15. Les 10 Commandements...4ème Partie.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES.

LES DIX COMMANDEMENTS…4ème Partie.

 

QUATRIEME PARTIE.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 2, chapitre 94 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Jésus à La Belle Eau. Les trois disciples du Baptiste.
 

"Ne tente pas le Seigneur ton Dieu" est-il dit. (Deutéronome 6 16)

Trop souvent on oublie ce commandement. On tente Dieu quand on veut Lui imposer à Lui notre propre volonté.

On tente Dieu quand, imprudemment on agit, contre les préceptes de la Loi, qui est sainte et parfaite et, en ce qu'elle a de spirituel, le principal, et qu'on s'occupe et se préoccupe de la chair que Dieu a créée.

On tente Dieu quand, après avoir reçu son pardon, on revient au péché. On tente Dieu quand, après avoir reçu ses dons, on en fait naître un dommage en en usant égoïstement et sans penser à leur Auteur.

On ne plaisante pas avec les dons de Dieu et on ne se moque pas de Lui. Trop souvent cela arrive.

 

Hier vous avez vu le châtiment qui atteint ceux qui se moquent de Dieu. Le Dieu Éternel, plein de pitié pour qui se repent, n'est au contraire que sévérité pour celui qui ne se repent pas et n'accepte pas de changer.

Vous venez à Moi pour entendre la parole de Dieu. Vous venez à Moi pour avoir le miracle. Vous venez à Moi pour avoir le pardon. Et le Père vous donne la parole, le miracle et le pardon.

Et Moi, je ne regrette pas le Ciel parce que je peux vous donner le miracle et le pardon et que je puis vous faire connaître Dieu.

L'homme est tombé hier, foudroyé comme Nadab et Abiu, par le feu de la colère divine. Mais pour vous, abstenez-vous de le juger.

Seulement que ce qui est arrivé, nouveau miracle, vous fasse réfléchir sur la manière d'agir pour avoir Dieu pour ami.

Lui voulait l'eau de la pénitence, mais sans esprit surnaturel. Il la voulait avec une mentalité humaine.

Comme une pratique magique qui le guérît de la maladie et le délivrât du malheur. Son corps et sa récolte, il n'avait pas d'autre but. Rien pour sa pauvre âme. Elle n'avait pas de valeur pour lui. Ce qui comptait pour lui, c'était la vie et l'argent.

 

Je dis : le cœur est là ou est le trésor et le trésor est là où est le cœur. C'est donc dans le cœur que se trouve le trésor. Lui, dans le cœur n'avait soif que de vivre et de posséder beaucoup d'argent. Comment le procurer ? Par un moyen quelconque, même par le crime.

Et alors, demander le baptême n'était-ce pas se moquer de Dieu et Le tenter ? Il aurait suffi d'un repentir sincère pour sa longue vie de péché, pour lui procurer une sainte mort et même ce qu'il pouvait avoir avec justice sur la terre.

Mais lui était l'impénitent. N'ayant jamais aimé personne en dehors de lui-même, il en arriva à ne pas s'aimer lui-même car la haine tue jusqu'à l'amour animal et égoïste qu'on a pour soi.

 

C'étaient les larmes d'un repentir sincère qui devaient être son eau lustrale. Et qu'il en soit ainsi pour vous tous qui m'écoutez.

Car personne n'est sans péché et tous, par conséquent, vous avez besoin de cette eau. Elle descend pressée par le cœur, elle lave, rend la virginité à ce qui était profané, relève celui qui est tombé, rend la vigueur à celui que la faute avait saigné à blanc.

 

Cet homme ne se préoccupait que des misères de la terre. Mais il n'y a qu'une misère qui doit faire réfléchir l'homme. C'est l'éternelle misère de perdre Dieu.

Cet homme n'oubliait pas de faire les offrandes rituelles, mais il ne savait pas offrir à Dieu un sacrifice spirituel, c'est à dire s'éloigner du péché, faire pénitence, demander par ses actes le pardon.

