Fête du Coeur Immaculé de Marie...2ème Partie.

Fête du Cœur Immaculé de Marie…2ème Partie.


Méditation du jour sur le Cœur douloureux et Immaculé de Marie.

Penchons-nous un instant sur cet extraordinaire mystère qui nous vient de L’Amour Infini de Dieu pour nous les hommes, au point de nous créer à son image.

 

Comme je le disais ans la première partie, Dieu Un et Trin (Père, Fils et Saint-Esprit) a conçu et réalisé toute la Création pour le bien de l’homme et afin qu’elle lui soit soumise.

L’Esprit-Saint a inspiré Le Père, Le Père a ordonné et Le Fils a parlé (Jésus Parole du Père).

 

Dieu a terminé Sa Création par Son chef-d’œuvre : l’homme, qui en plus de tout ce que Dieu avait été crée auparavant, possède un esprit et une âme éternelle avec en elle une part de la divinité de Dieu pour lui permettre d’hériter un jour du Ciel en tant qu’enfant de Dieu (comme des gènes se transmettent de parents à enfants).   

 

Mais, dans la Création de Dieu, le chef-d’œuvre de l’homme, c’est La Très Sainte Vierge Marie, fille du Père, épouse de L’Esprit-Saint et mère du Fils…conçue Immaculée afin d’être totalement Pure pour recevoir dans ses propres entrailles Dieu fait Homme.

Et la Perfection de l’homme, c’est Jésus, à la fois totalement Dieu et totalement Homme, à la fois esprit et matière, spirituel et charnel (possédant une chaire et une âme comme tout homme).

Jésus est Fils du Père par Sa Divinité et Fils de Marie par son Humanité.

 

Mais L’Amour infini de Dieu ne veut pas se contenter d’autant d’Amour. Il nous veut pour héritier dans Son Royaume pour un Bonheur infini et éternel qu’Il veut nous faire partager.

 

Par notre esprit et notre âme éternelle et crée à l’image de Dieu, à notre mort, nous nous séparons de notre corps qui retourne en poussière pour libérer notre esprit et notre âme et revenir, en tant qu’Esprit au Royaume de Dieu où notre âme a été crée. Nous devenons de purs esprits (Au Ciel si nous acceptons Dieu pour notre Père et Jésus pour notre Sauveur ou en Enfer pour ceux qui auront rejetés Dieu toute leur vie, y compris au dernier moment).

 

Mais L’Amour de Dieu va encore plus loin. Au moment du Jugement dernier, nous retrouverons nos corps qui deviendront pour l’éternité glorieux pour les élus ou pourriture pour les damnés.

 

Jésus, le premier né est Fils unique du Père par Sa Divinité, mais par Amour pour nous, Il désire nous faire partager son héritage afin que nous devenions à notre tour, fils adoptif du Père en recevant sa divinité (tout en respectant notre rang de créature et de sauvé).

 

Comme cela ne lui suffisait pas, Jésus, Fils unique de Marie par Son Humanité, désire par Amour pour nous et pour avoir près de Lui une âme Compatissante pour plaider notre cause auprès de Dieu, nous donner Sa Maman pour qu’elle devienne « notre Maman » au Ciel, toujours prête à intercéder en notre faveur auprès de Son Fils unique Jésus afin qu’Il nous comble de Ses Grâces et de Ses Bénédictions.

 

Jésus, le premier né est Fils unique de Marie par Son Humanité, mais par Amour pour nous, Il désire nous faire partager son héritage afin que nous devenions à notre tour, fils adoptif de Marie en recevant son humanité.

Jésus est Le seul Chemin pour nous conduire au Père. Il est La Parole du Père. Pour aller au Père, il nous faut passer par Jésus qui, sous l’inspiration de L’Esprit-Saint, prend nos âmes pour les joindre à toutes les intentions pour lesquelles il s’immole continuellement sur l’autel afin de laver nos âmes par Son Sang, de purifier nos âmes par Son Sang, de recouvrir nos âmes par Son Sang, afin que, nous conduisant au Père, ce dernier voit en nous Son Fils et nous accueille dans Le Royaume de Dieu.

 

Mais pour aller à Jésus, le seul Chemin est Marie qui est notre Mère, notre meilleure avocate, notre médiatrice auprès du Fils.

De même qu’apprenant que sa vieille cousine était enceinte, elle s’est précipitée à travers les chemins de montagne pour lui venir en aide et pour lui amener Jésus qu’elle portait en elle, combien plus, elle fait pour nous, maintenant qu’elle est au Ciel, alors que nous sommes ses enfants !!!

