36. Fête de la Sainte Famille.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES.

Ste famille 2

LA SAINTE FAMILLE.

Aujourd’hui nous fêtons « La Sainte Famille » qui est une de mes fêtes préférées, tant j’attache d’importance à La Famille et tant je pense que La Très Sainte Vierge Marie, Saint Joseph et Le Christ Jésus représentent la famille humaine idéale et veillent ensemble sur chaque famille de la Terre.

Saint Joseph est souvent ce grand inconnu que l’on ne trouve quasiment pas dans l’Evangile (ce qui est normal puisqu’il est mort avant la vie publique de Jésus...les apôtres ne l’ont donc pas fréquenté).

Pourtant La Sainte Famille représente l’idéal de ce que devrait être une famille (et si le péché originel n’avait pas existé…la multitude des enfants nés d’Eve et d’Adam seraient nés comme Jésus, par un Souffle d’Amour de L’Esprit Saint suite à des Unions Spirituelles (je pourrais même dire à des Fusions d’Amour Spirituelles) entre les Hommes et les Femmes dont Le Péché serait resté inconnu et L’Amour pour Dieu omniprésent).

Aussi, j’aimerais apporter ici un témoignage de Jésus (révélé à Maria Valtorta) qui rétabli cet oubli sur Saint Joseph (et sur la vie de La Sainte Famille).
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 21 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Joseph est placé comme un 'sceau sur un sceau', comme l'Archange au seuil du Paradis".

Jésus dit :
"Que dit le livre de la Sagesse, en chantant ses louanges ? "Dans la Sagesse, se trouve en effet l'esprit d'intelligence, saint, unique, multiple, subtil". Il continue en énumérant ses qualités et termine avec ces paroles : "...qu'elle peut tout, qu'elle prévoit tout, qu'elle comprend tous les esprits, qu'elle est intelligente, pure, subtile.

La sagesse pénètre tout par la pureté, c'est une émanation de l'esprit de Dieu... et donc en elle, il n'y a rien d'impur... c'est une image de la bonté divine. Tout en étant unique, son unité peut tout, immuable comme elle est, elle renouvelle toutes choses. Elle se communique aux âmes saintes et forme les amis de Dieu et les Prophètes".

Tu as vu comment Joseph, non par culture humaine mais par surnaturelle instruction, sait lire dans le livre scellé de la Vierge sans tache, et comment il frôle par sa "vue" les vérités prophétiques en voyant un mystère surhumain là où les autres ne voient qu'une grande vertu. Imprégné de cette sagesse, qui s'exhale de la Vertu de Dieu et qui est une émanation certaine de la Toute Puissance, il se dirige d'un esprit tranquille et sûr dans la mer de ce mystère de grâce qu'est Marie, se rencontre avec Elle en des échanges spirituels où, plutôt que les lèvres, ce sont deux esprits qui se parlent dans le silence sacré des âmes où ils n'entendent que la voix de Dieu et ne la reçoivent que ceux qui sont agréables à Dieu, parce qu'ils Le servent fidèlement et sont remplis de Lui.

La Sagesse du Juste, qui s'accroît par l'union et la présence de la Toute Grâce, le prépare à pénétrer dans les secrets les plus hauts de Dieu pour pouvoir les protéger et les défendre des pièges humains ou démoniaques. Et tout lui est occasion de renouvellement. D'un juste elle en fait un saint, et d'un saint le gardien de l'Épouse et du Fils de Dieu.

Sans soulever le sceau de Dieu, lui le chaste, qui maintenant porte sa chasteté à un héroïsme angélique peut lire la parole de feu écrite sur le diamant virginal par le doigt de Dieu et il y lit ce que dans sa prudence il ne dit pas, mais qui est bien plus grand que ce que Moïse a lu sur les tables de pierre.

Et, pour qu'un œil profane ne déflore pas le mystère, il se place, sceau sur le sceau, archange de feu sur le seuil du Paradis, dans lequel l'Éternel prend ses délices "se promenant à la brise du soir" et en parlant avec Celle qui est son amour, Bois de lys en fleurs, Brise parfumée d'arômes, Brise fraîche matinière, belle Étoile, Délices de Dieu.

La nouvelle Ève est là, devant lui non pas os de ses os ni chair de sa chair, mais compagne de sa vie. Arche vivante de Dieu dont il en reçoit la tutelle et qu'il doit rendre à Dieu pure comme il l'a reçue.

"Épouse à Dieu" il était écrit dans ce livre mystique aux pages immaculées... Et quand le soupçon de l'épreuve lui souffla son tourment, lui, comme homme et comme serviteur de Dieu, souffrit, comme personne au monde, pour le sacrilège soupçonné. Mais ce fut là l'épreuve future.

A présent, en ce temps de grâce, il voit et il se met au service plus vrai de Dieu. C'est ensuite que viendra l'orage de l'épreuve, comme pour tous les saints, pour être éprouvés et pour être rendus coadjuteurs de Dieu.

Que lit-on dans le Lévitique ? "Dis à Aaron, ton frère, de ne pas entrer en tout temps dans le sanctuaire qui se trouve derrière le Voile, devant le Propitiatoire qui couvre l'Arche, pour ne pas mourir lorsque J'apparaîtrai dans la nuée au-dessus de l'oracle, de ne pas entrer sans qu'il n'aura fait d'abord ces choses: il offrira un veau, sacrifice pour le péché, et un mouton en holocauste; il revêtira la tunique de lin et avec les caleçons de lin couvrira sa nudité. "

Et réellement Joseph entre, quand Dieu le veut et autant que Dieu le veut, dans le sanctuaire de Dieu, au-delà du voile qui cache l'Arche sur laquelle plane l'Esprit de Dieu, et s'offre et offrira l'Agneau, holocauste pour le péché du monde et l'expiation de ce péché.

Et cela, il le fait, vêtu de lin avec son corps mortifié par son vœu pour en abolir les instincts qui, un jour, au commencement des temps ont triomphé, lésant les droits de Dieu sur l'homme, et que maintenant il sera piétiné dans le Fils, dans la Mère et dans le père putatif, pour que les hommes retournent à la Grâce, et qu'il soit rendu à Dieu son droit sur l'homme. Il fait cela avec sa chasteté perpétuelle.

