Sainte Vierge Marie, Reine. Fête le 22 Août.

Mercredi 22 Août 2018 : Fête de la Très Sainte Vierge Marie, Reine.

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Huit jours après la Fête de l’Assomption, nous faisons mémoire de la femme couronnée d’étoiles dont parle l’Apocalypse (Apocalypse 12).

Un signe grandiose apparut dans le Ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Marie est entrée dans la Gloire. Restée fidèle au service du Christ en tout et jusqu’au bout, elle partage sa Royauté (Apocalypse 2 26-28).

De fait, si Marie est Reine, c’est parce qu’elle a été servante. Comme le fait remarquer le Pape Saint Jean Paul II dans l’encyclique Redemptoris Mater :

« Marie est devenue la première de ceux qui, servant Le Christ, également dans les autres conduisent leurs frères, dans l’humilité et la patience, jusqu’au Roi dont on peut dire que le servir, c’est régner, et elle a pleinement atteint cet “état de liberté royale” qui est propre aux disciples du Christ : servir, ce qui veut dire régner ! »

À l’office de Complies, l’Église, dans le « Salve Regina » acclame Marie Reine et mère de miséricorde, notre avocate.

Pour la piété du Moyen Âge qui a donné naissance à cette antienne mariale, la Reine est toute puissante sur le Cœur du Roi. Par sa supplication, elle peut incliner Celui-ci vers la Miséricorde.
À la même époque, Saint Bernard témoigne d’une semblable approche, priant la « Reine de Clémence » de nous obtenir « les grâces de son fils Jésus Christ » et nous invitant à recourir dans « notre misère à ce Trésor de Compassion ».

L’Oraison de la Messe s’inscrit dans cette tradition, puisqu’elle insiste sur l’intercession de Marie, Mère du Christ, « pour que nous obtenions dans le Ciel la Gloire promise » aux enfants de Dieu.
Les litanies le chantaient depuis des siècles :" Reine des anges... Reine des patriarches ... Reine des apôtres ..."

Le Pape Pie XII ne fait que reprendre cette longue tradition en instaurant la Fête de "Marie-Reine", en 1954.

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22 août : Mémoire obligatoire de la Bienheureuse Vierge Marie Reine

En la Fête de la Maternité Divine de la Vierge Marie, le 11 octobre 1954 (Fête maintenant transférée au 1er janvier pour la forme ordinaire du rite romain, NDLR), Sa Sainteté le Pape Pie XII proclamait à Rome, par la Lettre Encyclique "Ad Cæli Reginam", l'institution de la Fête concernant la Royauté Bienheureuse de la Vierge Marie. 

En même temps de Sa Royauté Toute-Puissante, Elle et aussi la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église Pérégrinante et de l'Église Souffrante du Purgatoire. Chaque 22 août, la Liturgie de l'Eglise nous invite donc à faire mémoire de cette Royauté Tout-Puissante.

« Que tous s'approchent avec une confiance plus grande qu'auparavant, du trône de miséricorde et de grâce
de notre Reine et Mère, pour demander le secours dans l'adversité, la lumière dans les ténèbres,
le réconfort dans la douleur et les larmes » (Sa Sainteté le Pape Pie XII)

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160822&id=264&fd=1

Sainte Marie Reine
Mémoire

Extraits de l’Encyclique du Vénérable Pape Pie XII
(Eugenio Pacelli, 1939-1958)
« Ad Cæli Reginam » §22-26, §36, §39

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité Divine.

Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43).

Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses.

St Jean Damascène a donc raison d'écrire : « Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie :

« Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ».

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : « Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita ».

En effet, « Comme Le Christ pour nous avoir rachetés est Notre Seigneur et Notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre Salut d'une manière toute spéciale ».

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de Salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Ève fut associée à Adam, principe de mort, si « ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine « récapitulation en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément « pour être associée à Lui dans la Rédemption du genre humain » ; réellement toujours étroitement unie à Son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Éternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Ève, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable » ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme Le Christ, nouvel Adam, est Notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Ève, elle fut associée au nouvel Adam.

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Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et Homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous.

En effet par cette union avec Le Christ Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec Le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

Aucun doute par conséquent que la Sainte Vierge ne dépasse en dignité toute la création et n'ait sur tous, après son Fils, la primauté.

« Toi enfin - chante Saint Sophrone - tu as dépassé de loin toute créature. Que peut-il exister de plus élevé que cette grâce dont toi seule as bénéficié de par la volonté de Dieu ? »

Et Saint Germain va encore plus loin dans la louange : « Ta dignité te met au dessus de toutes les créatures ; ton excellence te rend supérieure aux anges ».

Saint Jean Damascène ensuite en vient jusqu'à écrire cette phrase : « La différence entre les serviteurs de Dieu et sa Mère est infinie » (…).

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante.

Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix.

Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre Paix et notre Joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam §22-26, §36, §39.

Marie reine la femme couronnee d etoiles dont parle l apocalypse 2

Huit jours après la Fête de l’Assomption, nous faisons mémoire de Marie-Reine, la femme couronnée d’étoiles dont parle l’Apocalypse.

(Apocalypse 12).

Un signe grandiose apparut dans le Ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.

Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème.
Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône,
et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.

Alors, il y eut une bataille dans le Ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous, et furent chassés du Ciel.

On le jeta donc, l’énorme Dragon, l’antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la Terre et ses Anges furent jetés avec lui.

Alors j'entendis dans le Ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu.

Mais eux l’ont vaincu par le Sang de L’Agneau et par la Parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir.

