L’EUCHARISTIE, signe de La Miséricorde Divine…5ème Partie.

« Enfin, la vie eucharistique est une vie déifiée par la Chair et le Sang, par l'Âme et la Divinité de Jésus qui descend en vous et y établit sa demeure.

« Vous qualifiez de "sacrés" les vases eucharistiques, les tabernacles, tout ce qui touche le saint-sacrement. Mais ce ne sont que des contenants ou des choses touchées ! Cela concerne des actions extérieures. Néanmoins, l'on reconnaît un caractère sacré à l'objet qui a la fonction de contenir ou de toucher l'Eucharistie parce que la sainte hostie est le Corps du Seigneur Jésus.

« Mais alors, que deviendra votre corps dans l'intime duquel descend le Corps très saint qui s'est anéanti dans les saintes espèces (1 Co 3, 16), absorbées, comme toute nourriture de l'homme, par les sucs qui le change en votre sang ? Vous comprenez ? Dans votre sang. Votre sang, à vous qui vous nourrissez de l'Eucharistie, contient – et cela non pas de manière métaphorique – ce que furent les espèces du très saint Corps, de même que votre esprit retient la grâce qu'émet ce Corps dans son intégrité, doté de chair, de sang et d'âme comme celui de n'importe quel homme, avec la divinité en plus puisqu'il s'agit du Corps du Verbe divin.

« Si votre corps devait être saint parce qu'il est le temple de l'Esprit Saint qui descend et souffle en vous, que devrait-il devenir pour être un digne tabernacle du Dieu qui vient y habiter – mieux : se fondre en vous, devenir vous – et, puisque le plus grand ne peut être absorbé par le plus petit, qui vient vous absorber ; vous faire devenir Lui, c'est-à-dire dieux comme il est Dieu ? Je vous le dis : vous devriez par tous les efforts possibles imiter la Vierge à laquelle le Verbe S'est uni au point de Se faire chair de sa chair et sang de son sang, et  recevoir d'elle la vie en obéissant aux mouvements de son coeur maternel, aux lois vitales d'une mère, pour vous former et être Jésus.

« L'on peut dire que la Parole comme le Pain sont communion. La première est communion de Dieu-Esprit à l'esprit et à l'intelligence de l'homme, et le second est communion de Dieu Chair et Sang à l'homme tout entier, pour le transformer en dieu par l'oeuvre de la grâce et de l'amour infini.

« Comme pour la communion du Pain des anges, je te dis au sujet de la Parole : ne la reçois jamais indignement pour qu'elle ne te soit pas "mort" ; mais avec un esprit droit, humble, obéissant et plein d'amour, rassasie-toi dans le temps de la Parole et de l'Eucharistie pour en déborder dans l'éternité. Car ces aliments qui viennent du ciel s'aident et se complètent l'un l'autre, en donnant la Vie éternelle selon la promesse du Verbe Jésus :

"Qui garde mes paroles ne verra pas la mort dans l'éternité" (Jn 8, 51) et "Qui mange de ce Pain vivra pour l'éternité." (Jn 6, 58)

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! »

L’Eucharistie est le plus grand Miracle de Dieu afin que nous les hommes, malgré notre tendance au péché, nous puissions hériter de La Vie éternelle, nous puissions prendre des forces pour lutter contre le mal en recevant Dieu en nous, nous puissions guérir de nos infirmités et nos blessures en nous plongeant dans Le Cœur de Dieu, nous puissions puiser à La Source de L’Amour qui vient du Cœur de Jésus et répandre ce torrent d’Amour en nous et autour de nous sur tous ceux que Dieu nous confie, nous puissions nous préparer à la mort à cette Terre en recevant La Vie en nous, celle que Dieu rêve de nous donner pour un Bonheur infini et éternel. 

Extrait de ma réflexion n°39 : Les Noces de Cana.

De même que l’étoile de l’Epiphanie avait brillé pour annoncer aux rois mages que Le Roi universel était donné au monde, L’Etoile de mon Eucharistie a brillé à la Cène Pascale pour annoncer au monde que L’Agneau véritable était sur le point d’être immolé, que déjà Il s’immolait en se livrant de son plein gré en nourriture perpétuelle aux hommes afin que son Sang n’arrose pas seulement les montants et les linteaux (Exode 12 7), mais qu’il circule en ne faisant qu’un avec eux, pour les rendre saints, et pour que sa Chair immaculée fortifie leur faiblesse, tandis que l’Âme du Christ et la Divinité du Verbe habitent en eux et leur apportent la présence indivisible du Père et de L’Esprit éternel.

