Présentation de la Très Sainte Vierge Marie au Temple. Fête le 21 Novembre.

Mardi 21 Novembre 2017 : Fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge Marie au Temple.

Fete de la presentation de marie au temple

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Présentation de la Très Sainte Vierge Marie

Les parents qui aiment Dieu lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance.
Parmi les Juifs, existait de plus l'usage de Consacrer quelques fois à Dieu les enfants en bas âge ; on les amenait au Temple, où avait lieu la Cérémonie de la Consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les Prêtres et les lévites dans leurs fonctions.
Nous avons des exemples de cette Consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service Divin.

L'Évangile ne nous apprend rien de l'enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste.
Mais la Tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans son Temple. Cette Présentation est le sujet de la Fête qu'on Célèbre aujourd'hui.
Où mieux que loin du monde, dans l'enceinte du Temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de Prière, de Contemplation, telle fut la préparation de l'élue de Dieu.

Voici, d'après Saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au Temple : depuis l'aurore jusqu'à 9 heures du matin, Elle Priait ; de 9 heures à 3 heures elle s'appliquait au travail des mains ; ensuite elle se remettait à la Prière, jusqu'au moment où arrivait sa nourriture.

Marie, au jour de sa Présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité Chrétienne.
Après elles, viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l'ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/116/Presentation-de-la-Vierge-Marie.html.

Présentation de la Vierge Marie

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre Évangiles, mais dans un livre apocryphe, le "protévangile de Jacques".
La Piété populaire et la Spiritualité Mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l'égard de la volonté Divine.

Tant en Orient qu'en Occident, cette Fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le Temple vivant de la Divinité.
La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe: Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent.

Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un Prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. "Tout le peuple d'Israël l'aima". Cette Fête est attestée dès le VIe siècle.

Au lendemain de la Dédicace de la Basilique Sainte-Marie-la-Neuve près du mur du Temple de Jérusalem, l’Église Célèbre la Consécration que fit d’elle-même à Dieu dès son enfance la future mère de Dieu, sous l’action de L’Esprit Saint, dont la grâce l’avait comblée dès sa Conception Immaculée.
Martyrologe romain.

Presentation de marie la roche du theil 2http://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/presentation-de-la-vierge-marie.html.

PRÉSENTATION DE LA VIERGE MARIE

Quelques jours avant le début de l’Avent, l’Église Fête la Présentation de la Vierge Marie au Temple (21 Novembre).
Il est juste, au début du temps de préparation à Noël, que notre pensée se porte vers la Mère de Dieu, dont l’humble et silencieuse attente doit être modèle de notre propre attente pendant l’Avent.
En nous rapprochant de Marie par notre Prière, notre docilité, notre pureté, nous formons en nous Celui qui va naître.
Quel touchant symbole : Marie, toute petite enfant, présentée au Temple de Jérusalem pour y vivre ! Et nous pouvons en tirer les plus profonds enseignements spirituels, développés en deux thèmes principaux.

D’abord la sainteté de Marie. La petite enfant, séparée du monde et introduite au Temple pour y demeurer, évoque l’idée d’une vie séparée, consacrée, «présentée au Temple», une vie d’intimité avec Dieu : «Aujourd’hui la Toute Pure et toute sainte entre dans le Saint des Saints».
L’Église fait ici une allusion spéciale à la virginité, mais toute vie humaine, en diverses mesures, peut être une vie «présentée au Temple», une vie sainte et pure avec Dieu.

Le deuxième thème est la comparaison entre le Temple de pierre et le Temple vivant : «Le Temple très pur du Sauveur… est conduit(e) aujourd’hui dans la maison du Seigneur, apportant avec elle la grâce de l’Esprit Divin».
Marie, qui portera l’Homme-Dieu en son sein, est un temple plus sacré que le sanctuaire de Jérusalem ; et lorsque ces deux Temples se rencontrent, c’est le Temple vivant qui sanctifie le Temple bâti.

La supériorité du Temple vivant sur le Temple de pierre est vraie d’une manière spéciale de Marie, parce qu’elle est l’instrument de l’Incarnation.
Mais, d’une manière plus générale, cela est vrai de tout homme uni à Dieu : «Ne savez-vous que vous êtes le Temple de Dieu ? ( 1 Co 3,16) … Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Saint-Esprit ? ( 1 Co 6,19)»

Si notre âme est Temple où Dieu veut demeurer, il est bon que Marie y soit «présentée» et que nous ouvrions à Marie notre âme, notre Temple personnel.
Et puisque l’Église entière, toute l’assemblée des fidèles, est Corps du Christ et Temple de Dieu, prenons la Fête d’aujourd’hui comme la Présentation de Marie dans ce Temple, la Sainte Église universelle, l’Église Catholique qui rend aujourd’hui hommage à Marie.
D’après «L’An de grâce du Seigneur», par un Moine de l’Église d’Orient, Éditions An-Nour.

