Premier Dimanche de l'Avent. Fête le 03 Décembre 2017.

Dimanche 03 Décembre 2017 : Fête du Premier Dimanche de l'Avent.

1er dimanche de l avent 11

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  Premier Dimanche de l'Avent

Le temps de l'Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») s'ouvre le 4e Dimanche précédant Noël.

L'Avent dans la Bible

Pendant les Messes de l'Avent, les lectures rappellent d'abord la longue attente par les Hébreux du Sauveur annoncé par Dieu : « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays...» (Es 11, 1-10).
 
Les lectures de l'Avent rappellent également comment fut conçu et attendu l'enfant Jésus : l'ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu'elle va « concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (...) L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera Saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (Lc 1, 26-38)

Jean-Baptiste, fils d'Elizabeth et cousin de Jésus, appelait ses prochains à la conversion et annonçait la venue imminente du Fils de Dieu en ces termes : « Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous Baptisera dans L'Esprit Saint et dans le feu » (Mc 1,1.8 et Jn 1,19.28)
 
De même, le temps de l'Avent appelle à la conversion intérieure. Les Célébrations rappellent, en permanence et avec force, que les fidèles doivent être mobilisés spirituellement pour que la Foi soit un ferment constant de renouvellement personnel et social autant que de confiance dans l'avenir.

Temps de l'Avent

Dans le Calendrier liturgique Catholique, le temps de l'Avent est constitué de 4 semaines, commençant chacune par un Dimanche dont les noms traditionnels correspondent aux premiers mots de l'Antienne d'ouverture :
Ø Premier Dimanche de l'Avent : Ad Te levavi... (= Vers Toi, Seigneur, j'élève mon âme)
Ø Deuxième Dimanche de l'Avent : Populus Sion... (= Peuple de Dieu)
Ø Troisième Dimanche de l'Avent : Gaudete... (= Soyez dans la joie du Seigneur)
Ø Quatrième Dimanche de l'Avent : Rorate... (= Cieux, faites venir le Juste comme une rosée).

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
28 Novembre 2010

BENOIT XVI

Chers frères et sœurs,
Aujourd'hui, premier Dimanche de l'Avent, l'Église commence une nouvelle année liturgique, un nouveau chemin de Foi, qui, d'une part, fait mémoire de l'événement de Jésus Christ, et de l'autre, s'ouvre à son accomplissement final.
C'est justement de cette double perspective que vit le temps de l'Avent, en regardant vers la première venue du Fils de Dieu, lorsqu'il naît de la Vierge Marie, et vers son retour glorieux, quand il « viendra pour juger les vivants et les morts », comme nous le disons dans le Credo . Je voudrais m'arrêter maintenant brièvement sur ce thème suggestif de « l'attente », parce qu'il s'agit d'un aspect profondément humain, où la Foi, pour ainsi dire, ne fait qu’un avec notre chair et notre cœur.
L'attente, le fait d'attendre, est une dimension qui traverse toute notre existence personnelle, familiale et sociale.
L'attente est présente dans mille situations, des plus petites et banales, aux plus importantes, qui nous touchent totalement et au plus profond de nous-mêmes.
Nous pensons entre autres à l'attente d'un enfant par des époux ; à l'attente d'un parent ou d'un ami qui vient de loin pour nous rendre visite ; nous pensons, pour un jeune, à l'attente du résultat d'un examen décisif, ou d'un entretien d'embauche ; dans les relations affectives, l'attente de la rencontre d'une personne aimée, de la réponse à une lettre, ou de l'accueil d'un pardon...
On pourrait dire que l'homme est vivant tant qu'il attend, tant que l'espérance est vivante en son cœur. C'est à ses attentes que l'on reconnaît l'homme : notre «stature» morale et spirituelle peut être mesurée à partir de ce que nous attendons, de ce en quoi nous espérons.

Chacun de nous peut donc, spécialement en ce Temps qui nous prépare à Noël, se demander : « Moi, qu'est-ce que j'attends? A quoi, en ce moment de ma vie, mon cœur aspire-t-il? ».
On peut se poser la même question au niveau familial, communautaire, national. Qu'est-ce que nous attendons, tous ensemble ?
Qu'est-ce qui unit nos aspirations, qu'est-ce que nous avons en commun ? Dans le temps qui a précédé la naissance de Jésus, l'attente du Messie était très forte en Israël, l’attente d'un Consacré, descendant du roi David, qui aurait finalement libéré le peuple de tout esclavage moral et politique et instauré le Royaume de Dieu.

Mais personne n'aurait jamais imaginé que le Messie puisse naître d'une humble jeune fille comme Marie, promise en mariage au juste Joseph.
Elle non plus n'y aurait jamais pensé, et pourtant, dans son cœur, l'attente du Sauveur était si grande, sa Foi et son Espérance étaient si ardentes, qu'Il a pu trouver en elle une mère digne. Du reste, Dieu Lui-même l'avait préparée, avant tous les siècles. Il y a une correspondance mystérieuse entre l'attente de Dieu et celle de Marie, la créature « pleine de grâce », totalement transparente au dessein d'Amour du Très Haut. Apprenons d'elle, la Femme de l'Avent, à vivre les gestes quotidiens avec un esprit nouveau, avec le sentiment d'une profonde attente, que seule la venue de Dieu peut combler.
Je souhaite à tous un Dimanche serein et un bon chemin de l’Avent.

