La Très Sainte Vierge Marie Médiatrice. Fête le 31 Août.

Vendredi 31 Août 2018 : Fête de La Très Sainte Vierge Marie Médiatrice.
L’Église fait mémoire (facultative et propre à la Belgique) de la Fête de La Très Sainte Vierge Marie Médiatrice.

16713125  Notre-Dame,  Médiatrice de toutes Grâces. Chateauneuf de Galaure.

http://auto23652.centerblog.net/4850935-Marie-mediatrice.

Que la Très Sainte Vierge Marie soit la Médiatrice de toutes les Grâces, ce n'est pas une doctrine nouvelle, et l'Office et la Messe approuvée par le Pape Pie XI ne sont que la confirmation officielle d'une vérité qui découle de la Maternité Divine de Marie et de tout le plan de Dieu dans l'ordre de notre Salut.

Cette Fête était de plus en plus dans les voeux des serviteurs les plus fervents et les plus éclairés de la Très Sainte Vierge; elle dérive de toute la doctrine de l'Église, de l'enseignement des Docteurs et des Saints; il suffit de nommer, parmi d'autres, Saint Éphrem, Saint Bernard, Saint Bernardin, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge est, en quelque sorte, l'illustration magnifique de cette Médiation universelle de la Mère de Dieu.

Le titre par excellence de Marie, Sa Gloire suprême, le principe de toutes Ses grandeurs et de toutes Ses vertus, c'est Sa Maternité Divine.

Si la tradition de l'Église L'appelle la Trésorière du Royaume des Cieux, la Toute-puissance suppliante, la Dispensatrice de la grâce, la Corédemptrice, la Reine du Ciel et de la Terre, etc., c'est en raison de Sa Divine Maternité.

Mais le titre qui semble le mieux résumer tous les autres et le plus heureusement exprimer la mission de la glorieuse Mère de Dieu, c'est celui de Médiatrice de toutes les grâces, Médiatrice d'intercession, et de plus, Médiatrice de dispensation et de distribution de toutes les grâces.

C'est bien à cette doctrine que reviennent ces paroles des plus grands docteurs et serviteurs de Marie: "Tout ce qui convient à Dieu par nature convient à Marie par grâce...

Telle a été la Volonté de Dieu, qu'Il a voulu que nous recevions tout par Marie... Tous les dons, vertus, grâces du Saint-Esprit Lui-même, sont administrés par les mains de Marie, à qui Elle veut, quand Elle veut, autant qu'Elle veut..."

Toute la Liturgie mariale suppose ou exprime la doctrine de Marie Médiatrice universelle de toutes les Grâces.

Visuel xl message marie


Par Marie, le Ciel touche la Terre

Paroles de Marthe Robin sur la Vierge Marie
Cette Mère bien-aimée me fut plus qu'une étoile: elle est un phare devant mes pas.
Avide de ses vertus, je m'abîme en sa Contemplation.
Elle est un modèle si complet, si imitable et tellement admirable! C'est […] à son école, mais surtout par ses lumineuses inspirations que j'ai pénétré si avant dans les profondeurs des grands mystères de la Foi, l'Espérance et la Charité, que je m'abandonne de plus en plus docilement à l'action Divine.


" Ma devise est :
Toute à Jésus par Marie, Médiatrice de toutes grâces. 
"

" Aimer Jésus comme l’aimait Marie.
Aimer Marie comme l’aimait Jésus. "

" Passer humble et silencieuse comme la Vierge,
en faisant le bien... en donnant du bonheur. 
"

" Quoi de plus essentiel ?
Dieu nous a donné Jésus par Marie,
donc il faut aller à Marie pour atteindre Jésus.
"

" On plaît beaucoup à Jésus
quand on aime tendrement et fidèlement sa tendre Mère. 
"

" Cette Mère bien Aimée
me fut plus qu'une étoile, elle est un phare devant mes pas.
"

"Elle est mère,
et comme mère, elle est d'autant plus empressée
à voler au secours de son enfant qu'il implore son aide
avec plus de confiance et plus d'amour. 
"

"Oh ! Oui, apprenons à nous faire bien petits
et à ne rien faire sans le conseil, sans le secours,
sans l’inspiration et le consentement de notre Reine chérie !
Qu’elle soit toute notre confiance et toute notre espérance en Dieu. 
"

" J'ai toujours aimé la Sainte Vierge.
Je la priais, je lui parlais surtout.
"

" La Sainte Vierge ?
C'est une maman chérie qui a un regard particulier
sur chacun de nous et qui nous aide en tout. 
"

mediation-du-christ-marthe-robin.jpgMarie participe de la médiation du Christ

« La Maternité Divine a revêtu la Sainte Vierge d'une grandeur qui ne peut avoir d'égal ni sur la terre, ni dans le Ciel. Elle la place au-dessus de tout ce qui n'est pas Dieu. Elle lui donne, par participation, la puissance que Dieu a par nature, et on peut dire qu'il ne se passe rien au Ciel et sur la terre sans qu'elle n'intervienne.