Répandue en Occident au 14e siècle, la Présentation de Marie nous est connue initialement par les évangiles apocryphes (le Protévangile de Jacques du 2e siècle et l’évangile du Pseudo-Matthieu du 6e siècle).
Dans les Églises d’Orient, c’est la Fête de l’Entrée de la Vierge Marie au Temple.

Icone1 11Icône de la Présentation de la Vierge Marie au Temple. (Pour la voir en grand format : icone1.jpg icone1.jpg).

Explication de l’icône de la Présentation de la Vierge Marie au Temple

Présentation de la Vierge Marie au Temple

21 Novembre

« Aujourd’hui, c’est le prélude de la bienveillance de Dieu
et déjà s’annonce le salut du genre humain.

Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée
pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ.

En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui :
Réjouis-toi, ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur. »

(Tropaire t. 4)

« Celle que le chœur des prophètes jadis annonça comme l’urne, le bâton, les tables de la Loi, la montagne inviolée » est mise à part dès son enfance.
« Âgée de trois ans selon la chair, mais de bien plus selon l’esprit, voici l’Epouse de notre Dieu, la plus vaste que les Cieux, plus élevée que les Puissances d’en haut [...].Transporté de joie pour avoir enfanté la Mère du Créateur », le vénérable couple Joachim et Anne offre la fine fleur de l’humanité dont le sein recevra la semence Divine. De son sang croîtra le Dieu incarné. Fils de Dieu, le Christ sera aussi fils de Marie, et à travers elle, frère humain de tous les hommes.
« Le Temple, le Trône du Roi de l’univers dans la Gloire en ce jour est amené par Joachim afin de Consacrer au Seigneur celle que pour Mère il s’est choisie. »
Cette Présentation fait écho à une hymne de la Fête de la Nativité du Christ : « Ô Christ, que pouvons-nous t’offrir en présent pour être apparu sur Terre en notre Humanité ?
Chacune de tes créatures, en effet, exprime son action de grâce en t’apportant : les anges, leur chant ; le ciel, une étoile ; les mages, leurs cadeaux ; les bergers, l’émerveillement ; la terre, une grotte ; le désert, une crèche et nous-mêmes une Mère vierge. »
Présent de l’Humanité déchue au Créateur en vue de nouvelles épousailles, elle est le lieu de la réconciliation et de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Par elle, il endosse notre Humanité. Par Lui, elle participe en primeur à sa Divinité, modèle pour tout homme à travers les siècles.
Le Temple figure au centre de l’icône, sous forme symbolique, avec son voile et la table du Sacrifice.
À gauche, un groupe de jeunes vierges avec des cierges allumés – renvoi aux vierges sages de l’Évangile en attente de l’Époux – forment un cortège à celle qui est « l’oracle des prophètes [...], la gloire des apôtres, la fierté des martyrs, le renouveau de tout mortel ». Les trois étoiles sur son vêtement (une sur le front et une sur chaque épaule) signifient déjà sa virginité avant, pendant et après l’enfantement.
« Les vierges, parées de ses vertus, portant au-devant d’elle leurs lampes allumées, la conduisent en présence de Dieu comme un vase sacré [...].
Qu’en ce jour le monde entier fasse cortège à la Mère du Roi  »

Avec joie, le grand Prêtre Zacharie reçoit dans le Temple « pour qu’elle y soit élevée dans la sainteté [...], celle qui deviendra le Temple où Dieu se laisse limiter », Buisson ardent portant le feu de la Divinité sans se consumer.
À l’encontre de la loi judaïque où seul le grand Prêtre entre dans le Saint des saints, elle pénètre dans cet espace réservé.
« Zacharie dans son admiration lui déclare : Porte du Seigneur, je t’ouvre les portes du Temple ; dans l’allégresse tu pourras le parcourir, car je sais et je crois que déjà parmi nous habite la délivrance d’Israël et de toi naîtra le Verbe de Dieu qui accorde au monde la grâce du salut. »
Ce parcours de la Vierge Marie la prépare à accepter l’invitation de l’archange Gabriel le jour de l’Annonciation.
En haut, à droite, « celle qu’on peut appeler la chambre nuptiale du Verbe de Dieu reçoit dans le Saint des saints, où elle habite, le pain de la main d’un ange Divin ».
C’est Gabriel qui la nourrit spirituellement et « toutes les puissances des Cieux s’étonnèrent de voir L’Esprit Saint élire en [elle] son logis ».
« T’ayant, comme lampe, allumée dans le Temple de sa Gloire, la Lumière au triple feu t’envoie la nourriture des Cieux et te magnifie, ô Mère de Dieu. »
« Nourrie du pain du Ciel dans le Temple du Seigneur, ô Vierge, tu mis au monde le Verbe, vrai Pain de Vie. »
Cet événement échappe à toute formulation. Celle dont le corps non soumis à la souillure du péché va devenir tangiblement le Temple « du Saint qui sanctifie l’univers » est sans conteste le « sommet de l’entière Création ».
« Merveilleusement l’ancienne Loi te désignait, ô Vierge, comme Tabernacle Divin, arche d’alliance et vase très précieux, voile du Temple et verge d’Aaron, sanctuaire impénétrable et porte de Dieu. »

