La Sainteté...1ère Partie.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES


La Sainteté.


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Je ressens aujourd’hui le besoin de parler de La Sainteté.

 

Je n’en suis pas capable par moi-même, aussi je laisserais la place au Saint des Saint. A notre Dieu, Notre Seigneur Jésus qui dans une révélation à Maria Valtorta, en donne une définition si belle :

La sainteté n'est autre chose que le fruit de la lutte continuelle que l'âme et la raison des justes mènent contre les assauts de leurs mauvais penchants, et fruit de la victoire qu'ils remportent dans l'effort de demeurer fidèles à l'Amour.

 

Encore une fois, on retrouve, pour prendre le chemin de La Sainteté, le chemin de l’AMOUR.

 

J’en ai souvent parlé, mais j’aimerais y revenir une nouvelle fois.

Le mercredi, deux jours avant Sa Mort, un pharisien (mandaté par ses collègues) interroge Jésus sur Le plus grand des Commandements. (Matthieu 22 34-40).

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 9, chapitre 15 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Le mercredi d'avant Pâque : le jour 

 

"Maître, quel est le plus grand des commandements de la loi ?"   

Jésus répond :

Écoute, ô Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces".C'est le premier et suprême commandement. Le second ensuite est semblable à celui-ci :

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Il n'y a pas de commandements plus grands que ceux-ci. Ils renferment toute la Loi et les prophètes."

 

"Maître, tu as répondu avec sagesse et avec vérité. Il en est ainsi. Dieu est unique et il n'y en a pas d'autre en dehors de Lui. L'aimer de tout son propre cœur, de toute sa propre intelligence, de toute son âme et de toutes ses forces, et aimer le prochain comme soi-même a beaucoup plus de valeur que tous les holocaustes et tous les sacrifices. J'en suis tout à fait persuadé quand je médite les paroles de David : "A Toi ne plaisent pas les holocaustes; le sacrifice à Dieu, c'est l'esprit contrit".

"Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu car tu as compris quel est l'holocauste qui est agréable à Dieu."

Et si l’on veut pousser plus loin cette méditation...ce que ce pharisien fait  aussitôt : (voir dans Maria Valtorta la suite de ce dialogue) :

 

"Mais quel est l'holocauste le plus parfait ?" demande vite et à voix basse le scribe, comme s'il disait un secret.

Jésus rayonne d'amour en laissant tomber cette perle dans le cœur de celui qui s'ouvre à sa doctrine, à la doctrine du Royaume de Dieu, et il lui dit, en se penchant sur lui :

"L'holocauste parfait c'est d'aimer comme nous-mêmes ceux qui nous persécutent et ne pas avoir de rancœur.

Celui qui fait cela, possédera la paix. Il est dit : les doux posséderont la Terre et ils jouiront de l'abondance de la paix.

En vérité je te dis que celui qui sait aimer ses ennemis atteint la perfection et possède Dieu."

 

Maintenant j’en arrive à un passage (toujours dans les Révélations de Jésus à Maria Valtorta) que j’aimerais situer où Saint Jean de Zébédée (l’évangéliste) fait une apologie de l’AMOUR à couper le souffle, tellement elle est forte.

Nous sommes au début de la deuxième année de la vie publique de Jésus. Cela fait maintenant un an que les apôtres ont suivis Jésus qui leur a enseigné Sa Parole durant tout ce temps.

Maintenant, Il veut aller plus loin, et les envoyer évangéliser les foules à leur tour, pour l’aider dans Son immense tâche. Ils vont devenir les douze apôtres, et Jésus va commencer à former Son Eglise.

Pour cela, une seule solution (valable pour chacun de nous) : Se retirer dans la solitude, la prière et le jeûne, pour se retrouver seul face à face avec Dieu.

 

Jésus va donc les emmener dans la montagne, dans un coin désert, où chaque apôtre se retirera dans une grotte...pendant une semaine (C’est ce que l’on appelle aller vivre un temps de « désert »).

Pour toute grande mission, nous avons besoin de nous libérer de tout ce qui encombre notre esprit, de toutes nos préoccupations (aussi importantes soient-elles) pour nous retirer dans la solitude, uniquement en présence de Dieu…afin de nous laisser pénétrer et remplir de Lui.