Soyez donc dans la Joie, vous les Cieux et leurs habitants. Malheur à vous, le terre et le mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés ».

Se voyant rejeté sur la Terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la Mère de l’Enfant mâle.

Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps.

Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots.

Mais la Terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon.

Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les Commandements de Dieu et possèdent le Témoignage de Jésus.

Satan ne pouvant s’en prendre à Marie, la Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles, la Femme enceinte, la Mère de l’Enfant mâle (Jésus), celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer, de l’enfant qui fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône…alors Satan, jeté sur Terre, s’en alla combattre le reste des enfants de Marie (ne pouvant plus s’en prendre à Jésus, son enfant mâle, berger de toutes les Nations), tous ceux qui gardent les Commandements de Dieu et Témoignent de L’Amour de Dieu.

(Apocalypse 2 26-28).

Le vainqueur, celui qui restera fidèle à mon service jusqu’à le fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations : c’est avec un sceptre de fer qu’il les mènera comme on fracasse des vases d’argile !

Ainsi Moi-même j’ai reçu ce pouvoir de Mon Père. Et je lui donnerai l’Etoile du matin. (L’Etoile du matin : Symbole de puissance évoquant ici le glorification du chrétien associé au Christ ressuscité).

Ainsi, le Chrétien, fils de Marie et frère de Jésus aura beaucoup à souffrir dans ses luttes contre Satan, mais soutenu par notre Maman Marie, et  fortifié par notre frère et Notre Dieu, Jésus qui viendra habiter son âme et inspirer son esprit (ne vous inquiétez pas de ce que vous aurez à dire, cela vous sera donné le moment venu)…il finira par triompher en suivant le Chemin que Jésus nous montre, celui de L’Amour qui va jusqu’à La Croix.  

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http://www.michaeljournal.org/ndcapf.htm

Notre-Dame du Cap
Reine du Canada, Reine du Rosaire

Notre-Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire, Reine du Canada, a une très belle histoire.
Le Cap-de-la-Madeleine est un lieu de pèlerinage national et même international érigé en l’honneur de Marie et qui a débuté dès la découverte du Canada.
L’histoire de Notre-Dame du Cap démontre indubitablement que lorsque le peuple délaisse le Rosaire, tout se détériore dans la société et dans les familles.
Que les familles reprennent le chapelet pour que revive notre nation!

(Pour lire l’historique de la statue de N.D. du Cap et ses miracles, ouvrir le lien ci-dessus).
Extrait du miracle des yeux :

Le prodige des yeux de la statue

La nouvelle église de Sainte-Madeleine s’édifie lentement et, quoiqu’inachevée, elle est bénite et livrée au culte le 3 octobre 1880.
 Durant les années qui suivirent, on restaure l’ancienne en vue de sa dédicace solennelle à Notre-Dame du saint Rosaire, selon la promesse de M. le curé Désilets.
Enfin ce grand jour se lève. Le 22 juin 1888, jour de joie, jour d’intenses prières. Monsieur le curé Luc Désilets accomplit solennellement son vœu. A la suite d’une belle cérémonie, la statue a été placée sur l’autel principal.
Le bon Père Frédéric, qui deviendra l’un des plus fervents prédicateurs des gloires de Marie au Cap-de-la-Madeleine, (béatifié par Jean-Paul II en 1988) arrivait d’Europe au Canada comme commissaire de Terre Sainte. Il fit plusieurs instructions ce jour-là à la foule rassemblée.
L’abbé Duguay, vicaire de M. le curé Désilets et son successeur, raconte le miracle qui s’est produit le soir même de cette journée inoubliable:
«Vers sept heures du soir, arrive un handicapé du nom de Philippe Lacroix. Je le vis entrer dans le Sanctuaire en marchant entre M. le Curé, Luc Désilets et le Rev. Père Frédéric. Je les vis à genoux au balustre...
Or voici ce qui s’est passé tel que M. le curé Désilets me l’a raconté bien des fois avec émotion:
«Pendant qu’ils étaient tous les trois en prière, ils virent la statue de Notre-Dame du Cap, les yeux grandement ouverts, elle qui normalement a les yeux baissés...»
L’enthousiasme et le zèle du bon Père Frédéric ne connurent plus de limites. Propagantiste-né, le Père Frédéric ne se contenta pas de raconter le «prodige des yeux» à ses auditeurs, il en publia le récit en première page du journal «la Presse» le 22 mai 1897.
«La statue, y écrit-il, qui a les yeux entièrement baissés, avait les yeux grandement ouverts: le regard de la Vierge était fixe: elle regardait devant elle, droit à sa hauteur.
L’illusion était difficile: son visage se trouvait en pleine lumière, par suite du soleil qui luisait dans une fenêtre et éclairait parfaitement tout le sanctuaire.
Ses yeux étaient noirs, bien formés et en pleine harmonie avec l’ensemble du visage. Le regard de la Vierge était celui d’une personne vivante; il avait une expression de sévérité, mêlée de tristesse.»…

Marie est plus mere que reine 2

http://missel.free.fr/Sanctoral/08/22.php.

A propos de Marie, Reine

On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la Terre, mais elle est plus mère que reine, et il ne faudrait pas faire croire (comme je l'ai souvent entendu dire) qu'à cause de ses prérogatives elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil, à son lever, fait disparaître les étoiles.