Joseph n'était pas au Golgotha ? Il vous semble qu'il ne soit pas parmi les corédempteurs ? En vérité, je vous dis qu'il en fut le premier et pour cela il est grand aux yeux de Dieu. Grand par le sacrifice, la patience, la constance, la foi. Quelle foi plus grande que la foi de celui qui a cru sans avoir vu les miracles du Messie ?

Louange à mon père putatif, exemple pour vous de ce qui vous manque le plus: pureté, fidélité, amour parfait. À celui qui a merveilleusement lu le Livre scellé, instruit par la Sagesse, pour savoir comprendre les mystères de la Grâce, à celui que Dieu a choisi pour protéger le Salut du monde contre les embûches de tous ses ennemis."

J’aimerais aussi apporter ici un témoignage de Marie (révélé à Maria Valtorta) qui rétabli cet oubli sur Saint Joseph...Marie est alors enceinte de 3 à 4 mois lorsque Joseph la retrouve après son séjour chez Élisabeth et qu’il découvre son état, n’étant pas au courant de l’Annonciation de l’Ange Gabriel...Imaginons son choc !!!
Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 41 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Si Joseph avait été moins saint, Dieu ne lui aurait  pas accordé sa lumière".

Marie dit :
Mon Joseph aussi a eu sa Passion. Et elle commença à Jérusalem quand il se rendit compte de mon état, et elle a duré des jours comme pour Jésus et pour moi. Et spirituellement elle ne fut pas moins douloureuse. C'est uniquement par la sainteté de Joseph, mon époux, qu'elle s'est maintenue sous une forme tellement digne et secrète qu'elle est passée peu connue à travers les siècles.

Oh ! Notre première Passion ! Qui peut en dire l'intime et silencieuse intensité ? Qui peut en dire ma douleur en constatant que le Ciel ne m'avait pas encore exaucée en révélant à Joseph le mystère ?

Qu'il l'ignorait, je l'avais compris en le voyant à mon égard simplement respectueux comme à l'ordinaire. S'il avait su que je portais en moi le Verbe de Dieu, il aurait adoré ce Verbe en mon sein, avec des actes de vénération dus à Dieu, et il n'aurait pas manqué de les faire, comme moi je n'aurais pas refusé de les recevoir, non pas pour moi, mais pour Celui qui était en moi, que je portais comme l'Arche d'Alliance portait les tables de la Loi et les vases de la manne.

Qui peut dire mon combat contre le découragement qui tentait de m'accabler pour me persuader que j'avais espéré en vain dans le Seigneur ?

Oh ! Je crois que ce fut une rage de Satan ! Je sentais le doute me saisir aux épaules et allonger ses tentacules pour emprisonner mon âme et l'arrêter dans sa prière.

Le doute, si dangereux, mortel pour l'esprit. Mortel car c'est bien la première attaque de la maladie qui se nomme "désespoir" et contre laquelle l'esprit doit réagir de toutes ses forces pour ne pas voir périr son âme et perdre Dieu.

Qui pourrait dire avec une exacte vérité la douleur de Joseph, ses pensées, le trouble de ses affections ?
Comme une petite embarcation prise dans une grande bourrasque, il se trouvait dans un tourbillon d'idées opposées, de réflexions plus pénibles et plus cruelles l'une que l'autre.

En apparence, c'était un homme trahi par sa femme. Il voyait crouler en même temps son bon renom et l'estime du monde à cause d'elle, il se voyait déjà montré du doigt et l'objet de la compassion du pays.
Il voyait l'amour et l'estime qu'il avait pour moi tomber morts devant l'évidence du fait.

Ici sa sainteté resplendit encore plus que la mienne, et j'en témoigne avec mon amour d'épouse, car je veux que vous l'aimiez, mon Joseph, cet homme sage et prudent, patient et bon, qui n'est pas étranger au mystère de la Rédemption, auquel il a été intimement lié, parce qu'il usa sa douleur et lui-même pour celui-ci, en sauvant le Sauveur au prix de son sacrifice et par sa grande sainteté.

S'il avait été moins saint, il aurait agi humainement en me dénonçant comme adultère pour me faire lapider et faire périr avec moi le fruit de mon péché.
S'il avait été moins saint, Dieu ne lui aurait pas donné la lumière pour le guider en une telle épreuve.

Mais Joseph était saint. Son esprit, toute pureté, vivait en Dieu. La charité en lui était ardente et forte.
Et par sa charité, il vous sauva le Sauveur, tant en ne me dénonçant pas auprès des anciens, qu'en laissant tout par une prompte obéissance pour emmener Jésus en Égypte.
Journées peu nombreuses, mais terribles par leur intensité, celles de la passion de Joseph et de ma passion, de cette première passion dont je dus souffrir.
Car je comprenais sa souffrance et ne pouvais la lui enlever aucunement pour rester fidèle à l'ordre de Dieu qui m'avait dit : "Tais-toi !"

Et quand à notre arrivée à Nazareth, je le vis me quitter après un laconique salut, courbé et vieilli, pour ainsi dire, en peu de temps, quand je vis qu'il ne venait pas chez moi le soir comme il en avait l'habitude, je vous le dis, mes fils, mon cœur éploré eut à souffrir une douleur aiguë.
Enfermée dans ma maison, seule, dans la maison où tout me rappelait l'Annonciation et l'Incarnation, et où tout me ramenait au cœur le souvenir de Joseph uni à moi dans une virginité sans tache, je dus résister au découragement, aux insinuations de Satan et espérer, espérer, espérer.
Et prier, prier, prier. Et pardonner, pardonner, pardonner à Joseph son soupçon, sa révolte de juste indigné.