La Maternité Divine a donné à la Sainte Vierge dans ses rapports avec nous, la tendresse bienfaisante d'une Mère, l'autorité incomparable d'une Reine. Marie, Mère de Dieu, Reine d'amour participe à la Médiation du Christ et à toutes les grâces que le Christ nous a acquises, elle a mérité de devenir la distributrice.

C'est elle qui distribue tous les dons, toutes les vertus, toutes les grâces à qui elle veut, quand elle veut, de la manière et dans la mesure qu'elle veut. »

(Marthe Robin, 3 Février 1930)

Our lady of grace 2

Extrait des Révélation du Saint-Esprit à Maria Valtorta du 25 Mai 1944 (dans les Cahiers de 1944).
Vision et dictée du 25 mai 1944 extraites des "Cahiers de 1944"

Vision du Paradis.
Face à Dieu le Père se trouvait Dieu le Fils. Il était revêtu de Son Corps Glorifié, sur lequel resplendissait l’habit royal qui en couvrait les membres sans en cacher La Beauté absolument indescriptible.

Majesté et Bonté s’unissaient à cette Beauté. Les charbons de Ses cinq Plaies lançaient cinq épées de Lumière sur tout Le Paradis et accroissaient Son Eclat et celui de Sa Personne Glorifiée.

Il n’avait ni auréole ni couronne de quelque sorte que ce soit. En revanche, Son Corps tout entier émettait de La Lumière, cette Lumière particulière des corps spiritualisés.

Extrêmement intense chez Lui et chez Sa Mère, elle se dégage de la Chair qui est chair, sans toutefois être opaque comme la nôtre. C’est une chair qui est Lumière.

Cette Lumière se condense encore plus autour de Sa tête. Non pas comme une auréole, je le répète, mais autour de toute Sa tête.

Son sourire était Lumière, Son regard était Lumière, de la lumière perçait de Son front superbe, sans blessure.

J’avais l’impression que, là où les épines avaient jadis fait couler du sang et provoqué des souffrances, il en suintait maintenant une luminosité plus vive.

Jésus, debout, tenait l’étendard royal comme dans la vision que j’ai eue, je crois, en Janvier.

 Primary original 2

La Sainte Vierge se trouvait un peu plus bas que Lui, mais de bien peu, comme peut l’être un degré ordinaire d’échelle.

Elle était Belle comme elle l’est au Ciel, autrement dit dans Sa parfaite Beauté Humaine Glorifiée en Beauté Céleste.

Elle se tenait entre le Père et le Fils, que quelques mètres séparaient (si l’on peut utiliser ces comparaisons sensibles).

Elle était au milieu, les mains croisées sur la poitrine (ses mains douces, très pures, petites et si belles), le visage légèrement levé (son doux visage, parfait, plein d’amour, très tendre), elle regardait le Père et le Fils, en Adoration.  

 

Pleine de Vénération, elle Contemplait le Père. Elle ne disait rien. Mais tout Son regard était une voix d’Adoration, une Prière, un Chant.

Elle n’était pas à genoux. Mais Son regard exprimait qu’elle était plus prosternée que dans la plus profonde des génuflexions, tant Il était plein d’Adoration.

Elle disait : « Saint ! », elle disait : « Je T’Adore ! » par son seul regard.

 

Pleine d’Amour, elle Contemplait Son Jésus. Elle ne disait rien, mais tout Son regard était Caresse.

Chaque Caresse de Ses doux yeux disait : « Je T’Aime ! ». Elle n’était pas assise. Elle ne touchait pas Son Fils, mais Son regard le recevait comme si elle le tenait sur la poitrine et l’enlaçait de ses bras maternels comme pendant son enfance et à sa mort, sinon davantage.

Elle disait : « Mon Fils ! », « Ma Joie ! », « Mon Amour » de son seul regard.

 

Regarder le Père et le Fils faisait ses délices. De temps à autres, elle levait le visage et les yeux plus haut pour chercher L’Amour qui resplendissait tout en haut, perpendiculairement.

Alors Sa lumière éblouissante, faite de perle devenue Lumière, s’allumait comme si une flamme se saisissait d’elle pour l’enflammer et l’embellir.

