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption.

Après s'être concentrée sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de son Fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie.

Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie:
1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
2. La fuite en Égypte.
3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
4. La rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire.
5. Marie debout au pied de la croix.
6. La descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère.
7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge s'est plue à manifester au monde combien la dévotion à ses douleurs infinies lui était agréable et nous était salutaire.
A plusieurs reprises, elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays.
Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Equateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel.
Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre.
Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix.

 

Stabat Mater (Sequence)

Debout, La Mère des douleurs près de La Croix était en pleurs quand son Fils pendait au bois.
Alors, Son âme gémissante toute triste et toute dolente un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie, La Femme entre toutes Bénie, La Mère du Fils unique!

Dans le chagrin qui La poignait, cette tendre Mère pleurait Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs verrait La Mère du Christ endurer si grand supplice?

Qui pourrait, sans être affligé contempler en cette souffrance La Mère auprès de Son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine et sous les fouets, meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé mourir tout seul, abandonné, et soudain rendre l'esprit.

O Mère, source de tendresse, fais-moi sentir grande tristesse pour que je pleure avec Toi.

Fais que mon âme soit de feu dans l'Amour du Seigneur Mon Dieu : Que je lui plaise avec Toi.

Mère sainte, daigne imprimer Les plaies du Crucifié en mon coeur très fortement.

Ton enfant n'était que blessures, Lui qui daigna souffrir pour moi. Donne-moi d'avoir part à Ses Tourments.

Pleurer en toute vérité comme Toi près du crucifié au long de mon existence.

Je désire auprès de La Croix me tenir, debout avec Toi, dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure, ne sois pas envers moi trop dure, fais que je souffre avec Toi.

Du Christ fais-moi porter la mort, revivre le douloureux sort et les Plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent, que La Croix me donne l'ivresse du sang versé par Ton Fils.

Pour que j'échappe aux vives flammes, prends ma défense, Vierge Marie, à l'heure de La Justice.

O Christ, à l'heure de partir, puisse Ta Mère me conduire à La Palme de La Victoire.

A l'heure où mon corps va mourir, à mon âme fais obtenir La Gloire du Paradis.

 

Stabat Mater (Séquence)

Stabat Mater dolorosa
iuxta crucem lacrimósa,
dum pendébat Fílius.

Cuius ánimam geméntem,
contristátam et doléntem
pertransívit gládius.

O quam tristis et afflícta
fuit illa benedícta,
mater Unigéniti!

Quæ mærébat et dolébat,
pia Mater, dum vidébat
Nati poenas íncliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si vidéret
tanto supplício?

Quis non posset contristári,
piam Matrem contemplári
doléntem cum Fílio?

Pro peccátis suæ gentis
vidit lesum in torméntis,
et flagéllis súbditum.

Vidit suum dulcem
Natum moriéndo desolátum,
dum emísit spíritum.

Eia, Mater, fons amóris
me sentíre vim dolóris fac,
ut tecum lúgeam.

Fac ut árdeat cor meum
in amándo Christum Deum,
ut sibi compláceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifíxi fige plagas
cordi meo válide.

Tui Nati vulneráti,
tam dignáti pro me pati,
poenas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,
Crucifíxo condolére,
donec ego víxero.

Iuxta crucem tecum stare,
ac me tibi sociáre
in planctu desídero.

Virgo vírginum præclára,
mihi iam non sis amára,
fac me tecum plángere.

Fac ut portem Christi mortem,
passiónis fac me sortem,
et plagas recólere.

Fac me plagis vulnerári,
cruce hac inebriári,
et cruóre Filii.

Flammis urar succénsus,
per te, Virgo, sim defénsus
in die iudícii.

Fac me cruce custodíri,
morte Christi præmuníri,
confovéri grátia.

Quando corpus moriétur,
fac ut ánimæ donétur
Paradísi glória.

Debout, la mère des douleurs
Près de la croix était en pleurs
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante
Toute triste et toute dolente
Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils unique !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Christ
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait, sans être affligé
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies du Crucifié
En mon cœur très fortement.

