Fête de Pâques 2008...1ère Partie.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES.

Fête de Pâques 2008.


Très bonne et Sainte Fête de Pâques.

Je ne peux clore ces quelques réflexions des derniers jours sans terminer par La Grande nouvelle de La Résurrection de Pâques.

 

J’aimerais d’abord rajouter un extrait « sublime » de La Résurrection de Jésus tel qu’Il nous la montre dans ses Révélations à Maria Valtorta.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 10, chapitre 3 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

La Résurrection

Dans le jardin, tout est silence et scintillement de la rosée. Au-dessus, un ciel qui devient d’un saphir de plus en plus clair, après avoir quitté son bleu-noir criblé d’étoiles qui, pendant toute la nuit, avaient veillé sur le monde.

Les gardes ennuyés, transis de froid, pris par le sommeil, dans des poses variées veillent sur le Tombeau, dont la porte de pierre a été renforcée, sur ses bords, par une épaisse couche de chaux, comme si c’était un contrefort, sur le blanc opaque de laquelle se détachent les larges rosaces de cire rouge, imprimées avec d’autres, directement dans la chaux fraîche, du sceau du Temple.

Les gardes doivent avoir allumé du feu pendant la nuit car il y a de la cendre et des tisons pas encore éteints sur le sol, et ils doivent avoir joué et mangé, car il y a encore, répandus sur le sol, des restes de nourriture et des osselets nets qui ont servi certainement pour quelque jeu, comme notre jeu de domino ou notre jeu enfantin de billes, joués sur un primitif échiquier tracé sur le sentier. Puis ils ont tout laissé en plan par lassitude pour chercher des poses plus ou moins commodes pour dormir ou pour veiller.

Dans le ciel qui maintenant, à l’orient, a une étendue toute rosée qui s’agrandit de plus en plus dans le ciel serein, où par ailleurs il n’y a pas encore de rayon de soleil, se présente, venant de profondeurs inconnues, un météore resplendissant qui descend, boulet de feu d’une splendeur insoutenable, suivi d’un sillage rutilant qui peut-être n’est que le souvenir de sa splendeur sur notre rétine.

Il descend à toute vitesse vers la Terre, en répandant une lumière si intense, si fantasmagorique, si effrayante dans sa beauté, que la lumière rosée de l’aurore disparaît éclipsée par cette blancheur incandescente.

Les gardes lèvent la tête, étonnés, parce qu’aussi avec la lumière arrive un grondement puissant, harmonieux, solennel, qui remplit de lui-même toute la Création. Il vient de profondeurs paradisiaques.

C’est l’alléluia, la gloire angélique qui suit l’Esprit du Christ revenant dans sa Chair glorieuse.

 

Le météore s’abat contre l’inutile fermeture du Tombeau, l’arrache, la jette parterre, foudroie de terreur et de bruit les gardes mis comme geôliers du Maître de l’Univers en produisant, avec son retour sur la Terre, un nouveau tremblement de terre comme il l’avait produit en fuyant la Terre cet Esprit du Seigneur.

Il entre dans le sombre Tombeau qu’éclaire sa lumière indescriptible, et pendant qu’il reste suspendu dans l’air immobile, l’Esprit se réinfuse dans le Corps sans mouvement sous les bandes funèbres.

Tout cela non dans une minute, mais dans une fraction de minute, tant l’apparition, la descente, la pénétration et la disparition de la Lumière de Dieu a été rapide...

Le “ Je veux” du divin Esprit à sa Chair froide n’a pas de son. Le son est dit par l’Essence à la Matière immobile. Aucune parole n’est entendue par l’oreille humaine.

La Chair reçoit le commandement et lui obéit en poussant un profond soupir...

Rien d’autre pendant quelques minutes.

 

Sous le Suaire et le Linceul, la Chair glorieuse se recompose en une beauté éternelle, se réveille du sommeil de la mort, revient du "rien" où elle était, vit après avoir été morte. Certainement le cœur se réveille et donne son premier battement, pousse dans les veines le sang gelé qui reste et en crée tout d’un coup la mesure totale dans les artères vides, dans les poumons immobiles, dans le cerveau obscur, et ramène la chaleur, la santé, la force, la pensée.