Mes fils : il faut espérer, prier, pardonner, pour obtenir que Dieu intervienne en notre faveur. Vous aussi vous avez à vivre votre passion. Vos fautes l'ont méritée.
Je vous enseigne comment la surmonter et la transformer en joie. Espérez sans mesure, priez sans défiance, pardonnez pour qu'il vous soit pardonné.
Le pardon de Dieu, mes fils, sera la paix a laquelle vous aspirez.


Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 43 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs".

Marie dit :
"Que personne n'interprète d'une manière inexacte ma pâleur. Elle ne provenait pas d'une crainte humaine.
Humainement j'aurais dû m'attendre à la lapidation. Mais ce n'était pas le motif de ma crainte. Je souffrais de la douleur de Joseph. Même la pensée qu'il m'aurait accusée ne me troublait pas en elle-même.
Seulement il me déplaisait qu'en s'arrêtant à la pensée de m'accuser il manquât à la charité. Quand je le vis, mon sang ne fit qu'un bond à cause de cela. C'était le moment où un juste aurait pu offenser la Justice en manquant à la charité.
Et qu'un juste y manquât, lui qui n'y manquait jamais, cela m'aurait causé la plus extrême douleur.

Si je n'avais pas porté l'humilité à son extrême limite comme je l'ai dit à Joseph, je n'aurais pas mérité de porter en moi Celui qui, pour effacer l'orgueil de la race humaine s'anéantissait, Lui, qui était Dieu, jusqu'à devenir un homme.
Je t'ai fait voir cette scène qu'aucun évangile ne rapporte parce que je voulais attirer l'attention des hommes trop étrangère aux conditions essentielles pour plaire à Dieu et recevoir dans le cœur sa continuelle venue.

Foi. Joseph a cru aveuglément à la parole du messager céleste. Il ne demandait qu'à croire parce qu'il était sincèrement convaincu que Dieu est bon et qu'à lui, qui avait espéré dans le Seigneur, le Seigneur n'aurait pas réservé la douleur d'être trahi, trompé, bafoué par son prochain.
Il ne demandait qu'à croire en moi, parce que, honnête comme il l'était, il ne pouvait penser qu'avec douleur que les autres ne le fussent pas.
Il vivait la Loi, et la Loi dit : "Aime ton prochain comme toi-même" (Lévitique 19 18). Nous nous aimons tellement que nous nous croyons parfaits même quand nous ne le sommes pas. Pourquoi alors cesser d'aimer le prochain à la pensée qu'il est imparfait ?

Charité absolue. La charité qui sait pardonner, qui veut pardonner. Pardonner d'avance, en excusant dans son cœur les défauts du prochain. Pardonner tout de suite en accordant toutes les circonstances atténuantes au coupable.

Humilité absolue comme la charité. Savoir reconnaître qu'on a manqué, même par une simple pensée, et ne pas avoir l'orgueil, plus nuisible encore que la faute qui précède, de se refuser à dire : "Je me suis trompé".

Dieu excepté, tout le monde se trompe. Quel est celui ou celle qui peut dire : "Je ne me trompe jamais" ? Et l'humilité encore plus difficile : celle qui sait tenir cachées les merveilles de Dieu en nous, quand il n'est pas nécessaire de les faire connaître pour Lui en donner la louange, pour ne pas déprécier le prochain qui n'a pas reçu ces dons particuliers de Dieu.

S'il le veut, oh ! S’il le veut, Dieu se révèle Lui-même en son serviteur !

Élisabeth me "vit" telle que j'étais, mon époux me reconnut pour ce que j'étais, quand ce fut l'heure pour lui de le savoir.

Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs. Il en est amoureusement pressé, car toute créature qu'Il élève à une mission particulière, est une gloire nouvelle qui s'ajoute à la sienne infinie, parce que c'est le témoignage de ce qu'est l'homme tel que Dieu le voulait : une perfection mineure qui reflète son Auteur.

Restez dans l'ombre et dans le silence, ô privilégiés de la Grâce, pour pouvoir entendre les uniques paroles qui sont "vie", pour pouvoir mériter d'avoir au-dessus de vous et en vous le Soleil qui éternellement resplendit.

Oh ! Lumière plus que bienheureuse, qui es Dieu, qui es la joie de tes serviteurs, resplendis sur ces serviteurs qui t'appartiennent, qu'ils en exultent en leur humilité en te louant, Toi seul qui disperses les orgueilleux, mais qui élèves les humbles qui t'aiment, (Luc 1 52) jusqu'aux splendeurs de ton Royaume."


Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 51 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
Visite de Zacharie à Bethléem auprès de Marie et Joseph.

Marie dit à Zacharie :
"Tu diras à Élisabeth que je lui suis bien reconnaissante et à toi aussi, je suis reconnaissante. J'aurais eu tant de joie à la voir, mais je comprends ses raisons. Et aussi j'aurais bien voulu revoir le petit Jean..."

"Mais vous le verrez au printemps. Nous viendrons vous voir."

"Nazareth est trop loin" dit Joseph.
"Nazareth ? Mais vous devez rester ici. Le Messie doit grandir à Bethléem. C'est la Cité de David. Le Très-Haut l'a amené par l'intermédiaire de la volonté de César à naître dans la terre de David, la terre sainte de la Judée.
Pourquoi le porter à Nazareth ? Vous savez comment chez les Juifs on juge les Nazaréens. Demain, cet Enfant devra être le Sauveur de son peuple. Il ne faut pas que la capitale méprise son Roi parce qu'il vient d'une région qu'elle méprise.
Vous savez comme moi combien le Sanhédrin est susceptible et combien méprisantes les trois principales castes... Et puis, ici près de moi, je pourrai vous aider quelque peu et mettre tout ce que j'ai, non seulement de biens matériels, mais de qualités morales au service de ce Nouveau-Né.
Et quand il sera en âge de comprendre, je serai heureux de Lui servir de maître comme à mon enfant, pour obtenir que, devenu grand, il me bénisse.
Nous devons penser à la grandeur de son destin et que pour ce motif il doit pouvoir se présenter au monde avec toutes les cartes pour gagner facilement sa partie.
Lui, bien sûr, possédera la Sagesse, mais aussi le seul fait qu'un prêtre Lui ait servi de maître le fera accepter plus facilement par les pharisiens exigeants et les scribes. Cela facilitera sa mission."

Marie regarde Joseph et Joseph regarde Marie. Par-dessus la tête innocente du Bébé, qui dort, rose et ignorant, s'engage un muet échange de questions.
Et ces questions sont empreintes de tristesse. Marie pense à sa petite maison. Joseph pense à son travail.
Ici tout est à refaire dans un endroit où il y a quelques jours, ils étaient des inconnus. Ici, il n'y à rien des chers objets restés là-bas et préparés avec tant d'amour pour le Petit.

Et Marie le dit : "Mais comment faire ? Là-bas, nous avons tout laissé. Joseph avait tant travaillé pour mon Jésus sans épargner la fatigue et l'argent.
Il avait travaillé de nuit pour pouvoir travailler le jour pour les autres, et gagner ainsi de quoi acheter les bois les plus beaux, la laine la plus fine, le lin le plus blanc afin de préparer tout pour Jésus.
Il avait construit des ruches et avait fait des travaux de maçonnerie pour donner une autre organisation à la maison, afin que le berceau pût être dans ma pièce et y rester jusqu'à ce que Jésus ait grandi et pouvoir donner une place au lit, puisque Jésus restera avec moi jusqu'au jour où il ne sera plus un jeune garçon."

"Joseph peut y aller et prendre ce que vous avez laissé."
"Et où le mettre ? Tu sais, Zacharie, que nous sommes pauvres. Nous n'avons que le travail et la maison. L'une et l'autre nous donnent de quoi aller de l'avant sans avoir faim. Ici, du travail nous en trouverons... peut-être.
Mais il nous faudra toujours penser à une maison. Cette brave femme ne peut nous donner toujours l'hospitalité.
Et moi, je ne puis imposer à Joseph des sacrifices au-delà de ceux qu'il consent déjà à faire pour moi."

"Oh ! Moi ! Pour moi ce n'est rien. Je pense à la douleur de Marie, moi. A la peine de ne pas vivre dans sa maison..."
Marie a deux grosses larmes dans les yeux.

"Je pense que cette maison doit lui être bien chère, comme le Paradis pour le prodige qui s'y est accompli...
Je parle peu, mais je comprends tellement ! Si ce n'était que pour cela, je ne me tourmenterais pas. Je ferai double travail, c'est tout. Je suis fort et jeune pour travailler le double de ce que je faisais et pourvoir à tout.
Et si Marie ne souffre pas trop... et si tu dis qu'il est bien d'agir ainsi... pour moi... me voilà. Je fais ce qui vous paraît le plus juste. Il suffit que cela soit utile pour Jésus."

"Et ce sera utile, sûrement. Pensez-y et vous en verrez les raisons."
"On dit aussi que le Messie sera appelé Nazaréen..." objecte Marie.
"C'est vrai, mais au moins, tant qu'il n'est pas adulte, faites-le grandir en Judée.

Le Prophète a dit : "Et toi, Bethléem Ephrata, tu seras la plus grande, car de toi sortira le Sauveur" (Michée 5 1).
Il ne parle pas de Nazareth. Peut-être cette appellation Lui sera donnée pour je ne sais quelle raison. Mais sa terre, est celle-ci."
"Tu le dis prêtre, et nous... et nous... avec douleur nous t'écoutons... et te donnons raison.

Mais quelle douleur !... Quand verrai-je cette maison où je suis devenue Mère ?"
Marie pleure, doucement. Et je le comprends son chagrin. Ah ! Si je le comprends !
La vision cesse pour moi sur les pleurs de Marie.


Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 52 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Joseph protège aussi les âmes consacrées".

Marie me dit ensuite :
"Tu le comprends, je le sais. Mais tu me verras pleurer encore plus fort. Pour l'instant je t'élève l'esprit en te montrant la sainteté de Joseph.
C'était un homme, c'est à dire qu'il n'avait d'autre aide pour son esprit que sa sainteté. Pour moi, j'avais tous les dons de Dieu dans ma condition d'Immaculée.
Je ne savais pas que je l'étais, mais dans mon âme il y avait des ressources d'activité et qui me donnaient des forces spirituelles.
Mais lui, n'était pas immaculé. Il portait en lui l'humanité avec sa lourde pesanteur et il devait, avec tout ce poids, s'élever vers la perfection, au prix d'un effort incessant, une application de toutes ses facultés pour avoir la volonté d'atteindre la perfection et d'être agréable à Dieu.

Oh ! Mon saint époux ! Saint en toutes choses, même les plus humbles de l'existence. Saint pour sa chasteté angélique. Saint pour son honnêteté d'homme. Saint pour sa patience, pour son ardeur au travail, pour sa sérénité toujours égale, pour sa modestie, pour tout.

Sa sainteté éclate aussi dans cet événement.
Un prêtre lui dit : "C'est bien que tu t'établisses ici". Et lui, qui sait pourtant au devant de quelles plus grandes fatigues il s'en va, il dit : "Pour moi, ce n'est rien. Je pense à la douleur de Marie. N'était-ce pas pour cela, je ne me tourmenterais pas pour moi, il suffit que la chose soit utile à Jésus".
Jésus, Marie : ses angéliques amours. Il n'a rien aimé d'autre sur la terre, mon saint époux et à cet amour il s'est voué tout entier comme serviteur.

On l'a fait protecteur des familles chrétiennes et des travailleurs et de tant de catégories. Mais ce n'est pas seulement des agonisants, des époux, des travailleurs, c'est aussi des âmes consacrées dont on devrait faire le protecteur.
Qui, parmi les consacrés de ce monde au service de Dieu, quelque il soit, s'est-il consacré, comme lui au service de son Dieu, acceptant tout, renonçant à tout, supportant tout, accomplissant tout avec promptitude, gaieté, bonne humeur constante, comme il l'a fait ?

Il n'y en a aucun.
Et voilà une autre chose que je te fais remarquer, deux choses même.
Zacharie est prêtre. Joseph ne l'est pas, mais regarde comme lui, qui ne l'est pas, a l'esprit tourné vers le Ciel plus que le prêtre.

Zacharie pense humainement et c'est humainement qu'il interprète les Écritures, ce n'est pas la première fois qu'il le fait, il se laisse trop guider par le bon sens humain.
Il en a été puni, mais il y retombe encore, bien que moins gravement. Il avait dit pour la naissance de Jean : "Comment sera-ce possible si moi je suis vieux et ma femme stérile ?"

Il dit maintenant : "Pour aplanir son chemin, le Christ doit grandir ici" et avec cette racine d'orgueil qui reste chez les meilleurs, il pense pouvoir, lui, être utile à Jésus.
Non pas utile comme Joseph veut l'être en le servant, mais utile en Lui servant de maître... Dieu lui a pardonné pour sa bonne intention, mais "le Maître" avait-il besoin de maîtres ?

J'ai cherché de lui faire voir la lumière dans les prophéties. Mais lui se croyait plus savant que moi et accommodait à sa façon son interprétation.
J'aurais pu insister et vaincre. Mais - et c'est là la seconde observation que je te fais faire - mais j'ai respecté le prêtre en raison de sa dignité, non pas de son savoir.

Le prêtre est, généralement, toujours éclairé par Dieu. J'ai dit "généralement". Il l'est quand c'est un vrai prêtre.
Ce n'est pas l'habit qui lui donne son caractère sacré, c’est l’âme. Pour juger si quelqu'un est un vrai prêtre, il faut juger de ce qui sort de son âme.
Comme l'a dit mon Jésus, c'est de l'âme que sortent les choses qui sanctifient ou corrompent : celles qui manifestent entièrement la manière d'agir d'un individu.
Et bien, quand quelqu'un est un vrai prêtre, il est généralement toujours inspiré par Dieu. Quant aux autres qui ne le sont pas, il faut avoir pour eux une surnaturelle charité et prier pour eux.

Obéir sauve toujours. Même si le conseil que l'on reçoit n'est pas en tout point parfait. Tu le vois : nous avons obéi et ce fut heureux.
Il est vrai qu'Hérode se borna à faire exterminer les enfants de Bethléem et des environs. Mais Satan n'aurait-il pu le pousser et étendre cette marée de crimes bien plus loin et pousser à un crime pareil tous les personnages puissants de Palestine pour faire supprimer le futur Roi des Juifs ? Il l'aurait pu.
Et cela serait arrivé dans les premiers temps du Christ, quand des prodiges avaient éveillé l'attention des foules et le regard des puissants.
Comment aurions-nous pu, si c'était arrivé, traverser toute la Palestine pour venir de la lointaine Nazareth en Égypte, terre hospitalière pour les Hébreux persécutés et faire le voyage avec un petit bébé et pendant le déchaînement d'une persécution ? Il était plus facile, bien qu'également douloureux de fuir de Bethléem.

L'obéissance sauve toujours.
Souviens-toi de cela, et le respect à l'égard du prêtre est toujours une marque d'intégrité chrétienne.

Malheur - et Jésus l'a dit - malheur aux prêtres qui perdent leur flamme apostolique ! Malheur aussi à qui se croit autorisé à les mépriser !
Ce sont eux, en effet, qui consacrent et distribuent le Vrai Pain qui descend du Ciel. Ce contact les rend saints, comme un calice sacré, même si leur personne ne l'est pas. Ils en répondent à Dieu.
Pour vous ne voyez que leur dignité et ne vous souciez pas du reste. Ne soyez pas plus intransigeants que votre Seigneur Jésus, qui à leur ordre laisse le Ciel et descend pour être élevé par leurs mains.
Apprenez de Lui, et s'ils sont aveugles, s'ils sont sourds, si leur âme est paralytique et leur pensée malade, s'ils ont la lèpre des fautes qui contrastent avec leur mission, si ce sont des Lazare au tombeau, appelez Jésus pour qu'il leur rende la santé et la vie.

Appelez-le par votre prière et votre souffrance, ô âmes victimes.
Sauver une âme c'est prédestiner au Ciel la propre.

Mais sauver une âme sacerdotale, c'est sauver un grand nombre d'âmes, parce que tout prêtre saint est comme un filet qui amène les âmes à Dieu.

Et sauver un prêtre, c'est-à-dire le sanctifier, le sanctifier à nouveau, est faire de lui un filet mystique. Chaque proie à lui ajoute un nouvel éclat de lumière à votre couronne éternelle.


Aussi, j’aimerais apporter ici un témoignage de Jésus (révélé à Maria Valtorta) qui rétabli cet oubli sur la vie de La Sainte Famille.
Jésus parle de La Sainte Famille en Egypte.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 61 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Dans cette maison l'ordre est respecté".

Jésus dit :
"La leçon pour toi et pour tous les autres est donnée par les choses que tu vois. Leçon d'humilité, de résignation, de parfaite entente, proposée à toutes les familles chrétiennes et particulièrement aux familles chrétiennes de ce moment particulier et douloureux.

Tu as vu une pauvre maison, et ce qui est pénible, une pauvre maison dans un pays étranger.

Nombreux sont les fidèles "passables" qui prétendraient avoir une vie matérielle facile, bien à l'abri de la plus petite peine, une vie prospère et heureuse, uniquement parce qu'ils prient et me reçoivent dans l'Eucharistie, parce qu'ils prient et communient pour "leurs" besoins, non pas pour les besoins pressants des âmes et pour la gloire de Dieu. (il est bien rare, en effet, qu'en priant on ne soit pas égoïste).

Joseph et Marie me possédaient Moi, le vrai Dieu, comme leur fils. Et pourtant ils n'eurent même pas la pauvre satisfaction d'être si pauvres, mais dans leur patrie, dans leur pays où ils étaient connus, où au moins il y avait une petite maison "à eux" et le problème du logement n'aurait pas été uni à tous les autres; dans leur pays où il eût été plus facile de se procurer un travail et pouvoir à la vie, puisqu'ils y étaient connus.

C'est à cause de Moi qu'ils sont deux rescapés dans un climat différent, dans un pays différent si triste en comparaison des douces campagnes de la Galilée, et aussi avec une langue, des mœurs différents au milieu d'une population qui ne les connaît pas, mais qui a cette méfiance habituelle que les populations ont pour les rescapés et les inconnus.

Ils sont privés de ces meubles confortables et chers de "leur" maisonnette, de tant, tant de petites choses humbles et nécessaires mais qui ne le paraissaient pas là-bas, tandis qu'ici, avec ce dénuement qui les entoure, elles semblent pourtant si belles, comme ce superflu qui rend délicieuses les maisons des riches.
Ils ont la nostalgie du pays et de la maison, leur pensée court à ces pauvres choses laissées là-bas, au petit jardin-potager, ou peut-être plus personne ne pourvoit, à la vigne, au figuier et aux autres plantes utiles.
Ils sont dans la nécessité de pourvoir à la nourriture de tous les jours, aux vêtements, au feu, à Moi enfant, à qui on ne peut pas donner la nourriture permise à soi-même. Et avec ça, beaucoup de peine dans le cœur.
Pour les nostalgies, pour ce qui les attend demain, pour la méfiance du monde qui est rétif surtout dans les premiers temps car on n'accueille pas facilement les offres de travail de deux inconnus.
Pourtant, tu l'as vu, dans cette demeure plane la sérénité, le sourire, la concorde, et d'un commun accord, on tâche de la rendre plus belle, jusqu'au pauvre potager, afin que tout soit pareil à la maison qui a été quittée, et plus confortable encore.
Il n'y a qu'une pensée : celle qui pour Moi, saint, la terre hostile me soit rendue moins misérable, à Moi qui viens de Dieu.
C'est un amour de croyants et de parents qui se manifeste avec mille soins; voilà une chevrette qui a coûté tant d'heures de travail en plus, les petits jouets sculptés sur les morceaux de bois restés, et les fruits achetés pour Moi seul, tandis qu'eux se privent même d'une bouchée de nourriture.

Père chéri de la terre, comme tu as été aimé de Dieu, de Dieu le Père du haut des Cieux, de Dieu le Fils, devenu Sauveur sur la terre !
Dans cette maison il n'y a pas de gens nerveux, susceptibles, de physionomies revêches, ni non plus de reproches réciproques, et encore moins envers Dieu qui ne les comble pas de bien-être matériel.

Joseph ne reprochera pas à Marie d'être la cause des pertes qu'il a subies et Marie ne reprochera pas à Joseph de ne pas savoir lui procurer un plus grand bien-être.
Ils s'aiment saintement, c'est tout, et leur préoccupation n'est pas leur intérêt personnel, mais celui du conjoint.

Le véritable amour ne connaît pas l'égoïsme. Et le véritable amour est toujours chaste, même s'il n'est pas parfait en ce domaine autant que celui de deux époux qui sont vierges.

La chasteté, unie à la charité, entraîne derrière elle tout un cortège d'autres vertus et réalise, pour deux personnes qui s'aiment chastement, la perfection conjugale.

L'amour de ma Mère et de Joseph était parfait. Il portait à toute autre vertu et spécialement à la charité envers Dieu, béni à toute heure, même si sa sainte volonté était pénible pour la chair et pour le cœur; l'esprit chez ces deux saints était plus vivant et dominait tout.
C'était cet esprit qui leur faisait magnifier le Seigneur en le remerciant de les avoir choisis comme gardiens de son Fils Éternel.

Dans cette maison on priait. On prie trop peu dans les maisons à présent. Au point du jour et du crépuscule, au début du travail, et vous vous asseyez à table sans une pensée pour le Seigneur qui avait permis de voir un nouveau jour, de pouvoir arriver à une nouvelle nuit, qui avait béni vos fatigues et permis qu'elles vous procurent cette nourriture, ce feu, ces vêtements, ce toit, toutes ces choses nécessaires aussi dans votre condition humaine.

Tout est toujours "bon" qui vient du Dieu Bon.

Même si ces biens sont pauvres et peu abondants, l'amour leur donne de la saveur et du prix, l'amour qui vous fait voir en l'Éternel Créateur le Père qui vous aime.

Dans cette maison on était frugal. On l'aurait été, même si l'argent n'avait pas manqué. On mangeait pour vivre, on ne mangeait pas pour satisfaire la gourmandise, avec l’insatiabilité des goinfres et les caprices des gourmands qui absorbent les aliments jusqu'à s'en alourdir et gaspillent leur avoir en produits coûteux sans penser à ceux qui n'ont pas leur content ou doivent se priver, sans réfléchir qu'en se modérant ils pourraient épargner à beaucoup les souffrances de la faim.

Dans cette maison on aime le travail. On l'aimerait même si l'argent abondait car, en travaillant l'homme obéit au commandement de Dieu et échappe au vice qui comme un lierre tenace enserre et étouffe les oisifs semblables à des masses inertes.

La nourriture est bonne, agréable le repos, satisfait le cœur quand on a bien travaillé et on apprécie un moment de détente entre un travail et un autre.
Dans la maison et dans l'esprit de qui aime le travail, le vice aux multiples visages n'y entre pas.
Et comme il n'y pousse pas, il s'y développent l'affection, l'estime, le respect réciproque. Dans une atmosphère de pureté grandissent les tendres rejetons qui donneront naissance à de futures familles où fleurira la sainteté.

Dans cette maison règne l'humilité. Quelle leçon d'humilité, pour vous orgueilleux ! Marie aurait eu, humainement parlant, mille et mille raisons de s'enorgueillir et de se faire adorer par son conjoint.

Il y en a tant, parmi les femmes qui le font parce qu'elles ont une culture plus étendue, une naissance noble, une fortune supérieure à celle de leur mari.

Marie est Épouse et Mère de Dieu et pourtant elle sert son conjoint, elle ne se fait pas servir et elle est toute affectueuse pour lui.

