Fête du Coeur Immaculé de Marie...1ère Partie.

Fête du Coeur Immaculé de Marie...1ère Partie.

 

Je ne peux qu’être frappé du lien entre La Très Sainte Vierge Marie et Dieu.

Elle a été conçue Immaculée afin de pouvoir recevoir en elle Jésus, Dieu Lui-même, et le porter en elle pendant toute sa grossesse.

 

Marie, Mère de Jésus, Mère des hommes et Mère de Dieu dans Son Unité et dans Sa Trinité …. Dieu, qui pouvait se suffire à Lui-même, et qui a voulu nous créer à Son image, nous permettant de devenir ses enfants à notre tour, et qui a voulu créer une femme pour qu’elle devienne Sa mère et La mère de tous les hommes.

 

Le lendemain de la Fête du Cœur Sacré de Jésus, nous fêtions la Fête du Cœur Immaculée de La Très Sainte Vierge Marie...deux cœurs, un seul Amour...et avec le cœur des hommes (c’est pourquoi nous devons tendre à la perfection que nous n’atteindrons qu’une fois au ciel, mais plus nous devenons comme des petits enfants dans la main de Dieu et de La Très Sainte Vierge Marie, plus nous nous en rapprochons)...nous formons une Trinité, celle de L’Amour, telle que l’a voulu Le Père inspiré par L’Esprit-Saint..

 

Mais n’est-ce pas là aussi, dans cet exemple ci-dessus, le mystère de La Fête de La Visitation.

Le Cœur de Jésus bat, à l’intérieur du sein de Marie, leurs deux cœurs l’un contre l’autre, leurs sang qui se mélange (le premier sang de Jésus se mélangeant au sang de Marie) et Le Cœur de Jésus apporté par Marie vers le cœur d’Elisabeth et de Jean-Baptiste…

Deux cœurs, un seul Amour…et avec le cœur des hommes (celui d’Elisabeth et celui de Jean-Baptiste)…ils forment une Trinité, celle de L’Amour, telle que l’a voulu Le Père, inspiré par L’Esprit-Saint.

Ce mystère reste infini, …. Mais le peu que j’en perçois, me semble vraiment merveilleux et extraordinaire.

 

Nous qui aurions facilement tendance à nous replier sur nous même ….. Dieu, au contraire, alors qu’Il pouvait se replier sur lui-même, et garder toute Sa Gloire pour Lui seul ….a voulu tout nous donner, y compris Sa divinité … nous prendre pour Ses enfants ....prendre une femme pour Mère …. Et nous la donner à nous aussi.

 

Hier, nous venons de fêter Le Divin Cœur de Jésus, et aujourd’hui, nous nous tournons vers Le Cœur Immaculée de La Très Sainte Vierge Marie.

Leurs deux Cœurs sont unis pour notre Rédemption, et L’Eglise les a réunis pour nous rappeler que l’un ne va pas sans l’autre.

Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit) est L’Amour et dans Son Amour, Il nous a donné une Très Sainte Maman pour veiller sur nous avec la tendresse d’une mère.

 

Le Père, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous comble d’un Amour Infini puisé dans Le Divin Cœur ouvert du Fils.

Mais cet Amour, Dieu a voulu l’augmenter encore en unissant Le Cœur transpercé de Jésus au Cœur Immaculé de La Très Sainte Vierge Marie, en l’unissant aux Saintes Larmes de douleur d’une mère devant son fils torturé, crucifié, tué sous ses yeux

Mais cet Amour Dieu a voulu l’augmenter encore en unissant Le Pardon de Jésus sur La Croix (Père, Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font) et le Pardon de Marie au pied de La Croix en acceptant de devenir La Mère de toute l’humanité…La Mère des assassins de Son Fils, Notre Dieu

 

Comme aux noces de Cana (Jean 2 1-17) où La Très Sainte Vierge Marie voit qu’ils n’ont plus de vin et se tourne vers Son Fils pour le lui dire…comme elle le fait continuellement pour chacun de nous.

