42b. NOTRE REGARD : SI JE NE VOIS PAS...JE NE CROIRAIS PAS !!! (2ème partie)

Pour compléter les portraits des trois apôtres présents au moment de La Transfiguration, outre les liens ci-dessus, voici un extrait de chacun :

Pierre (Simon, fils de Jonas)

Le premier pontife

Son métier de pêcheur lui a donné des qualités dont Jésus se servira pour le faire "pêcheur d'hommes" : la constance, le courage, la vigilance, la force. "Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu'il faut pour être ma "pierre". Il n'y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. (2.99).

Témoin de la plupart des grands évènements : Transfiguration (5.37) - Cène (9.19) - Résurrection (10.12) - Ascension (10.23) - Pentecôte ( 10.25)

Très présent dès le début. Son caractère entier et sans détours s’accorde mal avec celui de Judas. Les prises de bec sont nombreuses. Intervient souvent et sans dissimulation, mais sait reconnaître ses torts. Il apprend à discipliner son tempérament pour devenir le Pierre que l’on voit dans les Actes. Commet son premier acte de chef des apôtres lors de l’épisode de la première prédication des apôtres ; à l’invite de Jésus, après leur élection comme apôtres. Étienne enflammé par ses sermons, demande à devenir disciple. Pierre lui demande d’exercer d’abord son discernement (3.26 - p.121).

Jean, fils de Zébédée

L'apôtre et évangéliste, surnommé fils du tonnerre (Boanerguès)

Témoin privilégié de la plupart des grands évènements : Transfiguration (5.37) - Cène (9.19) - Crucifixion (9.29) - Résurrection (10.12) - Ascension (10.23) - Pentecôte (10.25) - l'Assomption (10.36).

"Jean, mon confident pour les faits les plus graves de ma vie, ne s'est jamais pompeusement prévalu de ces faveurs que je lui faisais". (7.157)

"La paix, il la possède en lui-même par la pureté de sa vie et je l'ai aimé à cause de la pureté qui resplendit en lui. C'est à elle que j'ai confié mes enseignements, mes secrets, la Créature qui m'était la plus chère" (2.8)

"Le premier de mes apôtres, ce fut Jean. Le premier à me reconnaître. Le premier à m'adresser la parole, le premier à me suivre, le premier à m'annoncer" (2.11)

"Jean est mon préféré ? Oui, mais n'a-t-il pas encore cette ressemblance avec Moi ? Pur, aimant, obéissant, mais humble aussi. Je me mirais en lui et en lui je voyais mes vertus. Je l'aimais, pour cette raison comme un second Moi-Même". (2.11)

 "Avant déjà que je donne la Mère à Jean et Jean à la Mère. Ils s'étaient aimés pour s'être reconnus semblables: fils et frères du Père et du Fils". (2.11)

Une grâce que le Père m'a faite. "Joie de ton Maître"

Il se consacre à l’amour et s’offre lui aussi pour le salut de Judas (5.46) Je dirai au Père de faire de moi quelqu'un qui sait seulement aimer, je ne veux plus que cela. Je songeais à donner ma vie pour Toi, ou à faire briller ta puissance à travers mes œuvres. Maintenant plus rien de cela. Je renonce à tout, je choisis la vie la plus humble et la plus commune et je demande au Père de donner tout ce que j'ai à Judas... pour le satisfaire... et pour qu'ainsi il se tourne vers la sainteté.

Jacques, fils de Zébédée

dit le majeur, surnommé fils du tonnerre (Boanerguès)

Témoin de la Transfiguration, de la Cène, de la Résurrection, de l'Ascension, de la Pentecôte.

Assiste, de façon privilégiée, en compagnie de Pierre et de Jean, au miracle de la fille de Jaïre (4.91) et à celui de la Transfiguration (5.37). C'est donc un apôtre éminent.

Ce sera aussi le premier apôtre martyr (10.33)

Saint Etienne, si Saint Jacques qui a assisté à La Transfiguration est le premier apôtre martyr, est le premier martyr Chrétien (après la mort de Jésus), peu de temps après La Pentecôte.

Lui aussi verra Jésus dans Sa Gloire (alors qu’il est mort crucifié). Voir dans les Actes de apôtres (7 55-60) :

Tout rempli de L’Esprit-Saint, il fixa son regard vers le ciel. Il vit alors La Gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu.