Joseph est le chef de maison que Dieu a jugé digne, si digne d'être chef de famille, de recevoir de Dieu la garde du Verbe Incarné et de l'Épouse de l'Éternel Esprit, et pourtant il veille attentivement à alléger pour Marie fatigues et travaux.

Il se charge des plus humbles occupations d'une maison pour épargner les fatigues à Marie et puis comme il peut, autant qu'il le peut lui fait plaisir, s'ingénie à rendre l'habitation plus pratique et d'égayer par les fleurs le petit jardin.

Dans cette maison on respecte l'ordre surnaturel, moral, matériel. Dieu est le Chef Suprême et c'est à Lui que l'on rend le culte et l'amour : ordre surnaturel.

Joseph est le chef de la famille et on lui donne affection, respect, obéissance: c'est l'ordre moral.

La maison est un don de Dieu, comme les vêtements et le mobilier. En toutes ces choses c'est la Providence de Dieu qui se manifeste, de ce Dieu qui donne aux brebis leurs toisons, aux oiseaux leur plumage, aux prés la verdure, le foin aux animaux domestiques, le grain et le feuillage aux volatiles et qui tisse le vêtement des lys de la vallée.

La maison, les vêtements, les meubles on les reçoit avec gratitude en bénissant la main divine qui les fournit, en les traitant avec respect en tant que dons du Seigneur sans les regarder de mauvaise grâce parce qu'ils sont pauvres, sans les abîmer en abusant de la Providence: c'est l'ordre matériel.

Tu n'as pas compris les paroles échangées dans le dialecte de Nazareth, ni les mots de la prière, mais le spectacle des choses a donné une grande leçon.

Méditez-la vous qui avez tant à souffrir pour avoir manqué à Dieu en tant de choses et parmi elles aussi en celles où ne manquèrent jamais les saints Époux qui furent ma Mère et mon père.


Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 63 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Je n'ai pas voulu m'affranchir bruyamment des règles de la croissance".

Jésus dit :
"Je t'ai consolée, mon âme, avec une vision de ma petite enfance heureuse dans sa pauvreté, parce que entourée de l'affection de deux saints, les plus grands que le monde ait possédé.

On dit que Joseph fut mon nourricier. Bien sûr, il n'a pas pu, puisqu'il était homme, me donner le lait comme Marie qui m'en a nourri, mais il s'est fatigué au travail pour me procurer le pain et des aliments fortifiants.
Il a eu pour Moi la tendresse d'une vraie mère. J'ai appris de lui - et jamais élève n'eut un meilleur maître - tout ce qui d'un bambin fait un homme et un homme qui doit gagner son pain.

Si mon intelligence de Fils de Dieu était parfaite, il faut réfléchir et croire que je n'ai pas voulu m'affranchir bruyamment des règles de la croissance.
Rabaissant donc la perfection de mon intelligence divine au niveau de la compréhension humaine, je me suis assujetti à avoir pour maître un homme et à avoir besoin d'un maître.

Que si par la suite j'ai appris rapidement, cela ne m'enlève pas le mérite de m'être mis sous la dépendance d'un homme, ni à cet homme juste le mérite d'avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nécessaires à la vie.
Les doux moments passés à côté de Joseph qui comme en jouant m'amenait à être capable de travailler, je ne les oublierai pas, même maintenant que je suis au Ciel.
Et, quand je revois mon père putatif, et le petit jardinet et l'atelier enfumé, il me semble voir apparaître la Maman avec son sourire qui rendait le logis merveilleux et me comblait de joie.

Combien les familles auraient à apprendre de cette perfection d'époux qui s'aimèrent comme nuls autres ne se sont aimés !

Joseph était le chef. Indiscutée et indiscutable son autorité dans la famille.
Devant elle s'inclinait respectueusement celle de l'Épouse et Mère de Dieu et le Fils de Dieu s'y assujettissaient.
Tout était bien fait, de ce que Joseph décidait de faire, sans discussions, sans objections, sans résistances. Sa parole était notre petite loi que nous suivions. Et, malgré cela, en lui quelle humilité !
Jamais un abus de pouvoir, jamais un vouloir déraisonnable venant du fait de son autorité. L'épouse était sa douée conseillère et si dans son humilité profonde elle se considérait comme la servante de son conjoint, lui tirait de la sagesse de Celle qui était pleine de Grâce, la lumière qui le guidait en toutes circonstances.

Et Moi, je grandissais comme une fleur protégée par deux arbres vigoureux, entre deux amours qui s'entrelaçaient au-dessus de Moi, pour me protéger et m'aimer.

Non, tant que ma jeunesse me fit ignorer le monde, je ne regrettais pas le Paradis. Dieu le Père et le Divin Esprit n'étaient pas absents parce que Marie en était remplie, et les anges avaient là leur demeure car rien ne les éloignait de cette maison.
L'un d'eux, pourrais-je dire, s'était incarné et c'était Joseph, âme angélique, libérée du poids de la chair uniquement occupé à servir Dieu et ses intérêts et à l'aimer comme l'aiment les séraphins.
Le regard de Joseph ! Tranquille et pur comme la lumière d'une étoile qui ignore les concupiscences de la terre. C'était notre repos, notre force.

Beaucoup s'imaginent que je n'ai pas humainement souffert quand s'éteignit le regard de ce saint qui veillait sur notre maison.
Si j'étais Dieu et si je connaissais comme tel le sort heureux de Joseph, et si, pour cette raison, je n'étais pas affligé de son départ, qui après un court séjour aux Limbes lui devait ouvrir le Ciel, comme Homme, j'ai pleuré dans la maison privée de son affectueuse présence.
J'ai pleuré sur l'ami disparu. Et n'aurais-je pas dû pleurer sur ce saint qui m'était si proche, sur le cœur duquel j'avais dormi tout petit et qui pendant tant d'années m'avait entouré de son amour ?

Enfin je fais observer aux parents comment sans le secours d'une formation pédagogique, Joseph sut faire de Moi un brave travailleur.