Les offrandes hypocrites, faites avec des richesses provenant de biens mal acquis, c'est comme inviter Dieu à se faire complice des mauvaises actions de l'homme. Cela peut-il jamais arriver ?

N'est-ce pas se moquer de Dieu que d'avoir cette audace ? Dieu repousse loin de Lui celui qui dit : "Voilà mon sacrifice" mais il brûle de continuer sa vie de péché.

Est-ce que par hasard le jeûne corporel sert à quelque chose lorsque l'âme ne s'impose pas le jeûne du péché ?

 

Que la mort de l'homme qui a eu lieu ici vous fasse réfléchir sur les conditions nécessaires pour être vraiment aimés par Dieu.

Maintenant, dans son riche palais, les parents et les pleureurs mènent le deuil sur sa dépouille que l'on va bientôt conduire au tombeau.

Oh ! Vrai deuil et vraie dépouille ! Il n'est plus qu'une dépouille ! Rien d'autre qu'un deuil sans espérance.

Car l'âme, déjà morte, sera pour toujours séparée de ceux qu'il aima par parenté ou par affinité des idées.

Si même un séjour identique les unit pour toujours, la haine qui y règne les séparera. Et alors la mort est une "vraie" séparation.

Il vaudrait mieux que, au lieu des autres, ce soit l'homme qui pleure sur lui-même quand il a tué son âme. Et que, par ces pleurs d'un homme contrit et humble, il rende à l'âme la vie avec le pardon de Dieu.

Allez, sans haine ou commentaire, sans autre chose que l'humilité. Comme Moi qui sans haine, mais avec une juste appréciation, ai parlé de lui.

La vie et la mort enseignent à bien vivre et à bien mourir, pour conquérir la Vie qui n'est pas sujette à la mort. La paix soit avec vous."

 

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 2, chapitre 95 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Jésus à La Belle Eau : "Ne convoite pas la femme d'autrui".

Quand Jésus a presque déjà gagné sa place, voilà qu'arrive du sentier qui conduit au fleuve un cri lamentable : "Fils de David, aie pitié de ton malheureux !"

Jésus se tourne dans cette direction et aussi, avec Lui les disciples et la foule. Mais un buisson touffu de buis cache celui qui supplie.

"Qui es-tu ? Avance."

"Je ne puis. Je suis infecté. Je dois me rendre auprès du prêtre pour être rayé du monde des vivants. J'ai péché et la lèpre a fleuri sur mon corps. J'espère en Toi !"

"Un lépreux ! Un lépreux ! Anathème ! Lapidons-le !" La foule s'agite tumultueusement.

 

Jésus fait un geste qui impose le silence et l'immobilité. "Il n'est pas plus infecté que celui qui est dans le péché. Aux yeux de Dieu le pécheur impénitent est encore plus souillé que le lépreux repenti. Qui est capable de croire vienne avec Moi."

Jésus s'éloigne de la maison et du sentier dans la direction du buisson. Mais ensuite il s'arrête et ordonne : "Montre-toi !"

Voilà que sort un jeune homme un peu plus qu'adolescent, encore beau, au visage légèrement ombragé d'une moustache naissante et d'une barbe légère. Un visage encore frais et plein, aux yeux baignés de larmes.

Un grand cri le salue qui part d'un groupe de femmes toutes voilées qui déjà pleuraient dans la cour de la maison, au passage de Jésus et elles s'étaient mises à pleurer plus fort devant les menaces de la foule : "Mon fils! " et la femme s'effondre dans les bras d'une autre, parente ou amie, je ne sais.

Jésus avance encore vers le malheureux : "Tu es bien jeune ! D'où vient cette lèpre ?" Le jeune baisse les yeux, rougit, balbutie, mais n'ose pas davantage. Jésus répète la question. Il dit quelques mots plus nets, mais on ne saisit que ceux-ci : "...le père... je suis allé... et nous avons péché... pas moi seulement…"

"Voilà ta mère qui espère et qui pleure. Au Ciel, il y a Dieu qui sait. Ici, il y a Moi qui sais aussi. Mais pour avoir pitié, j'ai besoin que tu t'humilies. Parle."