Avent 2

 http://frederic.simon1.free.fr/avent.html
Le mot Avent vient du latin « adventus » qui signifie arrivée, venue. « Adventus » est synonyme du grec « parousia » qui a donné parousie, mot qui désigne le retour de Jésus-Christ parmi les hommes à la fin des temps.
C’est un temps liturgique de préparation à la venue du Seigneur qui commence le quatrième Dimanche avant Noël.

Une tradition veut qu’on prépare quatre bougies qu’on allume au long des quatre Dimanches de l’Avent.

Le premier Dimanche, Veiller, la bougie symbolise le pardon à Adam et Eve:
« Veillez, parce que vous ne savez pas le jour où le Seigneur viendra », Évangile selon Saint Matthieu 24, 42.

Le deuxième Dimanche, Préparer, la bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise :
« Convertissez-vous , car le Royaume de Dieu est tout proche », Évangile selon Saint Matthieu 3, 2.

Le troisième Dimanche, Espérer, la bougie symbolise la joie de David, célébrant l’Alliance avec Dieu :
« Es-tu Celui qui doit venir ? », Évangile selon Saint Matthieu 11, 3.

Le quatrième Dimanche, Ecouter, symbolise l’enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice :
« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit », Évangile selon Saint Matthieu , 24.

Avent44 2

http://www.associationdemarie.org/blog/?p=8549

Premier Dimanche de l’Avent (année A)

1 Décembre 2013
Veillez donc ! Durant quatre Dimanches d’Avent, l’Église dirige notre regard vers un événement tout proche : Dieu va nous donner un Sauveur ! Mais cet événement, parce qu’il est “l’avènement” du Messie, doit être préparé : “Veillez”, dit Jésus.

Dans le Calendrier liturgique Catholique, le temps de l’Avent est constitué de 4 semaines, commençant chacune par un dimanche dont les noms traditionnels correspondent aux premiers mots de l’Antienne d’ouverture :

  • Premier Dimanche de l’Avent : Ad Te levavi… (= Vers Toi, Seigneur, j’élève mon âme)
  • Deuxième Dimanche de l’Avent : Populus Sion… (= Peuple de Dieu)
  • Troisième Dimanche de l’Avent : Gaudete… (= Soyez dans la joie du Seigneur)
  • Quatrième Dimanche de l’Avent : Rorate… (= Cieux, faites venir le Juste comme une rosée)

Avent 3

Homélie: 1er Dimanche de l’Avent - 28 Novembre 2010

Abbé Jean Compazieu.

Avec ce premier Dimanche de l’Avent, nous sommes au début d’une nouvelle année Liturgique. C’est comme une nouvelle page de notre vie Chrétienne qui s’ouvre. C’est un temps fort de la vie des croyants.
Pour le comprendre, il faut se rappeler que ce mot signifie « avènement ». L’avent c’est le temps de la venue. Celui qui vient, c’est Jésus et nous sommes invités à l’accueillir.
Nous pensons tous à Noël et nous voulons que cette Fête soit aussi réussie que possible. Mais surtout, nous voulons rappeler à ceux qui l’ont oublié que Noël c’est d’abord une Fête Chrétienne.
Tout a commencé avec la venue de Jésus dans notre humanité. Son grand projet c’est de chercher et sauver ceux qui sont perdus. 

Malheureusement, pour beaucoup, Noël c’est le grand rendez-vous du clinquant, enrobé de sensiblerie. Les vitrines en sont témoins.
Ceux qui viennent acheter ont besoin de couleurs, de brillances, d’inhabituel au point qu’il leur faut même une crèche qui se trouve dans les rayons des magasins non loin des peluches de Dysneyland.
Or voilà que dans la première lecture, Isaïe nous invite à marcher à la Lumière du Seigneur. Il nous faut vraiment retrouver l’essentiel, celui qui peut éclairer notre vie et lui donner tout son sens. Un jour, il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va au Père sans passer par Moi. »

Le premier Dimanche de l’Avent nous renvoie à une autre venue de Jésus, celle de son retour définitif dans la Gloire à la fin du monde.
Les premières générations de Chrétiens pensaient que ce serait imminent. Ils s’y attendaient tous les jours.
Mais le temps a passé. Ils ont progressivement compris que ce ne serait pas pour le lendemain. Il ne fallait donc pas rester là « affairés sans rien faire ».
Saint Paul leur recommande d’assumer leurs responsabilités et de manger le pain qu’ils auront eux-mêmes gagné.
Ailleurs, Jésus nous invite à rester « en tenue de service » et à garder nos lampes allumées, la lampe de la Foi, celle de l’Espérance et aussi celle de la Prière. Tout cela se trouve aujourd’hui résumé dans un mot : VEILLEZ.

