Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger (Mt 11 28-30).

Évangile : « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Boeufs tirants amfCommentaire personnel (extrait du Tome 2 de mon livre, chapitre sur « La Vie éternelle », page 187 et suivantes :

Le joug est cette grosse pièce reliant deux bœufs ensemble pour tirer la charrue dans les champs…cela signifie que prenant le joug de Jésus, c’est en fait Jésus, relié à nous par ce joug, qui nous soutient dans nos efforts !!!
Remarquons par là, la ressemblance entre le joug fait d’une barre de bois qui relie deux bœufs entre eux auquel on peut enfoncer en son centre une barre de bois perpendiculaire située le long des bœufs pour tirer le socle de la charrue… avec La Croix de Jésus.

C’est en fait le chemin de La Croix que Jésus nous demande de prendre, celui de La Souffrance…et Lui, Jésus est avec nous pour nous soutenir dans nos efforts.
Durant Le Chemin de Croix de Jésus durant laquelle Jésus portait Sa Croix, un exemple illustre très bien cela.

Luc 23 26.
Quand ils l’emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus.

Et comme il a été demandé à Simon de Cyrène de prendre et de porter La Croix avec Jésus (et derrière Jésus…en fait c’est Jésus qui porte le plus), il nous ait demandé, à nous aussi, de prendre Le Chemin de La Croix…et Jésus est à nos coté pour nous soulager dans nos efforts et nous montrer Le Chemin (C’est cela le joug qu’il nous est demandé de porter et que Jésus porte avec nous, à coté de nous, devant nous).

Jésus est Le Chemin, La Vérité et La Vie. Il nous demande de prendre Son Chemin, qui est le seul chemin qui nous conduit au Bonheur éternel dans Son Royaume et Son Chemin passe par La Souffrance, La Passion (L’agonie, La trahison, Les procès, La flagellation, Le couronnement d’épines, Le chemin de Croix, Le crucifiement sur La Croix) et la mort…

Il n’y a pas besoin de tribunal pour cela. Aimer Dieu plus que tout, vivre dans La Vérité, L’Amour des autres y compris des méchants, La Pureté qui nous fait passer pour des attardés, L’humilité en ne rendant jamais les coups, nous conduisent à être rejeté et condamné par les autres, exploités, écrasés et détruits. (Moralement, physiquement, spirituellement ou financièrement parlant).
Effectivement l’Amour conduit à la souffrance, et souvent à être rejeté, seul, incompris voir parfois (entre autre encore de nos jours) haïs, torturés (même de manière atroces), tués et même massacrés (pour certains égorgés, décapités, crucifiés, etc…) car la Haine ne supporte pas l’Amour, Satan ne supporte pas Dieu.

Alors, certaines âmes se plongent littéralement dans L’Amour de Dieu, dans La Compassion pour ses souffrances, dans Sa Passion et rejoignent Jésus sur sa Croix pour, par leurs souffrances vécues, acceptées et même désirées, apaiser un peu de La Souffrance de Jésus, mort en victime offerte pour nos péchés et participer à leur mesure à La Rédemption du Christ (Pensons à Marthe Robin, Saint Padre Pio, Saint François d’Assise, Sainte Gemme Galgani (« apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer » lui dit Jésus la veille de la Fête du Sacré-Cœur…elle connut sa sueur de sang, son couronnement d’épines, ses stigmates, etc…), Maria Valtorta et tants d’autres).

130322031225827645Homélie du Frère Élie (Famille de Saint Joseph) du 16 Juillet 2015.
« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Jésus ne nous propose pas de venir à lui pour nous charger d’un fardeau supplémentaire. Bien contraire. Il ajoute « et vous trouverez le repos ».
Il veut nous soulager du fardeau que nous portons déjà en nous permettant de venir nous reposer auprès de lui.
Pourtant Jésus continue par ces paroles : « Prenez sur vous mon joug… » Il faudrait savoir…
« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ».

Spontanément, lorsque nous entendons parler de prendre sur ses épaules un joug nous comprenons cela en terme de poids et de charge qui nous aurions à porter.
Nous inviter à prendre un joug sur nos épaules n’est-il pas en contradiction avec le fait de nous appeler à venir nous reposer près de lui.
Apparemment non, puisque Jésus ajoute lui-même : « car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos ».

Que signifie alors prendre le joug de Jésus ? Si l’on y regarde de plus près, même si cela est pesant, il est clair qu’un joug n’est pas un fardeau à proprement parler.
En effet, le joug permet de tirer plus facilement un fardeau. Le joug aide en effet les bêtes attelées pour tirer leur charge (le joug est la pièce reliant deux bœufs ensemble afin de tirer la charrue). C’est bien là son but.

Autrement dit, en nous proposant son joug, Jésus ne fait rien d’autre que de nous offrir de l’aide pour porter notre fardeau.
A cela, il faut rajouter que cet aide ne consiste pas seulement dans le joug mais dans le fait qu’un joug est toujours prévu pour deux.

Et Jésus dit : « mon joug ». Il est donc celui qui y est attelé en premier et qui nous propose la place à son côté pour nous aider à tirer notre fardeau.
Car lorsque deux bêtes reliées par un joug tirent une charge, il y en a toujours une qui marche légèrement en avant de l’autre.

C’est précisément ce que fait Jésus avec chacun d’entre nous.
Jésus s’est lié à nous sous le joug de son humilité qui l’a conduit à prendre chair de notre chair, à se faire homme, pour nous sauver.
« Des hauteurs de son Sanctuaire, le Seigneur s’est penché ; du Ciel il a regardé la Terre pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir » (Cf. Psaume).

Tirer seul le fardeau de notre péché est plus difficile que de le tirer avec Jésus.

En échange du fardeau de la justification par les œuvres pour tenter de nous sauver par nous-mêmes, Jésus nous propose de prendre sur nous le joug de la Foi, de la Confiance en sa Miséricorde, de l'abandon de tout notre être entre ses mains.

C’est bien en accueillant au cœur de nos vies sa présence que nous trouverons le repos qu'il promet ; et la charge qui jusque là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c'est Lui qui la portera pour nous.

Un dernier point. Le joug de Jésus est celui de l’Humilité, nous le disions. Il s’agit pour nous de le partager en reconnaissant que nous ne pourrons nous sauver par nous-mêmes.
Mais on pourrait objecter : Pourquoi alors Le Seigneur ne tire-t-il pas lui-même la charge, à notre place, nous libérant une bonne fois pour toutes du fardeau que nous tirons.

Parce que Jésus ne veut pas nous sauver sans nous. Son amour et son respect pour nous va jusqu’à ce point.

Commentaires (1)

1. Guy Chassé 14/07/2016

Très bon.

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Date de dernière mise à jour : 19/07/2018