« Ah ! Dit-il, je vois les cieux ouverts et Le Fils de L’Homme debout à la droite de Dieu ».

Pour en savoir plus sur Saint Etienne, aller sur le lien suivant : Étienne, le premier martyr.

Saint Paul aussi, alors qu’il était un persécuteur des Chrétiens (Saul qui deviendra plus tard Paul…lien : Saül (Paul) l'apôtre). Voir dans les Actes des apôtres (9 3-19) :

Saul faisait route et approchait de Damas (avec des lettres pour amener enchaînés les chrétiens à Jérusalem), quand soudain une lumière venue du ciel l’enveloppa de sa clarté. Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». « Qui es-tu, Seigneur ? », Demanda-t-il. « Je suis Jésus que tu persécutes. Mais, relève-toi, entre dans la ville et l’on te dira ce que tu dois faire ».

Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur. Ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne.

Saul se releva de terre, mais, quoiqu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien…

La liste de ceux qui ont eu des visions est très longue (de Jésus à nos jours) et doivent être discernés (j’y reviendrais un peu plus loin), mais nombreux, à l’image d’Etienne, des trois apôtres, de Saul ont ainsi eu des visions venant du Ciel (pour retrouver une liste des Saints et découvrir leurs vies, aller sur le site de mon épouse (dans sites amis).

Je m’attarderais un moment sur Maria Valtorta qui vécu au siècle dernier (morte en 1961, il y a moins de 50 ans) et qui a eu pendant plus de 10 ans des visions du Ciel et de ses habitants…mais aussi (et c’est cela l’essentiel) un approfondissement de L’Evangile de la naissance de La Très Sainte Vierge Marie à sa mort, en passant par toute la vie de Jésus (enfant, adulte et publique) et la naissance de L’Eglise.

Voilà un extrait de ce qu’il en est dit dans le lien suivant :

La première exégèse de Maria Valtorta

L’évangile tel qu’il m’a été révélé contient, ou plus exactement, est une série de visions dont fut témoin l'Auteur (Valtorta), comme si elle en avait été contemporaine.

Elle voit et entend donc ce qui concerne la vie de Jésus à partir de la naissance de la Très Sainte Marie, ce qui eut lieu par une grâce divine dans un âge avancé d’Anne et Joachim, jusqu'à la Résurrection et l'Ascension du Seigneur, ou mieux, jusqu'à l'Assomption au Ciel de la Vierge Bénie.

En témoin auditif, elle commence par la description de la localisation de la scène qu'elle contemple, elle rapporte  les conversations des foules et des disciples puis, en fonction de ce qu'elle voit ou entend, elle décrit les miracles, relate les discours du Seigneur, ou les dialogues de ceux qui sont présents avec Lui ou avec les disciples, ou les dialogues entre eux. Cette ré-évocation de la vie de Jésus, de son temps et de son entourage, dans ses divers aspects physiques, politiques, sociaux, familiaux, est effectuée sans effort. L'Auteur rapporte ce qu'elle a vu ou entendu. Son style ne retentit pas de l'érudition qu'on remarque dans les plus célèbres vies de Jésus. C'est plutôt le rapport d'un témoin oculaire et auditif.

Si Marie Madeleine ou Jeanne de Chouza avaient pu, durant leur vie, voir ce que Maria Valtorta voit, et si elles l'avaient écrit, je pense que leur témoignage ne serait guère différent de celui de L’évangile tel qu’il m’a été révélé.

Maria Valtorta observait avec une telle précision les lieux et les personnages de ses visions que quiconque s'est déplacé en Terre Sainte pour des études et s'est imprégné continuellement des Évangiles n'a besoin d'aucun effort excessif pour reconstruire la scène. Qu'un romancier ou un auteur de génie puisse créer des personnages inoubliables est un fait connu, mais, des nombreux romanciers ou auteurs qui ont approché l’Évangile pour l'utiliser dans leur création, je n'en connais aucun qui en ait tiré une telle richesse et en ait tracé avec une telle force et de façon si plaisante les figures de Pierre, de Jean, de Marie Madeleine, de Lazare, de Judas – spécialement de Judas et de sa tragique et pitoyable mère, Marie de Simon - et de tant et tant d'autres (et je ne parle pas maintenant de Jésus et de Marie), comme le fait Maria Valtorta le plus naturellement et sans le moindre effort.