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L'icône de la Présentation de Marie au Temple

« Par l’ange dans le Temple la Vierge est nourrie. Il reviendra bientôt pour la salutation lui portant l’allégresse de l’Annonciation. Au Temple, un vingt et un, Marie fait son entrée » (Matines)
À l’instar de la Fête de la Nativité, cette Fête a pour but de transmettre la Foi de l’Église sur l’identité de cette femme Bénie entre toutes les femmes.
Comme pour la Nativité et la Dormition de la Mère de Dieu, l’événement nous est connu par des écrits apocryphes, en particulier le Protoévangile de Jacques.
On nous rapporte que, selon la Tradition Juive et pour accomplir le vœu prononcé par ses parents, Marie est présentée au Temple à l’âge de trois ans.
Le chiffre trois étant ici, selon certains Pères, un rappel de la relation privilégiée de cette enfant avec la Trinité.
Elle est accueillie au Temple par le Grand-Prêtre Zacharie, père de Jean le Précurseur, et elle y vivra cloîtrée, Consacrant tout son temps à la Prière et au service du Temple, nourrie par l’ange Gabriel jusqu’à ses épousailles avec Joseph.
On dit aussi qu’elle aurait tissé le voile écarlate séparant le « Saint » du « Saint des Saints » dans le Temple de Jérusalem, ce même voile qui sera déchiré en deux à la mort du Seigneur sur la Croix.
Comme on le dit dans le psaume : « Écoute ma fille, vois et prête l’oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père… » (Ps 44, 11)
Dieu prépare Marie à sa vocation particulière dans la solitude et la Contemplation. C’est ainsi que Marie consacra sa Virginité à Dieu, malgré la Tradition Juive qui voyait très mal la femme sans enfant.
De plus, ici, c’est cette Virginité « qui devient source de joie pour l’Humanité » (Vêpres). L’icône proposée ici est inspirée d’une icône anonyme du XVe siècle. Elle fait partie de la collection de la Cathédrale de l’Annonciation de Sol’vychegodsk, propriété de la famille Stroganov.
Deux scènes y sont représentées. Dans la scène principale, on voit la jeune Marie, sur l’ambon, accueillie par le Grand-Prêtre.
De petite taille pour montrer qu’elle est une enfant, elle est adulte dans ses traits pour montrer sa maturité spirituelle dès sa naissance. Les trois étoiles sont déjà sur son maphorion pour signifier sa Virginité perpétuelle.
« L’offrande sans tache, la pure colombe fut offerte pour demeurer dans la maison de Dieu : immaculée, elle était destinée à devenir sa mère » (Matines)

Le Christ, qui prendra d’elle notre nature, l’a élevée à Lui-même. C’est pourquoi, par anticipation, les vêtements de la Mère de Dieu sont des couleurs inversées du Christ Pantocrator.
On la représente toujours avec cette robe bleue azur et ce maphorion pourpre. Elle est le premier Temple humain de la Divinité, celui qui n’est plus construit de main d’homme avec des pierres.