Jésus lui répond que son heure n’est pas encore venue (face aux dons que Dieu nous donne et qui sont dilapidés au lieu de les faire fructifier…voir ma Réflexion n°39 : Les Noces de Cana).

Mais Marie, avec son Cœur de Maman sait convaincre Jésus Son Fils et nous demande juste : « Faites tout ce qu’Il vous dira »…

L’obéissance et l’humilité…avec l’appui du Cœur Immaculé de La Très Sainte Vierge Marie, Le Divin Cœur de Jésus s’ouvre pour répandre Ses Grâces…à nous après de les saisir ou de les refuser.     


Et nous, devant tout cet Amour…Amour du Divin Cœur de Jésus transpercé et ouvert pour notre Salut afin de répandre Ses Grâces et Son Amour sur nous et Amour du Cœur Immaculé de La Très Sainte Vierge Marie, de ses Larmes douloureuses pleines de Sa Tendresse de Maman, de Son Amour pour nous, prête à tout instant à dire à Son Fils Jésus, Notre Dieu : « Fils, vient à leur secours, car ils n’ont plus de vin »…et à nous : « Faites tout ce qu’Il vous dira ».

Et nous, devant tout cet Amour…que sommes-nous prêt à répondre ???

 

Regardons ce que nous dit Saint Maximilien Kolbe (Prêtre, grand amoureux de La Très Sainte Vierge Marie) :

Efforçons-nous d'aimer le Seigneur Jésus avec le coeur de l'Immaculée, de le recevoir avec son coeur, de le louer avec ses attitudes à elle, de réparer, remercier, même si nous ne le comprenons pas, cependant c'est la réalité…

Elle seule va nous apprendre comment aimer le Seigneur Jésus, bien mieux, sans comparaison, que tous les livres et tous les maîtres. Elle nous apprend à l'aimer comme elle l'aime. Et tout notre effort doit tendre à ce qu'elle seule aime le Seigneur Jésus avec notre coeur…

Personne au monde, même parmi les anges, n'a aimé et n'aime aussi ardemment le Seigneur Jésus que la Mère de Dieu... L'Immaculée est l'épanouissement de l'amour divin dans nos âmes et le moyen de nous approcher du coeur de Jésus.

 

Il nous faut réaliser que Dieu Un et Trin (Père, Fils et Saint-Esprit) a conçu et réalisé toute la Création pour le bien de l’homme, l’homme qui est le chef-d’œuvre de Sa Création, avec un corps ainsi qu’avec un esprit et une âme éternelle.

Mais, dans la Création de Dieu, le chef-d’œuvre de l’homme, c’est La Très Sainte Vierge Marie, fille du Père, épouse de L’Esprit-Saint et mère du Fils…conçue Immaculée afin d’être totalement Pure pour recevoir dans ses propres entrailles Dieu fait Homme.

 

Et la Perfection de l’homme, c’est Jésus, à la fois totalement Dieu et totalement Homme, à la fois esprit et matière, spirituel et charnel (possédant une chaire et une âme comme tout homme).

Jésus est Fils du Père par Sa Divinité et Fils de Marie par son Humanité.

 

Et Dieu veut nous faire ses héritiers afin que nous aussi, en tant qu’enfants de Dieu, nous puissions hériter de sa divinité (à notre rang de fils et de créature Adorant Son Roi et Créateur) et retrouver notre humanité avec notre chair rendue au Jugement dernier.   

 

J’ai souvent parlé de l’importance de L’Eucharistie, Cœur Ouvert de Jésus dans lequel Le Père, sous l’inspiration de L’Esprit-Saint, puise les Grâces Infinies qu’Il dépose dans notre âme.

Mais La Très Sainte Vierge Marie, Son Cœur Immaculé n’est jamais absent dans L’Eucharistie.

En recevant Le Corps et Le Sang de Jésus dans notre âme, en recevant son Divin Cœur Ouvert, nous recevons aussi Le Cœur Immaculé de La Très Sainte Vierge Marie … et comme aux noces de Cana…elle va prendre soin de notre cœur et demander à Jésus, Son Fils, de ne pas nous condamner si nous n’avons plus de vin (si nous avons gaspillé toutes les Grâces et les Dons que nous avions reçu)…mais d’en remettre en abondance…pour que nous soyons joyeux et plein de reconnaissance envers Dieu…en L’Aimant toujours plus…en témoignant autour de nous de Son Incroyable et Infini Amour pour chacun de nous.