Veiller? C’est être vigilant, prévoyant et attentif ; c’est faire preuve de discernement et prévoir ce qui peut arriver.
Nous avons vu ces derniers mois que l’imprévoyance et la passivité ont aggravés des catastrophes et causés de nombreux morts.
Nous savons aussi à quel point une distraction peut être dangereuse quand on conduit une voiture ou quand on travaille sur une machine.
Il en est de même dans notre relation à Dieu : A l’époque de Noé, « on mangeait, on buvait, on se mariait ». Il n’y avait là rien de mal. Mais on vivait dans l’insouciance.
Dieu était le grand oublié. Les gens ne se sont douté de rien jusqu’au jour où le déluge les a tous emportés.

L’important n’est pas de se demander si le déluge a bien eu lieu mais d’essayer de comprendre ce que veut nous dire ce texte de la Bible.
Dieu voit des gens qui passent leur temps à manger, boire et se marier. Ils ne sont finalement préoccupés que par leur vie matérielle.
Il n’y a pas de profondeur en eux. Ils ne pensent qu’à l’argent, aux cadeaux de Noël, au réveillon et à tant d’autres choses qui les accaparent.
Ils en oublient celui qui vient à eux et ne cesse de frapper à la porte de leur cœur. Dans un monde imprégné par l’indifférence, la sécularisation, l’athéisme ou le fanatisme, nous sommes appelés par Isaïe à marcher « à la Lumière du Seigneur.

C’est vrai que trop souvent, notre vie est engloutie par un déluge d’égoïsme et d’indifférence. Nous assistons à une montée de la violence, du racisme, du chacun pour soi.
Le manque de vigilance nous fait oublier Dieu qui est Amour. Il nous met dans un état d’hibernation spirituelle.
Le temps de l’Avent est là précisément pour nous réveiller. Saint Paul nous donne un éclairage intéressant sur la manière de veiller.
Il nous invite à rejeter les œuvres des ténèbres et à repousser le mal qui risque d’envahir notre vie comme un déluge.

Veiller c’est agir sur tout ce qui doit changer dans notre vie ; c’est rejeter toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence ; c’est renoncer aux comportements qui nous détournent de Dieu et des autres.
Mais le plus important, c’est de revêtir Le Christ et nous laisser habiller par l’Amour et la Lumière qui sont en Lui.
Noël c’est Jésus qui est venu ; il continue à venir dans notre vie de tous les jours et il reviendra dans la Gloire.
Il est plus que jamais nécessaire de bien le mettre au centre de notre vie et de notre Prière. En fait, il est bien là mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. Nous sommes toujours dehors à nous agiter et à courir dans tous les sens.
Ce premier dimanche de l’Avent est là pour nous rappeler que nous sommes fils et filles de Dieu. Cela change tout dans notre vie de tous les jours.

L’Eucharistie qui nous rassemble, c’est encore et toujours Le Christ qui vient. Il veut demeurer avec nous jusqu’à la fin des temps.
Plus nous participons à l’Eucharistie, plus nous revêtirons Le Christ. Il veut que nous soyons avec Lui pour le rejoindre dans son éternité.
« Donne à tes fidèles, Dieu Tout-Puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la Justice à la rencontre du Seigneur. » Amen

Lavement 2

https://fr.zenit.org/articles/entrer-en-avent-par-la-porte-de-l-amour-et-du-service-fraternel/

Entrer en Avent par la porte de l'amour et du service fraternel

Ou comment « hâter la venue du Seigneur »

Marie Ruel

ROME, samedi 1er Décembre 2012 (Zenit.org) – En cette Année de la Foi, Marie Ruel, spécialiste en liturgie, a accepté de présenter brièvement les éléments essentiels de chaque temps liturgique aux lecteurs de Zenit.
Pour l’Avent, elle met en évidence les trois « jours » annoncés par la liturgie : le « jour » de la « naissance » du messie, le jour de la « manifestation » de Dieu au cœur de tout homme, le jour de la manifestation définitive de la « gloire » du Seigneur.
« C’est par l’amour déployé et le service fraternel que nous hâtons la venue du Seigneur en nous et à la fin des temps », explique-t-elle.

Si nous devions résumer l’Avent, ce serait avec ces simples mots : « Voici venir des jours ». Elle contient le mystère de l’Avent.

1er  « jour » attendu : « Voici venir des jours où enfantera celle qui doit enfanter »

(cf. Mi 5, 2 - 4e Dimanche de l’Avent, année liturgique C)

Dès que nous évoquons l’Avent, la première image qui nous vient à l’esprit, c’est Noël, cette fête de la naissance de Jésus. Aussi nous préparons-nous, comme Marie, à recevoir le Messie.

Si c’est l’image qui vient en premier à l’esprit, elle ne commence à être vraiment développée dans les lectures de la liturgie qu’à partir du 17 décembre, ce qui est relativement tard dans le cheminement de l’Avent.  