Comment une personne handicapée comme elle, ne pouvant pas quitter son lit, n’ayant aucun moyen de savoir la vie, les lieux et la végétation de la Terre Sainte au temps de Jésus a pu voir et décrire avec une telle précision…sans une Révélation Divine…ce qui sous-entends que Dieu existe…et que Son Royaume, que nous ne voyons pas, existe aussi ???

Maria Valtorta est au milieu de chaque scène, parmi ceux qui suivent Jésus et elle décrit ce qu'elle voit et entend. Elle sent les parfums, la température, se retourne pour voir arriver d'autres personnages derrière elle ... L'ouvrage dénote une connaissance stupéfiante de la végétation locale, des coutumes, de la topographie, voire du plan de certaines villes de Palestine.

Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles, gardant toujours son aspect naturel. Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient "la Bible et le Catéchisme de Pie X". (Préface de l'éditeur)

Cette révélation privée, dont Pie XII avait encouragé la publication, fut mise un temps à l'Index avant que le Pape Paul VI le supprime en 1966.

J’aimerais maintenant décrire une vision de Maria Valtorta en montrant comment sa vision spirituelle augmente au fur et à mesure que La Puissance d’Amour de Dieu grandit en elle (ce qui lui permet de voir de plus en plus loin dans l’immensité du Ciel (mais jamais plus qu’elle ne peut en supporter…sans en mourir). Il s’agit d’une Révélation faite dans les cahiers de 1944, le 10 Janvier) :

Que c’est beau ! Que c’est beau ! Comme ce que je vois est beau !

Je vais essayer d’être très précise et claire pour vous décrire ce que la communion m’a apporté.

Vous savez déjà que je suis heureuse. Mais vous ne connaissez pas le bonheur et la vision joyeuse qui m’a été accordée à partir du moment de l’union Eucharistique.

Ce fut comme un tableau qui m’était dévoilé petit à petit. Mais ce n’était pas un tableau : C’était de la Contemplation.

Je me suis recueillie pendant une bonne heure sans autre prière que cette Contemplation qui me transportait au-delà de la terre.

Cela a commencé aussitôt après avoir reçu l’hostie Sainte et je crois qu’il ne vous a pas échappé que j’étais lente à répondre et à saluer, car j’étais déjà enveloppée.

Malgré cela, j’ai rendu grâces à haute voix alors que la vision m’était de plus en plus vive.

Ensuite, je suis restée tranquille, les yeux fermés comme si je dormais.

Mais je n’ai jamais été aussi éveillée de tout mon être qu’à ce moment-là.

Encore maintenant que j’écris, la vision perdure, bien qu’elle soit dans sa phase finale.

J’écris sous le regard d’une foule d’êtres célestes qui voient comme je dis uniquement ce que je vois, sans ajouter de détails ou modifier quoi que ce soit.

Voici la vision :

A peine avais-je reçu Jésus que j’ai senti La Mère, Marie, du côté gauche de mon lit, qui m’enlaçait du bras droit et m’attirait à elle.

Elle portait son vêtement et son voile blancs comme dans la vision de la grotte, en décembre.

Je me suis sentie en même temps enveloppée d’une lumière dorée. Cette couleur dorée était d’une douceur impossible à décrire et les yeux de mon esprit en cherchaient la source, que je sentais couler sur moi d’en haut. J’avais l’impression que, tout en restant ma chambre avec son plancher, ses quatre murs et les objets qui s’y trouvent, celle-ci n’avait plus de plafond et que je voyais les cieux infinis de Dieu.

Suspendue dans les Cieux, La Divine Colombe de feu se tenait perpendiculairement au-dessus de la tête de Marie, et par conséquent au-dessus de ma tête puisque j’étais joue contre joue contre Marie.

L’Esprit-Saint avait les ailes ouvertes et Il se tenait debout, en position verticale. Il ne bougeait pas, mais Il vibrait, et à chaque vibration, il y avait des vagues, des éclairs et des étincelles de splendeur qui se dégageaient. Un cône de lumière dorée sortait de Lui, dont le sommet partait de la poitrine de La Colombe et dont la base nous recouvrait, Marie et moi.

Nous étions réunis dans ce cône, sous ce manteau, dans cette étreinte de lumière joyeuse.

Cette très vive lumière n’était pourtant pas éblouissante, car elle communiquait aux yeux une force nouvelle qui augmentait à chaque éclat qui se dégageait de La Colombe, accroissant sans cesse l’éclat qui existait déjà à chacune de ses vibrations.

Je sentais mes yeux se dilater jusqu’à acquérir une puissance surhumaine, comme si ce n’étaient plus des yeux de créature mais d’esprit glorifié.

Quand j’atteignis la capacité de voir au-delà, grâce à L’Amour enflammé suspendu au-dessus de moi, mon âme fut appelée à regarder plus haut.

Alors, contre l’azur plus pur du paradis, je vis Le Père, distinctement, bien que les traits de Sa figure soient d’une lumière immatérielle.

Il était d’une beauté que je ne tenterais pas de décrire, car elle surpasse les capacités humaines.

Il m’apparaissait comme s’Il était sur un trône. Je parle de cette manière parce qu’Il se présentait, assis, avec une infinie majesté.

Toutefois, je ne voyais pas de trône, de fauteuil ou de dais. Rien qui ait la forme terrestre d’un siège.

Il m’apparaissait de mon côté gauche (dans la direction de Jésus crucifié, juste pour donner une indication, et donc à droite de Son Fils), mais à une hauteur incalculable.

Je voyais cependant ses traits si lumineux dans leurs moindres détails. Il regardait en direction de la fenêtre (toujours pour donner une indication des différentes positions).

Son regard exprimait un Amour Infini.

Je suivis son regard et je vis Jésus. Non pas le Jésus-Maître que je vois habituellement.

Mais Jésus comme Roi. Il était vêtu de blanc, mais son vêtement était lumineux et extrêmement blanc, comme celui de Marie.

Cet habit semblait fait de lumière. Il était extraordinairement beau, vigoureux, imposant, parfait, resplendissant.

De la main droite (Il était debout), Il tenait Son Sceptre, qui est aussi son étendard.

Il s’agissait d’une longue hampe, presque une crosse, mais encore plus haute que mon Jésus déjà très grand. Elle ne se terminait pas par la boucle de la crosse, mais par une hampe transversale, formant ainsi une Croix d’où pendait une bannière, soutenue par la plus courte des hampes.

Cette bannière était en soie, une soie blanche très lumineuse et marquée d’une Croix pourpre sur les deux côtés. Sur la bannière, il est écrit « Jésus-Christ » en mots de lumière, presque comme s’ils étaient écrits avec des diamants liquides.

Je vois bien les plaies de ses mains puisque celle de droite tient la hampe en haut, vers la bannière, et la seconde montre la plaie du côté, dont je ne vois pourtant rien d’autre qu’un point très lumineux d’où sortent des rayons qui descendent vers la terre.

La plaie de la main droite se trouve du côté du poignet et ressemble à un rubis resplendissant de la largeur d’une pièce de dix centimes (environ deux centimètres de diamètre).

Celle de la main gauche est plus centrale et plus grande, mais elle s’allonge un peu vers le pouce. Elles brillent comme des rubis éclatants. Je ne vois pas d’autre blessure.

Au contraire, le corps de mon Seigneur est très beau et totalement intact.

Le Père regarde Le Fils sur sa gauche. Le Fils regarde Sa Mère et moi. Mais je vous assure que, s’Il ne me regardait pas avec Amour, je ne pourrais pas soutenir l’éclat de Son regard et de Son aspect.

Il est véritablement Le Roi de terrible Majesté dont on parle dans la liturgie romaine.

Plus la vision se prolonge et plus augmente ma faculté de percevoir les moindres détails et de voir toujours plus loin autour de moi.

Effectivement, après quelques temps je vois Saint Joseph (près de l’angle où se trouve la crèche). Il n’est pas bien grand, plus ou moins comme Marie. Robuste. Il a les cheveux grisonnants, bouclés et courts, et une barbe taillée au carré. Son nez est long et fin, aquilin. Ses joues sont creusées de deux rides qui partent des angles du nez et descendent se perdre du côté de la bouche, dans la barbe. Ses yeux sont noirs et semblent très bons. Je retrouve en lui le bon regard d’amour de mon père. C’est son visage tout entier qui est bon, pensif sans être mélancolique, digne, mais avec une telle expression de bonté ! Il est vêtu d’une tunique bleue violacée comme les pétales de certaines pervenches et il porte un manteau couleur poil de chameau.

Jésus me le montre en me disant : « Voici la patron de tous les justes ».

Puis la Lumière appelle mon esprit de l’autre côté de la chambre, autrement dit vers le lit de Marta (Marta Diciotti vécut au côté de Maria Valtorta et pris soin d’elle avec amour de 1935 à sa mort en 1961), et je vois mon ange gardien.

Il est à genoux, tourné vers Marie qu’il semble vénérer. Il est vêtu de blanc. Il a les bras croisés sur la poitrine et ses mains touchent ses épaules. Il courbe la tête, si bien que je vois peu de chose de son visage. Il a une attitude de profond respect.

Je vois ses ailes faites pour voler rapidement et sûrement de la terre au ciel, mais il les tient actuellement repliées derrière le dos.

Par son attitude, il m’enseigne comment l’on doit dire : « Je vous salue, Marie ».

Pendant que je le regarde, je sens quelqu’un près de moi à ma gauche. Il me pose une main sur l’épaule droite.

C’est mon Saint Jean (Jean de Zébédée), le visage resplendissant d’Amour joyeux.

Je me sens heureuse. Je me recueille au milieu de tant de Bonheur en croyant en avoir atteint le summum.

Mais un éclat plus vif de L’Esprit de Dieu et des plaies de mon Seigneur Jésus accroît encore ma capacité à voir.

Je vois alors L’Eglise Céleste, L’Eglise triomphante ! Je vais essayer de la décrire.

En haut, comme toujours, se trouvent Le Père, Le Fils et maintenant aussi L’Esprit, plus haut que les Deux, au centre des Deux, qu’Il réunit dans Ses Splendeurs.

Plus bas, comme entre deux pentes bleues, d’un bleu qui n’avait rien de terrestre, se trouvait, rassemblée dans une vallée bienheureuse, la multitude des bienheureux en Christ, l’armée de ceux qui sont marqués du sceau de L’Agneau. Cette multitude était lumière, une lumière qui est chant, un chant qui est adoration, une adoration qui est béatitude.

A gauche se trouvait la foule des confesseurs, à droite celle des vierges. Je n’ai pas vu la foule des martyrs, mais L’Esprit me fit comprendre que les martyrs étaient réunis aux vierges puisque le martyre rendait sa virginité à l’âme, comme si elle venait d’être créée.

Tous paraissaient vêtus de blanc, les confesseurs comme les vierges, du même blanc lumineux que les vêtements de Jésus et de Marie.

De la lumière se dégage du sol bleu et des parois bleues de La Sainte Vallée, comme s’ils étaient en saphir flamboyant. Les vêtements tissés de diamant émettent de la lumière.

Surtout, les corps et les visages spiritualisés sont lumière.

Je vais maintenant m’efforcer de vous décrire ce que j’ai remarqué dans les différents corps.

Seuls les corps de Jésus et de Marie sont des corps de chair et d’esprit (vivants, palpitants, parfaits, sensibles au toucher et au contact : ce sont deux corps Glorieux, mais réellement « corps »), Le Père éternel, L’Esprit-Saint et mon Ange gardien sont de la lumière ayant la forme d’un corps, pour qu’ils puissent être perceptibles à la pauvre servante de Dieu que je suis.

Saint Joseph et Saint Jean sont formés de lumière déjà plus compacte, certainement parce que je dois en percevoir la présence et en entendre les paroles.

Tous les bienheureux qui forment la multitude des Cieux sont des flammes blanches, qui sont des corps spiritualisés.

Aucun Confesseur ne se retourne. Ils regardent tous La Très Sainte Trinité.

Quelques Vierges se tournent. Je discerne les apôtres Pierre et Paul car, même s’ils sont lumineux et vêtus de blanc comme tous, leur visage est plus facile à distinguer que les autres. Ce sont des visages typiquement hébraïques. Ils me regardent avec bienveillance (heureusement !).

Puis trois esprits bienheureux qui me regardent, et que je devine être des femmes, me font signe en souriant. On dirait qu’elles m’invitent. Elles sont jeunes.

Tous les Bienheureux me semblent d’ailleurs avoir le même âge : ils sont jeunes, parfaits et d’une égale beauté.

Ce sont des copies de Jésus et de Marie en plus petit.

Je ne puis dire qui sont ces trois créatures Célestes mais, comme deux d’entre elles portent des palmes et une seule des fleurs (les palmes sont l’unique signe qui distingue les martyrs des vierges), je pense ne pas me tromper si je dis qu’il s’agit d’Agnès, de Cécile et de Thérèse de Lisieux.

Ce que je ne saurais vous rapporter, malgré toute ma bonne volonté, c’est l’alléluia de cette multitude.

C’est un alléluia puissant et pourtant doux comme une caresse. Tout rit et resplendit de manière encore plus vive à chaque hosanna de la foule à Son Dieu.

La vision cesse alors et, dans son intensité, se cristallise sous cette forme.

Marie me quitte et, avec elle, Jean et Joseph. La première prend place en face de Son Fils et les autres dans les rangs des Vierges.

Loué soit Jésus-Christ.

Suite à cette merveilleuse vision nous donnant un aperçu du Bonheur qui attend ceux qui auront choisi de croire et de prendre le seul Chemin qui conduit au Bonheur Eternel (voir en cela ma Réflexion (Exigence de L’Amour (n°13)), j’aimerais revenir sur deux points.

Ceux qui ont réellement vu un aperçu du Ciel ne sont ni des gens complètement hystériques, ni munis d’une imagination débordante, mais c’est en général une grâce accordée aux futurs martyrs pour leur donner le courage et la force d’aller au bout du don d’eux-mêmes et de leur Foi.

C’est aussi une grâce accordée à ceux qui ont fait don de leur vie « en victime expiatoire par Amour pour Dieu ».

Extrait de ma Réflexion « L’Heure Sainte » (n°33) :

Et parmi ceux-ci, convaincus, généreux et Aimant, il y a ceux dont L’Amour est le plus Ardent.

L’Amour dont ils brûlent leur fait Aimer ce qu’il y a de plus difficile, à telle enseigne qu’ils ne se bornent pas à Aimer La Souffrance qui les afflige avec la permission de Dieu, mais qu’ils la demandent et disent :

« Me voici, Père. Je suis ici pour te demander Le même Calice que celui que Tu as donné à Ton Fils, et pour le même motif. »

Ils deviennent ainsi « les Victimes. »

Ces gens là (à l’image de Maria Valtorta dont les descriptions historiques de l’époque sont conforment aux réalités…ce qu’elle ne pouvait savoir de son lit) souffrent toute leur vie sur terre en offrande d’Amour et ces visions Célestes leur sont données pour les encourager à persévérer.

Mais aussi, grâce à eux, Dieu nous donne à tous, une idée (bien plus vague que ceux qui la vivent en réalité) de ce qui nous attend dans Le Royaume de Dieu si nous persévérons sur Le seul Chemin qui y conduit.

Quant à « ces victimes », qui auront persévérés jusqu’ au bout, Dieu leur promet :

Oh ! Que de Splendeurs vous sont destinées ici ! Oh ! Comme Je suis impatient de Vous les offrir ! Lève les yeux et vois. Parmi les mille splendeurs de ce que tu as méritées, La Face de Ton Dieu resplendit pour toi et te sourit. Elle te bénit aussi.

Ainsi, grâce à eux, à leurs souffrances, à leur dons d’eux-mêmes en offrandes d’Amour à Dieu, nous ne pouvons plus dire que nous n’avons jamais vu ni entendu parler d’un Royaume existant après notre mort (en fait, il y en a deux : un pour ceux qui auront persévérés dans L’Amour et un pour ceux qui auront persévérés dans La Haine).

Si leurs visions n’avaient rien de réel, comment auraient-ils pu accepter de souffrir autant ou de mourir martyrs pour leur Foi en Dieu.

Comme je le disais plus haut, c’est parce qu’ils ont vu La Gloire de Dieu qu’ils veulent Le rejoindre.

C’est le cas des martyrs (comme Etienne, Paul, Pierre, Jacques, etc…), mais c’est aussi le cas des Saintes âmes qui sont au Purgatoire (Saintes car elles ne peuvent plus pécher).

D’où leur vient cette souffrance terrible qui les brûle plus qu’aucune souffrance possible sur terre (comme décrit de nombreuses fois dans mes Réflexions…entre autre « Se Préparer à La Vie Eternelle » (n°34))…elle leur vient d’avoir eu une vision de La Gloire de Dieu…qui leur est retirée le temps que toutes les impuretés qui sont dans leur âme et dans leur esprit soient tous détruites par « Le Feu Purificateur de Dieu »…car seul un être totalement pur peut voir Dieu face à face, sans en mourir.

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