Mon Dieu, que cela est étrange ! Une mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi je pense tout le contraire, je crois qu'elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Couronnement de marie

* La Prière Auguste Reine
POUR LA LUTTE CONTRE LES APPARITIONS EFFRAYANTES DANS LE CIEL

* Historique de la Prière
“Le 13 Janvier 1864, le Père Louis Cestac (Fondateur de la Congrégation des « Servantes de Marie », décédé en 1868), accoutumé aux bontés de la Très Sainte Vierge Marie, fut subitement frappé comme d’un rayon de clarté divine. Il vit des démons répandus sur la Terre, y causant des ravages inexprimables.

En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge Marie. Cette bonne Mère lui dit qu’en effet les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l’heure était venue de la prier comme Reine des Anges, et de lui demander d’envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer”.
" Ma Mère, dit le Prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu’on vous le demande ?

- Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l’obtention des grâces

– Eh bien ma Mère, reprit le Prêtre, voudriez-vous m’enseigner vous-même comment il faut prier ?

 – Et il reçut de la Très Sainte Vierge Marie la prière : « Auguste Reine ».

Mon premier devoir, écrit l’abbé Cestac, fut de présenter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l’approuver. Ce devoir accompli, j’en fit tirer 500 000 exemplaires, j’eus soin de les envoyer partout ».
“Nous ne devons pas oublier de dire que, lors de la première impression, les presses se brisèrent par deux fois”.
Imprimatur : Cameraci (Cambrai), die 26 februarii 1912
A. Massart, vic. gén

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** Prière à la Très Sainte Vierge Marie. **
"Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme." Qui ut Deus ?
- Qui est comme Dieu ?
Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
Ô divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.
Père Louis Cestac

Marie reine de l univers 2

http://diocese-frejus-toulon.com/IMG/pdf/JPII_cat_Marie_Reine.pdf

Marie Reine dans l'enseignement de l'Église

de Vatican II à Jean Paul II

Dans l'enseignement du Pape Jean Paul II

1. Catéchèse sur Marie, Reine de l'univers (Audience générale du 23 juillet 1997)

1. La dévotion populaire invoque Marie comme Reine. Le Concile, après avoir rappelé l'Assomption de la Vierge "dans la gloire céleste avec son âme et son corps", explique qu'elle fut "exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, afin d'être ainsi plus pleinement conformée à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19, 16) et vainqueur du péché et de la mort" (Lumen Gentium 59).
À partir du cinquième siècle, en effet, pratiquement au cours de la même période qui voit le Concile d'Éphèse la proclamer "Mère de Dieu", on commence à attribuer à Marie le titre de Reine. Par cette nouvelle reconnaissance de sa très haute dignité, le peuple chrétien veut la placer au-dessus de toutes les créatures, exaltant son rôle et son importance dans la vie de toute personne singulière et du monde entier.
Mais déjà, dans un fragment d'homélie attribué à Origène, apparaît ce commentaire au sujet des paroles prononcées par Elisabeth lors de la Visitation : "C'est moi qui aurais dû venir à toi, parce que tu es bénie plus que toutes les femmes, toi, la mère de mon Seigneur, toi, ma Dame" (Fragmenta, PG 13,1902D). Dans ce texte, on passe spontanément de l'expression "la mère de mon Seigneur" à l'appellation "ma Dame", anticipant ce que déclarera plus tard saint Jean Damascène, qui attribue à Marie le titre de "Souveraine" : "Quand elle est devenue mère du Créateur, elle est devenue véritablement la souveraine de toutes les créatures" (De fide orthodoxa, 4,14, PG 94,1157).

2. Mon vénéré prédécesseur Pie XII, dans l'Encyclique Ad coeli Reginam à laquelle se réfère le texte de la Constitution Lumen Gentium, indique comme fondement de la royauté de Marie, outre sa maternité, sa coopération à l'oeuvre de la Rédemption. L'Encyclique rappelle le texte liturgique : "Sainte Marie, Reine du Ciel et Souveraine du monde, se tenait debout, dans la douleur, près de la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ" (AAS 46 [1954] 634). Elle établit ensuite une analogie entre Marie et le Christ, qui nous aide à comprendre la signification de la royauté de la Vierge. Le Christ est roi non seulement en tant que Fils de Dieu, mais aussi en tant que Rédempteur ; Marie est reine non seulement parce qu'elle est Mère de Dieu, mais aussi parce que, associée comme nouvelle Ève au nouvel Adam, elle coopéra à l'oeuvre de la Rédemption du genre humain (AAS 46 [1954] 635).
Dans l'Évangile de Marc, nous lisons qu'au jour de l'Ascension le Seigneur Jésus "fut enlevé au Ciel et s'assit à la droite de Dieu" (Mc 16, 19). Dans le langage biblique, "siéger à la droite de Dieu" signifie en partager le pouvoir souverain. En siégeant "à la droite du Père", il instaure son règne, le Règne de Dieu. Élevée au Ciel, Marie est associée au pouvoir de son Fils et se consacre à l'extension du Royaume, participant à la diffusion de la grâce divine dans le monde.
Si nous regardons l'analogie qui existe entre l'Ascension du Christ et l'Assomption de Marie, nous pouvons conclure que, en dépendance du Christ, Marie est la reine qui possède et exerce sur l'univers une souveraineté qui lui a été donnée par son Fils lui-même.