Jean-Baptiste a tressailli en Elisabeth en sentant la présence de Jésus que Marie avait amené, alors combien plus nous pourront tressaillir en accueillant Marie qui nous amène Jésus pour notre Salut.

Mais abordons aujourd’hui un autre aspect.

Jésus a été enfant, Il a été bébé, Il a été embryon puis fœtus.

Pendant cette période où Jésus a grandi dans le ventre de Sa Maman (La Très Sainte Vierge Marie), le Sang Divin de Jésus et le Sang immaculé et pur de Marie se sont mélangés pour ne faire qu’un seul Sang dont Jésus se nourrissait (et Marie s’imprégnait), le Cœur Divin de Jésus et le Cœur immaculé et pur de Marie ne faisaient qu’un seul Cœur (même s’ils étaient distinct) et le Corps Divin de Jésus ne faisait qu’un seul Corps avec le Corps immaculé et pur de Marie (le Corps de Jésus faisant alors partie du Corps de Marie et rattaché par le cordon ombilical avec lequel il puisait sa nourriture).

Quand nous communions au Corps et au Sang de Jésus, ne communions-nous pas aussi au Corps et au Sang de Jésus alors qu’Il était embryon et Fœtus !!!

Dans ce cas, nous pouvons dire que lorsque nous communions au Corps et au Sang de Jésus, nous communions, en même temps au Corps et au Sang de Marie, Sa Très Sainte Mère.


Extrait de ma Réflexion n° 22 : Ma Prière.

Extrait des Révélation du Saint-Esprit à Maria Valtorta du 04 Juin 1943 (dans les Cahiers de 1943).

Jésus dit :

L’Eucharistie est Le Cœur de Dieu, c’est Mon Cœur.

Je vous ai donné Mon Cœur à La dernière Cène et pourvu que vous le vouliez, Je vous le donne toujours.

Et vous ne concevrez pas Le Christ en vous et vous ne lui donnerez pas le jour si vous ne savez pas faire vivre Son Cœur en vous.

Lorsqu’une créature se forme dans les entrailles d’une femme, qu’est-ce qui se forme en premier ??? Le cœur.

Il en est ainsi de la vie de l’esprit. Vous ne pourrez donner Le Christ si vous ne formez pas en vous Son Cœur en Aimant L’Eucharistie qui est Vie et vraie Vie. 


Aussi nous nous nourrissons du Cœur de Jésus, mais, en nous nourrissant de Son Cœur, nous nous nourrissons aussi du Cœur de Marie qui va venir avec Jésus, son Fils, résider dans notre âme.

Nous pouvons alors dire que notre âme contient Dieu (Père, Fils et Saint Esprit), mais aussi La Très Sainte Vierge Marie.

   

Abordons un autre aspect au cours de cette méditation.

Dans la première partie, nous avons vu que le Père Kolbe nous enseignait à Aimer Dieu avec le cœur de Marie.

 

Le sommet de l'amour de la création qui revient à Dieu est l'Immaculée. Et en Elle advient le miracle de l'union de Dieu avec la création.

Comme à une épouse, le Père lui confie le Fils, le Fils descend dans son sein virginal, en devenant Son Fils, pendant que l'Esprit Saint forme en Elle de manière prodigieuse le corps de Jésus et fait sa demeure dans Son âme, il la remplit de manière si ineffable...

 

Depuis le moment où s'est réalisée cette union, l'Esprit Saint n'accorde pas de grâce, le Père ne fait pas descendre dans l'âme la vie surnaturelle, à travers le Fils et l'Esprit, si ce n'est pas à travers la Médiatrice de toutes les grâces, l'Immaculée, avec Son assentiment, avec Sa collaboration. Elle reçoit tous les trésors de grâce en sa propriété et elle les distribue à qui elle veut et dans la mesure qui Elle le veut."


Dieu confère à Marie la fonction de Médiatrice de toutes les grâces

La médiation de Marie n'est pas une idée humaine mais résulte de l'ordre établi par Dieu - c'est sa volonté.

La fonction de Médiatrice des grâces a été accordée à Marie par Dieu au motif de sa Maternité Divine.

 

Pour conforter cela, tourons-nous vers les Révélations de Jésus à Maria Valtorta où cette dernière a reçu la grâce d’une vision du Ciel (description dans ma Réflexion n°12 : Le Royaume de Dieu).

J’aimerais mettre ici un passage de cette vision impliquant Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, Marie, et les Bienheureux au Ciel.

Face à Dieu le Père se trouvait Dieu le Fils. Il était revêtu de Son Corps Glorifié, sur lequel resplendissait l’habit royal qui en couvrait les membres sans en cacher La Beauté absolument indescriptible.