 

"Parle, fils. Aie pitié des entrailles qui t'ont porté." gémit la mère qui s'est traînée jusqu'auprès de Jésus et, maintenant, à genoux, tenant inconsciemment un pan du vêtement de Jésus d'une main, tend l'autre vers son fils et découvre un pauvre visage brûlé par les larmes.

 

Jésus lui met la main sur la tête. "Parle" lui redit-il.

"Je suis l'aîné et j'aide mon père dans son commerce. Il m’a envoyé à Jéricho plusieurs fois pour parler avec ses clients et l'un... l'un avait une belle jeune femme... Elle m'a... m'a plu. J'allais aussi plus qu'il n'était nécessaire... Je lui plus... Nous avons désiré et... nous avons péché pendant les absences du mari... Je ne sais comment cela est arrivé, car elle était saine. Oui. Non seulement j'étais sain et la voulais... Mais elle était saine et me voulais. Je ne sais pas si... si en même temps que moi, elle a eu d’autres amants et s'est contaminée... Je sais que sur elle la lèpre se développa aussitôt, et déjà elle est au milieu des tombeaux, condamnée à mourir vivante... Et moi... et moi... Maman ! Tu l'as vu. Il y a peu de chose, mais on dit que c'est la lèpre... et j'en mourrai. Quand ?... Plus de vie... plus de maison... plus de maman !... Oh maman ! Je te vois et ne puis te donner un baiser !... Aujourd'hui ils viennent déchirer mes vêtements et me chasser de la maison du pays... C'est pire que la mort. Et je n'aurai même pas les larmes de ma maman sur mon cadavre..."

Le jeune homme pleure. La mère semble une plante brisée par le vent tant elle est secouée par les sanglots. Les gens discutent et se partagent en sentiments opposés.

 

Jésus est triste. Il parle : "Et quand tu as péché, tu n'as pas pensé à ta mère ? Tu as été fou au point de ne plus te souvenir que tu avais une mère sur la terre et qu'il y avait un Dieu au Ciel.

 

Et si la lèpre n'était pas apparue, tu ne te serais jamais souvenu que tu offensais Dieu et le prochain ? Qu'as-tu fait de ton âme... de ta jeunesse ?"

"J'ai été tenté..."

"Es-tu un enfant pour ignorer que ce fruit est maudit ? Tu mériterais de mourir sans que j'aie pitié."

"Oh ! Pitié ! Toi seul, tu peux..."

"Pas Moi. Dieu. Et si tu jures, sur le champ de ne plus pécher."

"Je le jure. Je le jure. Sauve-moi, Seigneur. Je n'ai plus que quelques heures avant la condamnation. Maman !... Maman ! Aide-moi de tes pleurs !... Oh ! ma maman ! "

 

La femme n'a même plus de voix. Elle s'attache seulement aux jambes de Jésus et lève son visage aux yeux dilatés par la douleur, le visage tragique de quelqu'un qui se noie et qui sait que c'est l'unique soutien qui le retient et peut le sauver.

Jésus la regarde. Lui sourit avec pitié. "Lève-toi, mère. Ton fils est guéri. Mais à cause de toi, pas à cause de lui."

La femme hésite encore. Il lui semble qu'ainsi, à distance, il ne puisse avoir été guéri, et au milieu de ses sanglots, elle fait des signes de dénégation.

"Homme, ôte la tunique de ta poitrine. C'était là que tu avais la tache. Que ta mère soit consolée."

Le jeune descend son vêtement, apparaissant nu aux yeux de tous. Il n'a que la peau unie et lisse d'un jeune homme en bonne santé.