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 3, chapitre 24 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Vers la retraite sur la montagne avant le choix des  apôtres

 

Depuis près d'un an, les douze disciples, choisis par Jésus, le suivent. Dans deux ans, ils seront sur le point de se quitter.

Jésus les emmène sur la montagne d'Arbèle, derrière Tibériade.

Au bout d'une semaine de prière et de jeûne dans la solitude, chacun est appelé et institué "apôtre", désormais envoyé et mandaté par Jésus.

 

Finalement Jésus s'arrête et dit : "Et ici, nous resterons pendant une semaine en prière. Pour vous préparer à une grande chose.

C'est pour cela que j'ai voulu m'isoler ainsi, dans un lieu désert loin de tout chemin, de tout pays.

Ici, il y a des grottes qui ont servi autrefois à des hommes. Elles nous serviront aussi à nous. Ici, il y a des eaux fraîches et abondantes alors que le terrain est sec. Nous avons suffisamment de pain et de vivres pour notre séjour.

Ceux qui l'an dernier ont été avec Moi dans le désert savent comment j'y ai vécu. Ici, c'est une résidence royale en comparaison de ce lieu, et la saison désormais clémente enlève la rigueur du gel et celle du soleil à notre séjour.

Veuillez donc y séjourner de bon cœur. Jamais plus, peut-être, nous ne serons ainsi tous ensemble et tout à fait seuls. Cette halte doit vous unir, en faisant de vous non plus un groupe de douze hommes, mais « une seule organisation ».

 

Vous ne parlez pas ? Vous ne me demandez rien ? Déposez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l'autre poids que vous avez sur le cœur : votre humanité.

Je vous ai amenés ici pour parler à votre esprit, pour nourrir votre esprit, pour vous rendre esprit.

Et je ne dirais pas beaucoup de paroles. J'en ai tant dit depuis un an environ que je suis avec vous ! C'en est assez maintenant.

Si c'était par la parole que je devais vous changer, je devrais vous garder dix et cent années et vous seriez toujours imparfaits.

Maintenant c'est le moment de me servir de vous et, pour cela, je dois vous former. Je recours au grand remède, à la grande arme : la Prière.

 

J'ai toujours prié pour vous. Mais maintenant, je veux que vous priiez par vous-mêmes. Je ne vous enseigne pas encore ma prière, mais je vous fais connaître comment on prie et ce que c'est que la prière.

C'est une conversation de fils avec le Père, d'esprits à Esprit, ouverte, chaude, confiante, recueillie, franche.

La prière est tout : c'est aveu, c'est connaissance de nous-mêmes, c'est pleurs sur nous-mêmes, c'est engagement à notre égard et à l'égard de Dieu, c'est demande à Dieu, le tout aux pieds du Père.

Elle ne peut se faire dans le vacarme, parmi les distractions, à moins d'être des colosses en fait de prière. Et même les colosses souffrent des chocs et des rumeurs du monde pendant leurs heures de prière.

Vous n'êtes pas des colosses mais des pygmées. Vous n'êtes que des enfants pour l'esprit. Vous n'êtes que des déficients au point de vue spirituel. Ici, vous atteindrez l'âge de raison spirituel. Le reste viendra ensuite.

 

Le matin, à midi et le soir nous nous réunirons pour prier ensemble avec les antiques paroles d'Israël et pour rompre le pain.

Puis chacun retournera dans sa grotte en restant en face de Dieu et de son âme, de tout ce que je vous ai dit sur votre mission, et de vos moyens. Mesurez-vous, auscultez-vous, décidez.

" Il y en a peu !..." objecte quelqu'un.

" Ce qu'il faut pour ne pas mourir. Le ventre trop rassasié appesantit l'esprit. Moi, je veux vous élever et non pas vous alourdir."

 

Et là, je pourrais témoigner de l’importance de la Prière...mais cela rallongerait beaucoup ce sujet, et l’important est de faire chacun Sa propre expérience.