Ton enfant n'était que blessures,
lui qui daigna souffrir pour moi ;
donne-moi d'avoir part à ses tourments.

Pleurer en toute vérité
Comme toi près du crucifié
Au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je souffre avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,  
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du sang versé par ton Fils.

Pour que j'échappe aux vives flammes,
prends ma défense, Vierge Marie,
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme de la victoire.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme fais obtenir
La gloire du paradis.

 

HYMNE : ENTENDEZ-VOUS TOUS CES CŒURS BATTRE

Entendez-vous tous ces cœurs battre,
Comme s'ils n'étaient que d'un corps,
D'un glas navrant dans sa tristesse :
L'Église pleurant son Christ mort !

Regardez-la qui le regarde :
Celui qu'elle aimait n'est-il plus ?
Avant d'avoir touché ses lèvres,
Est-elle veuve de Jésus ?

Les yeux qu'elle adorait se ferment,
Le dernier soupir est lâché !
Elle était vaine, la promesse
De ne jamais l'abandonner !

Console-toi, fille des hommes,
Dans sa mort ton Christ te rejoint :
Si tu voyais au sein du Père,
Tu verrais son Fils dans le tien.

Il reprend tout de vie nouvelle,
Il reprend tout, même la mort !
Et toi, tu vas au long des siècles
Lui former vraiment tout son corps.

Entendez-vous tant de cœurs battre,
Comme s'il n'était qu'un sonneur ?
Pour un tel chant de l'espérance :
L'Église recevant son cœur !

 

HYMNE : QUAND JÉSUS MOURAIT AU CALVAIRE

Quand Jésus mourrait au Calvaire,
Rejeté par toute la Terre,
Debout, la Vierge, sa mère,
Souffrait auprès de lui.

Qui pourrait savoir la mesure
Des douleurs que votre âme endure,
O Mère, alors qu’on torture
L’enfant qui vous est pris ?

Se peut-il que tant de souffrances
Ne nous laisse qu’indifférence
Tandis que par nos offenses,
Nous lui donnons la mort ?

Mais nos pauvres larmes humaines
Sont bien peu devant notre peine.
Que votre Fils nous obtienne
D’y joindre un vrai remords !

Pour qu’enfin l’Amour nous engage
Et nous livre à lui davantage,
Gravez en nous ce visage
Que vous avez chéri.

Quand viendra notre heure dernière,
Nous aurons besoin d’une mère,
Pour nous mener, de la terre
En votre Paradis.

 

HYMNE : LE JOUR S’ACHÈVE

Le jour s’achève,
Mais la gloire du Christ
Illumine le soir. 
Le pain rompu, 
Le vin nouveau
Portent leur fruit de louange : 
Béni sois-tu, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

L’Esprit nous garde
Sous l’alliance du Christ
Et le signe pascal. 
La vie reçue, 
La vie donnée
Rythment le temps de l’Église : 
Nous sommes tiens, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Le monde marche 
Vers le règne du Christ, 
Et sa nuit prendra fin. 
Nos cœurs l’ont su, 
Nos yeux verront : 
L’œuvre de Dieu est lumière. 
Tu nous l’as dit, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Que l’on découvre
Le visage du Christ
À la joie des sauvés ! 
Il est venu, 
Il vient encore, 
Dieu tient toujours ses promesses : 
Tu nous bénis, ô notre Père, 
En Jésus, ton enfant !

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de Ton Fils, debout près de la Croix, fût associée à ses souffrances ; accorde à ton Église de s’unir, elle aussi, à la Passion du Christ, afin d’avoir part à sa Résurrection.
Lui qui vit et règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (Col 1. 24-25)… (Office des Laudes).
Je trouve la Joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son Corps qui est l’Église.
De cette Église je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m’a confiée, c’est d’accomplir pour vous sa Parole.

 

Parole de Dieu : (2 Tm 2, 10-12a)… (Office des Vêpres).
Je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le Salut par Jésus-Christ avec la Gloire éternelle.
Voici une parole sûre : Si nous sommes morts avec Lui, avec Lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec Lui nous régnerons.

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Date de dernière mise à jour : 15/09/2018