Sainte Claire d'Assise, fondatrice de l'ordre des soeurs Clarisses.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOS FAMILLES ET VOS PROCHES.

Sainte Claire d’Assise, fondatrice de l’ordre des Clarisses.

 

En ce jour où L’Eglise et toutes les sœurs Clarisses du monde entier fêtent Sainte Claire, j’aimerais mettre ici un passage, révélé à Maria Valtorta, d’un épisode de la vie de sainte Claire et de la Puissance de Jésus-Eucharistie.


Mais, j’aimerais rappeler auparavant (et nous unir avec elles) que nos sœurs Clarisses du monde entier fêtent une année particulière qui les conduira au 8ème centenaire de la fondation de l’ordre.

C’est en effet en 1212 que Sainte Claire se consacra au Seigneur entre les mains de Saint François d’Assise.

 

Jamais, Claire n’aurait pu imaginer que d’autres se joindraient à elle. En effet, très vite, sa jeune sœur d’abord, puis d’autres après elles furent attirées par le même idéal :

Vivre selon le Saint Evangile et suivre Le Christ pauvre et crucifié.

(Aujourd’hui les sœurs Clarisses sont au nombre de plus de 15 000 dans 76 Pays différents dont 13 soeurs à Tahiti…où je participe à L’Eucharistie quotidienne).

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 12 Août 1945 (dans les Cahiers de 1945 à 1950).

Maria Valtorta raconte la vision qu’elle reçoit.

C’est certain, ce que je vois ne paraîtra pas être une vision impossible à avoir, puisqu’une foule de personnes connaissent cet évènement :

Il s’agit du miracle des assaillants du couvent d’Assise chassés par Sainte Claire.


Un bien pauvre petit couvent, très bas, dont le toit plonge en avant, avec un petit cloître qui crie le grand mot franciscain par toutes ses pierres : « Pauvreté », des couloirs sombres, courts, étroits, sur lesquels s’ouvrent les portes des cellules.

 

Epouvante et douleur agitent cette pauvre demeure de paix. Le couvent bruisse comme une ruche de voix en Prières et de gémissements.

Ce petit couvent ressemble vraiment à une ruche effrayée par une invasion. Le bruit de combats extérieurs pénètre même, unissant ses cris féroces aux voix en Prière.

 

Je ne sais si c’est une sœur converse qui apporte la nouvelle que les hordes ennemies tentent d’envahir le couvent, ou si c’est quelque habitant d’Assise qui avertit les Clarisses du péril.

Je sais en revanche que la panique atteint son comble, tandis que toutes se précipitent vers la cellule de l’abbesse.

Cette dernière, prosternée en Prière au bord de sa couche, se lève, pâle, épuisée, mais très belle et solennelle, pour accueillir ses filles apeurées.


Elle les écoute et leur ordonne de descendre au chœur en bon ordre et avec Foi, en respectant le silence de la Règle, « car, dit-elle, rien, aussi terrible soit-il, ne doit faire oublier la sainte Règle ».

Elle les suit et entre dans le petit et pauvre chœur au-delà duquel commence une petite église barricadée, obscure.

Il n’y a que deux courtes flammes : l’une dans l’église, l’autre dans le chœur, qui brillent paisiblement devant le Ciboire, là-bas pour les âmes du monde qui oublient si facilement Dieu, de ce côté pour les âmes de Jésus qui reconnaissent en cette petite flamme perpétuelle le symbole de ce qu’elles sont.

 

Sursautant à chaque hurlement plus fort et plus proche, elles Prient. Et quand l’une d’elle, une converse certainement, entre en criant sans retenue pour le lieu : « Mère, ils sont à la porte ! », les Clarisses se courbent comme si elles étaient frappées à mort.

Pas Sainte Claire. Au contraire, elle se lève, va au centre exact du chœur et dit :

« N’ayez pas peur. Ce sont des hommes, et ils sont dehors. Nous, nous sommes ici, à l’intérieur, et avec Jésus.

Rappelez-vous Sa Parole : « Pas un cheveu ne tombera de votre tête ». Nous sommes ses colombes. Il ne permettra pas que les éperviers les profanent ».


Au dehors, la vague du tumulte se fait plus forte, démentant ses paroles. Mais elle ne s’effraie pas.