 

A la fin de cette semaine de Prière, Jésus rappelle ses 12 disciples pour en faire Ses apôtres et pour les envoyer évangéliser...ce qui commencera dés le retour de la montagne où ils étaient.

Mais pour commencer voici le témoignage de Jean qu’il fait à Jésus, suite à cette semaine de Prière :

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 3, chapitre 25 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

L'élection des douze apôtres 

 

Jésus dit à Jean :

"Que sais-tu de plus que les autres ?"

"Ce que m'a dit le Seigneur dans cette grotte. Vois-tu, je ne suis jamais venu te trouver et je pense que les compagnons ont dit que c'était indifférence et orgueil.

Mais, ce qu'ils pensent ne m'importe pas. Je sais que tu connais la vérité.

Je ne suis pas venu vers Jésus Christ, le Fils de Dieu Incarné, mais vers ce que tu es au sein du Feu qu'est l'Amour Éternel de la Trinité Très Sainte, sa Nature, son Essence, son Essence véritable - oh ! je ne sais dire tout ce que j'ai pourtant compris dans cette grotte noire, obscure qui est devenue pour moi tellement pleine de lumières, dans cette froide caverne où j'ai été brûlé d'un feu qui n'avait pas de forme, mais qui est descendu au fond de mon être et l'a enflammé d'un doux martyre, dans cet antre sans voix mais qui m'a chanté des vérités célestes - mais, ce que tu es, Seconde Personne de l'ineffable Mystère qui est Dieu et que je pénètre, car Il m'a aspiré à Lui et je l'ai eu toujours avec moi.

 

Et tous mes désirs, tous mes pleurs, toutes mes demandes, je les ai versés en ton sein divin, Verbe de Dieu.

Et il n'y a jamais eu de parole, parmi celles si nombreuses que j'ai entendues de Toi, aussi vaste que celle que tu m'as dite ici, Toi, Dieu Fils; Toi, Dieu comme le Père; Toi, Dieu comme l'Esprit Saint; Toi qui es le pivot de la Triade...

 

Oh ! Peut-être je blasphème ! mais c'est ainsi qu'il me semble parce que, s'il n'y avait pas Toi, Amour venu du Père et Amour qui retourne au Père, voilà qu'il manquerait l'Amour, le Divin Amour, et la Divinité ne serait plus Trine et il Lui manquerait l'attribut qui convient le plus à Dieu: son amour !

Oh ! J’ai tant ici. Mais c'est comme de l'eau qui bouillonne contre une écluse et qui ne peut sortir...il me semble mourir , tant est violent et sublime le tumulte qui m'est descendu dans le cœur du moment où je t'ai compris... mais pour rien au monde je ne voudrais en être libéré...

 

Fais-moi mourir de cet amour, mon doux Dieu !" Jean sourit et pleure, haletant, enflammé par son amour, abandonné sur la poitrine de Jésus, comme si la flamme l'épuisait. Et Jésus le caresse, brûlant d'amour à son tour.

Jean se ressaisit sous un flot d'humilité qui le fait supplier : "Ne dis pas aux autres ce que je t'ai dit. Certainement, eux aussi ont su vivre de Dieu comme j'ai vécu pendant ces jours. Mais laisse sur mon secret la pierre du silence."

"Sois tranquille, Jean. Personne ne connaîtra tes noces avec l'Amour. Habille-toi. Viens. Nous devons partir."


Jésus dit aux apôtres :

Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous le savez tous. Votre âme, l'a dit à votre raison. Mais l'âme, qui ces jours a été reine, a enseigné à la raison deux grandes vertus : l'humilité et le silence, fils de l'humilité et de la prudence qui sont les filles de la charité.

Il y a seulement huit jours, vous seriez venus proclamer, comme de braves enfants qui veulent étonner et dépasser le rival, vos prouesses, vos nouvelles connaissances. Maintenant, vous vous taisez.

D'enfants, vous êtes devenus des adolescents. Maintenant, vous savez qu'avec cette proclamation, vous pourriez mortifier le compagnon qui peut-être a moins reçu de Dieu, et vous vous taisez.

Vous êtes, en outre, comme des jeunes filles qui ne sont plus impubères. Il est né en vous une sainte pudeur sur les métamorphoses que vous a révélées le mystère nuptial des âmes avec Dieu.