3. Le titre de Reine ne remplace certes pas celui de Mère : sa royauté demeure un corollaire de sa mission maternelle particulière, et exprime simplement le pouvoir qui lui a été conféré pour accomplir une telle mission.
En citant la Bulle Ineffabilis Deus de Pie IX, le Souverain Pontife Pie XII met en évidence cette dimension maternelle de la royauté de la Vierge : "Ayant pour nous une affection maternelle et assumant les intérêts de notre salut, elle étend sa sollicitude à tout le genre humain. Établie par le Seigneur Reine du Ciel et de la terre, élevée au-dessus de tous les choeurs des anges et de toute la hiérarchie céleste des saints, siégeant à la droite de son Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ, elle obtient audience par la puissance de ses supplications maternelles ; elle reçoit tout ce qu'elle demande et n'éprouve jamais de refus" (AAS 46 [1954] 636-637).

4. Les chrétiens regardent donc avec confiance vers Marie Reine, et cela non seulement ne diminue pas mais, au contraire, exalte leur abandon filial envers celle qui est mère dans l'ordre de la grâce.
Et même, la sollicitude de Marie Reine pour les hommes peut être pleinement efficace précisément en vertu de l'état glorieux qui fait suite à son Assomption. Saint Germain de Constantinople le met bien en lumière, lui qui pense qu'un tel état assure l'intime relation de Marie avec son Fils et rend possible son intercession en notre faveur. Il ajoute, s'adressant à Marie : le Christ a voulu "avoir, pour ainsi dire, la proximité de tes lèvres et de ton coeur ; il accède ainsi à tous les désirs que tu lui exprimes, quand tu souffres pour tes enfants, et il exécute, par sa puissance divine, tout ce que tu lui demandes" (Hom. 1, PG 98,348).

5. On peut conclure que l'Assomption favorise la pleine communion de Marie non seulement avec le Christ, mais avec chacun de nous : elle est auprès de nous parce que son état glorieux lui permet de nous suivre dans notre itinéraire terrestre quotidien. Comme nous le lisons encore chez saint Germain : "Tu habites spirituellement avec nous, et la grandeur de la vigilance que tu exerces sur nous met en évidence ta communauté de vie avec nous" (Hom. 1, PG 98,344).
Loin, donc, de créer une distance entre nous et elle, l'état glorieux de Marie suscite une proximité continuelle et pleine d'attentions. Elle connaît tout ce qui advient dans notre existence et nous soutient de son amour maternel dans les épreuves de la vie.
Élevée dans la gloire du Ciel, Marie se consacre totalement à l'oeuvre du salut pour communiquer à tout être vivant la félicité qui lui a été concédée. Elle est une Reine qui donne tout ce qu'elle possède, partageant surtout la vie et l'Amour du Christ.

Par sa mediation subordonnee a celle du redempteur marie contribue d une maniere speciale a l union de l eglise en pelerinage sur la terre 2

2. Lettre encyclique Redemptoris Mater sur la Bienheureuse Vierge Marie dans la vie de l'Église en marche (25 mars 1987)

41. Par sa médiation subordonnée à celle du Rédempteur, Marie contribue d'une manière spéciale à l'union de l'Église en pèlerinage sur la terre avec la réalité eschatologique et céleste de la communion des saints, puisqu'elle a déjà été "élevée au Ciel" (Lumen Gentium 62 ; cf. S. Jean Damascène, Homélie sur la Dormition, I,11 ; II,2.14 ; III,2 ; S. Bernard, In Assumptione Beatae Mariae Sermo, 1-2). La vérité de l'Assomption, définie par Pie XII, est réaffirmée par le Concile Vatican II, qui exprime ainsi la foi de l'Église : "Enfin, la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du Ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19, 16), victorieux du péché et de la mort" (Lumen Gentium 59 ; cf. Pie XII, Munificentissimus Deus ; S. Bernard présente Marie tout environnée de la splendeur de gloire de son Fils : In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo, 3). Par cet enseignement, Pie XII se reliait à la Tradition, qui a trouvé de multiples expressions dans l'histoire de l'Église, tant en Orient qu'en Occident.

Par le mystère de l'Assomption au Ciel se sont réalisés définitivement en Marie tous les effets de l'unique médiation du Christ, Rédempteur du monde et Seigneur ressuscité : "Tous revivront dans le Christ. Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ ; ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement" (1 Co 15, 22-23). Dans le mystère de l'Assomption s'exprime la foi de l'Église, selon laquelle Marie est "unie par un lien étroit et indissoluble" au Christ, car si, en tant que mère et vierge, elle lui était unie de façon singulière lors de sa première venue, par sa continuelle coopération avec lui elle le sera aussi dans l'attente de la seconde venue ; "rachetée de façon suréminente en considération des mérites de son Fils" (Lumen Gentium 33), elle a aussi ce rôle, propre à la Mère, de médiatrice de la clémence lors de la venue définitive, lorsque tous ceux qui sont au Christ revivront et que "le dernier ennemi détruit sera la Mort" (1 Co 15, 26) (Sur cet aspect particulier de la médiation de Marie comme celle qui implore et obtient la clémence de son Fils Juge, cf. S. Bernard, In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo, 1-2 ; Léon XIII, Encyclique Octobri mense, 22 septembre 1891).

