Notre-Dame de Bonne Délivrance. Fête le 18 Juillet.

Mercredi 18 Juillet 2018 : Fête de Notre-Dame de Bonne Délivrance.

Congregation des s urs hospitalieres de saint thomas de villeneuve s t v 1

http://www.congregation-stv.org/
Congrégation des Sœurs Hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve…S.T.V..
Nous soignons les malades, nous consolons les pauvres, nous cherchons les brebis égarées.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12540/Notre-Dame-de-Bonne-Delivrance.html

Notre-Dame de Bonne Délivrance

Le Culte de la Vierge noire Notre-Dame de Bonne Délivrance remonte au Moyen-âge.
La statue se trouve depuis 1910 dans la chapelle des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve à Neuilly-sur-Seine où se perpétue le pèlerinage autrefois fréquenté par Saint Dominique, Saint François de Sales, Saint Jean Bosco...

Les fidèles l'invoquent pour 'avancer en sécurité à travers les dangers de ce monde'. Elle est priée pour les prisonniers, les futures mères, les personnes soumises à la tentation.

Cette Fête fut instituée par la Sacrée Congrégation des Rites en 1874. (Source: Liturgie des Saints du diocèse de Nanterre).

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http://leblogdumesnil.unblog.fr/2008/07/17/112-notre-dame-de-bonne-delivrance-la-vierge-noire-de-paris/.

La statue de Notre-Dame de Bonne Délivrance, qu’on appelle aussi "la Vierge noire de Paris", est une statue du XIVème siècle représentant une Vierge à l’Enfant, en pierre peinte.

Cette statue se trouvait autrefois très vénérée dans une chapelle célèbre de l’église collégiale Saint-Etienne-des-Grès : cette église – que l’on disait avoir été fondée par Saint Denis, premier Évêque de Paris - se trouve malheureusement sur la triste liste des quelque 145 églises qui furent détruites à Paris au cours de la grande révolution; elle était située rue Saint-Jacques, là où se trouve aujourd’hui la bibliothèque de la faculté de droit ; le clocher et la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, remontaient au XI° siècle et l’on pense que la statue que nous connaissons aujourd’hui avait remplacé une statue plus ancienne.

Le culte de Notre-Dame de Bonne-Délivrance avait connu un grand essor au moment des luttes religieuses du XVIème siècle. Le 20 avril 1533, fut fondée la « confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance » qui deviendra bientôt une confrérie royale.

Les mots de Bonne Délivrance étaient pris dans un sens très général, il s’agissait d’obtenir de l’intercession de la Vierge Marie la cessation de toutes les misères et calamités imaginables. Cependant au tournant du XVII° siècle, on insistera sur les misères spirituelles et les tentations et on invoquera de plus en plus Notre-Dame de Bonne-Délivrance pour être soulagé des peines intérieures et fortifié dans la tentation.
C’est ainsi que le jeune François de Sales, étudiant à Paris, qui était accablé par des tentations de désespoir au point qu’il lui semblait évident qu’il serait damné retrouva la paix intérieure et la confiance aux pieds
de Notre-Dame de Bonne-Délivrance en récitant le « Memorare » (« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie… »).

Les grands spirituels de la première moitié du XVIIème siècle viennent souvent prier devant cette image : Monsieur Olier, Fondateur de la « Compagnie de Saint-Sulpice », Saint Vincent de Paul qui la nomme "la Vierge des âmes en peine", Claude-François Poulart des Places, Fondateur de la « Congrégation du Saint-Esprit »...
Le Roi Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche se font inscrire le 4 mai 1622 dans les rangs des membres de
la Confrérie royale de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance ; ils seront suivis de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, puis de Louis XIV et de son frère, Philippe d’Orléans, de son épouse, la reine Marie-Thérèse, du prince et de la princesse de Condé, du prince et de la princesse de Conti… etc.

Le 16 mai 1792, la statue fut mise en vente avec le mobilier et les objets du culte de l’église Saint-Etienne-des-Grès, vouée à la démolition. La Madone est achetée – pour deux cent une livres – par la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice qui la garde dans son domicile de la rue Notre-Dame-des-Champs où des Prêtres réfractaires célèbrent les Saints mystères en cachette.