2e  « jour » : « Voici venir des jours où Dieu ne cachera plus son visage »

(cf. Is 63, 6 - 1er Dimanche de l’Avent, année liturgique B)

Moins facilement repérée, ce « jour » attendu, qui embrasse plus que le temps de l’Avent, mais qui y est déjà contenu, c’est celui de la manifestation de Dieu au cœur de chaque homme.
Les antiennes d’ouverture des messes quotidiennes chantent cette attente. Par exemple, le mercredi : « Le Seigneur va venir sans tarder et se manifester à toutes les nations » ou le samedi : « Seigneur montre-nous ton visage. »
Ainsi, Église attend et surtout désire la manifestation du « Dieu-avec-nous », celui qui vient faire sa demeure en nous.

3e  « jour » : « Voici venir des jours où le Seigneur viendra avec puissance »

(cf. Is 40, 10, 2e Dimanche de l’Avent, année liturgique B)
Le « jour » promis, mis en avant dès le premier jour de l’Avent : il s’agit de la venue en gloire du Seigneur. Plus que tout autre chose, nous désirons la venue définitive du Seigneur à la fin des temps.
Il est bon de noter que c’est cette venue définitive qui a donné son nom au temps liturgique dans lequel nous venons d’entrer : l’Avent qui veut dire avènement ou venue. Ainsi lorsque nous disons « temps de l’Avent » nous ne disons pas vraiment temps qui prépare à Noël, mais bien « temps de l’avènement » définitif.
La naissance de Jésus à Bethléem est le premier jalon de cet avènement. Notre marche d’Avent est une ouverture progressive de tout notre être à l’éternité. C’est pour cela que la fin de l’année liturgique rejoint le début de l’Avent.

En conclusion

L’Avent conjugue les attentes.
Avec Marie, nous attendons : la naissance du Seigneur.
Avec l’Église, nous attendons : la venue du Christ à la fin des temps.
Avec nos frères, nous attendons : la manifestation du Christ dans nos vies.
Mais, comme le remarque saint Cyrille de Jérusalem pour vivre l’Avent : « Ne nous arrêtons pas au premier avènement » c’est-à-dire à la naissance de Jésus, « attendons le second » celui de « sa venue éclatante ».
Un célèbre texte de saint Bernard s’intéresse, quant à lui, à ce qu’il appelle « la venue intermédiaire », celle de la manifestation du « Dieu-avec-nous ». « Nous savons qu’il y a une triple venue du Seigneur », dit saint Bernard, et il précise : « la troisième se situe entre les deux autres ».
« Cette venue intermédiaire – continue-t-il – est vraiment comme la voie par laquelle on passe de la première à la dernière. »
Le moyen de bien vivre l’Avent, c’est-à-dire vivre cette venue intermédiaire qui appelle la venue définitive, c’est la Charité. Regardons Marie. Son attente de l’enfant promis l’a conduite à rejoindre sa cousine pour la servir. C’est par l’Amour déployé et le service fraternel que nous hâtons la venue du Seigneur en nous et à la fin des temps. Car « où sont Amour et Charité, Dieu est présent » : tel est l’avènement de Dieu, en son Fils, en nous, à la fin des temps.

Une dessin de kieffer pour 1er dimanche de l avent annee c 1

http://www.zenit.org/fr/articles/les-yeux-ouverts-nouveaux-et-etonnes

Les yeux ouverts, nouveaux et étonnés

Lectures du 1er Dimanche de l'Avent

Rome, 30 Novembre 2013 (Zenit.org) Mgr Francesco Follo

1) Vigilance et discernement
Dans le Cantique de Frère Soleil et Sœur Lune[2] (qui est proposé parmi les divers hymnes de la Liturgie des Heures de l’Avent), Saint François d’Assise exprime poétiquement sa contemplation du monde et élève sa louange à Dieu en L’appelant : « Très-Haut, Bon, Seigneur, Sagesse et Amour ». Mais dans le livre de l’Apocalypse, il y a un nom que Dieu se donne et qui répond plus précisément à ce qu’est l’Avent: Dieu est « Celui qui est, qui était et qui vient ».

Il est très important de méditer sur l’aspect de Dieu « qui vient »,  parce qu’Il s’est communiqué à l’homme et qu’il continue à se transmettre à nous avec amour constant. Nous attendons l’avènement du Seigneur, et nous croyons peut-être que cela n’arrivera qu’à l’heure de notre mort, ou bien à la fin du monde.
Or nous devons savoir que Dieu n’a pas d’après : il vient toujours : aujourd’hui, demain, et pour toujours dans l’éternité.
C’est pourquoi notre âme doit vivre dans un état permanent de surprise par la rencontre avec le Seigneur.

La première chose qui s’impose à nous est donc une vive attention, une constante attente du Seigneur, une tension persévérante vers Lui, qui est la Vérité amoureuse de notre vie.

Et c’est pourquoi la liturgie « romaine » d’aujourd’hui nous invite à la vigilance, en proposant le passage de l’Evangile de Saint Matthieu où il  est rappelé que la rencontre avec le Christ ne peut être programmée par nous : elle doit être attendue en laissant  un espace aussi pour sa présence dans notre vie.

La vigilance chrétienne qui est faite avec les yeux ouverts et capables d’étonnement, permet de lire en profondeur les faits pour y découvrir par le discernement la « venue » du Seigneur.

Plus que de rentrer en soi-même, être vigilant consiste à sortir de soi pour rencontrer Dieu qui vient et se donne, oserais-je dire, qui s’abandonne à nous.

Le mot « vigilance » n’indique pas directement quelque chose à faire, mais une manière de vivre et de regarder.
On ignore quand le maître reviendra, on ne peut donc programmer ni l’imminence de son retour, ni son retard, si bien qu’il est insensé de faire comme a fait le serviteur infidèle de la parabole d’aujourd’hui ; en effet, celui-ci – qui comptait sur le retard de la venue du Seigneur – commença à « frapper ses compagnons, à boire et à manger avec les ivrognes » (Mt 24,49). Dans ce récit, le manque de vigilance est indiqué sous deux formes: sous une forme dissolue, « faire bonne vie », et en se comportant en maître vis-à-vis des autres hommes. Si nous sommes repus de choses matérielles, nous fermons les yeux dans un état de somnolence qui nous fait perdre le rendez-vous avec Dieu.
Si nous dominons les autres, nous devenons esclaves du pouvoir, et même si les yeux sont ouverts, le cœur est fermé. Par contre, si nous sommes sobres et veillons, les yeux sont ouverts, pleins d’étonnement, et neufs, et donc capables de voir le Christ, notre joie qui vient habiter notre cœur.

            La joie de l’Avent est la joie de l’attente de la rencontre d’amour avec l’Amour, qui nous a enveloppés de Sa chaleur avant même que nous ne naissions et qui nous  a mis au monde, à travers notre maman.

Nous ne sommes pas comme ceux qui sont sans espérance et laissent  le temps s’envoler le soir d’un samedi plein de nostalgie, car il ne connaît pas de dimanche. Le chrétien sait que le Dimanche éternel est aux portes.
Le chrétien en a le joyeux présage dans la certitude qui jaillit de la participation à la vie surnaturelle et passe par les sacrements, et dans la vie de communion au sein de l’Eglise.

Nous sommes dans la joie, parce que nous sommes sûrs que l’Aimé vient au rendez-vous, voire même qu’il nous précède. L’attente du Christ n’est pas comme l’attente incertaine de l’amant humain.
Dans l’amour simplement humain, il y a l’inquiétude de l’attente, car il y a souvent l’angoisse que le bien aimé n’arrive pas, il y a l’inquiétude que l’aimé n’aime plus, qu’il s’est tourné ailleurs, attiré par quelqu’un d’autre.

L’attente chrétienne est une attente pleine de cette espérance sûre que l’Aimé nous aime toujours et d’un amour total.

2) Voir, marcher, illuminer
On attend le Seigneur à force de persévérance et témoignage, en ne rêvassant pas à l’approche du monde. En cela, les Vierges consacrées sont pour nous un exemple à suivre.

Il faut veiller, nous dit Jésus. Il peut arriver de dormir pour les choses de Dieu; les Vierges de la parabole, elles aussi, dormaient toutes et c’est pourquoi notre vie chrétienne est si pauvre, si démunie. Alors, même si Dieu vient, nous ne nous en apercevons pas.
Une des choses les plus graves de la vie spirituelle est précisément ceci : être endormi. L'âme doit rester éveillée, attentive, vigilante dans la prière pour reconnaître que le Christ arrive parmi nous.
Si nous ouvrons les yeux, purifiés du péché qui nous rend obtus, nous saurons reconnaître le visage bon et amoureux du Destin, même s’il fait encore nuit.

Le mot clef de tout l’Avent est la « vigilance » qui est, à mon avis, l’attitude fondamentale des personnes consacrées.
Qui s’endort dans l’attente est fermé en lui-même, ne perçoit pas la réalité en dehors de lui, et même dans ses rêves, celui-ci est incapable de percevoir la réalité, mais uniquement les ombres réfléchies de son esprit.
En revanche, si au cri de : « l’Epoux vient ! », elles se réveillent et perçoivent la réalité qui les entoure, elles s’ouvrent à elle, et quittent le bord du chemin, où elles s’étaient assoupies et se mettent en marche sur le Chemin. Et en cela les vierges consacrées sont pour nous un exemple.

Aujourd’hui nous sommes convaincus d’être très « éveillés », plus que ceux qui nous ont précédés dans les siècles car nous connaissons mieux le monde: notre œil rejoint des distances immenses, aussi bien spatiales que temporelles.
Et nous sommes capables d’entrer à l’intérieur de la matière, jusqu’à sa dernière particule. L’horizon s’est considérablement élargi, de même que notre possibilité d’agir dans ce monde. Et malgré cela nous devons dire que notre monde, dans un sens plus profond, est endormi.
Il est enfermé en lui-même, car il ne voit que ce qu’il peut faire et avoir, et s’arrête à la façade extérieure de la réalité, aux choses matérielles que nous pouvons saisir.

La consécration virginale, surtout, mais aussi celle du simple baptême rend capables de voir la transparence de la lumière divine dans la matière créée, en nous-mêmes.