« Aujourd’hui, le Temple vivant du grand Roi, entre dans le Temple pour se préparer à devenir la demeure Divine… la Mère de Dieu, le Temple qui contiendra la Divinité, est amenée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit » (Matines).
À un disciple qui s’émerveillait de la construction du Temple, Jésus répondit : « Tu vois ces grandes constructions? Il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit » (Mc 13, 2) ; à la femme Samaritaine il dit : « Mais l’heure vient, et nous y sommes, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 23) et à Judas, pendant la Dernière Cène, il dit : « Si quelqu’un m’Aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’Aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14, 23)
C’est la Mère de Dieu , en ce jour de sa Présentation au Temple, qui est le prélude au grand changement de la présence de Dieu au monde.
« Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu et l’annonce du Salut des hommes. Dans le Temple de Dieu, la Vierge se montre à tous et d’avance, elle annonce Le Christ.
Et nous, nous lui crions à pleine voix : Salut! Accomplissement de l’économie du Créateur » (Tropaire).
Zacharie se penche sur elle, la Bénit en plaçant la main droite sur son front et l’accueille en lui prenant la main droite. Il est le porte parole de l’allégresse que l’Humanité ne peut pas encore nommer. « Dans la chair, elle est offerte à Dieu et Zacharie le Grand-prêtre, plein de joie la reçoit comme demeure de Dieu » (Vêpres).
Le Grand-prêtre est revêtu des ornements Sacerdotaux car il s’agit ici d’un acte Liturgique, comme les célébrants qui viennent à l’ambon de l’église pour Bénir la sainte Entrée dans le rituel byzantin, et il déclare dans son admiration :
« Porte du Seigneur, je t’ouvre les portes du Temple; dans l’allégresse tu pourras le parcourir, car je sais et je crois que déjà parmi nous habite la délivrance d’Israël.
Le Temple très pur du Sauveur est conduite aujourd’hui dans la maison du Seigneur, apportant avec elle la grâce de l’Esprit Divin » (Kondakion).
Alors celle qui doit être Temple vivant du Christ entre dans le Temple de pierre : « La Sainte, la toute pure, est introduite par Le Saint Esprit dans le Saint des Saints où un Ange la nourrira. Elle est vraiment le Temple très saint de notre Dieu qui a sanctifié l’univers par son habitation en elle et a déifié la nature déchue des mortels » (Vêpres).
Derrière la Mère de Dieu, une procession s’est formée. Au premier rang, ses parents, saint Joachim et sainte Anne, qui tendent leur main dans un geste d’offrande. Ce geste, Marie le reprend pour montrer qu’elle assume volontairement le Don de ses parents. Anne tient dans sa main le rouleau de son vœu d’offrir son enfant au Seigneur.
« La Vierge toute sainte, le Temple qui contiendra Dieu, est offerte au Temple de Dieu… Joachim et Anne, le couple noble de ses parents, dansent de joie car ils ont mis au monde celle qui doit enfanter le Créateur » (Matines).
Le cortège des jeunes vierges accompagne celle qui a été choisie par le Roi. « Dans sa robe brodée, on la mène au dedans, vers le roi, et des vierges la suivent » (Ps 44, 13) Ce cortège n’est pas sans rappeler celui des vierges sages qui attendent l’époux dans la parabole de l’Évangile (Mt 25, 1-13).
« Anne dans l’allégresse conduit au Temple de Dieu l’Innocente, la toujours vierge, comblée de grâce par la grâce Divine.
Elle a convoqué, pour lui faire cortège, les jeunes filles porteuses de flambeaux : Va, ma fille, lui dit-elle, à celui qui t’a donnée à moi, sois une offrande, un encens au parfum agréable » (Matines).
La scène secondaire est incorporée dans les constructions d’arrière plan. On y voit les deux Temples : celui de Jérusalem, à gauche, sur lequel est suspendu le voile du Royaume tissé par le Père.
Au centre l’arbre de la « connaissance du bien et du mal » auquel le voile est noué. Le péché d’Adam a voilé notre connaissance de Dieu et le monde attend l’Incarnation pour son Salut et pour la Révélation parfaite de Dieu dans son Messie.
Certes le peuple Juif reconnaît le Dieu unique mais il faut attendre Le Christ pour dévoiler le mystère Trinitaire.
Le Temple de droite, dont la toiture suggère cette Foi en la Trinité, c’est l’Église ; il abrite la jeune Marie, nourrie par l’ange Gabriel.
Elle est déjà « Signe de l’Église » et elle nous enseigne que le nouveau Temple n’est pas présence de Dieu dans la pierre mais désormais dans le « Corps du Christ ».
La nourriture apportée par l’ange préfigure le Pain Spirituel, l’Eucharistie, qui sera nourriture pour les fidèles et qui nous permettra de faire mémoire du Christ jusqu’à son retour. « Ô Vierge, après avoir été nourrie de Pain Céleste, dans le Temple du Seigneur, tu as mis au monde le Verbe, le Pain Céleste de la Vie.
Temple choisi sans tache, tu as été élue par L’Esprit pour devenir l’Épouse de Dieu le Père » (Matines).
Marie est assise au sommet de l’escalier comme au sommet de l’échelle spirituelle. Sa vocation de Mère de Dieu la place au dessus même des anges.
« Fruit illustre d’une promesse sainte, la Mère de Dieu est montrée au monde vraiment élevée au-dessus de toute la création » (Matines).
La Présentation de Marie nous montre la Terre maintenant prête à donner naissance au Sauveur.
 « Le Sans-commencement se donnera un commencement, l’Éternel sera uni au mortel dans la Chair pour nous recréer, nous qui étions tombés » (Vêpres).
L’Église, en grande pédagogue, place cette Fête pendant le Carême de Noël. Dans l’Église Orthodoxe, la période du 15 novembre au 25 décembre constitue un temps de jeûne et d’abstinence, qui place les fidèles dans une situation de conversion pour manifester l’attente de la parousie, comme Marie et tous les ancêtres du Seigneur qui ont attendu la venue du Messie promis.
Le thème de la Lumière revient souvent aux offices de la Fête, comme pour préparer la Fête de Noël, Fête qui coïncide, rappelons-le, avec le retour de la Lumière après le solstice d’hiver : « Dans le Temple saint, tu apparais comme réceptacle de l’inaccessible Lumière Divine » (Matines).
C’est cette acclamation que le Prêtre reprend pour entonner le « Magnificat » au lever de chaque jour, à l’office des Matines : « Par nos chants, magnifions la Mère de Dieu et de la Lumière »