Entre l’annonce de l’étoile de l’Epiphanie et celle de l’étoile Eucharistique brille la lumière du miracle de Cana (accompagnée de ses symboles incompris) pour dire au monde ce que la Sagesse et la Puissance incarnées allaient accomplir dans le cœur de pierre des hommes, avec la pauvre eau de leur pensée.

A la dernière Cène (le dernier acte du Maître) Moi, l’Epoux, J’ai changé non pas l’eau en vin, mais le vin en mon Sang pour une nouvelle transformation destinée à vous aider à être heureux de Mon Bonheur, qui est Saint et Eternel.

Trois années durant, J’avais rempli les jarres vides de l’Eau venue du Ciel.

Désormais, l’eau ne suffisait plus.

Le temps du combat et de la joie était venu. Or le vin est utile au combattant et il ne saurait être absent des festins.

Je vous ai donc donné L’Eucharistie, Mon propre Sang, afin que vous buviez Ma Force pour devenir forts, ainsi que Ma joyeuse volonté de servir Dieu, pour que vous deveniez des héros à l’instar de votre Maître, et que Ma Joie soit en vous.

Ce miracle de la transformation d’une espèce en l’autre n’a pas connu de fin.

Mon Eucharistie remplit toujours les Calices et les Ciboires de la terre entière depuis des siècles.

Et jusqu’à la fin des siècles les affamés, les épuisés, les assoiffés, les fatigués, les affligés, les mourants et ceux qui commencent à peine à faire preuve de raison, les purs comme les repentants, les malades comme les bien-portants, les prêtres comme les laïcs, les hommes de toute race et condition, qu’ils habitent sur les sommets ou dans les plaines, dans les neiges polaires ou à l’équateur, sur les eaux ou sur terre, viennent boire, manger, se nourrir, se sauver, vivre de mon Sang et de mon Corps, de ce Vin offert à la fin du Banquet, au seuil de la Rédemption, pour qu’il soit le Banquet perpétuel de l’Epoux pour ceux qui l’aiment et pour que se poursuive la Rédemption de vos faiblesses et de vos chutes.

Extrait de ma Réflexion : Samedi 25 Avril 2009 (Fête de Saint Marc).

Pour pouvoir proclamer La Bonne Nouvelle de Jésus Vivant et Ressuscité, il faut non seulement rester Humble, mais être et devenir toujours plus Amoureux de Dieu en Lui obéissant non seulement dans les moindre détails…mais dans la fidélité quotidienne…tout au long de nos journées, de nos mois et de nos années de vie sur Terre.

Nous ne pouvons pas Aimer Dieu si notre Amour est un Amour total…d’un instant (je suis prêt à donner ma vie pour Dieu…là…tout de suite…en me sacrifiant…mais faire tous les petits sacrifices de chaque jour (et invisible aux yeux des autres qui me regardent) en persévérant tout au long des jours, des mois et des années…cela non !!!)...et pourtant c’est ce que Dieu attend de nous…pour éprouver notre Amour dans la durée et la fidélité !!!

Et la proclamation de La Bonne Nouvelle …passe d’abord par L’Amour concret pour notre prochain…qui est d’abord notre conjoint, nos enfants (ne jamais les oublier…ils nous sont confiés par Dieu pour prendre soin d’eux, les éduquer dans L’Amour et La Foi en Dieu, et les faire grandir et s’épanouir), notre famille, nos parents et ceux que Dieu met sur notre route.

Mais cet Amour, pour être un véritable Amour, doit provenir de La Source de L’Amour qui est Le Cœur de Jésus, ouvert sur le bois de La Croix d’où sont jailli du sang et de l’eau, qui est Le Cœur de Dieu.

Comment peut-on prétendre Aimer notre prochain (à commencer par notre conjoint et nos enfants), si nous ne puisons pas à cette Source.

Comment peut-on prétendre donner à boire à notre prochain qui meurt de soif…en lui proposant une bouteille vide !!!

C’est pour cela que Dieu nous a donné ces Commandements qui, en eux, les renferme tous :

Écoute, ô Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces".C'est le premier et suprême commandement. Le second ensuite est semblable à celui-ci : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Il n'y a pas de commandements plus grands que ceux-ci. Ils renferment toute la Loi et les prophètes."     

Pour apporter L’Amour à notre prochain, il faut puiser constamment à cette source de L’Amour Divin.

Et cette source se trouve dans L’Eucharistie quotidienne…donnée par Jésus Lui-même, la veille de Sa Mort.

Et maintenant qu’Il s’est élevé au Ciel et qu’Il s’est assit à la droite du Père…Il nous envoie L’Esprit-Saint pour nous faire sortir de nos peurs…et nous envoyer proclamer La Bonne Nouvelle de Son Amour.

N’ayons pas l’orgueil de croire que nous pouvons Aimer et apporter L’Amour à notre Prochain…en nous passant de La seule nourriture qui apaise la faim et la soif de notre âme. 

N’ayons pas l’orgueil de croire que nous pouvons lutter contre les tentations qui nous assaillent, et vaincre les attaques du mal…par nos propres forces !!!

Soyons assez humble pour reconnaître que nous ne sommes rien sans Dieu (juste un grain de poussière…qui retournera dans le néant éternel si nous ne voulons pas de Dieu…mais devenant héritier du Royaume de Dieu…si nous laissons Dieu, Maître de notre vie et de notre âme).

Soyons assez humble pour reconnaître que sans nourrir et étancher la soif de notre corps…nos forces diminueront de plus en plus…jusqu’à nous rendre incapable du moindre effort…et encore moins d’aider notre prochain dans les tâches qu’il nous demanderait.

Soyons assez humble pour reconnaître que sans nourrir et étancher la soif de notre âme (qui devrait être quotidienne…comme celle de notre corps…corps dont nous prenons tant de soin, alors qu’il pourrira dans la terre…alors que nous faisons jeûner notre âme jusqu’à la faire se dépérir, alors qu’elle est destinée à l’éternité !!!) par la seule nourriture dont elle a absolument besoin, L’Eucharistie qui est Corps et Sang de Jésus et qui est La Parole de Dieu…alors nous devenons incapable d’Aimer Dieu et d’apporter L’Amour de Dieu à notre prochain…

Si nous restons un mois, plusieurs mois, un an, plusieurs années…sans cette nourriture… pensez à l’état de notre âme…en pensant à l’état que serait notre corps sans nourriture durant le même temps !!!

Nous devenons comme quelqu’un qui regarde son prochain (par exemple notre conjoint ou nos enfants) en train de souffrir, affamé et en soif d’Amour…en lui disant « mange, boit et rassasies-toi de ce que je t’apporte »…et vous lui apportez une assiette et un verre vide !!!

Vous avez devant vous plusieurs robinets dont un seul est relié à la source de l’eau…si vous ouvrez les autres robinets…même en très grand (même avec un désir très grand en vous d’aider)…rien n’en sortira.

Mais si vous allez à L’Eucharistie quotidiennement, avec une âme pure (en ayant d’abord été puiser à la source de La Miséricorde de Dieu dans Le Sacrement de Réconciliation, avec un regret sincère et total en vous)…alors vous comblerez l’attente de votre prochain (votre conjoint, vos enfants…), en lui donnant des assiettes et des verres remplis et débordantes de Grâces provenant du Cœur de Dieu.

N’oublions jamais La seule Prière que Jésus nous a appris où chaque mot est très important, source de Grâces et de Bénédictions…du moment que notre cœur, notre esprit et notre âme y adhèrent totalement.

Je voudrais ici en faire ressortir trois :

Notre PERE……Donne-nous aujourd’hui notre Pain de ce jour……Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés……

1/ Dieu est notre véritable Père (celui qui a crée notre âme immortelle)…nous sommes donc tous frères en Dieu.

2/ Dans cette prière, avant de Lui demander la nourriture pour notre corps (qu’Il donne automatiquement à ceux qui ont mis leur confiance en Lui…Il prend soin de la nourriture des oiseaux…à combien plus forte raison, Il prend soin de nous…qui sommes Ses Enfants…Luc 12 22-33), c’est d’abord un appel pressent à nourrir notre âme pour qu’elle soit « comblée de La Présence de Dieu…mais aussi de La Très Sainte Vierge…qui accompagne toujours Dieu » et ait toujours La Force nécessaire dans notre lutte contre les forces du mal qui nous assaillent constamment …Dieu luttant en nous contre celles-ci. 

3/ Il nous ai demandé d’être plein d’Amour, de Compassion et de Miséricorde pour notre Prochain…car nous serons pardonné à la mesure dont nous aurons pardonnés à notre prochain …mais même si notre Pardon à l’égard de notre Prochain est faible et limité, mais sincère… celui de Dieu sera Infini et Total.

Extrait de ma Réflexion : Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

Dieu se sert aussi de nos maladies graves voir mortelles (les nôtres ou celles de nos proches), de nos profondes souffrances, de nos profondes détresses pour nous apprendre à retrouver nos véritables valeurs, pour nous apprendre à tourner nos regard vers Dieu, vers L’Eternité qui nous attend…alors que nos regards étaient tournés vers les « plaisirs » de ce monde, vers des rêves de gloire humaine et de « fortune » humaine.

Son Divin Cœur Ouvert désire tellement pouvoir déverser Ses océans de Grâces en nous afin qu’Il puisse vivre en nous et nous conduire vers Le Père, vers Son Royaume où ne règne que L’Amour et La Pureté dans un Bonheur Infini et Eternel…qu’Il se sert de tout, y compris des malheurs qui nous tombent dessus.

Combien de gens, en effet, passent leur vie à s’étourdir que ce soit au travail, que ce soit pour une passion, que ce soit pour profiter de tous les plaisirs de la vie ou que ce soit pour « oublier »…et il faut un « drame » pour que d’un seul coup, ils revoient toutes leurs valeurs, se détournent de leur vie passée et de ceux qui en faisait partis…pour commencer à donner un sens à leur vie et repartir à zéro en donnant la première place à leurs vrais valeurs…et en vivant à fond selon celles-ci…comme pour rattraper le temps perdu pendant parfois de très nombreuses années (parabole des ouvriers de la dernière heure).

J’aimerais reprendre un texte de Jésus donné à Maria Valtorta le 1er Décembre 1943 :

Jésus dit :

« Vous qui recouvrez la santé après une maladie mortelle, vous ne pensez, quand vous y pensez, qu’à me remercier de votre santé physique recouvrée.

Vous ne songez pas au fait que Je vous ai envoyé cette épreuve pour vous faire réfléchir à la fin qui vous attend, au-delà de laquelle il y a un commencement, tout comme le soleil qui se couche le soir indique le recommencement du cycle qui va ramener une nouvelle aurore.

Mais votre aurore dans l’au-delà ne marque pas le début d’une journée de quelques heures. C’est le début d’un jour éternel.

C’est à cela que veut vous faire réfléchir la maladie et c’est vers ce but que vous devriez diriger la santé recouvrée. A fournir une journée de Paix à ce qui ne meurt pas.

Si vous saviez réfléchir à cela, combien de proies perdrait l’enfer !  

Mais avant de vous réjouir d’être guéris, vous devriez vous réjouir de la possibilité que Dieu vous accorde de réparer les erreurs d’avant la maladie et de travailler à mériter la vie qui ne meurt pas.

Moi, J’agis pour délivrer votre âme de la perdition et J’efface vos péchés de Mon Amour, toujours espérant en vous. Et vous…que faites-vous ?

Rendez l’Amour pour l’Amour que vous recevez et devenez « vivants ».

Etre vivant ne veut pas dire être de ce monde, cela veut dire être dans Le Seigneur. Cela veut dire posséder La Grâce et avoir droit au Ciel.

Celui qui respire, mange et dort avec une âme morte n’est pas vivant. Il est une dépouille déjà putrescente sur le point de tomber, telle une figue pourrie sur la branche, dans la fosse dont le fond est l’enfer.

Est vivant celui qui possède « La Vie », même s’il agonise dans la chair, même que, au fur et à mesure que diminue la vitalité d’ici, « La Vraie Vie » s’approche et grandit en lui.

Est vivant celui qui, au moment d’expirer, arpège déjà les louanges qu’il chantera éternellement au Seigneur et, pendant que les ténèbres descendent sur ses pupilles, il voit de plus en plus clairement, avec les yeux de L’Esprit, Le Visage du Père.

Est vivant celui qui, après avoir été guéri d’une maladie humaine, se sent racheté par Son Seigneur et Lui consacre tous ses mouvements.

Est vivant celui qui connaît La Vérité et qui, par-dessus toutes les joies et toutes les richesses humaines, veut cette joie et cette richesse : La Vérité.

Et tout au long de ses jours, il se consacre à en obtenir la possession, car le fait de la connaître lui a donné soif de la conquérir. »

L’Eucharistie est Le Cœur de Dieu, c’est Mon Cœur.

Je vous ai donné Mon Cœur à La dernière Cène et pourvu que vous le vouliez, Je vous le donne toujours…

Et Jésus désire particulièrement donner Son Cœur à ceux qui vont bientôt mourir, en leur donnant La nourriture de Vie qu’est Son Corps et Son Sang (Le Sacrement de L’Eucharistie) pour qu’elle soit gage de Vie éternelle en eux…après qu’ils aient reçue Sa Grâce dans Le Sacrement de Réconciliation des mains d’un Prêtre.

Dieu se sert aussi de nos maladies graves voir mortelles (les nôtres ou celles de nos proches), parce qu’Il sait que c’est le meilleur moment de libérer l’âme de sa cage terrestre pour le bien de la personne comme pour le bien de ses proches (Lui, Notre Dieu, dont La Sagesse nous dépasse infiniment).

J’aimerais aborder ici un Enseignement de Jésus envers un enfant de 10 ans qui a perdu toute sa famille (ses deux parents et ses petits frères)…devant sa très grande détresse…comme celle que nous avons devant la mort de ceux que nous aimons.

Extraits des Révélations de Jésus à Maria Valtorta dans L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, tome 4, chapitre 171…

Jésus instruit un petit enfant (Margziam) qui vient de perdre ses deux parents et ses petits frères…et se sert de l’image des oiseaux pour Son Enseignement.

Jésus invite l'enfant à courir et à sauter. Mais Margziam répond : "Je préfère rester près de Toi. Je suis grand, maintenant, et je suis un disciple."

Jésus sourit de cette... profession sérieuse d'âge et de dignité. Il est vrai que c'est un bien petit adulte qui chemine à ses côtés. Personne ne lui donnerait plus de dix ans.

"Je ne pourrais pas me divertir ces jours-ci... Mais rester près de Toi me soulage tant... Je t'ai tant désiré ces temps-ci... parce que... parce que..." L'enfant serre ses lèvres tremblantes et ne parle plus.

Jésus lui met la main sur la tête en disant : "Celui qui croit à ma parole ne doit pas être triste comme ceux qui ne croient pas.

Je dis toujours la vérité. Même quand j'affirme qu'il n'y a pas de séparation pour les âmes des justes qui sont dans le sein d'Abraham et celles des justes qui sont sur la terre.

Je suis la Résurrection et la Vie, Margziam.

Et cette Vie, je l'apporte même avant d'accomplir ma mission. Tu m'as toujours dit que tes parents soupiraient après la venue du Messie et qu'ils demandaient à Dieu de vivre assez pour le voir.

Ils croyaient donc en Moi. Ils se sont endormis dans cette foi. Ils sont par conséquent déjà sauvés par elle, déjà ressuscités et vivants par elle. Car c'est une foi qui donne la vie en donnant la soif de la justice.

Pense au nombre de fois qu'ils ont dû résister aux tentations, pour être dignes de rencontrer le Sauveur..."

"Mais ils sont morts sans t'avoir vu, Seigneur... Et morts de quelle manière... Je les ai vus, tu sais, quand ils ont dégagé de la terre tous les morts du pays... Ma mère, mon père... mes petits frères...

Que m'importe si pour me consoler ils me disaient : "Les tiens ne sont pas ainsi. Ils n'ont pas souffert" Oh ! ils n'ont pas souffert ! C'étaient donc des plumes, les pierres qui sont tombées sur eux ? C'était de l'air la terre et l'eau qui les ont suffoqués ? Et leur raison n'aura pas réagi quand ils se sentaient mourir, en pensant à moi ?.." L'enfant est très agité par la douleur. Il gesticule debout devant Jésus, quasi agressif...

Mais Jésus comprend cette douleur, ce besoin de parler et il le laisse dire. Jésus n'est pas de ceux qui disent : "Tais-toi. Tu me scandalises" à ceux qui délirent à cause d'une douleur vraie.

L'enfant continue : "Et après ? Qu'est-ce qui est arrivé après ? Tu le sais ce qui est arrivé après !

Si tu n'étais pas venu, je serais devenu une bête fauve, ou bien je serais mort comme un serpent dans le bois. Et je ne serais plus allé vers maman, vers mon père, mes petits frères car je haïssais Doras et... et je n'aimais plus Dieu comme avant, quand maman était là pour m'aimer, pour me faire aimer le prochain.

J'avais presque de la haine pour les oiseaux qui se remplissaient le jabot, qui avaient des plumes chaudes, qui refaisaient leurs nids, moi qui avais faim, qui avais un vêtement déchiré, qui n'avais plus de maison... Je les chassais, moi qui aime les oiseaux, à cause de la colère qui montait en moi quand je me comparais avec eux, et puis je pleurais parce je me rendais compte que j'avais été méchant et que je méritais l'Enfer…"

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA SIXIEME PARTIE.

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