Mardi 13 Octobre 2009 (Mardi de la 28ème semaine du temps ord.) : Notre âme…3ème Partie.

Je viens de reproduire une homélie du Saint Curé d’Ars qui nous parle de La Valeur Infinie de notre âme pour laquelle Dieu s’est volontairement Sacrifié (même si c’est Le Fils qui était Crucifié sur Le Bois de La Croix, ce dernier ne fait qu’un avec Le Père et Le Saint-Esprit). Aussi, maintenant, je voudrais laisser Jésus Lui-même nous parler de la valeur de notre âme.

(Rappelez-vous la création de notre âme que j’ai décrit dans ma Réflexion n° 45 : Carême…et Conversion).

Extrait de ma Réflexion n°45 : Carême…et Conversion.

Mon âme devient de plus en plus capable de voir dans La Lumière. Et je m’aperçois que ces miracles incessants que sont les œuvres de Dieu se produisent à chaque Fusion des Trois Personnes, Fusion qui se répète à un rythme rapide et ininterrompu, comme sous l’aiguillon d’une faim insatiable d’Amour.

Je vois que le Père crée les âmes, par Amour du Fils à qui Il veut donner un nombre toujours plus grand de disciples. Oh ! Que c’est beau !

Elles sortent du Père comme des étincelles, comme des pétales de Lumière, comme des joyaux globulaires. En fait, je ne suis pas capable de les décrire.

C’est un jaillissement incessant d’âmes nouvelles… Elles sont belles, joyeuses de descendre entrer dans un corps par obéissance à leur Auteur.

Comme elles sont belles quand elles sortent de Dieu !

Etant donné que je suis au Paradis, je ne vois pas, je ne peux voir, à quel moment la faute originelle les tache.

Par zèle pour son Père, le Fils ne cesse de recevoir et de juger celles qui, à le fin de leur vie, reviennent à l’Origine pour y être jugées.

Je ne vois pas ces âmes.

Aux changements de l’expression de Jésus, je comprends si elles sont jugées avec joie, avec miséricorde ou avec inexorabilité.

Quel éclat a son sourire quand un Saint se présente à Lui !

Quelle Lumière de triste miséricorde lorsqu’Il lui faut se séparer d’une âme qui doit se purifier avant d’entrer dans Le Royaume !

Quel éclair d’offense et de douloureux courroux quand Il doit répudier un rebelle pour l’éternité !

C’est là que je comprends ce qu’est Le Paradis, et ce qui fait Sa Beauté, Sa Nature, Sa Lumière et Son Chant.

Il est fait d’Amour. Le Paradis est Amour. En lui, c’est L’Amour qui crée tout.

L’Amour est le fondement que lequel tout repose.

L’Amour est le sommet dont tout provient.

Le Père agit par Amour. Le Fils juge par Amour. Marie vit par Amour. Les Anges chantent par Amour. Les Bienheureux louent par Amour. Les âmes sont formées par Amour. La Lumière existe parce qu’elle est Amour.

Oh ! Amour ! Amour ! Amour !...Je m’anéantis en toi. Je ressuscite en toi.

Je meurs comme créature humaine, car tu me consumes. Je nais créature spirituelle, car tu me crées.

Sois béni, béni, béni, Amour, toi, la troisième Personne !

Sois béni, béni, béni, Amour qui est L’Amour des Deux Premières !

Sois béni, béni, béni, Amour qui aime les Deux qui te précèdent !

Sois béni, toi qui m’aimes.

Sois béni par moi qui t’aime car tu me permets de t’aimer et de te connaître, ô ma Lumière…

Extrait des Révélations faites à Maria Valtorta le 28 Janvier 1947.

Qu’est-ce que l’homme ??? Le Catéchisme répond : « Une créature raisonnable composée d’une âme et d’un corps ».

Qu’est-ce que l’âme ??? Le Catéchisme répond : « C’est la partie la plus noble de l’homme, car c’est une substance spirituelle douée d’intelligence et de volonté, capable de connaître Dieu et de Le posséder éternellement ».

Dans La Genèse (chap.1, vers. 27), il est dit : « Dieu créa l’homme à Son image ».

Comment cela ???

De visage peut-être ??? Ou par la forme du corps ??? Dieu n’a ni visage ni corps.