"Regarde, mère." dit Jésus, et il se penche pour relever la femme. C'est un mouvement qui sert aussi à la retenir quand son amour de mère et la vue du miracle la pousserait contre son fils sans attendre qu’il soit purifié.

Se rendant compte de l'impossibilité d'aller là où la pousse l'amour maternel, elle s'abandonne sur la poitrine de Jésus et Lui donne un baiser dans un vrai délire de joie. Elle pleure, rit, embrasse, bénit... et Jésus la caresse avec pitié.

Puis il dit au jeune homme : "Va trouver le prêtre. Et rappelle- toi que Dieu t'a guéri à cause de ta mère et pour que tu sois juste, à l'avenir. Va !"

Le jeune homme s'en va après avoir béni le Sauveur et, à distance, le suivent la mère et celles qui l'accompagnaient. La foule pousse des cris d'hosanna.

 

Jésus retourne à sa place.

"Lui aussi avait oublié qu'il y a un Dieu qui ordonne l'honnêteté dans la conduite. Il avait oublié qu'il est défendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu.

Il avait Oublié de sanctifier le sabbat comme je l'ai enseigné. Il avait oublié le respect affectueux pour sa mère. Il avait oublié qu'on ne doit pas commettre l'impureté, qu'on ne doit pas voler, être faux, que l'on ne doit pas désirer la femme d'autrui, qu'on ne doit pas se tuer ni tuer son âme, qu'on ne doit pas commettre l'adultère. Il avait tout oublié, Voyez comme il avait été frappé.

 

"Ne pas désirer la femme d'autrui" cela ne fait qu'un avec "ne pas commettre l'adultère". Car le désir précède toujours l'action. L'homme est trop faible pour pouvoir désirer sans satisfaire son désir.

Et, ce qui est suprêmement triste, l'homme ne sait pas faire de même dans ses justes désirs. Dans le mal, le désir et puis l'accomplissement. Dans le bien le désir, puis on s'arrête, quand on ne revient pas en arrière.

 

Comme je le lui ai dit, je le dis à vous tous, car le péché de désir est répandu comme le chiendent qui se propage tout seul : êtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation est un poison et qu'il faut la fuir ?

"J'ai été tenté". C'est l'antique parole ! Mais, puisque c'est aussi un exemple ancien, l'homme devrait se souvenir de ses conséquences et savoir dire : "Non". Notre histoire ne manque pas d'exemples d'une chasteté qui a su se garder malgré les séductions du sexe et les menaces des violents.

La tentation est-elle un mal ? Elle ne l'est pas. C'est l'œuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.

 

Le mari qui va à d'autres amours est un assassin de son épouse, de ses enfants, de lui-même. Celui qui entre dans la demeure d'autrui pour commettre l'adultère est un voleur et des plus vils.

Pareil au coucou il profite sans bourse du nid d'autrui. Celui qui surprend la confiance de l'ami est un faussaire, car il témoigne une amitié qu'en réalité il ne possède pas. Celui qui agit ainsi se déshonore lui-même et déshonore ses parents. Peut-il alors avoir Dieu avec lui ?

 

J'ai accompli le miracle à cause de cette pauvre mère. Mais la luxure me dégoûte à tel point que j'en suis révolté. Vous avez crié par peur et par dégoût de la lèpre.

Pour Moi, mon âme a crié par dégoût de la luxure. Toutes les misères m'entourent, et pour toutes je suis le Sauveur.

Mais je préfère toucher un mort, un juste déjà décomposé dans sa chair qui fut honnête et qui est déjà en paix avec son esprit, que d'approcher d'un luxurieux.

Je suis le Sauveur, mais je suis l'Innocent. Que s'en souviennent tous ceux qui viennent ici ou qui parlent de Moi, en me prêtant les ferments de leurs passions.

 

Je comprends que vous voudriez autre chose de Moi. Mais j'en suis incapable. La ruine d'une jeunesse à peine formée et détruite par la passion, m'a troublé davantage que si j'avais touché la Mort. Allons vers les malades.

Ne pouvant, à cause de la nausée qui m'étrangle, être la Parole, je serai le Salut de ceux qui espèrent en Moi.

La paix soit avec vous."

En fait Jésus est très pâle, comme s'il était souffrant. Il ne retrouve son sourire que quand il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongés sur leurs brancards. Alors, il redevient Lui-même. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d'un petit muet d'environ dix ans, il lui fait dire : "Jésus" et puis : "Maman."

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 2, chapitre 97 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Jésus à La Belle Eau : "Ne dis pas de faux témoignages".

"La paix à vous tous.

"Tu ne diras pas de faux témoignages" est-il dit.

Qu'est-ce qu'il y a de plus dégoûtant qu'un menteur ? Ne peut-on pas dire qu'il unit la cruauté à l'impureté ? Oui, qu'on le peut.

Le menteur, je parle de celui qui ment en matière grave, est cruel. Il tue la réputation avec sa langue. Il n'est donc pas différent de l'assassin.

Je dis même : il est pire qu'un assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le menteur tue aussi le bon renom, le souvenir d'un homme. Il est donc deux fois assassin.

C'est l'assassin impuni car il ne répand pas le sang, mais il blesse l'honneur à la fois de celui qu'il calomnie et de sa famille toute entière.

Et je ne m'arrête même pas au cas de celui qui, en Prêtant serment, envoie un autre à la mort. Sur celui-là sont déjà accumulés les charbons de la Géhenne. Mais je parle seulement de celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade d'autres personnes au détriment d'un innocent.

Pourquoi le fait-il ? Ou par haine sans raison, ou bien par le désir d'avoir ce qu'un autre possède, ou bien par peur.

 

Par haine. Il est mené par la haine, celui-là seul qui est l'ami de Satan. Celui qui est bon ne hait jamais, pour aucun motif. Même si on le méprise, si on lui fait du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, c'est le témoignage qu'une âme perdue donne à elle-même, et c'est le plus beau témoignage qui puisse être donné à l'innocent. Car la haine, c'est la révolte du mal contre le bien. On ne pardonne pas à celui qui est bon.

 

Par avidité. "Celui-ci a ce que je n'ai pas. Je veux l'avoir. Ce n'est qu'en le faisant mépriser que je puis avoir sa place. Et je le fais.

Je mens ? Qu'importe ! Je vole ? Qu'importe ! Je puis arriver à ruiner toute une famille ? Qu'importe !"

Parmi toutes les questions que le menteur rusé se pose, il oublie, il veut oublier, une question, celle-ci : "Et si on me démasquait ?"

Cette question, il ne se la pose pas parce que, emporté par l'orgueil et l'avidité, c'est comme s'il avait les yeux fermés. Il ne voit pas le danger. Il est encore comme un homme ivre. Il est enivré par le vin de Satan, et ne réfléchit pas que Dieu est plus fort que Satan et se charge de venger ceux que l'on calomnie. Le menteur s'est donné au Mensonge et il se fie stupidement à sa protection.

 

Par peur. Bien souvent quelqu'un calomnie pour s'excuser lui-même. C'est la forme la plus commune du mensonge. On a fait le mal. On craint que notre action soit découverte et reconnue.

Alors, usant et abusant de l'estime que l'on a encore près des autres, voilà qu'on dénature le fait et que ce qu'on a fait, on le met sur le compte d'un autre dont on craint seulement l'honnêteté.

On agit encore ainsi parce qu'un autre, parfois a été, sans le vouloir, témoin de l'une de nos mauvaises actions, et alors on veut se mettre à l'abri de son témoignage. On l'accuse pour le rendre odieux, afin que s'il parle, personne ne le croie.

Mais agissez bien ! Agissez bien ! Et vous n'aurez jamais besoin de mentir. Ne réfléchissez-vous pas, quand vous mentez, au joug pesant que vous vous mettez sur les épaules ?