Un autre moment, et voilà un mouvement soudain sous le lourd Linceul. Le mouvement est soudain, depuis l’instant certainement où il remue ses mains croisées jusqu’au moment où il apparaît debout majestueux, splendide dans son vêtement de matière immatérielle, surnaturellement beau et imposant, avec une gravité qui le change et l’élève tout en le laissant Lui-même, l’œil a à peine le temps d’en suivre le développement.

Et maintenant, il l’admire : si différent de ce que la pensée lui rappelle, en forme, sans blessures ni sang, mais seulement éblouissant de la lumière qui jaillit à flots des cinq plaies et sort par tous les pores de son épiderme.

 

Il fait son premier pas : dans son mouvement les rayons qui jaillissent des mains et des pieds l’auréolent de lames de lumière; depuis la tête nimbée d’un diadème qui est fait des innombrables blessures de la couronne qui ne donnent plus de sang mais seulement de la splendeur, jusqu’au bord du vêtement quand, en ouvrant les bras qu’il a croisés sur sa poitrine, il découvre la zone de luminosité très vive qui filtre de son habit en lui donnant l’éclat d’un soleil à la hauteur du cœur.

Alors c’est réellement la "Lumière" qui a pris corps, pas la pauvre lumière de la Terre, pas la pauvre lumière des astres, pas la pauvre lumière du soleil.

Mais la Lumière de Dieu : toute la splendeur paradisiaque qui se rassemble en un seul Être et Lui donne ses azurs inconcevables pour pupilles, ses feux d’or pour cheveux, ses candeurs angéliques pour vêtement et coloris, et tout ce qui est, d’indescriptible pour la parole humaine, la suréminente ardeur de la Très Sainte Trinité, qui annule par son ardente puissance tout feu du Paradis, en absorbant en Elle-même pour l’engendrer à nouveau à chaque instant du Temps éternel, Cœur du Ciel qui attire et diffuse son sang, les innombrables gouttes de son sang incorporel : les bienheureux, les anges, tout ce qui est le Paradis : l’amour de Dieu, l’amour pour Dieu, tout ce qui est la Lumière qu’est, que forme, le Christ Ressuscité.

 

Quand il se déplace, en venant vers la sortie, et que l’œil peut voir au-delà de sa splendeur, voici que m’apparaissent deux clartés très belles, mais semblables à des étoiles par rapport au soleil, l’une d’un côté, l’autre de l’autre côté du seuil, prosternées en adoration pour leur Dieu qui passe enveloppé dans sa lumière, béatifiant en son sourire.

 

Il sort abandonnant la funèbre grotte et revenant fouler la terre que la joie réveille et qui resplendit toute dans sa rosée, dans les couleurs des herbes et des rosiers, dans les innombrables corolles des pommiers qui s’ouvrent par prodige au premier soleil qui les baise, et au Soleil éternel qui avance sous eux.

Les gardes sont là, évanouis... Les forces corrompues de l’homme ne voient pas Dieu pendant que les forces pures de l’univers : les fleurs, les herbes, les oiseaux admirent et vénèrent le Puissant qui passe dans un nimbe de sa propre Lumière et dans un nimbe de lumière solaire.

 

Son sourire, le regard se pose sur les fleurs, sur les ramilles, qui se lève vers le ciel serein, et tout prend une plus grande beauté.

Et plus soyeux et plus nuancés sont les millions de pétales qui font une mousse fleurie au-dessus de la tête du Vainqueur.

Et plus vifs sont les diamants de rosée. Et plus bleu est le ciel que réfléchissent ses yeux resplendissants, et plus joyeux le soleil qui peint de gaieté un petit nuage porté par un vent léger qui vient baiser son Roi avec des parfums enlevés aux jardins et des caresses de pétales soyeux.

Jésus lève la main et bénit et puis, pendant que les oiseaux chantent plus fort et que le vent porte ses parfums, il disparaît à mes yeux en me laissant dans une joie qui efface le plus léger souvenir de tristesse et de souffrance et d’hésitation sur le lendemain.


JOIE AU CIEL ET SUR LA TERRE.

DIEU, en La Personne du FILS, a pris chair humaine, est devenu un homme, pour prendre les péchés de tous les hommes, et dans une immense, infinie et totale preuve de SON AMOUR pour nous, a fait Le Sacrifice de SA VIE, a accepté toutes les tortures humaines, morales et spirituelles, et a été cloué sur une croix, sur La CROIX, nous a pardonné à tous, nous a donné Sa Mère et a expiré son dernier souffle de vie, dans cette Totale Offrande.

Ainsi, Il a cloué sur La Croix notre péché à tous.

Il est Ressuscité et Vivant, et Il nous a ouvert SON ROYAUME.

LUI le premier né d’entre les hommes, Il nous entraîne à sa suite dans SON ROYAUME.

DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE...La Lumière qui brille dans nos ténèbres pour nous montrer le chemin qui conduit à SON ROYAUME.

DIEU EST NOTRE JOIE ET NOTRE PAIX au milieu des difficultés et des souffrances.

Pour ne pas nous laisser seul, IL nous a donné L’ESPRIT SAINT, IL nous a donné L’EGLISE avec à sa tête, LUI, LE CHRIST, représenté par Le Pape, les Evêques et les Prêtres.

Pour ne pas nous laisser sans nourriture spirituelles, IL A CONSACRE le pain et le vin à la veille de SA PASSION, pour qu’ils deviennent SON CORPS et SON SANG, donnant pouvoir aux apôtres et à leurs successeurs de faire la même CONSECRATION.  

Pour ne pas nous laisser orphelins, IL nous a donné La Très Sainte Vierge Marie pour Mère.

 

Mais savons nous lui dire MERCI pour tout cela. Savons-nous remercier notre DIEU (Père, Fils et Esprit) qui s’est Sacrifié pour nous sauver tous, qui nous a Pardonné et nous a ouvert les portes de SON ROYAUME.

 

Et ceci est ma première réflexion de ce jour de Fête.

Savons-nous dire merci. Merci à Dieu, Merci à son prochain, Merci pour tous les actes d’Amour sur terre ???

Même Jésus sait dire merci à Marie pour avoir tenu bon jusqu’à Sa Résurrection.

Nous avons vu ensemble durant ces derniers jours de La Semaine Sainte, les souffrances atroces vécues par La Très Sainte Vierge Marie.

Mais ces souffrances ont continuées jusqu’à ce que Jésus Ressuscité lui apparaisse enfin. Et aux milieux de toute sa souffrance, Marie s’est tournée vers Le Père dans une longue Prière de supplication que je vous livre ici.

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 10, chapitre 2 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Aube pascale. Lamentation. Prière de Marie 


Je vois encore la pièce où pleure Marie dans la maison hospitalière. Elle est encore là sur son siège, accablée, épuisée, défigurée par ses pleurs continuels.

 

Les femmes aussi sont là, et à la lueur des lampes à huile elles préparent des aromates, en les mélangeant, après les avoir tirés de diverses amphores, dans un mortier et puis en les remettant dans des vases au large bec où on peut fouiller facilement avec les doigts pour en extraire le baume.

Les femmes travaillent en pleurant. Et Marie-Magdeleine, qui a le visage marqué par les pleurs comme par une brûlure, dit ces paroles qui font pleurer fort toutes les femmes :

" Cela n’était pas l’onction que j’espérais devoir te préparer "

 

Puis, quand elles ont fini de tout préparer, elles s’enveloppent dans leurs châles ou leurs manteaux.

Marie aussi se lève, mais elles l’entourent pour la persuader de ne pas venir. Il serait trop cruel de lui faire revoir son Fils qui certainement, à l’aube du troisième jour, est tout noirci par la décomposition, couvert de contusions comme il l’était.

Et puis elle est trop épuisée pour pouvoir marcher. Elle n’a fait que pleurer et prier. Jamais de nourriture, jamais de repos.

Qu’elle reste tranquille et se fie à elles. Elles feront avec leur amour de disciples la part de la Mère, en donnant à ce Corps saint tous les soins réclamés par un arrangement définitif de la sépulture.

 

Marie se rend. La Magdeleine, agenouillée à ses pieds, mais reposant sur ses talons, dans sa pose habituelle, lui embrasse les genoux et la regarde avec son visage brûlé par les pleurs et lui promet qu’elle dira à Jésus tout l’amour de sa Mère, pendant qu’elle l’embaumera encore.

 

Elle sait ce qu’est l’amour. Elle est passée du vil amour à l’amour saint pour la Miséricorde vivante que les hommes ont tué, et elle sait aimer.

Jésus le lui a dit dès le soir qui fut le matin de sa nouvelle vie, qu’elle sait beaucoup aimer. La Mère se fie à elle.

Elle, la rachetée qui a su caresser alors les pieds de Jésus, si doucement saura maintenant caresser ses blessures et les embaumer, plus avec son amour qu’avec l’onguent, pour que la Mort ne puisse abîmer ces Chairs qui ont donné tant d’amour et en ont tant reçu.

 

La voix de la Magdeleine est pleine de passion. On dirait un velours qui enveloppe un orgue, tant elle a une voix d’orgue adoucie par des tonalités chaudes et passionnées. On y sent une âme qui frémit. Qui a su frémir. Qui devait frémir et aimer. Et qui, maintenant que Jésus l’a sauvée, sait frémir et aimer pour l’Amour divin. Je n’oublierai pas cette voix de femme qui exprime l’âme de cette femme. Je ne l’oublierai plus.

Les femmes sortent en portant une lanterne. La maison est dans l’obscurité et aussi le chemin. Il y a à peine une trace de lumière là-bas, au fond, vers l’orient. La lumière fraîche et pure d’un matin d’avril.

Le chemin est silencieux et désert. Les femmes, toutes enveloppées dans leurs manteaux, vont sans parler vers le tombeau de Jésus.

Je ne vais pas avec elles. Je reviens vers Marie. Jésus me fait revenir vers elle.

 

Maintenant qu’elle est seule, elle s’est remise à prier, à genoux contre le voile de Véronique qui est étendu le long du côté d’une étagère, tenu en place par le drap funèbre et par les clous. Elle prie et parle à son Fils. Elle est toujours dans la même peine mêlée à un espoir qui la rend anxieuse.

"Jésus, Jésus ! Tu ne reviens pas encore ? Ta pauvre Maman ne résiste plus de te savoir là-bas, mort. Tu l’as dit et personne ne t’a compris.

Mais moi, je t’ai compris ! "Détruisez le Temple de Dieu, et Moi, je le reconstruirai en trois jours".

C’est le commencement du troisième jour. Oh ! Mon Jésus ! N’attends pas qu’il soit accompli pour revenir à la vie, à ta Maman qui a besoin de te voir vivant pour ne pas mourir en te revoyant mort, qui a besoin de te voir beau, sain, triomphant, pour ne pas mourir en se souvenant de l’état où elle t’a laissé !

 

Oh ! Père ! Père ! Rends-moi mon Fils ! Que je le voie redevenu Homme et non plus cadavre, Roi et non plus condamné.

Ensuite, je le sais, il reviendra vers Toi, au Ciel. Mais je l’aurai vu guéri de tant de mal, je l’aurai vu fort après tant de langueur, je l’aurai vu triomphant après tant de lutte, je l’aurai vu Dieu après une humanité de telles souffrances pour les hommes et je me sentirai heureuse même en perdant son voisinage. Je le saurai avec Toi, Père Saint, je le saurai pour toujours hors de la Douleur.

Maintenant, au contraire, je ne puis, je ne puis oublier qu’il est dans un tombeau, qu’il est là tué par tant de douleur qu’ils Lui ont faite, que Lui, mon Fils-Dieu, partage le sort des hommes dans l’obscurité d’un tombeau, Lui, ton Vivant.

 

Père, Père, écoute ta servante. A cause de ce "oui"...Je ne t’ai jamais rien demandé pour mon obéissance à tes volontés; c’était ta Volonté, et ta Volonté était la mienne; je ne devais rien exiger pour le sacrifice de la mienne à Toi, Père Saint.

Mais maintenant, mais maintenant, pour ce "oui" que j’ai dit à l’Ange, ton messager, ô Père, écoute-moi !

 

Lui est hors des tortures car il a tout accompli par l’agonie de trois heures après les sévices du matin.

Mais moi, je suis depuis trois jours dans cette agonie. Tu vois mon cœur, et Tu en entends les palpitations. Notre Jésus l’a dit qu’un oiseau ne perd pas une plume que Tu ne la voies, qu’il ne meurt pas une fleur dans le champ sans que Tu consoles son agonie par ton soleil et ta rosée.

Oh ! Père, je meurs de cette douleur ! Traite-moi comme le passereau que Tu revêts d’un nouveau plumage et la fleur que Tu réchauffes et désaltères dans ta pitié.

Je meurs transie par la douleur. Je n’ai plus de sang dans les veines. Autrefois il est devenu tout lait pour nourrir ton Fils et le mien; maintenant il est devenu toutes larmes parce que je n’ai plus de Fils.

Ils me l’ont tué, tué, Père, et Tu sais de quelle façon !

Je n’ai plus de sang !  Je l’ai répandu avec Lui dans la nuit de Jeudi, dans le Vendredi funeste. J’ai froid comme quelqu’un qui n’a plus de sang.

Je n’ai plus de soleil, puisque Lui est mort, mon Soleil saint, mon Soleil béni, le Soleil né de mon sein pour la joie de sa Maman, pour le salut du monde.

Je n’ai plus de rafraîchissement parce que je ne l’ai plus Lui, la plus douce des sources pour sa Maman qui buvait sa Parole, qui se désaltérait de sa présence. Je suis comme une fleur dans un sable desséché.

Je meurs, je meurs, Père Saint. Et je ne suis pas effrayée de mourir puisque Lui aussi est mort.

 

Mais comment feront ces petits, le petit troupeau de mon Fils, si faible, si craintif, si inconstant, s’il n’y a pas quelqu’un pour le soutenir ?

Je ne suis rien, Père. Mais pour les désirs de mon Fils je suis comme une troupe d’hommes armés. Je défends, je défendrai sa Doctrine et son héritage comme une louve défend ses louveteaux.

Moi, agnelle, je me ferai louve pour défendre ce qui appartient à mon Fils et par conséquent ce qui est à Toi.

 

Tu l’as vu, Père. Il y a huit jours cette ville a dépouillé ses oliviers, a dépouillé ses maisons, a dépouillé ses jardins, a dépouillé ses habitants et sa voix est devenue rauque à force de crier : "Hosanna au Fils de David; béni Celui qui vient au nom du Seigneur".

Et pendant qu’il passait sur des tapis de branchages, de vêtements, d’étoffes, de fleurs, les habitants se le montraient en disant: " C’est Jésus, le Prophète de Nazareth de Galilée. C’est le Roi d’Israël ".

Et alors que n’étaient pas fanés ces branchages et que leurs voix étaient encore rauques de tant d’hosannas, ils ont changé leurs cris en accusations et en malédictions et en requêtes de mort, et des branches détachées pour le triomphe ils ont fait des matraques pour frapper ton Agneau qu’ils conduisaient à la mort.

S’ils en ont tant fait pendant que Lui était parmi eux et leur parlait, et leur souriait, et les regardait de cet oeil qui fond le cœur et fait trembler jusqu’aux pierres s’il les regarde, et les bénissait et les instruisait, que feront-ils quand il sera retourné à Toi ?

 

Ses disciples, Tu l’as vu. Un l’a trahi, les autres se sont enfuis. Il a suffi qu’il fût frappé, pour qu’ils s’enfuient comme un vil troupeau et ils n’ont pas su l’entourer pendant qu’il mourait. Un seul, le plus jeune, est resté.

Maintenant vient le plus âgé, mais il a déjà su le renier une fois. Quand Jésus ne sera plus ici à le garder, saura-t-il persister dans la Foi ?

 

Je suis un rien, mais un peu de mon Fils est en moi, et mon amour comble ce qui me manque et l’annule.

Je deviens ainsi quelque chose d’utile à la cause de ton Fils, à son Église qui ne trouvera jamais la paix et qui a besoin de pousser des racines profondes pour ne pas être arrachée par les vents.

Je serai Celle qui la soigne. Comme une jardinière active, je veillerai pour qu’elle grandisse et pousse droite et forte en son matin.


Ensuite je ne me soucierai pas de mourir. Mais je ne puis vivre si je reste plus longtemps sans Jésus.