Elle recevait le baiser de L’Amour et se tendait, avec toute Son Humilité et Sa Pureté, avec toute Sa Charité, pour répondre par une caresse à la Caresse et dire : « Me voici. Je suis ton Epouse, je T’Aime et je suis à Toi. A Toi pour l’éternité ».

Et L’Esprit flamboyait plus fort quand le regard de Marie se fondait dans ses splendeurs

 

Puis Marie tournait à nouveau les yeux vers le Père et vers le Fils. On aurait dit que, rendue dépositaire de L’Amour, elle le distribuait. Mais quelle pauvre image je prends !

Je vais mieux m’exprimer : on aurait dit que L’Esprit l’élisait pour être celle qui, recueillant en elle-même tout L’Amour, le portait ensuite au Père et au Fils, afin que les Trois (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) s’unissent et s’étreignent l’un l’autre en devenant Un.

Oh ! Quelle Joie de comprendre ce poème d’Amour ! Quelle Joie de voir la mission de Marie, siège de L’Amour !

 

Toutefois, L’Esprit-Saint ne concentrait pas Ses Splendeurs sur Marie uniquement.

Notre Mère est grande, seul Dieu lui est supérieur.

Toutefois un bassin, même s’il est très grand, peut-il contenir l’océan ??? Non. Il s’en remplit et en déborde. Mais l’océan étend ses eaux sur la terre entière.

Ainsi en est-il de La Lumière de L’Amour.

Telle une perpétuelle caresse, elle descendait sur le Père et sur le Fils et les enlaçait dans un anneau de splendeur.

Après s’être béatifiée au contact du Père et du Fils qui répondait avec Amour à L’Amour, elle s’élargissait encore et s’étendait au Paradis tout entier.

Marie est la mediatrice de toutes les graces 2


Aimer Dieu avec le Cœur de Marie (Père Kolbe)

« Celui qui appartient davantage à l'Immaculée va s'approcher avec d'autant plus de courage et de liberté, des blessures du Sauveur, de l'Eucharistie, du Cœur de Jésus et de Dieu notre Père. (...) Plus nous serons à l'Immaculée, mieux nous comprendrons et plus nous aimerons le Cœur du Seigneur Jésus, Dieu le Père et toute la très Sainte Trinité. Mais tout ceci, toutes ces choses surnaturelles, il n'y a qu'elle pour les former en nous et à travers nous. »

(St Maximilien Kolbe, 10.11.1934, Lettre, ESI. p.86)

 

« L'âme qui regarde toute cette révélation de l'amour voudrait rendre amour pour amour. Mais par expérience, nous savons que nous sommes très faibles. Et là, se manifeste l'amour du Cœur Divin qui nous donne sa propre Mère pour que nous puissions l'aimer avec son cœur à elle ; non avec notre pauvre cœur, mais avec son cœur immaculée. L'amour de l'Immaculée est le plus parfait amour avec lequel une créature puisse aimer son Dieu. Avec ce cœur, essayons d'aimer de plus en plus le cœur de Jésus, et que ce soit notre plus grand désir. Il faut faire en sorte que beaucoup d'âmes reçoivent tout d'elle et que beaucoup d'âmes soient unies au Cœur très doux de Jésus par elle. Il faut d'abord lui soumettre notre cœur et ensuite, tous les autres. »

(St Maximilien Kolbe, 28.06.1936, Conférence, ESI. p.88)

Marie et la Trinité, Marie médiatrice

"Le sommet de l'Amour de la Création qui revient à Dieu est l'Immaculée. Et en Elle advient le miracle de l'union de Dieu avec la Création.

Comme à une épouse, le Père lui confie le Fils, le Fils descend dans son sein virginal, en devenant Son Fils, pendant que l'Esprit Saint forme en Elle de manière prodigieuse le corps de Jésus et fait sa demeure dans Son âme, il la remplit de manière si ineffable...

Depuis le moment où s'est réalisée cette union, l'Esprit Saint n'accorde pas de grâce, le Père ne fait pas descendre dans l'âme la vie surnaturelle, à travers le Fils et l'Esprit, si ce n'est pas à travers la Médiatrice de toutes les grâces, l'Immaculée, avec Son assentiment, avec Sa collaboration. Elle reçoit tous les trésors de grâce en sa propriété et elle les distribue à qui elle veut et dans la mesure qui Elle le veut."

Dieu confère à Marie la fonction de Médiatrice de toutes les Grâces

La médiation de Marie n'est pas une idée humaine mais résulte de l'ordre établi par Dieu - c'est sa volonté.