30473370 2 Présentation de la Vierge Marie

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre Évangiles
Répandue en Occident au 14e siècle, la Présentation de Marie nous est connue initialement par les évangiles apocryphes (le Protévangile de Jacques du 2e siècle et l’évangile du Pseudo-Matthieu du 6e siècle).

Mais que trouvons-nous dans les Révélations de Jésus à Maria Valtorta !

D’abord, en prélude, alors que Marie, bébé, est Consacrée au Temple.
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 9 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"D'ici trois années tu seras là; mon Lys".

Maintenant Anne est purifiée, Zacharie dit doucement quelques mots à son collègue qui les écoute avec un sourire. Et puis ce dernier rejoint le groupe qui s'est reformé et, félicitant le père et la mère pour leur joie et leur Foi aux promesses, reçoit le deuxième agneau, la farine et les galettes.

"Cette fille est donc consacrée au Seigneur ? Sa Bénédiction l'accompagnera et vous pareillement.
Voici (une autre) Anne qui arrive. Ce sera une de ses maîtresses : Anne de Phanouel de la tribu d'Azer.
Viens, femme, cet enfant on l'offre au Temple, tu seras sa maîtresse et sous ta garde elle croîtra en sainteté. Comme une hostie de louange."         

Anne de Phanouel, déjà toute blanche, caresse l'enfant qui s'est éveillée et regarde de ses yeux innocents et étonnés toute cette blancheur, tout cet or qui brille au soleil.
La cérémonie doit être achevée. Je n'ai pas vu de rite spécial pour l'offrande de Marie. Peut-être suffisait-il de le dire au Prêtre et surtout à Dieu, auprès du lieu sacré.

"Je voudrais faire l'offrande au Temple et me rendre là où j'ai vu la lumière l'an dernier" dit Anne.
Ils y vont, accompagnés d'Anne de Phanouel. Ils n'entrent pas dans le Temple proprement dit. On le comprend, il s'agit de femmes et d'une fille. Ils ne vont donc pas à l'endroit où Marie alla offrir son Fils.
Mais, tout près de la porte grand 'ouverte, ils regardent l'intérieur semi-obscur d'où arrivent de doux chants de jeunes filles, et où brillent des lumières précieuses qui répandent une clarté dorée sur la tête des deux rangées voilées de blanc : deux vraies rangées de lys.

"Dans trois ans, tu seras là aussi, mon Lys" promet Anne à Marie qui regarde comme fascinée vers l'intérieur et sourit au lent cantique.

"Elle semble comprendre" dit Anne de Phanouel. "C'est une belle petite. Elle me sera chère comme si elle était à moi. Je t'en fais la promesse, mère, si l'âge me permet de la réaliser."
"Tu seras là, femme" dit Zacharie, "Tu la recevras parmi les jeunes filles consacrées. Moi aussi, j'y serai.
Je veux y être ce jour-là pour lui dire de prier pour nous dès son entrée..." et il regarde sa femme qui comprend et pousse un soupir.

La Cérémonie est terminée et Anne de Phanouel se retire, pendant que les autres sortent du Temple, parlant entre eux.
J'entends Joachim qui dit : "Pas seulement mes deux meilleurs agneaux, mais je les aurais tous donnés pour cette Joie et pour Louer Dieu !"

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Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 13 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
Marie présentée au Temple.

Je vois Marie entre son père et sa mère et qui chemine par les rues de Jérusalem.

Les passants s'arrêtent pour regarder la belle Enfant toute vêtue d'un blanc de neige et enveloppée dans un très léger tissu.
Avec ses dessins de feuillage et de fleurs, plus épais, sur lefond léger du tissu, il me semble que c'est le même qu'avait Anne le jour de sa Purification. Seulement tandis que pour Anne, il ne dépassait pas la ceinture pour Marie, il descend presque jusqu'à terre et l'entoure d'un voile blanc léger et lumineux d'un rare charme.