Oh ! Père qui as abandonné le Fils pour le bien des hommes mais l’as ensuite réconforté, car il est certain que tu l’as accueilli dans ton sein après sa mort, ne me laisse pas plus longtemps à l’abandon.

Je le souffre et l’offre pour le bien des hommes. Mais réconforte-moi, maintenant, Père. Père, pitié ! Pitié, mon Fils ! Pitié, divin Esprit ! Souviens-Toi de ta Vierge ! "

 

Ensuite, prostrée à terre, Marie paraît prier par son geste en plus qu’avec son cœur. C’est vraiment une pauvre chose abattue.

Elle semble cette fleur morte de soif dont elle a parlé. Elle ne remarque même pas la secousse d’un bref mais violent tremblement de terre qui fait crier et fuir le maître et la maîtresse de la maison pendant que Pierre et Jean, pâles comme des morts, se traînent jusqu’au seuil de la pièce.

Mais la voyant ainsi absorbée dans sa prière, loin de tout ce qui n’est pas Dieu, ils se retirent en fermant la porte et reviennent effrayés au Cénacle.


Et ce nouveau tremblement de terre est le signal de « La Résurrection de Jésus », qui s’empresse, à son tour, d’aller réconforter Sa Maman…et ce sera sa toute première apparition. Et ce sera pour Jésus l’occasion, non seulement de la réconforter, mais aussi de lui dire « Merci » d’avoir tenu bon jusqu’au bout !!!

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 10, chapitre 4 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Jésus apparaît à sa Mère 

 

Marie maintenant est prosternée le visage contre terre. On dirait une pauvre chose abattue. On dirait cette fleur morte de soif dont elle a parlé.

La fenêtre close s’ouvre avec un impétueux battement de ses lourds volets et, avec le premier rayon de soleil, Jésus entre.

 

Marie, qui s’est secouée au bruit et qui lève la tête pour voir quel vent a ouvert les volets, voit son Fils rayonnant : beau, infiniment plus beau qu’il ne l’était avant d’avoir souffert, souriant, vivant, plus lumineux que le soleil, vêtu d’un blanc qui paraît de la lumière tissée, et qui s’avance vers elle.

Elle se redresse sur ses genoux et, joignant en croix les mains sur sa poitrine, elle dit dans un sanglot qui est rire et pleur : "Seigneur, mon Dieu." Et elle reste ainsi ravie dans sa contemplation, le visage tout baigné de larmes, mais devenu serein, pacifié par le sourire et l’extase.

Mais Lui ne veut pas la voir, sa Maman, à genoux comme une servante. Et il l’appelle en lui tendant les mains, des blessures desquelles sortent des rayons qui rendent encore plus lumineuse sa Chair glorieuse : "Maman !"

Mais ce n’est pas la parole affligée des colloques et des adieux d’avant la Passion, ni la lamentation déchirée de la rencontre sur le Calvaire et de l’agonie. C’est un cri de triomphe, de joie, de libération, de fête, d’amour, de gratitude.

 

Et il se penche sur sa Mère qui n’ose pas le toucher et lui met les mains sous ses coudes pliés, la lève, la serre sur son Cœur et l’embrasse.

Oh ! alors Marie comprend que ce n’est pas une vision, que c’est son Fils réellement ressuscité, que c’est son Jésus, le Fils qui l’aime encore en Fils.

Et avec un cri elle se jette à son cou, l’embrasse et le baise, en riant dans ses pleurs. Elle baise son front où il n’y a plus de blessures, sa tête qui n’est plus dépeignée ni couverte de sang, ses yeux éblouissants, ses joues guéries, sa bouche qui n’est plus enflée.

Et puis elle Lui prend les mains et en baise le dessus et la paume, sur les blessures rayonnantes, et tout à coup se baisse à ses pieds, les découvre de dessous son vêtement de splendeur et les baise. Puis elle se lève, le regarde, n’ose pas.

Mais Lui sourit et comprend. Il entrouvre son vêtement sur la poitrine et il dit : "Et celle-là, Maman, tu ne la baise pas, celle qui t’a fait si mal et que toi seule es digne de baiser  ? 

 

       EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

 

                                      PIERRE

 

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA DEUXIEME PARTIE.


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