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta dans les Cahiers de 1945 à 1950 (De Sept. A Nov. 1950).

Pour commencer, Jésus nous parle de L’Evangéliste Saint Luc qui est celui qui nous révèle le plus Marie.

Extrait de ma Réflexion : Les quatre Evangélistes.

Jésus dit :

Saint Luc nous révèle la femme très humble et pleine de Grâce, très obéissante par son : « Qu’il me soit fait selon Ta Parole » (Luc 1 38), très charitable lorsqu’elle court avec une Sainte hâte chez sa cousine Elisabeth pour lui servir de réconfort, d’aide et (sans s’en douter) de sanctification pour celui qui devait préparer la route au Seigneur Jésus, son Fils. Elle est aussi la femme très pure et inviolée physiquement, moralement et spirituellement, de sa conception à son passage extatique de la terre au Ciel.

(Ezéchiel 44 2-3) :

« Cette porte sera fermée. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-elle fermée. Mais le prince, lui, s’y assiéra pour y prendre son repas en présence de Yahvé. C’est par le vestibule de la porte qu’il entrera et par là qu’il sortira ».

Paroles mystérieuses au sens obscur jusqu’à ce que la conception de Marie et sa maternité Divine les rendent claires à ceux qui, sous le rayon de la lumière éternelle, surent reconnaître la juste signification.

Marie était vraiment cette porte fermée, cette porte extérieure du sanctuaire tournée vers l’Orient.

Porte fermée, car rien de terrestre n’entra jamais en celle qui était La Pleine de Grâce.

Porte extérieure parce qu’elle se tenait entre le Ciel (la demeure du Dieu un et trin) et le monde, si près de Dieu qu’elle était semblable à la porte qui, du Saint des Saints, s’ouvrait sur Le Saint.

Marie fut et demeure réellement une porte pour les hommes, afin qu’ils passent par Le Saint pour entrer dans le Saint des Saints et y établissent leur demeure éternelle avec Celui qui y habite.

Porte tournée vers l’Orient, autrement dit vers Dieu seul, que les hommes inspirés de l’Antiquité appelaient l’Orient.

Et, en vérité, Marie avait les yeux de son âme fixés sur Dieu.

Porte fermée par laquelle personne n’allait entrer hormis Le Seigneur, pour l’Aimer comme Père, comme Fils et comme Esprit, pour la rendre féconde sans lésion, pour se nourrir d’elle et prendre corps, se nourrir devant Son Père Divin.

Ainsi accomplissait-Il Son premier acte d’obéissance de Fils de l’Homme qui, dans l’obscurité d’un sein de femme, ferme et limite Son Immensité et Sa Liberté Divines pour s’assujettir à toutes les phases qui règlent une gestation de même que, ensuite et toujours en se nourrissant d’elle, Il suivra toutes les phases de la croissance pour passer de la condition de bébé à celle d’enfant.

Porte fermée qui ne s’ouvrit pas même pour la plus Sainte des maternités. En effet, tout comme Dieu passa par le vestibule brûlant d’Amour de Marie pour entrer en elle par un moyen connu de Lui seul, Il vint à la lumière de la même manière, Lui qui est La Lumière et L’Amour Infinis, tandis que l’ardeur de l’extase brûlait en Marie et faisait d’elle un Autel étincelant sur lequel l’Hostie fut déposée et offerte pour apporter Le Salut aux hommes.      

 

Bien des siècles après Ezéchiel, Paul dira, dans sa lettre aux Hébreux (He 9 11) : « Le Christ …, traversant le Tabernacle le plus grand et le plus parfait qui n’est pas fait de main d’homme ».

Ce texte fit l’objet de nombreuses interprétations, d’ailleurs justes.

Mais il en est une autre. La voici : Jésus vint aux hommes, parmi les hommes, en traversant un tabernacle plus grand, à la beauté surnaturelle, et plus parfait que celle qui était le but des Hébreux de Palestine et de la Diaspora : Celui-ci, en effet, n’est pas parfait du point de vue architectural, mais par sa Sainteté.

Il n’était pas fait de main d’homme avec du marbre, de l’or et des vélariums ornés, mais crée (on pourrait presque dire « fait » par Dieu tant Il veilla sur sa formation afin que Le Verbe trouve, le temps de Son Incarnation venu, un Tabernacle en bon état, Saint, choisi, parfait en tout point, digne d’accueillir Sa Divine Sainteté en d’en être la demeure temporaire).

 

Luc qui, en plus d’être évangéliste était médecin, nous présente la Mère après une patiente étude de médecin qui ne s’arrête pas aux faits objectifs et au sujet étudié, mais examine le milieu de vie et l’hérédité dans lesquels le sujet a vécu, dont il a pu prendre les caractères psychophysiques.

Il désire nous présenter ainsi le Dieu incarné, Le Fils de l’Homme, et nous faire mieux comprendre Sa douceur (même s’Il sait être fort si nécessaire), Sa tendresse pour les malades et les pécheurs désireux de guérison physique ou spirituelle, Son obéissance parfaite jusqu’à la mort, Son humilité qui ne recherchait pas les éloges mais conseillait au contraire : « Ne parlez pas de ce que vous avez vu », Sa force qui savait dépasser toute affection ou peur humaines pour mener à bien Sa mission, et Sa pureté grâce à laquelle rien ne pouvait ébranler Ses sens ni nourrir en Lui, même fugitivement, la moindre passion qui ne soit pas bonne.

 

Or Sa Mère forma toute seule Son Fils, avec son seul sang qui devait le revêtir de chair, sa ressemblance, et même davantage. En tant qu’homme, les traits et les manières de Jésus étaient plus virils. En tant que femme, l’apparence et le style de Marie étaient plus doux.     

 

Mais on reconnaît bien chez l’enfant qui sait répondre (Luc 2 49) : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que Je dois être dans la maison de Mon Père ? » comme chez l’adulte qui dit (Jean 2 4) : « Que me veux-tu, femme ? » et affirme (Matthieu 12 48-50) : « Qui est Ma mère et qui sont Mes frères ?...Quiconque fait la volonté de Mon Père », la force qui lui est communiquée par celle qui a toujours su souffrir fortement et pour bien des raisons : La mort de ses parents, la pauvreté, le soupçon de Joseph, le voyage à Bethléem, la prophétie de Siméon, la fuite et l’exil en Egypte, la perte de Jésus, la mort de son époux, l’abandon de son fils qui entreprend Sa Mission, la haine du monde juif envers Lui, enfin le martyre de Son Fils sur le Golgotha.

On reconnaît bien dans la douceur du Fils, la douceur héritée de Sa Mère, et il en va de même de Son humilité, de Son obéissance ou de Sa pureté.

Toutes les vertus les plus élevées de la Mère se retrouvent chez le Fils.

Jésus nous révèle Le Père, c’est vrai, mais Marie nous Le révèle aussi.

L’on peut donc affirmer que celui qui veut connaître Marie (Que les Evangélistes et les Actes des apôtres nous révèlent trop peu) doit regarder Son Fils qui a tout pris d’elle, et d’elle seulement, excepté Sa nature Divine de Premier-né et de Fils unique du Père.   

 

« Que la volonté de Dieu soit faite », dit Marie en (Luc 1 38)… « Que ta volonté soit faite », dit Jésus en (Luc 22 42).

« Bienheureuse celle qui a cru », dit Elisabeth à Marie (Luc 1 45)…Et Jésus loue ceux qui savent croire à bien des reprises au cours de sa période d’évangélisation.

« Il renverse les puissants de leur trône et Il élève les humbles », professe Marie dans son Magnificat (Luc 1 52)…Et Jésus dit (Luc 10 21 ou Matthieu 11 25) : « Je te remercie, Père, d’avoir caché ces choses aux sages et aux puissants et de les avoir révélées aux petits ».