Le blond des cheveux épars sur les épaules et mieux sur la nuque délicate transparaît là où il n'y a pas de damassure sur le voile, mais seulement le fond très léger.
Le voile est maintenu sur lefront par un ruban de couleur d'azur très pâle sur lequel, certainement la maman, a brodé de petits lys d'argent.
Le vêtement, comme déjà dit, très blanc, descend jusqu'à terre et quand elle marche c'est tout juste si l'on aperçoit ses petits pieds dans les sandalettes blanches.
Les petites mains semblent deux pétales de magnolia qui sortent des longues manches. Hors le cercle d'azur du ruban, il n'y a pas d'autre couleur. Tout est blanc. Marie semble vêtue de neige.

Joachim et Anne sont vêtus, lui du même habit qu'à la Purification et Anne d'un violet très sombre. Même le manteau, qui lui couvre la tête, est d'un violet foncé.
Elle le tient très baissé sur les yeux. Deux pauvres yeux de maman, rouges pour avoir trop pleuré, qui ne voudraient pas pleurer, et ne voudraient surtout pas être vus en larmes, mais qui ne peuvent s'empêcher de pleurer sous le couvert du manteau.
Cette précaution vaut pour les passants et même pour Joachim dont du reste l’œil habituellement serein est aujourd'hui mouillé et obscurci par les larmes déjà versées ou qui coulent encore.
Il chemine très courbé sous un voile disposé comme un turban dont les ailes latérales descendent le long du visage.
Il fait très vieux, en ce moment Joachim. À le voir on le prendrait pour le grand-père Ou même le bisaïeul de la toute petite qu'il tient par la main.
Le chagrin de la perdre donne au pauvre père une démarche traînante, une lassitude de tout son maintien qui le vieillit de vingt ans. Son visage semble, non seulement vieilli, mais celui d'un malade tant il est accablé et triste.
La bouche tremble légèrement, entre deux replis de la peau, très marqués aujourd'hui de chaque côté du nez.

Ils essayent tous les deux de cacher leurs larmes, mais, s'ils y réussissent pour beaucoup de gens, c'est impossible pour Marie.
À cause de sa petite taille, elle regarde de bas en haut et son regard se porte alternativement sur son père et sa mère.
Eux essaient de sourire de leur bouche tremblante et augmentent l'étreinte de leur main sur la petite main de Marie, chaque fois que leur enfant les regarde en souriant. Ils doivent penser : "Voilà une autre fois de moins à voir ce sourire."

Ils marchent lentement, doucement; ils semblent vouloir allonger le plus possible la route. Tout leur est prétexte pour un arrêt...
Mais le parcours doit finalement finir ! Il est sur le point de se terminer. Voilà à ce dernier bout de chemin montant, le mur d'enceinte du Temple. Anne fait entendre un gémissement et serre plus fort la petite main de Marie.

"Anne, aimée, je suis avec toi !" dit une voix qui sort de l'ombre d'une arcade basse à un croisement de route. Et Élisabeth qui certainement l'attendait, la rejoint et la serre au cœur et, comme Anne pleure, elle lui dit : "Viens, viens un peu dans cette maison amie [1][1], puis nous irons ensemble. Zacharie est là."
Ils entrent tous dans une pièce basse et obscure où brille un grand feu. La maîtresse, une amie certainement d'Élisabeth mais inconnue d’Anne, se retire par politesse pour laisser libre le petit groupe.

"Ne crois pas que je me sois repentie, ou que je donne à regret mon trésor au Seigneur" explique Anne à travers ses larmes... "mais c'est le cœur... Oh ! mon cœur, quelle souffrance il éprouve, mon vieux cœur qui va retourner à sa solitude de mère sans enfants... Si tu le sentais..."

"Je le comprends, mon Anne... mais tu es bonne et Dieu te réconfortera dans ta solitude. Marie priera pour que Dieu donne la Paix à sa mère, n'est-ce pas ?"

Marie caresse les mains maternelles et les embrasse, elle se les passe sur le visage pour en être caressée et Anne serre entre ses deux mains ce petit visage et l'embrasse, l'embrasse. Elle ne lui a pas encore donné assez de baisers.

Zacharie entre et salue : "Aux justes, la Paix du Seigneur."
"Oui, dit Joachim, demande pour nous la Paix car notre cœur tremble de l'offrir. C'est comme l'offrande d'Abraham quand il gravissait la montagne, et nous ne trouverons pas une autre offrande pour racheter celle-là [2][2].
Nous ne le voudrions pas parce que nous sommes fidèles à Dieu. Mais, nous souffrons, Zacharie. Prêtre de Dieu, comprends-nous et ne te scandalise pas."