À cette exaltation de la "fille de Sion par excellence" (Lumen Gentium 55) dans son Assomption au Ciel est lié le mystère de sa gloire éternelle. La Mère du Christ est en effet glorifiée comme "Reine de l'univers" (Lumen Gentium 59). Celle qui s'est déclarée "servante du Seigneur" à l'Annonciation est restée, durant toute sa vie terrestre, fidèle à ce que ce nom exprime, se confirmant ainsi véritable "disciple" du Christ, qui avait fortement souligné le caractère de service de sa mission : le Fils de l'homme "n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude" (Mt 20, 28). C'est pourquoi Marie est devenue la première de ceux qui, "servant le Christ également dans les autres, conduisent leurs frères, dans l'humilité et la patience, jusqu'au Roi dont on peut dire que le servir c'est régner" (Lumen Gentium 36), et elle a pleinement atteint cet "état de liberté royale" qui est propre aux disciples du Christ : servir, ce qui veut dire régner !

"Le Christ, s'étant fait obéissant jusqu'à la mort et pour cela même ayant été exalté par le Père (cf. Ph 2, 8-9), est entré dans la gloire de son royaume ; à lui, tout est soumis, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création, afin que Dieu soit tout en tous (cf. 1 Co 15, 27-28)" (Lumen Gentium 36). Marie, servante du Seigneur, a sa part dans ce Royaume de son Fils (À propos de Marie Reine, cf. S. Jean Damascène, Homélie sur la Nativité, 6.12 ; Homélie sur la Dormition I,2.12.14 ; II,11 ; III,4). La gloire de servir ne cesse d'être son exaltation royale : montée au Ciel, elle ne suspend pas son rôle salvifique dans lequel s'exprime la médiation maternelle "jusqu'à la consommation définitive de tous les élus" (Lumen Gentium 62). Ainsi, celle qui, sur terre, "garda fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la Croix" continue à lui être unie, alors que désormais "tout est soumis à lui, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création". Et ainsi, dans son Assomption au Ciel, Marie est comme enveloppée dans toute la réalité de la communion des saints, et son union même à son Fils dans la gloire est toute tendue vers la plénitude définitive du Royaume, lorsque "Dieu sera tout en tous".

Même à ce stade, la médiation maternelle de Marie ne cesse d'être subordonnée à celui qui est l'unique Médiateur, jusqu'à la réalisation définitive "de la plénitude du temps", c'est-à-dire jusqu'à "la récapitulation de toutes choses dans le Christ" (cf. Ep 1, 10).

L assomption de la tres sainte vierge marie 3

3. Lettre aux femmes (29 juin 1995)

10. L'Église voit en Marie la plus haute expression du "génie féminin" et trouve en elle une source d'inspiration constante. Marie s'est définie elle-même "servante du Seigneur" (Lc 1, 38). C'est par obéissance à la Parole de Dieu qu'elle a accueilli sa vocation privilégiée, mais pas du tout facile, d'épouse et de mère de la famille de Nazareth. En se mettant au service de Dieu, elle s'est mise aussi au service des hommes : service d'amour. C'est ce service qui lui a permis de réaliser dans sa vie l'expérience d'une mystérieuse mais authentique "royauté". Elle n'est pas invoquée par hasard comme "Reine du Ciel et de la terre". Toute la communauté des croyants l'invoque ainsi ; de nombreux peuples et nations l'invoquent comme "Reine". Sa "royauté" est un service ! Son service est une "royauté" !

C'est ainsi que devrait être comprise l'autorité dans la famille comme dans la société et dans l'Église. La "royauté" est une révélation de la vocation fondamentale de l'être humain, en tant que créé à "l'image" de Celui qui est Seigneur du Ciel et de la terre, et appelé à être son fils adoptif dans le Christ. L'homme est la seule créature sur la terre que "Dieu a voulu pour elle-même", comme l'enseigne le deuxième Concile du Vatican, qui ajoute de manière significative que l'homme "ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même" (Gaudium et Spes, n. 24).

En cela consiste la "royauté" maternelle de Marie. Ayant été, dans tout son être, un don pour le Fils, elle devient aussi un don pour les fils et les filles du genre humain tout entier, ravivant la confiance très profonde de celui qui se tourne vers Elle pour être conduit le long des chemins difficiles de la vie vers son terme personnel, son destin transcendant. À travers les étapes de sa vocation particulière, chacun parvient à ce but final, qui oriente l'engagement dans le temps de l'homme comme de la femme.

11. Dans cette perspective de "service" - qui exprime la véritable "royauté" de l'être humain, s'il est accompli avec liberté, réciprocité et amour -, il est aussi possible d'accueillir une certaine diversité de fonctions, sans conséquences désavantageuses pour la femme, dans la mesure où cette diversité n'est pas le résultat d'un ordre arbitraire, mais découle des caractères de l'être masculin et féminin. C'est une affirmation qui a aussi une application spécifique à l'intérieur de l'Église. Si le Christ - par un choix libre et souverain, bien attesté dans l'Évangile et dans la tradition constante de l'Église - a confié seulement aux hommes le devoir d'être "icône" de son visage de "pasteur" et d'"époux" de l'Église à travers l'exercice du sacerdoce ministériel, cela n'enlève rien au rôle des femmes, comme du reste à celui des autres membres de l'Église qui ne sont pas investis du ministère sacré, étant cependant tous également dotés de la dignité particulière du "sacerdoce commun" enraciné dans le baptême. En effet, ces distinctions de rôles ne doivent pas être interprétées à la lumière des canons de fonctionnement propres aux sociétés humaines, mais selon les critères spécifiques de l'économie sacramentelle, c'est-à-dire de l'économie des "signes" librement choisis par Dieu pour se rendre présent au milieu des hommes.