La fonction de Médiatrice des grâces a été accordée à Marie par Dieu au motif de sa Maternité Divine.

Chaque grâce passe toujours du Seigneur à travers Marie, donc la recherche d'une autre voie causerait l'annulation de l'ordre établi par Dieu.

La relation intérieure entre la Médiatrice des Grâces et la Très sainte Trinité

La médiation entière de Marie se fonde et a sa source dans le Mystère de la Très sainte Trinité

Le fait que Marie soit seule entrée dans une relation profonde avec les personnes Divines, lui donne la possibilité d'avoir non pas seulement quelques liens, mais de créer vraiment une "Famille" avec la Trinité, dans une sorte de "parenté spirituelle."

Aimer l'Immaculée (St Maximilien Kolbe † 1941)

Chacun de nous a besoin de se sentir aimé, mais nous avons aussi besoin d'aimer, aimer à la folie, aimer jusqu'à souffrir par amour et sentir que notre amour est grand. Le père Kolbe a osé prendre ce chemin et viser un amour de cette profondeur...

Rien de très important dans les affaires de Dieu ne se fait sans souffrance. D'ailleurs, peut-il exister un sacrifice trop dur lorsqu'il s'agit de l'Immaculée ?... Et si nous ne cessons pas dans la lutte pour conquérir le monde à l'Immaculée, les souffrances n'arrêteront pas de fondre sur nous... Mais jusqu'à la mort seulement. Après, c'est la résurrection !

St Maximilien Kolbe, 12.07.1935

L'amour de l'Immaculée ne consiste pas seulement dans un acte de consécration récité même avec une grande ferveur, mais dans le fait de beaucoup souffrir de privations et de travailler pour elle sans arrêt.

St Maximilien Kolbe, 10.02.1937

L'Immaculée désire que nous non seulement nous travaillions, mais que nous souffrions pour elle. C'est un immense champ de travail à travers la souffrance. Les petites croix de chaque jour doivent être supportées calmement, c'est cela, se donner à l'Immaculée.

St Maximilien Kolbe, 17.01.1937

Ne cherchons pas toujours à ressentir la douceur de la dévotion à l'Immaculée, car ce serait une avarice de l'esprit. Pour nous aussi, il faut des épreuves, des sécheresses et des abandons, etc. Permettons-lui donc, autant qu'elle veut, d'appliquer les moyens pour notre sanctification.

St Maximilien Kolbe, 09.04.1933

[Cherchons à] permettre à l'Immaculée d'agir par tous les moyens... que ce soit dans le commerce, l'industrie, le sport, etc.

St Maximilien Kolbe, 02.12.1931

La médiation de Marie (P. Kolbe)

"Marie dit alors: Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole."

(Lc 1, 38)

P. Kolbe déduit la vérité sur la médiation universelle de Marie aussi du fait qu'Elle n'a jamais manqué à la volonté de Dieu et que son intercession auprès de Dieu est donc toujours efficace:

"L'immaculée ne s'écarta jamais en rien de la volonté divine. En tout elle aima la volonté divine, elle aima Dieu, elle est appelée non sans raison 'celle qui intercède avec toute puissance', elle a une influence sur Dieu lui-même, sur l'univers entier, c'est la Reine du ciel et de la terre. Au paradis tous reconnaissent la souveraineté de Son amour."

 

P. Kolbe veut, d'une part, enseigner à tous les hommes à accomplir la volonté de Dieu à travers Marie, et de l'autre indiquer Marie comme voie de divinisation :

"Quoi que nous fassions, y compris l'acte le plus héroïque... n'a de valeur que si, simplement en faisant tel acte, notre volonté se met en harmonie avec la volonté de l'Immaculée et, à travers Elle avec la volonté de Dieu... C'est l'essence de l'amour, et non pas le sentiment (bien qu'il soit beau) qui doit nous transformer à travers l'Immaculée, en Dieu." 

L'accomplissement de la volonté de Dieu à travers l'Immaculée est aussi source de paix et de bonheur:

"Combien de paix et de bonheur authentique donne dans une âme religieuse la conscience d'accomplir de manière certaine la Volonté de Dieu, d'être sûrement un instrument dans la main de l'Immaculée". 

Vivre selon la volonté de Dieu et l'accomplir à travers Marie est la caractéristique du vrai militant de l'Immaculée:

"Celui qui fait partie de la Milice de l'Immaculée, cesse alors de se préoccuper excessivement de sa propre éternité. Il reconnaît que tout ce qui ne dépend pas de sa propre volonté vient de la main de Dieu à travers l'Immaculée et, bien qu'il reste en elle, il tâche de faire tout ce qui peut dans le but de connaître de plus en plus parfaitement la volonté de l'Immaculée et de l'accomplir de plus en plus fidèlement, même si cela coûtât beaucoup de souffrances et de sacrifices." 