"Jamais, au contraire votre douleur, qui sait ne pas dépasser les bornes de ce qui est permis et vous porter à l'infidélité, m'enseigne à aimer le Très-Haut.
Mais ayez confiance, La prophétesse Anne aura grand soin de cette fleur de David et d’Aaron [3][3].

En ce moment, c'est l'unique lys de sa descendance sainte que David ait au Temple. On en prendra soin comme d'une perle de roi.
Bien que le temps vient à son terme [4][4] et les mères de la descendance de David devraient avoir souci de Consacrer leurs filles au Temple, puisque c'est d'une vierge de la race de David que sortira le Messie, à cause de la diminution de la Foi, les places réservées aux vierges sont vides [5][5].

Il y en a trop peu au Temple, et de race royale aucune depuis qu'en est sortie, il y a maintenant trois ans, Sara d'Élisée qui s'est mariée.
Il est vrai qu'il manque encore six lustres [6][6] pour arriver à l'époque, mais... Eh bien, espérons que Marie sera la première de plusieurs vierges davidiennes devant le Voile Sacré. Et puis... qui sait ? ..."
Zacharie n'ajoute rien d'autre, mais pensif il regarde Marie. Puis il reprend : "Moi aussi je veillerai sur elle. Je suis Prêtre et j'ai mes entrées. J'en profiterai pour cet ange. Et Élisabeth viendra souvent la voir...[7][7]"

"Oh ! pour sûr ! J'ai grand besoin de Dieu et je viendrai le dire à cette Enfant pour qu'elle le dise à l'Éternel."
Anne a repris son courage; Élisabeth, pour la remonter encore plus, lui demande : "N'est-ce pas ton voile d'épouse ? Ou bien as- tu filé du nouveau byssos ?"
"C'est mon voile [8][8], je le consacre avec elle au Seigneur. Je n'y vois plus clair ...et puis les ressources ont bien diminué à cause des impôts et des revers de fortune...[9][9]
Je ne pouvais faire de lourdes dépenses. J'ai seulement préparé un riche trousseau pour son séjour à la Maison de Dieu et pour après... parce que je pense que ce ne sera pas moi qui l'habillerai pour ses noces... et je veux que ce soit toujours la main de sa maman, même froide et inerte, qui la pare pour son mariage et lui file les linges et les vêtements d'épouse."

"Oh ! pourquoi ces tristes pensées ?!"
"Je suis vieille, cousine [10][10]. Jamais, comme sous le poids de cette douleur, je ne l'avais ressenti.
Les dernières forces de ma vie, je les ai données à cette fleur, pour la porter et la nourrir, et maintenant... maintenant... la douleur de la perdre souffle sur ces dernières forces et les dissipe."
"Il ne faut pas parler comme ça, à côté de Joachim."
"Tu as raison. Je penserai à vivre pour mon homme." Joachim a fait semblant de ne rien entendre, attentif envers Zacharie, mais il a entendu et pousse un profond soupir, les yeux mouillés de larmes.
"Nous sommes exactement entre la troisième et la sixième heure [11][11], je crois que ce serait le moment d'aller" dit Zacharie.

Ils se lèvent pour remettre les manteaux et partir. Mais, avant de sortir, Marie s'agenouille sur le seuil, bras ouverts : un petit chérubin qui implore : "Père ! Mère ! Votre Bénédiction !"

Elle ne pleure pas, la courageuse petite, mais ses petites lèvres tremblent et la voix, brisée par un sanglot retenu, a plus que jamais le gémissement tremblant de la tourterelle.
Le visage est plus pâle et l’œil a un regard d'angoisse résignée.
Plus fort, jusqu'à devenir insoutenable, sans en souffrir profondément, je le verrai au Calvaire et au Sépulcre.

Les parents la Bénissent et l'embrassent, une, deux, dix fois. Ils ne peuvent s'en rassasier ...Élisabeth pleure silencieusement et Zacharie bien qu'il ne veuille pas le montrer est profondément remué.
Ils sortent, Marie entre son père et sa mère comme auparavant. Par devant, Zacharie et sa femme. Les voilà à l’intérieur des murs du Temple.
"Je vais chez le Souverain Prêtre. Vous, montez jusqu'à la grande terrasse."

Ils traversent trois cours et trois porches superposés [12][12]. Les voilà au pied d'un vaste cube de marbre couronné d'or [13][13].
Chaque coupole convexe qui ressemble à une moitié d'une énorme orange resplendit au soleil [14][14] qui, maintenant, sur le midi, tombe à pic sur une vaste cour entourant un bâtiment majestueux, et remplit le vaste palier et l’escalier monumental qui conduit au Temple.
Seul le portique qui fait face au perron le long de la façade est à l'ombre et la gigantesque porte de bronze et d'or [15][15] est encore plus sombre et solennelle contrastant avec tant de lumière.