Mais pendant la grande terreur, la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice est dénoncée et jetée en prison. Elle se trouve enfermée avec des Religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, détenues avec leur supérieure générale, Madame Walsh de Valois.
La pieuse Comtesse parle de la Vierge de Bonne-Délivrance aux Soeurs et, ensemble, elles l’invoquent avec ferveur. La chute de Robespierre entrainera leur libération, le 4 Octobre 1794, et elles voient dans cette délivrance de la guillotine qui leur était promise la réponse de Notre-Dame.
Madame de Carignan-Saint-Maurice fit alors don de la précieuse statue à la Congrégation des Soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve.

Le 1er juillet 1806, la statue de Notre-Dame de Bonne-Délivrance est de nouveau offerte à la vénération des fidèles dans l’Oratoire des Soeurs, 27 rue de Sèvres, et son culte a été encouragé par toutes les anciennes indulgences, confirmées par Pie VII.
Quelques années plus tard c’est une vaste chapelle qui est bâtie en son honneur au même lieu.
Mais en juillet 1906,
Notre-Dame de Bonne Délivrance est contrainte à un nouveau déménagement : en effet les Religieuses ont été expropriées et leur Couvent va être démoli pour laisser la place au boulevard Raspail ; elles vont s’installer à Neuilly-sur-Seine où elle font édifier une nouvelle Chapelle et c’est là que l’on vénère encore aujourd’hui Notre-Dame de Bonne-Délivrance (52 Boulevard d’Argenson).

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance (texte ancien intégral) :

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d’avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m’obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l’esprit,
ainsi qu’il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu’il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j’ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m’obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie le crédit et le pouvoir absolu que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n’a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu’il ait été.
J’espère aussi, ô Vierge !
que vous m’accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m’obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m’assisterez durant ma vie,
et principalement à l’heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Ainsi soit-il.

Chapelle notre dame de la bonne delivrance neuilly sur seine 1

Chapelle Notre-Dame-de-la-Bonne-Délivrance.

Adresse : 52, boulevard d'Argenson, Neuilly-sur-Seine, France.

Une Congrégation Religieuse fait l'acquisition de cette aile du château de Neuilly en 1907. Ce sont les Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve, qui sont expulsées de leur Couvent de la rue de Sèvres à Paris lors du percement du boulevard Raspail.
Elles font construire une Chapelle de style baroque, vouée à Notre-Dame-de-la-Bonne-Délivrance, dans laquelle elles déposent leur précieuse statue : la fameuse Vierge noire.

Par l’inscription gravée sur le dôme de la chapelle, Marie nous invite à nous tourner vers elle, pour marcher à la rencontre de Dieu : "Sur mon bras Dieu cherche ton âme, viens mon enfant".

La statue de Notre Dame porte en elle même un message que nous vous invitons à découvrir. 

Notredamedelivrance 1

http://missel.free.fr/Sanctoral/07/18.php.

Historique.

La Vierge noire de Paris est une statue de la Vierge à l'Enfant, du XIV° siècle, en pierre peinte, aujourd'hui fort restaurée. Elle avait une chapelle célèbre à l'église collégiale Saint-Etienne-des-Grès (rue Saint-Jacques, en face du grand Couvent des Dominicains, les Jacobins) que l’on disait avoir été fondée par Saint Denis, premier Évêque de Paris.
Les parties les plus vieilles de l'église, située à peu près à l'emplacement de la bibliothèque de la faculté de droit, le clocher et la chapelle Notre-Dame de Bonne-Délivrance, remontaient au XI° siècle et l'on pense que la statue y remplaçait une statue plus ancienne.

Le culte de Notre-Dame de Bonne-Délivrance prend un grand éclat au cours de la lutte contre les huguenots où elle est invoquée comme Victorieuse de toutes les hérésies. Sous l'autorité du Cardinal Jean Du Bellay (1492-1560), Évêque de Paris de 1532 à 1551, la confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance qui deviendra bientôt une confrérie royale est fondée, le Dimanche 20 Avril 1533, par le chanoine Jean Olivier avec les bourgeois de Paris Yves Le Pigny et Quentin Froissant : s’ensuyvent les ordonnances faictes pour l’érection de la confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, en l’honneur de Dieu nostre Créateur et de la glorieuse Vierge Marie, sa très-digne Mère, et pour entretenir en dévotion singulière tous vrays chrestiens et chrestiennes.
Le dimanche, vingtième jour d’apvril, l’an 1533, messire Jean Olivier, prestre, chanoine de Sainct-Estienne des Grès, homme grandement pieux, dévot à Notre-Dame, de bonne mœurs et menant une vie fort honnête, et maistre Le Pigny et Quentin Froissant, gens de bien bien et fort affectionnés au service de la Reyne des anges, tous deux jurés bourgeois de Paris, sadjoignirent pour commencer l’établissement d’une socié saincte, sous le titre de « Confrérie royale de la charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance ».

Forte de douze mille adhérents venus de toutes les couches de la société et enrichie par le Saint-Siège de nombreuses indulgences (Grégoire XIII, Paul V, Grégoire XV et Urbain VIII), la Confrérie royale de la charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance prend part à toutes les manifestations publiques, en particulier aux processions de la châsse de Sainte Geneviève. Chaque année, le 1er mai et le 24 août, elle organise ses propres processions avec des stations aux paroisses voisines.
Elle travaille aussi à la délivrance et au soulagement des prisonniers : les cotisation des associés produisent des sommes importantes qui sont consacrées au rachat des prisonniers pour dettes.

On prenait les mots de Bonne Délivrance dans un sens très général, il s'agissait de toutes les misères et calamités imaginables. Les spirituels du XVII° siècles entendent de la tentation et du péché.
Le jeune François de Sales qui se croyait damné retrouve la paix et la confiance aux pieds
de Notre-Dame de Bonne-Délivrance et, en 1692, on érigera une chapelle Saint-François-de-Sales en l'église Saint-Etienne-des-Grès.
C'est en songeant à
Notre-Dame de Bonne-Délivrance à qui il a confié son œuvre auprès des prisonniers, que Claude Bernard répand la Prière du Memorare que Saint François de Sales y avait dite en 1578 : Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, j'accours vers vous, etgémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes Prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.
M. Olier, Fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice, et Saint Vincent de Paul sont aussi des dévots de Notre-Dame de Bonne-Délivrance.
C'est encore près d'elle que vient Poulart des Places, avant de fonder la
Congrégation du Saint-Esprit. Louis XIII et Anne d'Autriche s’inscriront (4 mai 1622) à la Confrérie royale de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance  suivis de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, de Louis XIV, son frère, Philippe d’Orléans, de sa femme, la reine Marie-Thérèse, du prince et de la princesse de Condé, du prince et de la princesse de Conti.

Plus tard affaiblie par les querelles entre les chanoines de Saint-Etienne des Grès et les maîtres de la confrérie, Notre-Dame de Bonne-Délivrance est délaissée au point que le Parlement supprime sans opposition la procession et la confrérie, le 7 février 1737.
Les confrères n'en continuent pas moins leurs dévotions et réussissent à rétablir leur confrérie en 1774.

Le 16 mai 1792, la statue, mise en vente avec le mobilier et les objets du culte de l'église
Saint-Etienne-des-Grès qui doit être démolie, est achetée pour deux cent une livres par la pieuse comtesse de Carignan-Saint-Maurice qui la garde dans son domicile (hôtel Traversière) de la rue Notre-Dame-des-Champs où est aujourd'hui le collège Stanislas et où des réfractaires célèbrent les saints mystères.
Jetée pendant la Terreur (18 septembre 1793) dans la prison des Oiseaux (au coin de la rue de Sèvres et du boulevard des invalides), la comtesse de Carignan-Saint-Maurice y rencontre des Religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve détenues avec leur Supérieure générale (Mme. Walsh de Valois) à qui, une fois libérée (4 octobre 1794), elle confia la précieuse statue à qui elles attribuaient leur délivrance.

Le 1° juillet 1806, la statue de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance est de nouveau vénérée et enrichie de ses anciennes indulgences, confirmées par Pie VII, au 27 de la rue de Sèvres, dans l'Oratoire des Soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve qui, sous son patronage, ouvrent une chapelle dont Mgr. Quélen, Évêque de Paris, accompagné de Mgr. de Villèle, Archevêque Bourges, pose la première pierre le 11 mai 1829.

ViergenoireEn Juillet 1906, les Religieuses sont expropriées pour que l'on construise le boulevard Raspail et vont s'installer à Neuilly où l'on vénère encore Notre-Dame de Bonne-Délivrance.

Commentaires (2)

1. Jocelyn Olivier 18/07/2012

SVP! j'ai besoin d'éclaircir concernant l'idolâtrie. Dans quelle partie de la Bible mentionne que nous pouvons prions à des Saints ou à la Vierge Marie? Je pense qu'il faut prier directement à Dieu mais ce n'est pas par l'INTERMEDIAIRE d'un autre Saint ou à La Vierge Marie. « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6)» n'est-ce pas svp???.

2. reflexionchretienne (site web) 18/07/2012

Bonjour, La Paix du Seigneur soit avec vous.

Merci pour votre remarque que je comprends très bien. Mais il ne s’agit pas d’idolâtrie, et L’Eglise Catholique, dont je fais parti, n’a jamais, dit d’adorer Marie…On Adore que Dieu seul (Père, Fils et Saint-Esprit).
L’Eglise Catholique vénère Marie comme le chemin le plus sûr pour nous conduire à Jésus, son fils et notre frère…et Jésus est le seul chemin pour nous conduire au Père, comme vous le dites.
Jésus est à la fois vrai Dieu et vrai Homme.
De par Sa Divinité, Il est Le Fils Unique du Père, engendré non pas crée, et de même nature que Le Père.
Il est La Parole du Père et comme le dit Jean en débutant L’Evangile selon St Jean : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Tout fut par Lui, et sans Lui rien ne fut… ».
De par son Humanité, il est le Fils Unique de Marie (voir le texte de L’Annonciation) où L’Esprit-Saint prend possession de Marie en devenant Son Epoux et de cette Union se formera dans le sein de Marie, Jésus en tant qu’homme.
Et le sein de Marie sera le pur Tabernacle (car Dieu n’aurait pu se mélanger avec l’impureté de l’homme) préparé par Le Père pour recevoir Son Fils.

Marie est aussi la femme très pure et inviolée physiquement, moralement et spirituellement, de sa conception à son passage extatique de la terre au Ciel.
(Ezéchiel 44 1-3) :
Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, face à l’Orient. Elle était fermée. Yahvé me dit :
« Cette porte sera fermée. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-elle fermée. Mais le prince, lui, s’y assiéra pour y prendre son repas en présence de Yahvé. C’est par le vestibule de la porte qu’il entrera et par là qu’il sortira ».

Paroles mystérieuses au sens obscur jusqu’à ce que la conception de Marie et sa maternité Divine les rendent claires à ceux qui, sous le rayon de la lumière éternelle, surent reconnaître la juste signification.
Marie était vraiment cette porte fermée, cette porte extérieure du sanctuaire tournée vers l’Orient.
Porte fermée, car rien de terrestre n’entra jamais en celle qui était La Pleine de Grâce.
Porte extérieure parce qu’elle se tenait entre le Ciel (la demeure du Dieu un et trin) et le monde, si près de Dieu qu’elle était semblable à la porte qui, du Saint des Saints, s’ouvrait sur Le Saint.
Marie fut et demeure réellement une porte pour les hommes, afin qu’ils passent par Le Saint pour entrer dans le Saint des Saints et y établissent leur demeure éternelle avec Celui qui y habite.
Porte tournée vers l’Orient, autrement dit vers Dieu seul, que les hommes inspirés de l’Antiquité appelaient l’Orient.
Et, en vérité, Marie avait les yeux de son âme fixés sur Dieu.

Porte fermée par laquelle personne n’allait entrer hormis Le Seigneur, pour l’Aimer comme Père, comme Fils et comme Esprit, pour la rendre féconde sans lésion, pour se nourrir d’elle et prendre corps, se nourrir devant Son Père Divin.

Marie a cette place unique parmi les hommes (et encore une fois, je précise bien qu’elle n’est pas Dieu et que ce serait une faute d’idolâtrie que de l’adorer…elle-même étant en Adoration perpétuelle devant Son Dieu) d’être à la fois le fille du Père, l’épouse du Saint-Esprit et la mère du Fils.
Comme nous sommes tous frères adoptifs en Jésus et donc héritier du Royaume de Dieu (à condition de suivre le Chemin d’Amour que nous mettre Jésus et qu’Il a pris en premier), Marie qui est la mère de Jésus, devient, par adoption, notre mère à tous et le chemin tendre et compatissant pour nous conduire à son Fils unique, comme une mère sais si bien le faire.


Cela n’est pas une question d’idolâtrie, mais d’Amour.
Si un frère souffrant vient me trouver pour me demander de Prier Le Seigneur pour lui…jamais je me permettrais de lui dire :
« Où as-tu vu dans la Bible que je peux Prier Le Seigneur pour toi…débrouille-toi tout seul, car Dieu ne veut pas d’intermédiaire » !!!
Non, je m’associerais à sa souffrance et j’implorerais Dieu de venir à son aide.

Prenez le texte de la Visitation. Marie apprend par l’Ange que sa cousine Elisabeth, très âgée, attend un enfant et en est à son sixième mois de grossesse.
Elle aurait pu scruter les écritures pour savoir si elle avait le droit d’aller l’aider…et n’y aurait rien trouvé !!!
Non, pour sa cousine, elle court à travers les montagnes pour la rejoindre…et arrivant près d’elle, Jésus en elle accomplit le miracle :
Luc 1 41 et Luc 1 44
« L’enfant (Jean-Baptiste) tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie de L’Esprit-Saint ».

Jésus aurait pu agir de loin sur Jean-Baptiste…mais il s’est servi de L’Amour de Marie pour venir à côté et faire le miracle.

Nous retrouvons aussi dans les « multiplications des Pains »…c’est Jésus qui accomplit le miracle, mais il désire faire participer à Son Miracle l’ensemble des apôtres, en leur demandant d’aller avec Foi distribuer les miettes des 5 pains et 2 poissons aux milliers de gens (5000 en ne comptant que les hommes…alors avec les femmes et les nombreux enfants de chaque famille !!!).
Dieu n’a besoin de personne, mais il désire nous faire participant de Son Amour avant de nous faire participant de Son Royaume au Ciel.
L’Amour s’est se donner…et Dieu se donne à chacun pour que nous devenions participant de Son Amour.

Son Sacrifice suffit à lui tout seul pour sauver le monde, mais il nous demande de prendre le même Chemin que Lui afin de devenir participant à Son Sacrifice d’Amour…celui qui ne prend pas Sa Croix ne sera pas sauvé…celui qui perd sa vie à cause de moi sera sauvé !


Si je sais que pour obtenir tel projet pour mon entreprise, je dois faire appel au grand PDG de telle boite qui supervise tous les projets…c’est vrai que je devrais prendre rendez-vous avec lui pour lui exposer mon projet.
Mais si je connais sa maman, et tout en lui témoignant mon affection, je lui expose mes problèmes et mes désirs de voir son fils soutenir mon projet…elle saura demander à son fils d’être attentif à ma proposition…et son fils qui est tout Amour, ne le lui refusera pas.
Si maintenant je jette dehors sa maman parce que ce n’est pas elle qui gouverne…que dira le fils lorsqu’il l’apprendra…il me jettera dehors avec mon projet !!!

Vous parlez de connaître des textes dans la Bible où nous pouvons Prier Marie ???
Alors prenez les Noces de Cana et lisez attentivement tout le texte (Jean 2 1-12)
La mère de Jésus vint le trouver pour lui dire « Ils n’ont plus de vin » auquel Jésus répond que son heure n’est pas encore venue (et donc qu’il ne fera pas de miracles ce jour là !).
Marie va alors dire au servants (ce qu’elle nous dit à chacun) : « Faites tout ce qu’il vous dira ».
Alors Jésus a cédé et a demandé aux servant de remplir les jarres (à nous : de faire sa volonté), et il a accompli le miracle au-delà de toute espérance…le vin était non seulement en grande quantité, mais aussi bien meilleur que le précédent !!!

Marie Adore Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, et, en tant que notre Maman, pleine de Tendresse et d’Amour devant toutes nos difficultés, vient nous prendre par la main pour nous conduire à Jésus en lui disant « ils n’en peuvent plus ».
Et Jésus plein de Miséricorde, prendra notre main pour nous conduire au Père.

Jésus est Amour…et nous apprend à vivre dans L’Amour…Dieu seul est digne d’Adoration, mais nous devons tous nous Aimer comme Dieu nous Aime…Aimer et donc se soutenir mutuellement et Prier les uns pour les autres notre Dieu.

Que ce soit les saints ou Marie, nous ne les Prions pas, mais nous leur demandons de Prier Dieu pour nous, comme nous le faisons les uns pour les autres.
(Dans le Chapelet que les Catholiques disent, nous retrouvons exactement cela :
« Sainte Marie, mère de Dieu, Prie pour nous (sous entendu : Le Seigneur) pauvre pécheur (sous-entendu : que nous sommes), maintenant et alors de notre mort ».).

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Date de dernière mise à jour : 18/07/2018