Il y n'a pas de doute que le plus grand adversaire est Satan :

"Satan désire avec empressement que les âmes soient détournées de l'union avec l'Immaculée, la Mère céleste, car il sait qu'une âme qui exclut la médiation de l'Immaculée, offre à Jésus des dons tellement pleins d'imperfections qu'ils sont plutôt digne de châtiment que de récompense."

Vierge miraculeuse 1

http://voiemystique.free.fr/tanquerey_precis_04.htm

Dévotion à la Très Sainte Vierge Marie

Marie ayant un rôle si important dans notre vie spirituelle, nous devons avoir à son égard une grande dévotion.

Ce mot veut dire dévouement, et le dévouement c'est le don de soi. Nous serons donc dévots à Marie, si nous nous donnons complètement à elle et, par elle, à Dieu. En cela nous ne ferons qu'imiter Dieu lui-même qui se donne à nous et nous donne son Fils par son intermédiaire. Nous donnerons notre intelligence par la vénération la plus profonde, notre volonté par une confiance absolue, notre cœur par l'amour le plus filial, notre être tout entier par une imitation aussi parfaite que possible de ses vertus.

A) Vénération profonde. Cette vénération est basée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection. Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'œuvre de l'lncarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, I'aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu'elles estiment.
Sans doute il y a des excès à éviter, en particulier tout ce qui tendrait à l'égaler à Dieu, à en faire la source de la grâce. Mais tant que nous la considérons comme une créature, qui n'a de grandeur, de sainteté, de puissance qu'autant que Dieu lui en confère, il n'y a pas d'excès à craindre : c'est Dieu que nous vénérons en elle.
Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, précisément parce que par sa dignité de mère de Dieu, par son rôle de médiatrice, par sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie et non de latrie, est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux Anges et aux Saints.

B) Confiance absolue : elle est fondée sur la puissance et la bonté de Marie. a) Cette puissance vient non d'elle-même, mais de son pouvoir d'intercession, Dieu ne voulant rien refuser de légitime à celle qu'il vénère et aime plus que toutes les créatures. Rien de plus équitable : Marie ayant fourni à Jésus cette humanité qui lui a permis de mériter, ayant collaboré avec lui par ses actions et ses souffrances à l'œuvre rédemptrice, il est convenable qu'elle ait une part à la distribution des fruits de la rédemption ; il ne refusera donc rien de ce qu'elle demandera de légitime, et ainsi on pourra dire qu'elle est toute-puissante par ses supplications, omnipotentia supplex. b) Quant à sa bonté, elle est celle d'une mère qui reporte sur nous, membres de Jésus-Christ, I'affection qu'elle a pour son Fils ; d'une mère qui, nous ayant enfantés dans la douleur, au milieu des angoisses du Calvaire, aura d'autant plus d'amour pour nous que nous lui avons plus coûté.
Donc notre confiance à son égard sera : inébranlable et universelle.

I) Inébranlable, malgré nos misères et nos fautes ; elle est en effet une mère de miséricorde, mater misericordiæ, qui n'a pas à s'occuper de justice, mais qui a été choisie pour exercer avant tout la compassion, la bonté, la condescendance : sachant que nous sommes exposés aux attaques de la concupiscence, du monde et du démon, elle a pitié de nous qui ne cessons pas d'être ses enfants, même quand nous sommes tombés dans le péché. Aussi, dés que nous manifestons la moindre bonne volonté, le désir de revenir à Dieu, elle nous accueille avec bonté ; et souvent même, c'est elle qui, prévenant ces bons mouvements, nous obtiendra les grâces qui les exciteront dans notre âme. L'Eglise l'a si bien compris qu'elle a institué une fête, pour certains diocèses, sous ce vocable qui semble étrange d'abord, mais qui au fond est parfaitement justifié, de Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs ; précisément parce qu'elle est immaculée et n'a jamais commis la moindre faute, elle n'en a que plus de compassion pour ses pauvres enfants qui eux n'ont pas, comme elle, le privilège de l'exemption de la concupiscence.