Grâce à l’Avent, l’Eglise nous fait écouter la parole du Seigneur qui nous dit de nous réveiller, de sortir de cette prison du matériel, de l’éphémère, d’ouvrir les yeux de notre cœur et de commencer à voir la réalité plus grande, le sens de Dieu dans le monde, la présence de Dieu dans le Seigneur Jésus-Christ, dans sa Parole et dans ses sacrements.

Cette invitation conduit à avancer sur le Chemin qui est le Christ, en ouvrant les yeux du cœur et en aidant nos amis et nos ennemis, nos contemporains, parce qu’ils peuvent recommencer à voir la vraie profondeur et la vraie grandeur de la réalité.

Voir, c’est aussi se mettre en marche et ainsi, en toute logique, du mot « vigilance » sort une autre parole typique du chemin de l’Avent : « aller à la rencontre du Seigneur », comme ont fait les Vierges de la parabole.
La Foi n’est pas l’adhésion à une masse d’idées, mais une aventure de la vie ; elle est un chemin vers le Seigneur.
Ce chemin extérieur devrait être en même temps et surtout un chemin intérieur, qui permet de sortir de soi pour aller à la rencontre de Dieu, de la vraie réalité, de l’amour et du prochain.

Et voici une troisième action à accomplir pendant l’Avent: illuminer. La Parole de Dieu, appelée Lumière, nous invite à allumer les lampes de notre être pour arriver au Seigneur. Qu’est-ce que cela signifie ?
Si nous regardons l’histoire de l’Eglise, celle des saints, nous voyons tant de saintes personnes, comme des « lampes » allumées, qui illuminent le monde, et nous voyons que celles-ci illuminent non seulement ce temps, mais qu’elle seront les décorations et les lumières à la fête éternelle de l’amour de Dieu.

Les vierges consacrées [3] sont vraiment des lampes allumées qui éclairent. Celles-ci  montrent qu’il y a de la lumière, que l’homme n’est pas une créature ratée, mais peut ressembler à Dieu, s’il prend le chemin de l’amour, car Dieu est Amour.
Et nous ressemblons à Dieu dans la mesure où nous parcourons le chemin de l’amour. Prions le Seigneur qu’Il nous illumine, qu’Il nous permette d’écouter et d’accomplir sa Parole. Ainsi nous serons toujours plus conscients d’être ses fils et ses filles et accomplirons ses œuvres, qui sont des œuvres de sagesse et de charité divine.

Cantique de Frère Soleil et Sœur Lune, de Saint François d'Assise
Très-Haut, tout-puissant et bon Seigneur, à vous appartiennent les louanges, la gloire et toute bénédiction ; on ne les doit qu'à vous, et nul homme n'est digne de vous nommer.
Loué soit Dieu, mon Seigneur, à cause de toutes les créatures, et singulièrement pour notre frère messire le soleil, qui nous donne le jour et la lumière ! Il est beau et rayonnant d'une grande splendeur, et il rend témoignage de vous, ô mon Dieu !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre sœur la lune et pour les étoiles ! Vous les avez formées dans les cieux, claires et belles.
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour mon frère le vent, pour l'air et le nuage, et la sérénité et tous les temps, quels qu'ils soient ! Car c'est par eux que vous soutenez toutes les créatures.
Loué soit mon Seigneur pour notre sœur l'eau, qui est très utile, humble, précieuse et chaste !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre frère le feu ! Par lui vous illuminez la nuit. Il est beau et agréable à voir, indomptable et fort.
Loué soit mon Seigneur, pour notre mère la terre, qui nous soutient, nous nourrit et qui produit toutes sortes de fruits, les fleurs diaprées et les herbes !

Loué soyez-vous mon Seigneur, à cause de ceux qui pardonnent pour l'amour de vous, et qui soutiennent patiemment l'infirmité et la tribulation ! Heureux ceux qui persévéreront dans la paix ! Car c'est le Très-Haut qui les couronnera.
Soyez loué, mon Seigneur, à cause de notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper ! Malheur à celui qui meurt en état de péché ! Heureux ceux qui à l'heure de la mort se trouvent conformes à vos très saintes volontés ! Car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâces, et servez-le avec une grande humilité."
Traduction de A.F. Ozanam.