À peine arrivé à l'âge où je pouvais manier les outils, il ne me laissa pas moisir dans l'oisiveté, il me mit au travail, et de mon amour pour Marie il se fit le premier auxiliaire pour m'encourager au travail.
Confectionner des objets utiles pour la Maman, c'est ainsi qu'il inculquait le respect dû à la maman que tout fils devrait avoir. C'était sur ce levier du respect et de l'amour qu'il s'appuyait pour former le futur charpentier.

Où sont aujourd'hui les familles dans lesquelles on fait aimer le travail aux jeunes enfants pour leur apprendre à faire plaisir à leurs parents ?

Les enfants, maintenant, sont des despotes dans la maison. Ils grandissent durs, indifférents, grossiers envers leurs parents.
Ils les considèrent comme leurs domestiques, leurs esclaves. Ils ne les aiment pas et en sont peu aimés.
C'est qu'en faisant de vos fils des violents coléreux, vous vous séparez d'eux avec un absentéisme honteux.

Ils sont les fils de tout le monde. Mais à vous ils ne vous appartiennent pas, ô parents du XX° siècle.
Ils sont beaucoup plus les fils de la nourrice, de l'institutrice, ils appartiennent au collège, si vous êtes riches. Aux compagnons, à la rue, à l'école, si vous êtes pauvres. Ils ne sont plus à vous.
Vous, les mères, vous les engendrez et c'est tout. Vous, les pères, vous n'en avez pas davantage de souci.

Mais un fils, n'est pas seulement un être de chair. C'est une intelligence, un cœur, un esprit. Croyez-le, donc, personne plus qu'un père et une mère n'a le droit et le devoir de former cette intelligence, ce cœur, cet esprit.

La famille existe et doit exister. Il n'y a pas de théorie ou de progrès qui puisse s'opposer à cette vérité sans provoquer la ruine.
D'une famille qui se désagrège, ne peuvent venir dans l'avenir que des hommes et des femmes toujours plus dépravés et qui causeront de plus grandes ruines.

Et je vous dis en vérité, qu'il vaudrait mieux qu'il n'y eût plus de mariages, ni d'enfants sur la terre, plutôt que d'y avoir des familles moins unies tels que sont les tribus de singes, des familles qui ne sont pas des écoles de vertu, de travail, d'amour, de religion, mais un chaos où chacun vit pour soi comme des engrenages mal assemblés qui finissent par se rompre.

Rompez, désagrégez. Les fruits de cette désagrégation de la plus sainte des sociétés, vous les voyez, vous les subissez.
Continuez donc, si vous voulez. Mais ne vous lamentez pas si cette terre devient toujours plus un enfer, repaire de monstres qui dévorent familles et nations.
Vous le voulez : qu'il en soit ainsi.


Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 71 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
"Marie a éprouvé une souffrance aiguë à la mort de Joseph".

Jésus dit :
"A toutes les femmes que frappe une douleur torturante, j'enseigne à imiter Marie dans son veuvage en s'unissant à Jésus.
Ceux qui pensent que Marie n'a pas souffert pour les peines de son cœur, sont dans l'erreur. Ma Mère a souffert. Sachez-le. Saintement, parce que en Elle tout était saint, mais profondément.

Ceux qui pensent que l'amour de Marie pour son époux était plutôt tiède, parce que c'était entre eux une union d'esprits, sont pareillement dans l'erreur.
Marie aimait intensément son Joseph. Elle lui avait consacré trente ans d'une vie fidèle. Joseph avait été pour Elle : un père, un époux, un frère, un ami, un protecteur.

Maintenant, elle se sentait seule, comme un sarment que l'on a coupé du pied de vigne auquel est associé sa vie.
Sa maison était comme frappée par la foudre. Maintenant elle se séparait. Avant c'était l'unité où chaque membre de la famille s'appuyait sur les autres.
Maintenant, venait à manquer le mur principal, le premier des coups portés à cette Famille, annonce de la très proche séparation d'avec le bien aimé Jésus.
La volonté de l'Éternel qui l'avait voulue épouse et Mère, lui imposait maintenant le veuvage et l'abandon de sa Créature.
Marie au milieu de ses larmes, dit un de ses sublimes "Oui. Oui, Seigneur, qu'il en soit fait de moi selon ta parole".

Et, à cette heure, pour avoir la force, elle se serre contre Moi. Toujours elle s'est serrée contre Dieu aux heures les plus graves de sa vie.
Au Temple, appelée au mariage, à Nazareth, appelée à la Maternité, à Nazareth encore, dans les larmes de son veuvage, à Nazareth dans le supplice de la séparation d'avec son Fils, sur le Calvaire dans la torture du spectacle de ma mort.

Recevez cette leçon, vous qui pleurez, vous qui mourez, vous qui vivez pour mourir. Tâchez de mériter les paroles que j'ai dites à Joseph. Elles seront votre paix dans votre agonie. Retenez cette leçon, vous qui mourez, pour mériter d'avoir Jésus près de vous pour vous réconforter.

Et même si vous ne l'avez pas mérité, osez également m'appeler auprès de vous. Je viendrai. Les mains pleines de grâces et de réconfort, le Cœur débordant de pardon et d'amour, sur les lèvres des paroles d'absolution et d'encouragement.

La mort perd toute âpreté lorsqu'elle vous prend entre mes bras. Croyez-le. Je ne puis supprimer la mort, mais je la rends douce à qui meurt en se confiant à Moi.

Le Christ l'a dit, pour vous tous, sur sa Croix : "Seigneur, je Te remets mon esprit". Il l'a dit en pensant, dans son agonie, à vos agonies, à vos terreurs, à vos erreurs, à vos craintes, à vos désirs de pardon.
Il l'a dit, le cœur déchiré, avant que la lance ne le perce, d'un déchirement spirituel plutôt que physique, pour que les agonies de ceux qui meurent en pensant à Lui soient adoucies par le Seigneur et que l'esprit passe de la mort à la Vie, de la douleur à la joie pour toujours.

Je laisse à votre méditation l’ensemble de ces commentaires de Jésus et de Marie sur Joseph et sur la vie de La Sainte Famille.

EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

                                             PIERRE

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Date de dernière mise à jour : 28/12/2014