En outre, précisément dans la ligne de cette économie des signes, même hors du domaine sacramentel, la "féminité", vécue sur le modèle sublime de Marie, est loin d'être négligeable. En effet, il y a dans la "féminité" de la femme croyante, et spécialement de la femme "consacrée", une sorte de "prophétie" immanente (cf. Mulieris dignitatem, n. 29), un symbolisme fortement évocateur, on pourrait dire un "caractère iconique" prégnant, qui se réalise pleinement en Marie et qui exprime bien l'être même de l'Église en tant que communauté consacrée, dans la plénitude d'un coeur "vierge", pour être "épouse" du Christ et "mère" des croyants. Dans cette perspective de complémentarité "iconique" des rôles masculin et féminin, deux dimensions inséparables de l'Église sont davantage mises en lumière : le principe "marial" et le principe "apostolique et pétrinien" (cf. ibid., n. 27).

Dans l'enseignement du Concile Vatican II...

Constitution dogmatique sur l'Église Lumen Gentium, chapitre VIII, n.59 (La Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l'Église)

De l'Ascension de Jésus à l'Assomption de Marie au Ciel...

Comme il avait plu à Dieu de ne pas manifester solennellement le mystère du salut des hommes avant d'avoir répandu l'Esprit promis par le Christ, nous voyons les apôtres, avant le jour de la Pentecôte, "persévérant d'un seul coeur dans la prière avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères" (Ac 1,14) ; et nous voyons Marie implorant elle aussi de ses prières le don de l'Esprit qui, à l'Annonciation, l'avait déjà couverte elle-même de son ombre. Enfin la Vierge Immaculée, préservée et indemne de toute tache de la faute originelle (cf. Pie IX, bulle Ineffabilis Deus, 8 décembre 1954), ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du Ciel (cf. Pie XII, Constitution apostolique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950), et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l'univers, afin d'être plus pleinement conformée à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19, 16) et vainqueur du péché et de la mort (cf. Pie XII, Lettre encyclique Ad caeli Reginam, 11 octobre 1954).

La mere du seigneur n est pas seulement reine d une maniere en quelque sorte honorifique mais que son titre correspond aussi a son action concre 2

http://www.voieducoeur.com/anges/marie_reine_anges.html. 

Par Frère Bernard-Marie, o.f.s.
Extrait du Bulletin de L'Œuvre des Campagnes n°205 – Janv.-Fév.-Mars 2003.
(Extrait avec autorisation de la revue Carmel n° 99, 1001/1, 3, avenue Jean-Rieux - 31500 Toulouse.)…Extraits (aller sur le lien ci-dessus pour en voir l’intégralité).

Marie, Reine des Anges ? Qui d'entre nous, récitant les célèbres litanies de la Vierge rédigées dès la fin du XII° siècle, ne s'est jamais interrogé sur le sens profond de cette invocation venant tout de suite après celle de Marie, Reine élevée au ciel ? Si l'on saisit assez bien ce que peut recouvrir l'assomption de la Vierge, en est-il de même du titre qui célèbre sa royauté sur les Anges ? Là, rien n'est moins sûr, et le simple fait de s'y arrêter un moment pourra passer aux yeux de certains pour un retour vers une théologie et une dévotion révolues, voire inopportunes dans le contexte oecuménique actuel.
Méditer sur la royauté de Marie, on peut encore l'admettre, mais sur les Anges, est-ce bien raisonnable ? Pourquoi s'interroger sur les esprits célestes, puisqu'ils nous dépassent à tel point qu'on ne peut ni les voir, ni les toucher, ni même vraiment les comprendre ? Sans ambages, les théologiens répondent qu'une telle réflexion s'impose, puisque l'Ecriture en parle souvent et la tradition ecclésiale également. Les Anges font partie de la Révélation biblique et, à leur place, ils sont eux aussi une révélation qui nous est faite en vue de notre bien naturel et surnaturel, les deux marchant ensemble en vie chrétienne. Ils sont l'objet d'un acte de Foi, mais peuvent aussi se faire connaître et reconnaître de diverses manières, selon les vocations de chacun.

Pour ce qui est de nous dans ces pages, nous traiterons surtout ici des relations qu'entretiennent entre eux la Reine du ciel et le monde angélique. Nous n'en oublierons pas pour autant le monde des hommes pécheurs qui se trouve immédiatement concerné par ces relations célestes dont on parle si peu et qui font pourtant partie intégrante du mystère de notre salut.

Le fondement biblique
L'Ancien et le Nouveau Testament mentionnent les Anges, bons ou mauvais, des centaines de fois, directement ou de façon détournée, par exemple par des symboles comme les étoiles (Is 14, 12 ; Dn 12, 3 ; Ap 1, 16 ; 12, 4) ou l'éclair (Mt 28, 3 ; Lc 18, 10). Dans la tradition ecclésiale iconographique, ces symboles ont souvent été associés à la Vierge Marie pour suggérer précisément sa royauté sur le monde angélique. C'est même l'un des sens possibles de l'auréole d'étoiles couronnant la Femme de l'Apocalypse (Ap 12, 1).

Cette lecture n'exclut pas l'interprétation traditionnelle qui y voit l'évocation symbolique des douze tribus d'Israël et des douze apôtres, mais en quelque sorte elle la prolonge de manière céleste et glorieuse (les tribus et les apôtres possédant chacun leur Ange, et le chiffre douze signifiant une plénitude).
Dans la vision johannique d'Apocalypse 12, la mère de l'Enfant sauveur se dresse debout sur la lune, symbole possible du temps terrestre et d'une création pure de tout péché (Ct 6, 10). Elle est surmontée de douze étoiles, qui peuvent aussi signifier douze légions d'anges, ou mieux encore tout le monde angélique, uni mais diversifié, soumis à Dieu. Rappelons qu'ici notamment, l'interprétation mariale ne s'oppose nullement à l'interprétation ecclésiale (la Femme-Eglise), mais y renvoie logiquement, chacune renforçant le sens théologique de l'autre.
Si les Anges couronnent Marie, c'est qu'elle est reine, reine de tout l'univers créé, donc aussi reine de ces Anges qui la glorifient à leur manière, comme un diadème. Le fondement historique et théologique de cette royauté mariale est connu : Marie est la mère du Fils du Très Haut (Le 1, 32), la mère du Seigneur lui-même (Le 1, 43), et elle est associée par Lui gracieusement à sa mission royale qui s'étend à tout l'univers visible et invisible (Jn 2,11 ; 19, 27). Ici, il est important de voir que la Mère du Seigneur n'est pas seulement reine d'une manière en quelque sorte honorifique, mais que son titre correspond aussi à son action concrète, à sa libre et souvent douloureuse participation à l'oeuvre de la Rédemption opérée par son Fils.

En plus de sa maternité divine, sa parfaite collaboration lui a mérité une communion toute particulière à l'exercice de la royauté universelle de son Fils glorifié, notamment sur ces zélés serviteurs de toutes les volontés divines que sont les Anges.

Saint Thomas d'Aquin, dans son Commentaire de l'Ave Maria, note qu'avant l'Annonciation, on n'avait jamais entendu dire qu'un Ange se fût jamais incliné devant une créature humaine. Si l'archange Gabriel le fit devant Marie en la saluant, c'est que cette créature-là lui était supérieure par sa plénitude de grâce, sa familiarité avec Dieu et sa dignité de future Mère de Dieu (op. cit., § 4).

Là encore est donc souligné de quelle manière Marie mérita de régner sur les Anges aux côtés du Christ-Roi.

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L'épreuve des Anges et Marie

La Reine qui régit les bons esprits exerce aussi un certain contrôle sur les mauvais. Elle l'exerce avec d'autant plus de puissance que ses enfants sur terre se recommandent fréquemment à sa maternelle protection.

Elle peut faire sentir son pouvoir directement comme nous le voyons, par exemple à Lourdes, où d'un seul regard elle fait taire les voix démoniaques vociférantes qui, montant du Gave, veulent couvrir sa voix en criant à Bernadette : « Sauve-toi ! » (apparition du 19 février 1858). Elle peut aussi le faire indirectement en déléguant vers ses enfants un ou plusieurs Anges, guides et protecteurs.

Durant la nuit du 18 juillet 1830, c'est l'ange gardien de Catherine Labouré qui vient réveiller celle-ci en pleine nuit pour la conduire jusqu'auprès de Marie, qui va lui apparaître dans la chapelle de la communauté. Durant l'année 1916, les bergers de Fatima virent trois fois leur apparaître l'ange de la paix ou Ange du Portugal, qui les prépara lui aussi aux rencontres avec Notre Dame qui devaient suivre en 1917.
Enfin, à l'égard des Anges chargés d'une oeuvre de purification auprès de l'humanité pécheresse (cf. Sg 18, 15 ; Ap 15, 1), Marie peut également intervenir favorablement.

Dans le dernier secret de Fatima, récemment révélé, nous la voyons éteindre les traits enflammés émis par une épée de feu qu'un Ange tient de sa main gauche et qui semble menacer la terre ; pour ce faire, il suffit à la Reine des cieux d'étendre royalement vers lui sa main droite d'où jaillit un splendide rayon de grâce divine.

On ne saurait mieux exprimer sa communion particulière au monde angélique ainsi que la soumission d'amour de celui-ci à sa glorieuse Reine.

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La Reine des Anges dans les derniers temps
Saint Louis-Marie de Montfort et Marthe Robin ont souligné l'importance que prendra de plus en plus la Mère du Sauveur vers l'époque de la fin des temps.

Le règne du Christ Seigneur viendra alors par le même chemin que celui qu'il emprunta lors de son premier avènement : avec et par Marie, dans la compagnie des légions angéliques comme à Bethléem.

En ces temps futurs, les représentants visibles des Anges invisibles seront ce que Louis-Marie de Montfort appelle les grands saints des derniers temps, autrement dit des hommes et des femmes totalement pénétrés de l'esprit marial, soumis aux motions de l'Esprit Saint et forts comme une armée rangée en bataille (Ct 6, 4).

Ce seront les derniers croisés, les derniers porteurs de la croix d'amour, les derniers vainqueurs des Anges ténébreux avec leurs suppôts humains refusant jusqu'au bout tout pardon et toute contrition.

Selon sainte Faustine (1905-1938), ces temps où se fera davantage sentir la royauté angélique de Marie et où l'histoire s'accélérera, ces temps-là ne seraient plus tellement éloignés de nous. Sœur Lucie de Fatima paraît rejoindre cette même conviction si l'on en croit la confidence qu'elle fit en 1957 au Père Fuentes : « La très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. »

En attendant, pour ce qui est de nous, restons calmes, actifs pour le bien et attentifs aux signes que le Seigneur ne manquera pas de nous donner en temps voulu, puisqu'il est avec nous « jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

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La Reine des Anges dans la Liturgie
Le lectionnaire romain des messes en l'honneur de la Vierge Marie, n'a prévu aucune célébration particulière en l'honneur de la Reine des Anges, mais il en propose une en l'honneur de la Reine de l'univers.

Ce dernier titre inclut certainement les Anges, puisqu'ils font partie intégrante de l'univers créé. Dans la Préface de cette messe, on peut du reste lire : « Père très saint, tu as élevé la Vierge Marie bien au-dessus des Anges : elle règne dans la gloire avec le Christ, intercédant pour tous les hommes, avocate de grâce et reine de l'univers. »
Il conviendrait également de mentionner tous les lieux de culte du monde dédiés à la Reine des Anges.

Qu'on nous permette d'en citer au moins un : la chapelle Sainte Marie des Anges à Assise, dite aussi la Portioncule, berceau de grâce de l'Ordre franciscain.
En conclusion, nous pourrions demander à la Reine des Anges de nous rendre plus attentifs et sensibles aux inspirations de ces esprits angéliques, à commencer bien sûr par celles de notre propre Ange gardien.

Nous pourrions également prier plus souvent les Anges, car ils peuvent nous aider à mieux aimer et servir leur Roi et leur Reine, qui sont aussi les nôtres.

Ah ! si nous pouvions saluer la Vierge dans nos Ave Maria quotidiens comme Gabriel le fit la première fois à Nazareth il y a deux mille ans !

N'est-ce pas précisément ce genre de grâce que nous pourrions solliciter par l'intercession du saint archange ? A demander beaucoup au nom d'un grand amour, on ne risque qu'une chose : obtenir beaucoup.

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Prière à la Vierge Marie

par saint Ephrem
Diacre et Docteur de l'Eglise
(mort en 373)

O Marie,
Mère de mon Dieu,
vous êtes la Reine du ciel et de la terre,
l'espérance des affligés.
Vous êtes entourée d'une auréole
plus radieuse que le soleil ;
vous êtes couronnée
de plus d'honneur que les chérubins,
de plus de sainteté que les séraphins ;
vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.
Vous avez été l'unique espérance de nos pères,
la joie des prophètes,
la consolation des apôtres,
la gloire des martyrs,
l'honneur de tous les saints.

O Vierge,
qui apportez aux hommes
la lumière et la consolation !
O la plus accomplie,
la plus sainte des créatures !
A qui pourrai-je vous comparer ?
Vous êtes cet encensoir d'or
d'où s'exhalaient des parfums si doux.
Vous êtes la lampe
qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;
vous êtes l'urne
qui renfermait la manne du ciel,
la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.
Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;
vous êtes le buisson ardent
qui brûlait sans se consumer.
Vous êtes la tige de Jessé
qui porte la plus belle de toutes les fleurs,
et cette fleur, c'est votre Fils !
Ce fils est à la fois Dieu et homme,
et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,
ô Vierge Mère,
c'est par vous
que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.
Vous êtes l'avocate des pécheurs
et l'espoir des âmes découragées ;
vous êtes le port assuré contre le naufrage ;
vous êtes la consolation du monde,
l'asile des orphelins,
la rançon des captifs,
le soulagement des malades,
le baume des infirmes,
le salut de tous.
En vous le solitaire trouve son repos,
et l'homme du monde son appui.
Nous venons donc,
ô sainte Mère de Dieu !
nous réfugier sous vos ailes protectrices.
Couvrez-nous de votre miséricorde ;
ayez pitié de nous.
Oui, les yeux baignés de larmes,
nous vous supplions d'obtenir,
par votre intercession bénie,
que votre divin Fils,
notre clément Sauveur,
ne nous rejette point à cause de nos péchés,
et ne nous condamne point comme des arbres stériles.
Amen.

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SAINTE FETE DE MARIE REINE !
 

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REINE ET MÈRE DES DERNIERS TEMPS

*Explication de l’image en vidéo…révélée à Luz de Maria par notre Seigneur Jésus-Christ !

Mais qui est Luz de Maria de Bonilla ?

Le Lundi 28 Août, 2006 de l’année du Seigneur une nouvelle invocation à la Très Sainte Vierge a été révélée à Luz de Maria par notre Seigneur Jésus-Christ sous le titre de :
REINE ET MÈRE DES DERNIERS TEMPS.

Une prière a également été révélée pour tout le Peuple de Dieu, qu’Elle nous invite à prier surtout en ces instants de grande confusion et tribulation dans et en dehors de l’Église.
Une grande partie des Titres de la Très Sainte Vierge Marie est résumée dans cette image.
Vidéo en français d’une durée de 5:57

Commentaires (2)

1. Brugma Arlette 22/08/2014

J'étais injustement incarcérée (corruption de juges) et en garve danger physique . je paralysais . Chaque fois, sans soin, après quelques heures, je revenais à la normale puis une nuit , celle du 02.02.2002 dans la cellule 002 , j'y ai reçu une visite extraordinaire : la Vierge accompagnée par des anges ! Comment vous dire ? Des moments incroyables ! Exhaucée sur toute le ligne ! Moments inoubliables ! Et de la réaction du cardiologue, de sa bouche qui restait ouverte et sans voix, je ris encore ... Croire, quelle chance ! Même s'il est vrai que le chemin sur terre est si pénible ... Belle journée à ceux qui peuvent lire ces lignes ! Du coeur et du courage pour être témoins de Son Amour .

2. Raphael Kakule kitambala 22/08/2018

La Sainte Vierge Marie est sans aucun doute Reine du Ciel et de la terre. Elle intercede pour nous auprès de son Fils Jesus. Nous obtenons beaucoup de grâces de sa part !

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Date de dernière mise à jour : 30/08/2018