2) Universelle, c'est-à-dire, s'étendant à toutes les grâces dont nous avons besoin, grâces de conversion, d'avancement spirituel, de persévérance finale, grâces de préservation au milieu des dangers, des angoisses, des difficultés les plus graves qui puissent se présenter. C'est cette confiance que recommande si instamment Saint Bernard (Homil. II, de Laudibus Virg. Matris, 17) : « Si les tempêtes des tentations s'élèvent, si vous êtes au milieu des écueils des tribulations, jetez les yeux sur I'étoile de la mer, appelez Marie à votre secours ; si vous êtes ballotté sur les vagues de la superbe, de l'ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l'étoile, invoquez Marie. Si la colère, I'avarice, les plaisirs de la chair agitent la barque de votre âme, regardez Marie. Si troublé par la grandeur de vos crimes, confus de l'état misérable de votre conscience, saisi d'horreur à la pensée du jugement, vous commencez à vous enfoncer dans I'abîme de la tristesse et du désespoir, pensez à Marie. Au milieu des périls, des angoisses, des incertitudes, pensez à Marie, invoquez Marie. Que son invocation, que sa pensée ne quittent ni votre cœur ni vos lèvres, et, pour obtenir plus sûrement le secours de ses prières, ne négligez pas d'imiter ses exemples. En la suivant, vous ne vous égarez pas, en la suppliant vous ne pouvez désespérer, en pensant à elle vous ne vous égarez pas. Tant qu'elle vous tient par la main, vous ne pouvez choir ; sous sa protection vous n'avez rien à craindre ; sous sa conduite, point de fatigue, et par sa faveur on arrive sûrement au but ». Et comme nous avons constamment besoin de grâce pour vaincre nos ennemis et progresser, c'est souvent qu'il faut nous adresser à celle qui est si bien appelée Notre Dame du perpétuel secours.

C) A la confiance nous joindrons l'amour, amour filial, plein de candeur, de simplicité, de tendresse et de générosité. Elle est assurément la plus aimable des mères, puisque Dieu, I'ayant destinée à être la mère de son Fils, lui a donné toutes les qualités qui rendent une personne aimable, la délicatesse, le tact, la bonté, le dévouement d'une mère. Elle est la plus aimante, car son cœur a été créé tout exprès pour aimer un Fils-Dieu et l'aimer aussi parfaitement que possible. Or cet amour qu'elle avait pour son Fils, elle le reporte sur nous qui sommes les membres vivants de ce divin Fils, son extension et son complément; aussi cet amour éclate dans le mystère de la Visitation, où elle s'empresse de porter à sa cousine Elisabeth ce Jésus qu'elle a reçu dans son sein et qui par sa seule présence sanctifie toute la maison ; aux noces de Cana, où attentive à tout ce qui se passe elle intervient auprès de son Fils pour éviter aux jeunes mariés une pénible humiliation ; au Calvaire, où elle consent à sacrifier ce qu'elle a de plus cher pour nous sauver ; au Cénacle, où elle exerce son pouvoir d'intercession pour obtenir aux Apôtres une plus grande abondance des dons du Saint Esprit.

Si elle est la plus aimable et la plus aimante des mères, elle doit être aussi la plus aimée. C'est bien là en effet l'un de ses privilèges les plus glorieux : partout où Jésus est connu et aimé, Marie l'est aussi : on ne sépare pas la mère du Fils, et, tout en tenant compte de la différence entre l'un et l'autre, on les entoure de la même affection, bien qu'à un degré différent : au Fils on rend l'amour qui est dû à Dieu, à Marie celui qu'on doit à la Mère d'un Dieu, amour tendre, généreux, dévoué, mais subordonné à l'amour de Dieu.
C'est un amour de complaisance, qui se réjouit des grandeurs, des vertus et des privilèges de Marie, les repassant souvent dans l'esprit, les admirant, s'y complaisant, et la congratulant de ce qu'elle est si parfaite. Mais c'est aussi un amour de bienveillance, qui désire sincèrement que le nom de Marie soit mieux connu et mieux aimé, qui prie pour que s'étende son influence sur les âmes, et qui à la prière ajoute la parole et l'action. C'est un amour filial, plein d'abandon et de simplicité, de tendresse et de dévouement, allant jusqu'à cette intimité respectueuse que permet une mère à son enfant. C'est enfin et surtout un amour de conformité, qui s'efforce de conformer en toutes choses sa volonté à celle de Marie et par là même à celle de Dieu, I'union des volontés étant la marque la plus authentique d'amitié. C'est ce qui nous mène à l'imitation de la Sainte Vierge.

D) L'imitation est en effet l'hommage le plus délicat qu'on puisse lui rendre ; c'est proclamer, non seulement en paroles mais en actes, qu'elle est un modèle parfait que nous sommes trop heureux d'imiter. Nous avons déjà dit (n. 159) comment Marie, étant une copie vivante de son Fils, nous donne l'exemple de toutes les vertus. Nous rapprocher d'elle, c'est nous rapprocher de Jésus ; aussi nous ne pouvons mieux faire que d'étudier ses vertus, de les méditer souvent, de nous efforcer de les reproduire.
Pour y mieux réussir, nous ne pouvons mieux faire que d'accomplir toutes et chacune de nos actions par Marie, avec Marie et en Marie ; per ipsam, et cum ipsa et in ipsa (C'était la pratique de M. Olier que le B. Grignlon de Montfort a précisée et rendue populaire dans le Secret de Marie et le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge).Par Marie, c'est-à-dire en demandant par elle les grâces dont nous avons besoin pour l'imiter, en passant par elle pour aller à Jésus, ad Jesum per Mariam.
Avec Marie, c'est-à-dire en la considérant comme modèle et collaboratrice, nous demandant souvent : Que ferait Marie si elle était à ma place, et en la priant humblement de nous aider à conformer nos actions à ses désirs.
En Marie, en dépendance de cette bonne Mère, entrant dans ses vues, dans ses intentions, et faisant nos actions, comme elle, pour glorifier Dieu : Magnificat anima mea Dominum.

C'est dans cet esprit que nous réciterons les prières en l'honneur de Marie, I'Ave Maria et l'Angelus qui lui rappellent la scène de l'Annonciation son titre de Mère de Dieu ; le Sub tuum præsidium, qui est l'acte de confiance en celle qui nous protège au milieu de tous nos dangers ; l'O Domina mea, I'acte d'abandon complet entre ses mains, par lequel on lui confie sa personne, ses actions et ses mérites ; et surtout le Chapelet ou Rosaire, qui, en nous unissant à ses mystères joyeux, douloureux et glorieux, nous permet de sanctifier, en union avec elle et avec Jésus, nos joies, nos tristesses et nos gloires. Le Petit Office de la Ste Vierge est, pour les personne qui peuvent le réciter, le pendant du Bréviaire, et leur rappelle plusieurs fois le jour les grandeurs, la sainteté et le rôle sanctificateur de cette Bonne Mère.

TANQUEREY, Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119.

Marie mere de jesus 1

http://www.pere-gilbert-adam.org/Marie-Mediatrice-de-grace.html

0831. La Vierge Marie Médiatrice

Laisser passer la grâce de Dieu dans notre pauvreté, une joie ! Quelle joie de nous unir aux chrétiens de Belgique pour fêter « Marie médiatrice de grâce ». Nous n’hésitons pas à dire que nous recevons le don de Dieu les uns par les autres. Nous disons aussi que les frères les plus pauvres au milieu de nous sont des « canaux » privilégiés par lesquels nous arrive la grâce de Dieu. C’est une expérience concrète et quotidienne que nous faisons de la médiation de l’Amour de Dieu. Nous expérimentons cette « expérience » entre Dieu, le donateur de la grâce, et les pauvres pécheurs que nous sommes. Les pauvres ont là un rôle privilégié, par leur pauvreté même, ils sont comme des médiateurs, des moyens divins par lesquels la grâce de Dieu nous arrive.

Ainsi cette fête de la Vierge Marie que nous célébrons aujourd’hui, nous l’expérimentons chaque jour. Nous expérimentons aussi que, si nous refusons ces petits moyens par lesquels la grâce de Dieu nous est offerte, nous nous coupons de la grâce de Dieu. Cette fête nous révèle une autre expérience quotidienne. Imaginons que nous ayons un frère, tellement débordant dans son amour pour nous, qu’il nous « étouffe ». Est-ce que cet amour vient de Dieu ? Nous n’en savons rien. Ce que nous savons, c’est qu’il y a un malaise entre cet « enveloppement gênant » et ce que nous sommes prêts à recevoir. Nous avons l’expérience que « cet autre » peut nous gêner dans son amour. Les psychologues parleront de la « captation » pour s’attacher l’autre. Cela nous remet alors devant la source de l’amour et la pureté de cette Source.

Nous comprenons ainsi l’humilité de Dieu. Dieu est un amour tellement fort, grand et puissant que nous prenons l’image du -soleil – et nous sommes comme -une petite goutte d’eau- ! Approchez une petite goutte d’eau du soleil, c’est la « désintégration » de la petite goutte d’eau, à moins qu’elle ne soit rendue capable de vivre du Soleil. L’humilité de Dieu va jusqu’à proportionner le don de son amour en l’adaptant, par la médiation, à ce que nous pouvons en recevoir. Les pauvres sont toujours très humbles dans la manière avec laquelle ils nous proposent l’amour qui vient du cœur de Dieu. Toutes ces médiations trouvent leur origine dans l’unique médiateur Jésus. Tout vient de Dieu par Jésus.

L’Église dans sa sagesse, fait passer toutes les prières liturgiques qu’elle adresse au Père par Jésus Notre Seigneur, dans l’Esprit. Dieu, dans sa bonté miséricordieuse, vient nous rejoindre jusque dans notre misère. Il a voulu que la nature coopère, que la créature coopère au don de son amour. Quand Dieu veut nous combler de sa grâce, Il veut que nous la lui demandions, c’est la prière de demande. Il ne nous donne jamais sa grâce sans que nous la lui ayons demandée. Toute prière de demande dans l’Église, nous dispose à recevoir le don de Dieu. Ce don de Dieu nous déborde de toutes parts. Chaque fois que nous demandons notre pain quotidien, la joie dont nous avons besoin pour vivre, nous nous disposons, à recevoir la grâce de Dieu.

Dans sa miséricorde, Dieu veut que sa grâce nous arrive, proportionnée à ce que nous pouvons en recevoir. C’est sa grâce qui nous prépare à recevoir toutes ses grâces. Nous comprenons la fête que nous célébrons aujourd’hui en Église : Marie, médiatrice de toutes grâces est Immaculée. Elle demeure à la Source, c’est son privilège obtenu par la passion de Jésus. Étant toujours à la source, étant aussi de notre peuple, elle est solidaire de l’humanité, de chacun de nous. Elle nous donne Jésus, l’unique médiateur. Dans cet unique médiateur, sont contenus beaucoup de médiations.

Dieu dans sa miséricorde et sa tendresse, a cru bon de venir ainsi jusqu’à nous, nous Lui rendons grâce. Demandons d’être doux et humbles de cœur et de savoir utiliser les moyens divins qu’Il nous donne. Nous demandons l’humilité pour reconnaître cette générosité de Dieu qui laisse passer la grâce par nos cœurs, pour tous ceux pour qu’Il veut.

Sacred hearts 2

 
31 Août, Marie Médiatrice

Les évangiles, et en particulier l’évangile de Cana montre la sollicitude et l’intercession de Marie.
Les pères de l’Eglise ont aussi magnifié le pouvoir d’intercession de Marie.
Jean-Paul II a expliqué la médiation de Marie dans son encyclique "La mère du Rédempteur".

Après la première guerre mondiale, il y eut en Belgique un large mouvement pour honorer de façon particulière la médiation universelle de Marie.

Le Vatican approuve un office propre à cette Fête et l’accorde à toutes les églises qui en feraient la demande.

Vierge marie priere couronne d epines de jesus

Commentaires (7)

1. kanta 22/11/2015

tre bel sainte

2. sossou 07/06/2016

Maman chérie

3. sossou 07/06/2016

Très belle

4. Dupont-Robin Lysiane 31/08/2016

Marie très sainte de pureté et d'amour je me remets entre tes mains. Intercède toujours pour nous auprès de Jésus.
Je t'aime Vierge immaculée. Lysiane

5. Denise, Remillard 04/07/2017

Mille fois Merci Marie Mefiatrice Fête 31aout
Vous êtes venue me visiter à un moment très opportun.
Grace à mon frère Pierre je me suis recueillie et demander
votre aide et support. J'ai besoin de votre réconfort et vous aime.

6. Julien (site web) 30/08/2017

Je ne te parle que seul et isolé habituellement. La coïncidence a voulu que je trouve cette page sur toi, la veille de ta fête ... après quelques prières.
Pour ta fête de 2017, je voudrais te remercier de t'être rappelée à moi, et de m'envahir avec tant de discrétion et de force mêlée. Tu me manques comme je t'aime, comme je t'appelle à chaque instant, comme grandit ce besoin de fusionner avec ta lumière.
Merci de relayer nos prières, merci de ne jamais nous laisser sans toi, j'aimerais que cette page s'étende et que le temps s'arrête pour t'écrire mille mercis.
Bonne fête Reine des Anges. Je t'aime, d'amour, de tendresse, de bonheur ... tu me manques.
Julien.

7. KAMBALE MBUSA ROBERT 11/01/2018

Toutes les fois où je me confie à ELLE pour tout problème qui intervient dans ma vie conjugale ou professionnelle, j'ai toujours une suite positive qui soulage ma vie.

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Date de dernière mise à jour : 31/08/2018