 

Le Verbe, la Sagesse du Père, fit de Sa Mère un maître en sagesse. Et cette dernière transmit à Son Fils, avec son seul sang, son lait et ses soins maternels, les pensées élevées qui avaient toujours occupé son intelligence sans faille ainsi que les sentiments éminents qui, seuls, vivaient dans son cœur sans tache.

 

Comme Saint Maximilien Kolbe nous le suggérait, comme je l’ai dit dans un grand nombre de mes Réflexion, et comme Jésus vient de nous le dire :

Marie fut et demeure réellement une porte pour les hommes, afin qu’ils passent par Le Saint pour entrer dans le Saint des Saints et y établissent leur demeure éternelle avec Celui qui y habite.

 

La Très Sainte Vierge Marie n’est pas seulement Bienheureuse grâce à Son Cœur Immaculé, qui est un Don de Dieu, mais est aussi un exemple pour nous par son obéissance Amoureuse à La Volonté de Dieu…quelle qu’elle soit, comme nous le dit Jésus commentant un passage de l’Evangile : « Bienheureux ceux qui écoute La Parole de Dieu et la mette en pratique ».

 

Extrait de ma Réflexion n° 44 : L’Annonciation.

La voix perçante d'une femme s'élève limpide comme un chant de louange au-dessus du bruit de la foule pleine d'admiration, chantant la nouvelle béatitude, c'est-à-dire la gloire de Marie : « Bienheureux le sein qui t'a portée et les mamelles que tu as sucées. »

Jésus se tourne vers la femme qui exalte la Mère par admiration pour le Fils. Il sourit parce que douce Lui est la louange donnée à la Mère. Mais il dit ensuite : « Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique, Fais cela, ô femme. »

Ensuite Jésus bénit et se dirige vers la campagne…suivi des apôtres qui Lui demandent : « Pourquoi as-tu dit cela ? »

 

« Parce qu'en vérité je vous dis qu'au Ciel on ne mesure pas avec les mesures de la terre. Et ma Mère elle-même sera heureuse non pas tant pour son âme immaculée que pour avoir écouté la Parole de Dieu et l'avoir mise en pratique par l'obéissance.

Le "que l'âme de Marie soit faite sans faute" c'est un prodige du Créateur. C'est à Lui donc qu'en va la louange.

Mais le "qu'il soit fait de moi selon ta parole" c'est un prodige de ma Mère. C'est donc pour cela qu'est grand son mérite.

Si grand que pour cette capacité d'écouter Dieu, parlant par la bouche de Gabriel, et pour sa volonté de mettre en pratique la parole de Dieu sans rester à soupeser les difficultés et les douleurs immédiates et futures qui viendraient de son adhésion, est venu le Sauveur du monde. Vous voyez donc qu'elle est ma bienheureuse Mère non seulement parce qu'elle m'a engendré et allaité, mais parce qu'elle a écouté la Parole de Dieu et l'a mise en pratique par l'obéissance.

"Et ma Mère est l'Abîme de la Pureté, de la Grâce, de la Charité, de l'Obéissance, de l'Humilité, de toute autre vertu dont la source est en Dieu et que Dieu verse en ses saints."…Extrait de ma Réflexion n°38 : La Fête de la Visitation.

 

La Très Sainte Vierge Marie n’est pas seulement Bienheureuse grâce à Son Cœur Immaculé, qui est un Don de Dieu, mais est aussi un exemple pour nous de vertus, de manière de vivre, de Miséricorde, de Compassion…et de PARDON (à ceux qui accueillent La Très Sainte Vierge Marie, elle nous apprend tout cela). 

 

Jésus continue :

Marie : la nouvelle Ève. Elle vous enseigne la nouvelle religion qui pousse l'amour à pardonner à celui qui vous tue un fils.