Le Verbe de Dieu viendra en nous
Discours 5 sur l’Avent, de Saint Bernard de Clairvaux, abbé
« Nous savons qu'il y a une triple venue du Seigneur. La troisième se situe entre les deux autres. Celles-ci, en effet, sont manifestes, celle-là non. Dans sa première venue, il a paru sur la terre et il a vécu avec les hommes, lorsque - comme lui-même en témoigne – « ils l'ont vu et l'ont pris en haine ». Mais lors de sa dernière venue, « toute chair verra le salut de notre Dieu » (Lc 3, 6),  et « ils regarderont vers celui qu'ils ont transpercé ».
La venue intermédiaire, elle, est voilée : les élus seuls la voient au fond d'eux-mêmes, et leur âme est sauvée. Ainsi il est venu d'abord dans la chair et la faiblesse ; puis, dans l'entre-deux, il vient en esprit et en puissance; enfin il viendra dans la gloire et la majesté. Cette venue intermédiaire est vraiment comme la voie par laquelle on passe de la première à la dernière : dans la première, le Christ fut notre rédemption, dans la dernière, il apparaîtra comme notre vie, et entre-temps, il est notre repos et notre consolation.
Mais pour que personne ne risque de penser que ce que nous disons de cette venue intermédiaire est une invention de notre part, écoutez ce que dit le Seigneur lui-même : « Si quelqu'un m'aime, il gardera mes paroles et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui » (Jn 14,23).
Ailleurs, j'ai lu en effet : « Qui craint Dieu fera le bien. » (Si 15,1) Mais je perçois qu'ici Jésus exprime quelque chose de plus en disant de celui qui l'aime : « II gardera mes paroles ». Mais où les gardera-t-il ?
Dans son cœur, sans aucun doute. Comme le dit le prophète : « Dans mon cœur je conserve tes ordres pour ne point faillir envers toi » (Ps 119,11). Voici comment il te faut garder la parole de Dieu : « Heureux en effet ceux qui la gardent » (Lc 11.28).
Qu'on la fasse donc entrer dans ce qu'on peut appeler les entrailles de l'âme ; qu'elle passe dans les mouvements de ton cœur et dans ta conduite. Consomme ce qui est bien, et ton âme y trouvera avec joie de quoi s'y nourrir largement.
N'oublie pas de manger ton pain pour ne pas laisser ton cœur se dessécher ; de bonne et grasse nourriture rassasie ton âme. Si, de la sorte, tu t'es mis à garder en toi la parole de Dieu, nul doute qu'elle ne te garde aussi.
Le Fils viendra à toi avec le Père ; il viendra, le grand prophète, qui rétablira Jérusalem ; c'est lui qui fait toutes choses nouvelles. Voici en effet ce qu'accomplira sa venue « alors, de  même que nous sommes à l'image de l'homme pétri de terre, de même, nous serons à l'image de celui qui vient du ciel » (1 Co 15,49).
Comme le vieil Adam s'est répandu à travers l'homme tout entier et y a pris place, de la même manière, il faut que le Christ occupe toute la place, lui qui a créé l'homme dans sa totalité, qui le rachète intégralement et le glorifie dans son entier.

Du «Commentaire sur les psaumes  » de saint Augustin, Évêque
(Ps 95, 14. 15; CCL 39, 1351-1353)


N’opposons pas de résistance à la première venue, pour ne pas devoir craindre la seconde.
« Alors tressailliront les bois des forêts devant la face du Seigneur, parce qu’il vient, parce qu’il vient pour juger la terre » (Ps 95, 12-13). Il est venu une fois, et il doit revenir une seconde fois. Il est venu dans son Eglise, porté sur les nuées. Quelles sont les nuées qui l’ont porté? Les Apôtres qui l’ont annoncé, comme vous l’entendiez par la lecture de saint Paul: « Nous sommes les ambassadeurs du Christ», nous dit-il, « vous conjurant en son nom de nous réconcilier à Dieu».
Telles sont les nuées sur lesquelles est venu le Christ, mais il doit venir une seconde fois pour juger les vivants et les morts. Il est donc venu une première fois sur les nuées. C’est de ce premier avènement que Jésus a dit dans l’Evangile: « Désormais vous verrez le Fils de l’homme venant sur les nuées».
Qu’est-ce à dire « désormais? » Le Seigneur ne viendra-t-il point lorsque toutes les tribus de la terre seront dans les pleurs? Il est venu dans ceux qui le prêchent, et il a rempli toute la terre.
Ne résistons pas au premier avènement, afin de ne point redouter le second. Vous avez encore entendu dans l’Evangile: « Malheur aux femmes enceintes ou nourrices; soyez sur vos gardes, parce que vous ne savez quand viendra cette heure».
Tout cela est dit en figures. Quelles sont les femmes enceintes et les nourrices? Les femmes enceintes sont les âmes qui ont mis leur espérance dans cette vie; et celles qui ont déjà ce qu’elles espéraient sont désignées par les nourrices. Ainsi, tel homme veut acheter une maison de campagne; il ressemble à une femme enceinte; rien n’est fait encore, mais l’espérance est dans son sein; il l’achète, et le voilà qui a enfanté, qui allaite ce qu’il a acheté.
« Malheur aux femmes enceintes ou qui allaitent »: malheur à ceux qui mettent leur espérance dans cette vie, malheur à ceux qui s’attachent aux biens qu’ils ont acquis par leur espérance mondaine! Que doit donc faire un chrétien? User du monde, mais non servir le monde. Qu’est-ce à dire? C’est avoir comme s’il n’avait pas.
Voici ce que dit saint Paul, ses exhortations à celui qu’il ne veut point laisser surprendre, comme les femmes enceintes ou nourrices, pour ce jour redoutable: « Du reste, mes frères, le temps est court, aussi faut-il que ceux qui ont des femmes soient comme s’ils n’en avaient point; ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient point; ceux qui se réjouissent, comme s’ils ne se réjouissaient pas; ceux qui achètent, comme s’ils ne possédaient pas; ceux qui usent des choses de ce monde, comme s’ils n’en usaient pas.
Car la figure du monde passe; et je veux que vous soyez sans inquiétude » (1Co 7,29-32). L’homme sans inquiétude attend avec calme l’avènement de son Seigneur. Car, est-ce bien aimer Dieu, que craindre qu’il vienne? N’est-ce point une honte pour nous, mes frères? Nous l’aimons et nous craignons qu’il ne vienne? En vérité, l’aimons-nous? Ne lui préférons-nous pas nos péchés? Haïssons donc le péché, aimons Celui qui viendra les punir. Il viendra, bon gré, mal gré.
Qu’il ne soit point venu encore, ce n’est pas une raison pour qu’il ne vienne point. Il viendra, et à l’heure que tu ignores; et s’il te trouve prêt, cette ignorance ne te nuira point. « Alors tressailliront tous les arbres des forêts devant la face du Seigneur, parce qu’il est déjà venu ».