Pour devenir homme, J’ai dû revêtir votre forme, parce que Je n’avais pas de forme corporelle propre. Dieu est parfaitement Esprit, simple, éternel, sans commencement ni fin.

C’est pourquoi le Catéchisme enseigne ceci : Il est dit que l’homme est crée à l’image et à la ressemblance de Dieu parce que l’âme humaine est spirituelle et raisonnable, libre d’action, capable de connaître Dieu, de L’Aimer et d’en jouir éternellement, perfections qui reflètent en l’homme un rayon de l’infinie grandeur du Seigneur.

Un rayon de l’infinie grandeur du Seigneur !!!

C’est là une grande vérité, puisque nous seuls (qui sommes un et trines) nous connaissons et jouissons de nous en toute plénitude de Joie, en nous engendrant nous-même par ce Joyeux Amour qui est connaissance de notre parfaite Perfection.

Et nous avons voulu que vous nous ayez en exemple pour créer en vous cette créature divinisée qu’est l’homme fils de Dieu.

C’est pourquoi nous avons déposé en vous L’Amour qui est Notre essence, et nous vous avons proposé L’Amour comme terme de La Perfection pour que vous parveniez à être avec Nous sans fin, tout comme vous étiez en Nous avant que la création n’existe, quand Nous vous contemplions, avant que vous ne soyez sorti du néant pour devenir, conformément à Notre Volonté, la créature qui porte Le Reflet de Dieu, lequel l’a Divinement conçue pour Sa Gloire.

Or rien ne peut exister en Dieu qui ne soit pas de Dieu.

Pour cette raison, l’homme est de Dieu et peut à juste titre l’appeler Père, et il est de son devoir de désirer le rejoindre et le posséder après s’être efforcé de L’Aimer et de Le connaître.

Bienheureux ceux qui savent s’élever au sommet de La Béatitude : Elle est L’Union à Dieu, autrement dit la Connaissance de Dieu, la fusion avec L’Amour, la Contemplation de La Trinité qui est L’Un, du Feu qui ne se consume pas mais recrée en faisant de la créature humaine ce qui fut pensé par L’Amour : un dieu fils de Dieu.

En vérité, Le Père a mis Le Sceau de Sa Paternité dans Son Fils, c’est-à-dire la capacité de connaître et d’Aimer Dieu, dans cette vie et dans l’autre.

Dieu a donc crée l’homme composé de deux substances, l’une appelée corps (initialement créée à partir de la boue puis procréée avec de la chair de l’homme) et l’autre appelée âme, créée au coup par coup par Dieu, pour une seule fois et pour un seul corps.

Celle-ci descend s’unir à la chair qui se forme dans un sein.

Sans âme, l’homme serait une créature animale guidée par l’instinct et ses dons naturels.

Sans corps, l’homme serait une créature spirituelle pourvue des dons surnaturels d’intelligence, de volonté et de grâce à l’instar des anges.

A ce chef-d’œuvre de la Création qu’est l’homme, an qui s’unissent les deux créatures, animale et spirituelle, qu’est-ce que Dieu a apporté de plus que l’existence ???

Des dons gratuits que les théologiens répartissent en dons naturels (Un corps sain et beau avec cinq sens parfaits et une âme raisonnable douée d’intelligence et de liberté), préternaturels (l’intégrité, c’est-à-dire la parfaite sujétion à la raison de la sensualité, libre de toute incitation qu’elle qu’elle soit…l’immortalité du corps qui n’aurait pas dû connaître l’horreur de la mort… l’immunité contre toute douleur…et la science proportionnée à sa condition de créature élue, par conséquent une grande science que son intelligence parfaite assimilait sans peine) et surnaturels (La Vision Béatifique de Dieu, La Grâce qui fait de l’homme un enfant de Dieu et, pour destinée, la jouissance éternelle de Dieu).

Tant par l’origine que par les Dons qu’il a reçus, l’homme peut, à juste titre, se qualifier d’ « enfant de Dieu » et Le connaître comme un fils connaît son père.

Qu’est-ce que La Grâce ???

C’est la principe qui transforme la créature en enfant de Dieu. Il s’agit par conséquent d’une qualité Divine semblable à La Lumière dont elle est issue et dont l’éclat enveloppe et pénètre les âmes (que ce soit sous forme de don donné (comme à Adam) ou de don rendu (comme pour les Chrétiens Catholiques rentrés en Grâce par les mérites de Mon Sacrifice et du Sacrement que J’ai institué), leur communiquant non seulement une beauté radieuse, mais la capacité de voir et de connaître Dieu, tout comme le premier homme Le connaissait en Le voyant et en Le comprenant par son âme remplie d’innocence et de grâce.