Marie : nouvelle Ève, elle a eu de Dieu un nouveau fils ''à la place d'Abel tué par Caïn". Mais elle ne l'eut pas dans une heure de joie brutale qui assoupit la douleur sous les vapeurs de la sensualité et les lassitudes de l'assouvissement. Elle l'a eu dans une heure de douleur totale, au pied d'un gibet, au milieu des râles du Mourant qui était son Fils, des insultes d'une foule déicide et une désolation imméritée et totale puisque Dieu aussi ne la consolait plus.

La vie nouvelle commence pour l'Humanité et pour chaque homme par Marie. Dans ses vertus et sa manière de vivre se trouve votre école. Et dans sa douleur qui eut tous les visages, même celui du pardon au meurtrier de son Fils, se trouve votre salut."

"Le couple Jésus-Marie est l'antithèse du couple Adam-Ève. C'est lui qui est destiné à annuler toute l'œuvre d'Adam et Ève et de ramener l'Humanité au point où elle était quand elle fut créée : riche de grâce et de tous les dons dont le Créateur l'avait comblée.

 

Mais pour annuler les œuvres des deux Premiers, cause de mortelles infirmités, d'une perpétuelle mutilation, d'appauvrissement, et davantage : d'indigence spirituelle — en effet, après le péché, Adam et Ève se trouvaient dépouillés de tout ce que, richesse infinie, le Père saint leur avait donné — ils ont dû, ces deux Seconds, opérer en tout et pour tout d'une manière opposée à celle des deux Premiers. Par conséquent pousser l'obéissance jusqu'à la perfection qui s'anéantit et s'immole dans la chair, dans le sentiment, dans la pensée, dans la volonté pour accepter tout ce que Dieu veut.


Aimer Dieu avec le Cœur de Marie (Père Kolbe)

« Celui qui appartient davantage à l'Immaculée va s'approcher avec d'autant plus de courage et de liberté, des blessures du Sauveur, de l'Eucharistie, du Cœur de Jésus et de Dieu notre Père. (...) Plus nous serons à l'Immaculée, mieux nous comprendrons et plus nous aimerons le Cœur du Seigneur Jésus, Dieu le Père et toute la très Sainte Trinité. Mais tout ceci, toutes ces choses surnaturelles, il n'y a qu'elle pour les former en nous et à travers nous. »

(St Maximilien Kolbe, 10.11.1934, Lettre, ESI. p.86)

 

Marie et la Trinité, Marie médiatrice

"Le sommet de l'amour de la création qui revient à Dieu est l'Immaculée. Et en Elle advient le miracle de l'union de Dieu avec la création.

Comme à une épouse, le Père lui confie le Fils, le Fils descend dans son sein virginal, en devenant Son Fils, pendant que l'Esprit Saint forme en Elle de manière prodigieuse le corps de Jésus et fait sa demeure dans Son âme, il la remplit de manière si ineffable...

Depuis le moment où s'est réalisée cette union, l'Esprit Saint n'accorde pas de grâce, le Père ne fait pas descendre dans l'âme la vie surnaturelle, à travers le Fils et l'Esprit, si ce n'est pas à travers la Médiatrice de toutes les grâces, l'Immaculée, avec Son assentiment, avec Sa collaboration. Elle reçoit tous les trésors de grâce en sa propriété et elle les distribue à qui elle veut et dans la mesure qui Elle le veut."


Dieu confère à Marie la fonction de Médiatrice de toutes les grâces

La médiation de Marie n'est pas une idée humaine mais résulte de l'ordre établi par Dieu - c'est sa volonté.

La fonction de Médiatrice des grâces a été accordée à Marie par Dieu au motif de sa Maternité Divine.

Chaque grâce passe toujours du Seigneur à travers Marie, donc la recherche d'une autre voie causerait l'annulation de l'ordre établi par Dieu.

La relation intérieure entre la Médiatrice des Grâces et la Très sainte Trinité

La médiation entière de Marie se fonde et a sa source dans le Mystère de la Très sainte Trinité

Le fait que Marie soit seule entrée dans une relation profonde avec les personnes Divines, lui donne la possibilité d'avoir non pas seulement quelques liens, mais de créer vraiment une "Famille" avec la Trinité, dans une sorte de "parenté spirituelle."

 

Ajouter un commentaire