Et ensuite? « Parce qu’il vient pour juger la terre; tous les arbres des forêts seront dans l’allégresse ». Il est venu une fois, il viendra une seconde fois juger la terre, et il trouvera dans la joie ceux qui auront cru à soin premier avènement, « parce qu’il est venu ». « Car il viendra juger dans l’équité l’univers entier » (Ps 95, 13). Quelle équité, quelle vérité ? Il rassemblera ses élus pour juger avec lui, et séparera les autres. Il placera les uns à droite, les autres à gauche.
Quoi de plus conforme à ta vérité, à la justice, que de réduire à n’attendre du souverain aucune miséricorde, ceux qui n’ont voulu faire aucune miséricorde avant son avènement? Mais ceux qui auront voulu faire miséricorde, seront jugés avec miséricorde. Il sera dit à ceux de droite: « Venez, bénis de mon Père, recevez le royaume qui vous a été préparé dès l’origine du monde » (Mt 25,34).
Et le Sauveur énumère les œuvres de miséricorde: « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire » (Mt 25, 35-40); et le reste. Que doit-il reprocher à ceux de gauche? De n’avoir point voulu faire miséricorde. Et où vont-ils? « Allez au feu éternel » (Mt 25, 41).
Cette parole sévère produira un immense gémissement. Mais que nous dit un autre psaume? « La mémoire du juste ne périra point, et il ne craindra point la parole terrible » Ps111, 6-7). Quelle est cette parole terrible? « Allez au feu éternel, qui a été préparé au diable et à ses anges » (Mt 25, 41).
Or, celui qui se réjouira d’entendre la parole de bénédiction, n’aura pas à craindre la parole terrible. Comment se réjouiront-ils de la parole de bénédiction? « Venez, bénis de mon Père ». Quelle parole ne craindront-ils point? « Allez au feu éternel, qui a été préparé au diable et à ses anges ». Voilà la justice, voilà la vérité. « Il jugera l’univers entier dans la justice, et les peuples dans la vérité ».
Parce que tu es injuste, le juge ne sera-t-il pas juste? Parce que tu es menteur, la vérité cessera-t-elle d’être vraie? Si tu veux obtenir miséricorde, sois miséricordieux avant son avènement; pardonne si l’on t’a offensé, donne de ton abondance. Et de qui viennent les dons, sinon de lui? Donner ton bien serait une largesse; donner du sien est une restitution.
« Qu’as-tu donc que tu n’aies pas reçu ? » (1 Cor 4,7). Ainsi voilà les hosties agréables à Dieu, la miséricorde, l’humilité, la confession, la paix, la charité.
Voilà ce que nous apportons, afin d’attendre en sécurité l’avènement du souverain juge, « qui jugera l’univers entier dans l’équité, et les peuples dans sa vérité » (Ps 95,13). »
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[1] Avent signifie « venue, arrivée » et il est clair que l’arrivée,  la venue, que nous attendons est celle du Seigneur Jésus. Comme je le disais (réflexions dominicales du 17 novembre 2013), d’un point de vue liturgique, pour le rite romain l’Avent commence aujourd’hui, et pour le rite ambrosien il a commencé deux dimanches auparavant. Mais n’oublions pas que la toute la vie du chrétien doit être vécue dans la dimension d’attente et d’espérance  que la période liturgique de l’avent nous fera vivre « pédagogiquement ». Un temps de conception de Dieu qui vient chaque jour. L’Avent est une période qui révèle notre vocation de pèlerins et d’amis du Seigneur, appelés à une communion d’amour avec Lui qui doit encore se réaliser totalement.

[1]Le cantique de Frère Soleil et Sœur Lune » également connu sous le nom de  « Cantique des Créatures » est la première poésie écrite en italien. Son auteur est Saint François d’Assise qui l’a composée en 1226.
 Ce poème est une louange à Dieu, à la vie et à la nature qui est complète dans toute sa beauté.

[3] Lors de la remise du cierge allumé ou de la lampe à la nouvelle consacrée, l’Evêque lui dit : « Veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure. Conservez avec soin la lumière de l’Evangile, et soyez toujours prêtes à aller à la rencontre de l’Epoux qui vient » (rituel de consécration N°24).

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Date de dernière mise à jour : 03/12/2017