Il est fait de l'assujettissement au démon, de la peur perpétuelle d'un démenti et de la nécessité de se rappeler le mensonge, avec les faits et les détails qui l'entouraient, même après des années, sans tomber dans une contradiction. Un travail de galérien.

Et encore s'il servait au Ciel ! Mais il ne sert qu'à préparer une place dans l'enfer !

 

Soyez francs. Comme elle est belle la bouche de l'homme qui ne connaît pas le mensonge ! Il sera pauvre ? Il sera fruste ? Il sera inconnu ? Il l'est même ? Oui. Mais c'est toujours un roi parce qu'il est sincère.

Et la sincérité est quelque chose de royal plus que l'or et qu'un diadème, et il élève au-dessus des foules plus qu'un trône, et il a une cour de gens honnêtes plus nombreuse que celle d'un monarque.

Le voisinage de l'homme sincère procure la sécurité et le réconfort. L'amitié d'un homme qui n'est pas sincère procure des ennuis et même son seul voisinage donne une impression de malaise.

Celui qui ment réfléchit-il qu'il est toujours tenu en suspicion puisque le mensonge a vite fait de se manifester pour mille raisons ? Comment pouvoir accepter désormais ce qu'il dit ? Même s'il dit la vérité, et qu'on ne demande pas mieux que de le croire, au fond, il restera toujours un doute: "Va-t-il encore mentir maintenant ?" 

Vous allez dire : "Mais où est en cela le faux témoignage ?" Tout mensonge est un faux témoignage. Il n'y a pas que le faux témoignage légal.

 

Soyez simples comme est simple Dieu et un petit enfant. Soyez véridiques à tous les moments de votre vie. Vous voulez qu'on vous considère comme bons ? Soyez-le, en vérité. Même si un médisant voulait dire du mal de vous, il y aurait cent bons pour dire: "Non, ce n'est pas vrai. Il est bon. Ses œuvres parlent pour lui".

Dans un livre sapientiel il est dit (Proverbe 6 12-19) : "L'homme inique s'avance avec la perversité sur les lèvres... en son cœur pervers, il prépare de mauvais desseins et en tout temps il sème la discorde... Il y a six choses que le Seigneur hait, et la septième Il l'a en horreur : les yeux altiers, la langue menteuse, les mains qui versent le sang innocent, le cœur qui médite des desseins iniques, les pieds empressés à courir au mal, le faux témoin qui profère des mensonges et celui qui sème la discorde parmi les frères... La ruine s'approche du méchant pour les péchés de la langue... Celui qui ment est un témoin frauduleux. Les lèvres véridiques ne changent jamais, mais celui qui use d'un langage frauduleux, son témoignage est changeant. Les paroles du murmurateur semblent simples, mais elles pénètrent dans les viscères. L'ennemi se reconnaît à sa façon de parler quand il couve la trahison. Quand il parle à voix basse, ne t'y fie pas car il porte en son cœur les sept méchancetés.

Sous des dehors engageants il cache sa haine, mais sa malice sera mise au jour... Celui qui creuse une fosse y tombera et la pierre tombera sur celui qui la fait rouler.

 

Vieux comme le monde est le péché de mensonge et la pensée du sage s'en tient à ce qu'il a décidé, de même que le jugement de Dieu à l'égard du menteur.

Je vous dis : ayez toujours un seul langage. Que le "oui" soit toujours "oui" et le "non" toujours "non" (Matthieu 5 37) même en face des puissants et des tyrans. Et vous en aurez un grand mérite pour le Ciel.

Je vous dis : ayez la spontanéité de l'enfant qui va d'instinct vers celui dont il ressent la bonté, sans chercher autre chose que la bonté, et qui dit ce que sa bonté elle-même lui fait penser sans calculer s'il en dit de trop et il peut en avoir du blâme.

Allez en paix, et que la Vérité devienne votre amie."

 

EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

                                 

                               PIERRE

 

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