Ces cavernes, le premier jour vous ont paru froides, hostiles, repoussantes... maintenant vous les regardez comme des chambres nuptiales, parfumées et lumineuses. En elles, vous avez connu Dieu. Auparavant vous saviez quelque chose de Lui, mais vous ne le connaissiez pas dans l'intimité qui de deux fait un seul.

 

En vérité, je vous dis qu'à cause de l'amour que j'ai pour vous et à cause de la sagesse que je possède, si je n'avais pas le devoir d'accomplir l’œuvre du Père, je voudrais vous garder ici, et rester avec vous, isolés, certain qu'ainsi je ferais de vous, et promptement, de grands saints, sans plus de défaillances, de défections, de chutes, de ralentissements, de retours en arrière.

 

Mais, je ne puis pas. Je dois aller, vous devez aller. Le monde nous attend, le monde profané et profanateur qui a besoin de maîtres et de rédempteurs.

J'ai voulu vous faire connaître Dieu pour que vous l'aimiez beaucoup plus que le monde, qui avec toutes ses affections ne vaut pas un seul sourire de Dieu.

J'ai voulu vous faire méditer sur ce qu'est le monde et sur ce qu'est Dieu pour vous faire désirer ce qui est le meilleur.

En ce moment, vous n'aspirez qu'à Dieu. Oh ! Si je pouvais vous fixer à cette heure, à cette aspiration ! Mais le monde nous attend.

 

A partir d'aujourd'hui, vous n'êtes plus mes disciples préférés mais les apôtres, les chefs de mon Église.

De vous viendront, au cours des siècles, toutes ses hiérarchies et on vous appellera maîtres, ayant pour Maître votre Dieu en sa triple puissance, sagesse, charité.

Je ne vous ai pas choisis parce que vous étiez les plus méritants, mais pour un ensemble complexe de causes qu'il n'est pas nécessaire que vous connaissiez maintenant.

Je vous ai choisis à la place des bergers qui sont mes disciples depuis l'époque où j'étais un bébé vagissant.

Pourquoi l'ai-je fait ? Parce que c'était bien de le faire. Parmi vous, il y a des galiléens et des juifs, des savants et des ignorants, des riches et des pauvres.

Tout cela au point de vue du monde. Afin qu'on ne dise pas que j'ai préféré une seule catégorie.

Mais vous ne suffirez pas pour tout ce qu'il y a à faire. Ni maintenant, ni plus tard.

 

Vous êtes les prêtres, préparés par de longs soins par Moi, Pontife Éternel. Mais vous ne suffisez pas au travail toujours plus grand des immolations individuelles au Seigneur leur Dieu.

Je vous associe donc les disciples qui restent disciples. Ceux qui nous attendent au pied de la montagne, ceux qui déjà sont plus élevés, ceux qui sont répandus sur la terre d'Israël et qui seront ensuite disséminés en tous les points de la terre.

A eux seront donnés des fonctions de même importance parce que la mission est unique, mais leur classement sera différent aux yeux du monde, non pas aux yeux de Dieu auprès de Qui réside la justice.

Ainsi le disciple obscur, ignoré des apôtres et de ses confrères, qui vivra saintement en conduisant à Dieu les âmes, sera plus grand que l'apôtre renommé qui n'a d'apôtre que le nom, et qui rabaisse sa dignité d'apôtre en poursuivant des buts humains.

 

Allons. Allons à la rencontre des autres qui en grand nombre attendent ma venue. Ensuite j'irai pour quelques heures à Tibériade, et vous, en parlant en public de Moi, vous irez m'attendre au pied de la montagne sur la route directe de Tibériade à la mer.

Je viendrai là et monterai pour prêcher. Prenez les sacs et les manteaux. Le séjour est terminé et l'élection est faite." (Ce sera le fameux « Sermon sur la montagne » où Jésus enseigne « Les Béatitudes »).

      

       EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

 

                                     PIERRE

 

 

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA DEUXIEME PARTIE.

       (Cliquer dans le lien ci-dessous : « La Sainteté…2ème Partie)

 

 

 

 

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