Majesté et Bonté s’unissaient à cette Beauté. Les charbons de Ses cinq Plaies lançaient cinq épées de Lumière sur tout Le Paradis et accroissaient Son Eclat et celui de Sa Personne Glorifiée.

Il n’avait ni auréole ni couronne de quelque sorte que ce soit. En revanche, Son Corps tout entier émettait de La Lumière, cette Lumière particulière des corps spiritualisés.

Extrêmement intense chez Lui et chez Sa Mère, elle se dégage de la Chair qui est chair, sans toutefois être opaque comme la nôtre. C’est une chair qui est Lumière.

Son sourire était Lumière, Son regard était Lumière, de la lumière perçait de Son front superbe, sans blessure.

J’avais l’impression que, là où les épines avaient jadis fait couler du sang et provoqué des souffrances, il en suintait maintenant une luminosité plus vive.

Jésus, debout, tenait l’étendard royal comme dans la vision que j’ai eue, je crois, en Janvier.

 

La Sainte Vierge se trouvait un peu plus bas que Lui, mais de bien peu, comme peut l’être un degré ordinaire d’échelle.

Elle était Belle comme elle l’est au Ciel, autrement dit dans Sa parfaite Beauté Humaine Glorifiée en Beauté Céleste.

Elle se tenait entre le Père et le Fils, que quelques mètres séparaient (si l’on peut utiliser ces comparaisons sensibles).

Elle était au milieu, les mains croisées sur la poitrine (ses mains douces, très pures, petites et si belles), le visage légèrement levé (son doux visage, parfait, plein d’amour, très tendre), elle regardait le Père et le Fils, en Adoration.  

 

Pleine de Vénération, elle Contemplait le Père. Elle ne disait rien. Mais tout Son regard était une voix d’Adoration, une Prière, un Chant.

Elle n’était pas à genoux. Mais Son regard exprimait qu’elle était plus prosternée que dans la plus profonde des génuflexions, tant Il était plein d’Adoration.

Elle disait : « Saint ! », elle disait : « Je T’Adore ! » par son seul regard.

 

Pleine d’Amour, elle Contemplait Son Jésus. Elle ne disait rien, mais tout Son regard était Caresse.

Chaque Caresse de Ses doux yeux disait : « Je T’Aime ! ». Elle n’était pas assise. Elle ne touchait pas Son Fils, mais Son regard le recevait comme si elle le tenait sur la poitrine et l’enlaçait de ses bras maternels comme pendant son enfance et à sa mort, sinon davantage.

Elle disait : « Mon Fils ! », « Ma Joie ! », « Mon Amour » de son seul regard.

 

Regarder le Père et le Fils faisait ses délices. De temps à autres, elle levait le visage et les yeux plus haut pour chercher L’Amour qui resplendissait tout en haut, perpendiculairement.

Alors Sa lumière éblouissante, faite de perle devenue Lumière, s’allumait comme si une flamme se saisissait d’elle pour l’enflammer et l’embellir.

Elle recevait le baiser de L’Amour et se tendait, avec toute Son Humilité et Sa Pureté, avec toute Sa Charité, pour répondre par une caresse à la Caresse et dire : « Me voici. Je suis ton Epouse, je T’Aime et je suis à Toi. A Toi pour l’éternité ».

Et L’Esprit flamboyait plus fort quand le regard de Marie se fondait dans ses splendeurs

 

Puis Marie tournait à nouveau les yeux vers le Père et vers le Fils. On aurait dit que, rendue dépositaire de L’Amour, elle le distribuait. Mais quelle pauvre image je prends !

Je vais mieux m’exprimer : on aurait dit que L’Esprit l’élisait pour être celle qui, recueillant en elle-même tout L’Amour, le portait ensuite au Père et au Fils, afin que les Trois (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) s’unissent et s’étreignent l’un l’autre en devenant Un.

Oh ! Quelle Joie de comprendre ce poème d’Amour ! Quelle Joie de voir la mission de Marie, siège de L’Amour !

 

Toutefois, L’Esprit-Saint ne concentrait pas Ses Splendeurs sur Marie uniquement.

Notre Mère est grande, seul Dieu lui est supérieur.

Toutefois un bassin, même s’il est très grand, peut-il contenir l’océan ??? Non. Il s’en remplit et en déborde. Mais l’océan étend ses eaux sur la terre entière.

Ainsi en est-il de La Lumière de L’Amour.

Telle une perpétuelle caresse, elle descendait sur le Père et sur le Fils et les enlaçait dans un anneau de splendeur.

Après s’être béatifiée au contact du Père et du Fils qui répondait avec Amour à L’Amour, elle s’élargissait encore et s’étendait au Paradis tout entier.

 

Et que dit Marie à Maria Valtorta (autre passage sur les 7 joies et les 7 douleurs du cœur de Marie dans ma Réflexion sur La Fête du Cœur Immaculé de Marie dans mon site web).

1/ La signification de Ses 7 Joies :

Aucune de Mes Joies ne m’a concernée Moi seule. L’Egoïsme, même le plus Juste et le plus Saint, détruit L’Amour.

Chacune d’elles (de Mes Joies) a été suscitée par un Amour Parfait et a servi d’incitation à un Amour encore plus Parfait.

 

Je suis maintenant Bienheureuse. Je pourrais l’être davantage, puisque Je suis entourée de L’Etreinte Trinitaire de Dieu. Mais Je me sers encore de Ma Béatitude par Amour pour vous.

Là aussi, J’applique La Loi : J’aime Dieu de tout Mon être et Mon Prochain comme moi-même.

 

Oh ! Ma théologie ! Elle n’a qu’un mot-clé : « Amour ». Je suis La Reine des Cieux parce que J’ai compris cette théologie comme aucune autre créature.

 

Aime. Tu seras sauvée. Aime. Aime en paroles et en silence. Aime en actes ou dans l’immobilité. Aime avec ferveur ou dans la souffrance de l’aridité. Aime dans la joie et dans la douleur. Aime dans la victoire et dans la faiblesse. Aime dans les tentations et dans la liberté vis-à-vis de L’Ennemi. Aime sans cesse.

 

Qu’il y ait au plus profond de toi un lieu qui sache rester paisible et ardent dans L’Amour au sein de tout ton être blessé, frappé, agonisant, hébété de douleur, épuisé par les assauts du démon, dégoûté par les évènements de la vie, secoué comme une barque dans la tempête.

Un lieu en toi qui ait pour seule mission d’aimer et l’exerce pour ton esprit, pour ton cœur comme pour ta chair.

Que ce lieu soit ton sanctuaire. Qu’il s’y trouve L’Autel à la lampe toujours allumée, les fleurs toujours fraîches, et que La Louange ne cesse d’y retentir.

 

Que tu pleures ou que tu ries, que tu espères ou que tu doutes, que tu sois exaucée ou non, que la partie La plus Sainte de ton âme, celle qui vit en ce lieu consacré au culte de Dieu, sache toujours redire : « Gloire à Toi, Seigneur. Gloire ! Nous te Louons, nous te Bénissons, nous t’Adorons, nous Te Glorifions ! Car Toi seul es Saint, Toi seul est Seigneur, Toi seul est Le Très-Haut. C’est pourquoi, avec Les Anges et Les Archanges, avec Les Trônes et Les Dominations et avec Toutes Les Armées Célestes, nous chantons L’Hymne de Ta Gloire en disant sans fin : Saint, Saint, Saint ! »

Avant L’Elévation vient La Louange. Avant La Consommation vient La Louange.

Regarde Mon Jésus. Avant d’être élevé et consumé, Il a loué Le Père. Or, Il savait ce qui L’attendait.

 

Que ton cœur chante, Maria (Valtorta). Qu’il chante même si les larmes coulent à flots de tes yeux. Que ton chant couvre ta plainte et les voix de Satan qui veut te persuader de te défier de toi pour t’empêcher de poursuivre ta mission. Il veut te convaincre que Dieu ne t’écoute pas pour t’empêcher de prier, il veut te convaincre que tu es perdue pour te perdre.

Non. Tu ne l’es pas. Persévère. Un seul jour, une seule heure de fidélité en ce moment a plus de valeur que dix ans passés à souffrir physiquement et à faire pénitence, mais avec le cœur en Paix et alors que Dieu est à tes côtés de façon sensible.

Persévère. Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. C’est Mon, et Ton, Jésus qui le dit. Moi aussi, Je te le dis. Souffre dans La Paix. Il viendra bientôt.  

 

2/ La signification de Ses 7 Douleurs :

La Cinquième épée fut de savoir que l’on Blasphémerait toujours contre ce Sang, qui coule comme autant de ruisseaux de Salut des membres déchirés de Jésus. Il parlait cependant ce Sang, et il parle. Il crie d’une voix amoureuse, et il appelle. Mais les hommes n’ont pas voulu l’entendre, et pas davantage aujourd’hui.

Ils se pressaient autour du Messie pour Lui demander la guérison de leurs maladies et ils le suppliaient de leur dire une Parole.

Or au moment où Il ne s’est plus servi de Son doigt, ni de poussière et de salive, mais Il a donné Sa Vie et Son Sang pour les guérir de leur vraie Maladie, la « faute » indélébile, ils l’ont fui plus qu’un lépreux.

 

Ils le fuient aujourd’hui encore (Matthieu 27 25). « Que Son Sang retombe sur nous ! » Oh ! Oui, il retombera au dernier jour pour leur demander raison de leur haine et, puisqu’ils n’ont pas voulu L’Aimer, Il maudira.

Alors Moi, La Mère, ne devrais-je pas souffrir à la vue du grand nombre de Mes enfants qui ont mérités d’être maudits et retranchés pour toujours de La Famille Spirituelle du Ciel, dont Je suis La Mère et Mon Jésus Le Premier-Né et Le Frère Aîné ???   

 

Lorsque J’ai reçu Le Corps inanimé de Mon Dieu et Fils (et J’aurais pu vous énumérer Ses plaies une par une) J’ai senti Mon sein se déchirer. Oh ! Certes, Je n’ai pas connu la souffrance de l’enfantement. Mais J’ai connu celle-ci et il n’est aucune douleur d’accouchement qui puisse y être comparée.

Toute Ma douleur de Croyante, Toute Ma douleur de Mère n’ont plus fait qu’un. Cette Unique Souffrance est La Base de Ma Croix comme Le Calvaire l’était pour La Croix de Mon Seigneur. De là provient Ma Douleur.

 

Je n’ai pas vu Jésus mort dans vos cœurs. Car ce n’est pas Lui qui meurt, ce sont vos cœurs qui meurent à Lui.

J’ai vu la foule de cœurs dans lesquels Il allait être déposé comme une froide dépouille. Pour combien de personnes aura-t-Il ordonné inutilement : « Lève-toi ! », pour ces hommes qui ne veulent pas vivre, qui ne veulent pas se lever.

Le Sacrement de La Vie refusé ou accueilli de manière Sacrilège, même quand vos jours sont comptés.

Ces Judas innombrables qui ne savent pas se convertir honnêtement pour se rendre dignes de recevoir Leur Dieu blessé, alors que La Repentance les guérirait. 

 

Vois, Maria. Tout vaut mieux que d’être les nouveaux Judas Iscariote. C’est pourtant le péché que l’on commet dans la plus grande indifférence.

C’est d’ailleurs loin d’être le fait des grands pécheurs, mais aussi de beaucoup qui paraissent ou se croient fidèles à Mon Fils. Il les appelle « les pharisiens d’aujourd’hui ».

Tu peux les reconnaître à leurs œuvres.

Le contact avec Mon Fils ne les rends pas meilleurs. Au contraire, leur vie est la négation de La Charité, et donc de Dieu.

Ce sont des morts, si ce n’est à La Grâce du moins à Ses fruits. Ils n’ont aucune vitalité.

Jésus ne peut agir en eux parce qu’Il ne trouve pas en eux de répondant.

 

Ce sont eux qui précèdent d’un cran seulement ceux qui ne sont Chrétiens que de nom. Ils sont des temples désaffectés et profanés par la pourriture de tous les vices, eux chez qui le nom, le seul nom, du Christ se trouve comme le fut Le Corps de Mon Jésus dans Le Sépulcre.

Ils sont eux aussi, sans vie.

Et si, à Gethsémani, La Connaissance de tous ceux pour qui Son Sacrifice allait être inutile constitua Le Martyre Spirituel de Mon Fils, cette Vision fut Ma Torture au moment où J’embrassait Jésus en un ultime adieu.  

 

Elle ne cesse pas, d’ailleurs. Les épées sont toujours plongées dans Mon cœur, car l’homme continue à lui infliger Ses Sept Douleurs.

Tant que le nombre des sauvés ne sera pas complet de même que La Gloire de Dieu en Ses Bienheureux, Je souffrirais de Ma double Douleur de Mère qui voit Son Fils Premier-Né offensé, et de Mère qui voit un trop grand nombre de Ses enfants préférer l’exil Eternel à La Maison du Père.

 

Lorsque tu pries sous le titre de Notre-Dame des Douleurs, pense à Mes Paroles. Dans tes propres souffrances, abolis tout Egoïsme pour M’imiter.

Pour Ma part, J’ai élargi Mes Douleurs de Mère de Jésus à tous ceux qui sont nés.

Je suis La Nouvelle Eve. Toi, sers-toi de tes souffrances en faveur de tes frères. Amène-les à Dieu. A Moi.

 

 

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 27/08/2012