La grâce est donc restitution à l’homme de la capacité à Aimer et à voir Dieu.

Elle est Lumière qui permet de voir ce qui reste infiniment ténébreux pour la pensée de l’homme, mais Lumière infinie pour l’âme en état de Grâce.

Elle est Don de Dieu pour soutenir le désir de l’âme de connaître Dieu…elle est le moyen de rappeler l’Origine comme celle-ci désire être rappelée…elle est enfin instrument de Divinisation de la créature.

Et plus la créature grandit dans la grâce (par sa volonté propre et par la justice à laquelle elle parvient par sa volonté d’Amour) plus grandira en elle ce qui est Union au Divin, ainsi que La Sagesse (l’un des attributs Divin), et avec La Sagesse, la capacité à comprendre, connaître et Aimer La Vérité et les vérités.

Car la grâce est L’Esprit de Dieu qui entre en l’homme accompagnée de tous Ses Dons, pour transformer, élever, sanctifier les puissances et les actions de l’homme.

Et parmi ces dernières, la première et la principale, L’Amour.

L’Amour est l’action pour laquelle vous avez été créées.

Aimer et Connaître. On n’Aime que ce qu’on connaît. Et plus on Aime, mieux on connaît.

Pour cette raison, Dieu accorda aux premiers hommes La Connaissance de Lui, afin qu’ils soient parfaitement heureux dans cette période de Grâce et de Joie, et gardent ensuite un souvenir qui les unisse encore au Père.

Car si ce dernier se cachait derrière les brumes du péché érigé comme un mur entre les hommes déchus et La Perfection, ils n’étaient pas complètement perdus puisque L’Amour durait.

Adam et Eve connurent Dieu, ils en eurent La Vision Béatifique et en comprirent L’Essence parce que leur âme (Je dis bien : leur âme) en état de Grâce pouvait en saisir La Beauté incorporelle et suprême, et en comprendre La Sagesse dans La Voix de Dieu.

Adam et Eve possédaient donc Le Don de La Grâce qui est Amour, Lumière, Sagesse et Connaissance de Dieu.

Comme ils étaient des hommes publics et privés à la fois, ainsi que les parents de toute la famille humaine, ils auraient transmis ce Don (comme tous les autres) à leurs descendants.

Ils n’auraient pas eu besoin de peiner pour se souvenir de Dieu, pour s’élever avec effort des ténèbres vers La Lumière en luttant contre le poids du Mal, à contre-courant des tentations, contre les brumes de l’ignorance, contre toute la misère provoquée par la désintégration de La Grâce.

Le souvenir ne leur aurait pas été nécessaire puisqu’ils n’auraient pas eu à se rappeler Le Bien perdu, et ils auraient seulement connu La Jouissance Joyeuse de L’Aimé.

Quel genre de Miséricorde Dieu a-t-Il employé pour sauver le genre humain ??? La réponse se trouve encore une fois dans les pages de La Genèse et dans le Catéchisme.

La Miséricorde de promettre immédiatement à Adam La venue du Rédempteur (ou Messie) et de l’envoyer au temps voulu délivrer les hommes de l’esclavage du démon et du péché, pour les réintégrer dans l’état d’enfants de Dieu par la restitution de l’état de grâce, en raison de Mes Mérites et de Ma Passion.

Or, dites-Moi…Si au moment même de la condamnation, Dieu Le Père en tempère déjà la sévérité par L’Espérance d’un Rédempteur et La Promesse d’un Pardon, cela ne prouve-t-il pas qu’Il a Lui-même voulu (Lui qui, étant Charité éternelle et parfaite, reste toujours Miséricorde jusque dans La Justice) qu’il demeure des étincelles de Lumière dans l’âme de l’homme pris dans les ténèbres et les souffrances, étincelles destinées à empêcher tout désespoir, tout abattement, tout abandon, tout affaiblissement chez ceux qui n’ont plus aucun but et traînent leurs jours sans l’énergie de L’Espérance ???

Oui, en vérité, il en fut ainsi.

Certains affirment que les âmes préexistent. Où avez-vous donc trouvé cette parole que Je n’ai pas dite ??? