L’EUCHARISTIE, signe de La Miséricorde Divine…4ème Partie.

Mais pour cela nous devons mettre Dieu dans notre âme et rejeter  tout péché qui sont des idolâtries et nous plonger entièrement dans Son Amour.  

Extrait des Révélations faites à Maria Valtorta dans L’Evangile tel qu’il m’a été révélé (tome 9, chapitre 20)…sur Le Sacrement de L’Eucharistie.

Quatre : le Sacrement opère d'autant plus que l'on est digne de le recevoir.

Si on s'en est rendu digne par une constante volonté qui brise la chair et rend l'esprit souverain, en vainquant les concupiscences, en pliant l'être aux vertus, en le tendant comme un arc vers la perfection des vertus et surtout de la Charité.

En effet quand quelqu'un aime, il tend à réjouir celui qu'il aime. Jean, qui m'aimait comme personne et qui était pur, eut du Sacrement le maximum de transformation.

Il commença à partir de ce moment à être l'aigle auquel il est familier et facile de s'élever jusqu'au Ciel de Dieu et de fixer le Soleil éternel.

Mais malheur à celui qui reçoit le Sacrement sans en être tout à fait digne, mais qui au contraire a fait croître sa constante indignité humaine par les fautes mortelles.

Alors il devient non pas un germe de préservation et de vie, mais de corruption et de mort. Mort de l'esprit et putréfaction de la chair qui en "crève", comme dit Pierre de celle de Judas.

Elle ne répand pas le sang, liquide toujours vital et beau dans sa pourpre, mais son intérieur noirci par toutes les passions, pourriture qui se déverse de la chair décomposée comme de la charogne d'un animal immonde, objet de dégoût pour les passants.

La mort de celui qui profane le Sacrement est toujours la mort d'un désespéré et ne connaît donc pas le tranquille trépas propre à celui qui est en grâce, ni l'héroïque trépas de la victime qui souffre d'une manière aiguë mais avec le regard fixé au Ciel et l'âme assurée de la paix.

La mort du désespéré est marquée de contorsions et de terreurs atroces, c'est une convulsion horrible de l'âme déjà saisie par la main de Satan qui l'étrangle pour l'arracher à la chair et la suffoque par sa respiration nauséabonde.

Voilà la différence entre celui qui passe à l'autre vie après s'y être nourri de charité, de foi, d'espérance et de toute autre vertu et doctrine céleste et du Pain angélique qui l'accompagne avec ses fruits, mieux si de sa présence réelle, dans le dernier voyage, et celui qui trépasse après une vie de brute avec une mort de brute que la Grâce et le Sacrement ne réconfortent pas.

La première, c'est la fin sereine du saint auquel la mort ouvre le Royaume éternel. La seconde, c'est la chute effrayante du damné qui se sent précipité dans la mort éternelle et connaît en un instant ce qu'il a voulu perdre sans pouvoir désormais y porter remède.

Pour l'un c'est l'enrichissement, pour l'autre le dépouillement. Pour l'un la joie, pour l'autre la terreur.

Voilà ce que vous vous donnez selon votre foi et votre amour, ou votre incroyance et le mépris de Mon Don.

C'est l'enseignement de cette contemplation."

J’aimerais rappeler ce que Saint Jean-Marie Vianney (Le Saint Curé d’Ars) disait sur L’Eucharistie en rappelant un extrait d’une de ses homélies que l’on retrouve en entier dans une de mes Réflexions.

Extrait de ma Réflexion : Samedi 25 Avril 2009.

Oh ! Quel bonheur pour celui qui reçoit Jésus-Christ dans la sainte communion, étant bien disposé ! ...

Ah ! Qui ne pourra jamais comprendre le bonheur du chrétien qui reçoit Jésus-Christ dans son cœur, qui, par là, devient un petit ciel…lui seul est aussi riche que tout le ciel ensemble.
Mais, me direz-vous, pourquoi donc la plupart des chrétiens sont-ils si insensibles à ce Bonheur, que plusieurs même le méprisent, et raillent ceux qui sont si heureux de le recevoir ?

Hélas ! Mon Dieu, quel malheur est comparable à celui-là ! C'est que ces pauvres malheureux n'ont jamais connu ni goûté la grandeur de ce Bonheur.

En effet, un homme mortel, une créature, se nourrir, se rassasier de Son Dieu, en faire son pain quotidien ! Ô miracle des miracles ! Ô amour des amours !... Ô bonheur des bonheurs, qui n'est pas même connu des anges !...

Ô mon Dieu ! Quelle joie pour un chrétien qui a la foi, qui, en se levant de la Table sainte, s'en va avec tout le ciel dans son cœur !...

Ah ! Heureuse maison où ces chrétiens habitent ! ... Quel respect ne doit-on pas avoir pour eux, pendant toute la journée. Avoir, dans sa maison, un second tabernacle où le bon Dieu a résidé véritablement en corps et en âme !...
Mais, peut-être me direz-vous encore, si ce Bonheur est si grand, pourquoi donc l'Église nous fait-elle un commandement de communier tous les ans une fois ?

Ce commandement, n'est pas pour les bons chrétiens, il n'est que pour les chrétiens lâches et indifférents pour le Salut de leur pauvre âme.

Du commencement de l'Église, la plus grande punition que l'on pouvait imposer aux chrétiens était de les priver de ce bonheur.

Toutes les fois qu'ils avaient le bonheur d'assister à la sainte Messe, ils avaient le bonheur de communier.

Mon Dieu ! Comment se peut-il faire, que des chrétiens restent trois, quatre ou cinq et six mois, sans donner cette nourriture céleste à leur pauvre âme ?

Ils la laissent mourir de misère !... Mon Dieu ! Quel malheur et quel aveuglement !...

Ayant tant de remèdes pour la guérir et une nourriture si capable de lui conserver la santé !...

Hélas ! Disons-le en gémissant, l'on n'épargne rien pour un corps qui tôt ou tard sera détruit et mangé des vers…et une âme créée à l'image de Dieu, une âme qui est immortelle, est méprisée et traitée avec la dernière cruauté !...

L'Église, voyant déjà combien les chrétiens perdaient de vue le salut de leurs pauvres âmes, espérant que la crainte du péché leur ferait ouvrir les yeux, leur fit un commandement qui les obligerait de communier trois fois chaque année, à Noël, à Pâques et à Pentecôte.

Mais, par la suite, voyant que les chrétiens devenaient toujours plus insensibles à leur malheur, l'Église a fini par ne plus les obliger de s'approcher de leur Dieu qu'une fois tous les ans.

O mon Dieu ! Quel malheur et quel aveuglement qu'un chrétien soit forcé par des lois à chercher son Bonheur !

De sorte que, quand vous n'auriez point d'autres péchés sur votre conscience que celui de ne pas faire vos pâques, vous seriez damnés.

Mais, dites-moi, quel profit pouvez-vous trouver en laissant votre âme dans un état si malheureux ?...

Vous êtes tranquilles et contents, dites--vous, si toutefois il faut vous croire…mais, dites-moi où vous pouvez trouver votre tranquillité et votre contentement ?

Est-ce parce que votre âme n'attend que le moment où la mort la frappera pour être traînée en Enfer ? Est-ce parce que le démon est maître de nous ? Mon Dieu ! Quel aveuglement et quel malheur pour celui qui a perdu la Foi !...

…Oui, tous les saints Pères nous disent qu'en recevant Jésus-Christ dans la sainte communion, nous recevons toutes sortes de bénédictions pour le temps et pour l'éternité. En effet, si je demandais à un enfant : « Doit-on désirer de communier ?  Oui, me répondrait-il. Et pourquoi ? A cause des excellents effets que la sainte communion produit en nous.

Mais quels sont ces effets ? Il me dirait : la sainte communion nous unit intimement à Jésus-Christ, elle affaiblit notre penchant au mal, elle augmente en nous la vie de la grâce, elle est pour nous le principe et « le gage de la vie éternelle. »
Oh ! Quelle Gloire vont avoir ceux qui auront communié souvent et dignement pendant leur vie !...

Le Corps adorable de Jésus-Christ et Son Sang précieux, qui seront répandus partout dans notre corps seront, semblables à un beau diamant dans une gaze, qui, quoique caché, n'en ressort que mieux.

Si vous en doutez, écoutez saint Cyrille d'Alexandrie qui nous dit que celui qui reçoit Jésus-Christ dans La Sainte Communion est tellement uni à Lui, qu'ils sont semblables à deux morceaux de cire que l'on fait fondre et qui finissent par ne faire qu'un, et qui sont tellement mêlés et confondus ensemble qu'on ne peut plus les démêler.

Oh ! Quel bonheur pour un chrétien qui comprend cela !...

Sainte Catherine de Gênes était si affamée de ce pain céleste, qu'elle ne pouvait le voir entre les mains du prêtre sans se sentir mourir d'Amour, tant était grand le désir qu'elle avait de Le posséder elle s'écriait : « Ah ! Seigneur, venez en moi ! Mon Dieu, venez à moi, je ne peux plus y tenir ! Ah ! Mon Dieu, venez, s'il vous plait, dans le fond de mon cœur…non, Mon Dieu, je ne peux plus y tenir. Vous êtes toute ma joie, tout mon bonheur et toute la nourriture de mon âme ! »
Oui, si nous pouvions concevoir un petit peu la grandeur de ce Bonheur, nous ne pourrions désirer la vie qu'autant que nous aurions le bonheur de faire de Jésus-Christ notre pain de chaque jour.

Non, toutes les choses créées ne nous seraient plus rien, nous les mépriserions pour nous attacher à Dieu seul, et toutes nos démarches et nos actions ne tendraient qu'à nous rendre tous les jours plus dignes de Le recevoir.

J’aimerais ici rapporter la première Eucharistie célébrée par Saint Pierre juste après La Fête de La Pentecôte…La première Eucharistie de L’Eglise Catholique depuis que Jésus est remonté au Ciel.

Extraits des Révélations de Jésus à Maria Valtorta dans L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, tome 10, chapitre 26…

C’est une des toutes premières réunions de chrétiens, dans les jours qui ont suivi immédiatement la Pentecôte.

Les douze apôtres sont de nouveau douze car Mathias, déjà élu à la place du traître, est parmi eux. Et le fait que sont là tous les douze montre qu’ils ne s’étaient pas encore séparés pour aller évangéliser selon l’ordre du Maître.

La Pentecôte doit donc être arrivée depuis peu et le Sanhédrin ne doit pas encore avoir commencé ses persécutions contre les serviteurs de Jésus Christ. En effet, autrement, ils ne célébreraient pas avec tant de calme et sans prendre aucunes précautions, dans une maison qui n’est que trop connue à ceux du Temple, c’est-à-dire dans la maison du Cénacle, et précisément dans la pièce où fut consommée la dernière Cène, où fut instituée l’Eucharistie, et commencée la trahison vraie et totale, et la Rédemption.

La vaste pièce a pourtant subi une modification, nécessaire pour sa nouvelle destination d’église, et imposée par le nombre des fidèles.

La table n’est plus prés du mur de l’escalier, mais près, ou plutôt contre, celui qui est en face, de façon que ceux qui ne peuvent entrer dans le Cénacle déjà comble — dans le Cénacle, première église du monde chrétien — puissent voir ce qui y arrive, en se mettant, en s’entassant dans le corridor d’entrée, près de la petite porte, complètement ouverte, qui donne accès à la pièce.

Dans la pièce il y a des hommes et des femmes de tout âge. Dans un groupe de femmes, près de la table, mais dans un coin, se trouve Marie, la Mère, entourée de Marthe et Marie de Lazare, de Nique, Élise, Marie d’Alphée, Salomé, Jeanne de Chouza, en somme de beaucoup de femmes disciples, hébraïques et aussi non hébraïques, que Jésus avait guéries, consolées, évangélisées et devenues brebis de son troupeau.

Parmi les hommes il y a Nicodème, Lazare, Joseph d’Arimathie, des disciples très nombreux parmi lesquels se trouvent Étienne, Hermas, les bergers, Élisée, fils du chef de la synagogue d’Engaddi, et d’autres très nombreux. Et il y a aussi Longin qui n’a pas sa tenue militaire mais un long et simple vêtements bis comme un habitant quelconque.

Puis d’autres qui certainement sont entrés dans le troupeau du Christ depuis la Pentecôte et les premières évangélisations des Douze.

Pierre parle aussi maintenant, pour évangéliser et instruire ceux qui sont présents. Il parle encore une fois de la dernière Cène. Encore, car on comprend d’après ses paroles qu’il en a déjà parlé d’autres fois.

Il dit: "Je vous parle encore une fois" et il appuie fortement sur ces mots "de cette Cène dans laquelle, avant d’être immolé par les hommes, Jésus Nazaréen, comme on l’appelait, Jésus Christ, Fils de Dieu et notre Sauveur, comme il faut le dire et le croire de tout notre cœur et de tout notre esprit, car en cette croyance réside notre salut, s’immola de sa propre volonté et par excès d’amour, en se donnant en Nourriture et en Boisson aux hommes et en nous disant, à nous ses serviteurs et ses continuateurs: "Faites ceci en mémoire de Moi".

Et c’est ce que nous faisons. Mais, ô hommes, de même que nous, ses témoins, nous croyons qu’il y a dans le Pain et dans le Vin, offerts et bénits comme il l’a fait, en souvenir de Lui et pour obéir à son divin commandement, son Corps très Saint et son Sang très Saint, ce Corps et ce Sang qui appartiennent à un Dieu, Fils du Dieu Très-Haut, et qui ont été répandus et crucifiés pour l’amour et la vie des hommes, de la même façon, vous aussi, vous tous, entrés à faire partie de la véritable, nouvelle, immortelle Église prédite par les prophètes et fondée par le Christ, vous devez le croire.

Croyez et bénissez le Seigneur qui à nous — qui l’avons crucifié sinon matériellement certainement moralement et spirituellement à cause de notre faiblesse en le servant, de notre manque d’ouverture pour le comprendre, de notre lâcheté en l’abandonnant par la fuite à son heure suprême, dans notre, non, dans ma personnelle trahison d’homme peureux et lâche au point de le renier, de ne pas le reconnaître et de nier que je suis son disciple, moi le premier même de ses serviteurs (et deux grosses larmes descendent le long du visage de Pierre) peu avant l’heure de prime, là, dans la cour du Temple — croyez et bénissez, disais-je, le Seigneur qui nous laisse ce signe éternel de son pardon.

Croyez et bénissez le Seigneur, qui à ceux qui ne l’ont pas connu quand il était le Nazaréen, permet qu’ils le connaissent maintenant qu’il est le Verbe Incarné revenu au Père. Venez et prenez. Lui l’a dit : "Celui qui mange ma Chair et qui boit mon Sang aura la Vie éternelle".

Nous alors nous n’avons pas compris (et Pierre pleure de nouveau). Nous n’avons pas compris car nous étions lents pour comprendre.

Mais maintenant l’Esprit-Saint a enflammé notre intelligence, fortifié notre foi, infusé la charité, et nous comprenons.

Et au nom du Dieu Très-Haut, du Dieu d’Abraham, de Jacob, de Moïse, au nom très haut du Dieu qui a parlé à Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, et aux autres Prophètes, nous vous jurons que c’est la vérité et nous vous conjurons de croire pour que vous puissiez avoir la Vie éternelle."

Pierre est plein de majesté quand il parle. Il n’a plus rien du pêcheur un peu rustre d’il y a seulement quelque temps. Il est monté sur un tabouret pour parler et être mieux vu et entendu, car, avec sa petite taille, s’il était resté debout sur le sol de la pièce, il n’aurait pas pu être vu des plus éloignés et lui, au contraire, veut dominer la foule.

Il parle avec mesure, une voix appropriée, et les gestes d’un véritable orateur. Ses yeux, toujours expressifs, sont maintenant plus éloquents que jamais. Amour, foi, autorité, contrition, tout transparaît par ce regard, annonce et renforce ses paroles.

Il a maintenant fini de parler. Il descend du tabouret et il passe derrière la table entre celle-ci et le mur, et il attend.

Jacques et Jude, c’est-à-dire les deux fils d’Alphée et cousins du Christ, étendent maintenant sur la table une nappe très blanche. Pour y arriver, ils soulèvent le coffre large et bas qui se trouve au milieu de la table, et étendent aussi sur son couvercle un linge très fin.

L’apôtre Jean va maintenant trouver Marie et lui demande quelque chose. Marie enlève de son cou une sorte de petite clef et la donne à Jean. Jean la prend, revient au coffre, l’ouvre, en rabattant la partie antérieure qui vient se coucher sur la nappe et que l’on recouvre d’un troisième linge.

A l’intérieur du coffre il y a une séparation horizontale qui le divise en deux compartiments. Dans le compartiment inférieur il y a un calice et un plat de métal. Dans le compartiment le plus élevé, au milieu, le calice qui a servi à Jésus à la Dernière Cène et pour la première Eucharistie, les restes du pain partagé par Lui, déposés sur un petit plat précieux comme le calice.

A côté du calice et du petit plat qui est posé dessus, il y a d’un côté la couronne d’épines, les clous et l’éponge.

De l’autre côté un des Linceuls enroulé, le voile avec lequel Nique avait essuyé le visage de Jésus, et celui que Marie avait donné à son Fils pour qu’il s’enveloppe les reins.

Au fond il y a d’autres choses, mais comme elles restent plutôt cachées et que personne n’en parle ni ne les montre, on ne sait pas ce que c’est.

Les autres, par contre, qui sont visibles, Jean et Jude d’Alphée les montrent à ceux qui sont présents et la foule s’agenouille devant elles.

Cependant on ne les touche pas et on ne montre pas le calice et le petit plat qui contient le pain, et on ne déplie pas le Linceul, mais on montre le rouleau en disant ce que c’est. Peut-être Jean et Jude ne le déplient pas pour ne pas réveiller en Marie le souvenir douloureux des sévices atroces subits par son Fils.

Une fois terminée cette partie de la cérémonie les apôtres, en chœur, entonnent des prières, je dirais des psaumes, car elles sont chantées comme les hébreux le faisaient dans leurs synagogues ou dans leurs pèlerinages à Jérusalem, pour les solennités prescrites par la Loi. La foule s’unit au chœur des apôtres qui de cette façon devient de plus en plus imposant.

Enfin on apporte des pains et on les place sur le petit plat de métal qui était dans le compartiment inférieur du coffre, et aussi des petites amphores de métal elles aussi.

Pierre reçoit de Jean, qui est agenouillé de l’autre côté de la table — pendant que Pierre est toujours entre la table et le mur, donc tourné vers la foule — le plateau avec des pains, l’élève et l’offre. Puis il le bénit et le pose sur le coffre.

Jude d’Alphée, qui se tient aussi à genoux à côté de Jean, présente à son tour à Pierre le calice du compartiment inférieur et les deux amphores qui étaient d’abord près du petit plat des pains, et Pierre verse leur contenu dans le calice qu’il élève ensuite et offre comme il a fait pour le pain. Il bénit aussi le calice et le pose sur le coffre à côté des pains.

Ils prient encore. Pierre fragmente les pains en nombreuses bouchées pendant que la foule se prosterne encore davantage, et il dit : "Ceci est mon Corps. Faites ceci en mémoire de Moi."

Il sort de derrière la table, en portant avec lui le plateau chargé des bouchées de pain, va d’abord vers Marie et lui donne une bouchée.

Il passe ensuite sur le devant de la table et il distribue le Pain consacré à tous ceux qui s’approchent pour le recevoir. Il reste quelques bouchées toujours sur leur plateau que l’on dépose sur le coffre.

Maintenant il prend le calice et l’offre à ceux qui sont présents, en commençant toujours par Marie.

Jean et Jude le suivent avec les petites amphores, et ajoutent des liquides quand le calice est vide, pendant que Pierre répète l’élévation, l’offrande et la bénédiction pour consacrer le liquide.

Une fois que l’on a contenté tous ceux qui demandaient de se nourrir de l’Eucharistie, les apôtres consomment le pain et le vin qui restent.

Ensuite on chante un autre psaume ou un hymne et, après cela, Pierre bénit la foule qui, après sa bénédiction, s’en va peu à peu.

Marie, la Mère, qui est restée toujours à genoux pendant toute la cérémonie de la consécration et de la distribution des espèces du Pain et du Vin, se lève et va près du coffre. Elle se penche par dessus la table et touche du front le compartiment du coffre où sont déposés le calice et le petit plat qui a servi à Jésus à la Dernière Cène, et dépose un baiser sur leur bord. Le baiser est aussi pour toutes les reliques qui y sont rassemblées. Puis Jean ferme le coffre et rend la clef à Marie qui la remet à son cou.

Pour compléter, je voudrais rappeler ce que L’Ange Gardien de Maria Valtorta nous dit sur L’Eucharistie.

Extrait de ma Réflexion n°40 : Méditation sur La Fête-Dieu.

Explication du Saint Ange Gardien de Maria Valtorta sur L’Eucharistie.

« Vous qui devez mourir – vous êtes même d'éternels mourants puisque la faute originelle maintient en vous des toxines de mort toujours actives, et malgré la grâce que le Rédempteur vous a rendue par son immolation et les sacrements qu'Il a créés et vivifiés par ses mérites, vous pouvez périr à tout moment –, Il vous faut combattre la mort par la Vie, c'est-à-dire par l'Eucharistie.

« Jésus l'a dit : "Si vous ne mangez pas la Chair du Fils de l'Homme et si vous ne buvez pas son Sang, vous n'aurez pas en vous la Vie. Qui mange ma Chair et boit mon Sang aura la vie éternelle, et Je le ressusciterai au dernier jour." (Jn 6, 53-54)

Et encore : "Je suis venu pour qu'ils aient la Vie, et qu'ils l'aient en surabondance. C'est pour cela que Je donne ma vie..." (Jn 10, 10)

« Mais malheur à ceux qui sciemment font du Pain du ciel leur condamnation, le poison qui tue, en utilisant le sacrement le plus sublime de façon sacrilège. Gare également à qui en limite la puissance transformatrice en le recevant avec indifférence et tiédeur, sans véritable volonté de se transformer en Dieu et avec l'aide de Dieu, afin d'être toujours plus digne de le recevoir.

« Vie eucharistique : vie de fusion. La communion ne cesse pas lorsque vous sortez de l'église ni quand les saintes espèces se sont consumées en vous. La communion "vit", même si ce n'est plus de façon matérielle. Elle vit malgré tout, par ses fruits, par ses ardeurs, par la cohabitation, mieux, par l'établissement de la demeure du Christ en vous, par votre fructification dans le Christ, car : "Le sarment qui reste uni à la vigne porte du fruit" et "ceux qui restent en Moi et en qui Je demeure, ceux-là portent beaucoup de fruits". (Jn 15, 4-5)

« Vie eucharistique : vie d'amour. C'est pour cela que l'Eucharistie, mémorial d'amour, source et brasier d'amour, transmet en celui qui la reçoit le don d'être toujours plus aidé par la grâce du sacrement, pourvu que l'âme y mette du sien. Il est en effet indéniable que, là où il y a bonne volonté et même si la créature est faible et mal formée, on voit que l'Eucharistie augmente la formation, renforce la volonté, transforme la tiédeur du sentiment en ardeur, la tiédeur du désir en désir puissant, change l'obéissance au précepte de communier aux seules fêtes en une faim de le faire chaque jour.

« L'Eucharistie rend présent le Christ en toutes ses opérations de Christ.

« Son incarnation : l'Eucharistie est une perpétuelle incarnation du Christ.

« Sa vie cachée : le tabernacle est une continuelle maison de Nazareth.

« Sa vie d'artisan : Jésus-Eucharistie est l'infatigable artisan qui travaille les âmes.

« Sa mission de prêtre auprès de ceux qui meurent ou qui souffrent :

Comme au chevet de saint Joseph mourant et auprès de tous ceux qui allaient à Lui pour être consolés, de même maintenant Jésus est là pour consoler, conseiller, fortifier, demander comme aux deux disciples d'Emmaüs : "Pourquoi êtes-vous si tristes ?", et rester avec vous, en ami et en Simon de Cyrène qu'Il est, tandis que "le soir approche et que le jour décline", tandis que se consument le chemin de la croix et son immolation extrême. (Lc 24, 13-35)

« Sa mission d’évangélisateur et de rédempteur :

Jésus est là comme quand Il évangélisait les foules et disait : "J'ai pitié de ce peuple.

Donnons-lui du pain afin qu'il ne périsse pas en chemin" (Mt 15, 32 ; Mc 8, 2) ; comme alors, Il vous évangélise aux vertus de charité, d'humilité, de patience et de douceur. En Agneau, plus que jamais Agneau qui n'ouvre pas la bouche devant ceux qui Le frappent (Is 53, 7), Jésus, malgré son silence extérieur, vous parle par les torrents d'étincelles divines qui jaillissent de la sainte hostie dans laquelle sa divinité s'anéantit, et Il vous dit : « Soyez mes imitateurs en générosité, en douceur, en humilité, en miséricorde (Mt 11, 29) ». Et, comme du soir du jeudi jusqu'à l'heure de none le vendredi, Il vous enseigne à être rédempteurs...

« Maria, un jour je t'ai dit que Jésus Christ est "la synthèse de l'amour de la Trinité". Maintenant, je te dis que l'Eucharistie est "la synthèse de l'amour de Jésus en qui se trouve déjà la synthèse du parfait amour trinitaire". C'est tout dire.

« Jésus-Eucharistie vous enseigne à parler et à vous taire, à agir et à contempler, à souffrir et à vous humilier, et par-dessus tout à aimer, à aimer, à aimer.

« L'Esprit Saint donne les lumières nécessaires pour comprendre.

Mais le Verbe incarné et devenu eucharistie donne le feu pour parler et convertir par la charité qui abat les hérésies, soigne les coeurs, leur fait connaître la science de Dieu et les conduit à Dieu. Le Verbe incarné devenu eucharistie donne la force d'être martyr. La sagesse s'écoule des lèvres de la créature eucharistique, parce que la vie eucharistique est aussi vie de sagesse, et de son coeur procède l'héroïsme, car l'Eucharistie communique le Christ, le Héros saint et parfait. La vie eucharistique est encore vie apostolique, parce que Jésus en vous vous change en apôtres et ne vous sépare plus de cet état de vie apostolique plus ou moins puissante à partir du moment où le degré de la vie eucharistique est atteint.

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA CINQUIEME PARTIE.

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