Marie paraît encore plus comme neige sous ce grand soleil. La voilà au pied de l'escalier. Entre son père et sa mère, Comme le cœur doit leur battre à tous les trois ! Élisabeth est à côté d'Anne, mais un peu en retrait d'un demi-pas.

Un son de trombe argentin et la porte tourne sur ses gonds. On dirait le son d'avertissement d'une cithare pendant que la porte tourne sur les sphères de bronze.
L'intérieur du Temple apparaît avec ses lampes au fond et un cortège s'avance vers la porte, venant de l'intérieur. Un cortège majestueux avec sonnerie de trompettes d'argent, nuages d'encens et lumières.

Le voilà au seuil. En avant, celui qui devait être le Souverain Prêtre. Un vieillard solennel, vêtu de lin très fin et par dessus ce premier vêtement une tunique plus courte, de lin aussi, et par dessus encore une sorte de chasuble, quelque chose d'intermédiaire entre la chasuble et l'habit des diacres, multicolore : pourpre et or, violet et blanc s'y alternent et brillent comme des gemmes au soleil; deux gemmes authentiques, par dessus tout cela brillent encore plus vivement à la hauteur des épaules.

Ce sont peut-être des boucles avec leurs chatons précieux. Sur la poitrine, une large plaque toute étincelante de gemmes soutenue par une chaîne d'or. Des pendentifs et autres ornements brillent en bas de la tunique courte et l'or éclate sur le front à la partie supérieure d'une coiffure qui me rappelle celle des prêtres Orthodoxes, leur mitre arrondie au lieu d'être pointue comme celle des catholiques [16][16].

Le solennel personnage avance seul, en avant jusqu'au commencement du perron, dans la lumière dorée du soleil qui le rend encore plus splendide.
Les autres attendent, rangés encercle en dehors de la porte, sous le portique ombragé. À gauche, il y a un groupe de jeunes filles en vêtements blancs avec la prophétesse Anne et d'autres femmes âgées, certainement des maîtresses.

Le Souverain Prêtre a regardé la Petite et sourit. Elle devait lui paraître bien petite au pied de ce perron digne d'un temple égyptien ! Il lève, en priant, les bras au ciel. Tous baissent la tête comme anéantis devant la majesté Sacerdotale en communion avec la Majesté Éternelle. Puis, voilà. Un signe à Marie.

Et elle se sépare de son père et de sa mère et elle monte, comme fascinée elle gravit les marches [17][17].
Elle sourit. Elle sourit à l'ombre du Temple là où descend le Voile précieux... Elle est au haut du perron aux pieds du Souverain Prêtre qui lui pose les mains sur la tête. La victime est agréée. Quelle hostie plus pure avait jamais vu le Temple ?

Puis, il se retourne et lui mettant la main sur l'épaule comme pour la conduire à l'autel, elle, l'Agnelle sans tache, il la mène vers la porte du Temple. Avant de la faire entrer, il lui demande : "Marie de David, est-ce ton vœu ?"

Un "oui" argentin lui répond.

Il s'écrie : "Entre, alors, marche en ma présence et sois parfaite."

Et Marie entre, et l'ombre l'engloutit, puis le groupe des vierges et des maîtresses, suivi de celui des lévites, la dérobe toujours plus, la sépare...


Elle n'y est plus... Maintenant, avec un son harmonieux, la porte roule sur ses gonds. Une ouverture, de plus en plus étroite laisse voir le cortège qui se dirige vers le Saint. Maintenant, ce n'est plus qu'une fente, puis plus rien, c'est la clôture.

Au dernier accord des gonds sonores répond un sanglot des deux vieillards et un cri unique : "Marie ! Fille !" et puis deux gémissements qui s'entrecroisent : "Anne !", "Joachim !" et ils concluent : "Rendons gloire au Seigneur qui la reçoit dans sa Maison et la conduit sur sa route."

Molieres 24 eglise vitrail 2Représentation de la Présentation de Marie au Temple, œuvre d'Henri Feur, détail d'un vitrail de l'église Notre-Dame de la Nativité, Molières (Dordogne), France.
Téléversé par Père Igor

Prière:
Je vous salue Marie, dans votre Présentation !
comme une pure Hostie de l'Abandon.
O Vierge et Mère,
par ce mystère donnez-moi la dévotion.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Commentaires (1)

1. mwaramutse rebecca 21/11/2014

lisez bien

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Date de dernière mise à jour : 21/11/2017