Voyant que les Clarisses sont trop terrorisées pour vaincre le doute et l’épouvante, elle s’adresse à Dieu :

« Mon doux Jésus, Pardonne à ta pauvre Claire d’oser mettre la main là où seul un Prêtre peut le faire. Mais il n’y a ici que Toi et nous. L’une de nous doit donc te dire : « Viens ».

Mes mains sont lavées par les larmes. Elles peuvent toucher Ton trône ».


Claire s’avance résolument vers le Ciboire, l’ouvre, en prend non pas l’ostensoir, comme on dit, mais une custode semblable à une pyxide. Celle-ci n’est pas en métal précieux, elle me semble en ivoire ou en nacre, du moins à l’extérieur et à ce que la faible lumière me permet de distinguer.

Elle le prend et le tient avec le respect avec lequel elle tiendrait L’Enfant-Dieu. D’un pas assuré, elle descend les quelques marches et se dirige en psalmodiant vers la porte du couvent, tandis que les sœurs la suivent, tremblantes mais subjuguées.


-Ouvre la porte, ma fille.

-Mais ils sont là, dehors !!! Entendez-vous comme ils crient et comme ils frappent ???

-Ouvre la porte, ma fille.

-Mais ils vont se ruer à l’intérieur !!!

-Ouvre la porte !!! Par respect de l’obéissance !!!


D’abord douce et persuasive, Claire prend un ton impérieux qui ne souffre aucune tergiversation. Elle est tout à la fois l’ancienne feudataire habituée à commander et la grande abbesse qui rappelle à l’obéissance.


La Clarisse ouvre, avec un gémissement et un tremblement qui ralentit l’opération, et les autres, derrière l’abbesse, tremblent tout autant.

Elles se signent en fermant les yeux, prêtes au martyre, elles descendent leur voile pour mourir voilées.

 

Finalement la porte est entrouverte. Les hurlements des assaillants se changent en cris de victoire et, cessant d’utiliser leurs armes, ils se mettent à courir vers la porte qui s’ouvre.

 

Claire, le visage aussi blanc que le reliquaire qu’elle tient bien haut, en guise d’unique voile à son visage de moniale, fait deux pas au-delà du seuil, puis trois, puis cinq.

 

Je ne sais si elle voit ce qu’elle a en face d’elle, sa terre, ses ennemis. Je ne le pense pas. 

Ses yeux ne font qu’Adorer Le Très Saint Sacrement qu’elle porte.


Grande et très maigre, épuisée comme elle l’est, blanche comme un lys, le pas lent, elle donne l’impression d’être un ange ou un fantôme.

A moi, elle me paraît un ange, pour les autres, elle doit ressembler à un fantôme.

 

Leur assurance se brise. Ils s’arrêtent et, quand ils la voient faire un nouveau pas en avant, ils fuient en désordre.


C’est alors que Claire vacille, se courbe, comme si elle était prête de tomber, et se dépêche de repasser le seuil.

« Ils se sont enfuis. Que Le Seigneur soit Béni !!! Maintenant …maintenant soutenez votre mère, afin que je puisse Le rapporter sur Son Autel ».


« Chantez, mes filles, et soutenez-moi. Votre mère est maintenant bien fatiguée !!! ».


Effectivement, elle a le visage d’un mourant, comme si elle y avait laissé toutes ses forces. Mais elle a aussi un sourire tellement doux, et tellement de forces dans ses mains pâles pour tenir la custode !!!

 

Elles entrent dans le chœur et Claire dépose le reliquaire dans Le Ciboire en entonnant le « Te Deum », après quoi elle reste, effondrée, sur les marches de l’autel, comme morte, pendant que les Clarisses poursuivent l’hymne de Grâces.

 

Voilà ce que je vois. Et pour moi, il y a seulement quelques mots de Sainte Claire, dans ses vêtements paradisiaques (au Ciel), pas ceux des Clarisses (sur Terre) :

Sainte Claire dit à Maria Valtorta :

Avec cela (elle désigne Le Saint-Sacrement), on peut tout vaincre. Il sera la grande force du Paradis et de la Terre aussi longtemps qu’il existe des besoins terrestres.

Par les mérites infinis du très Saint Corps qui s’est anéanti pour nous, nous, les saints du Ciel, obtenons des Grâces pour vous, et grâce à Lui vous remportez des victoires.

Loué soit L’Agneau Eucharistique !!! Que Le Seigneur t’accorde Paix et Bénnédiction.


 EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

 

                                      PIERRE

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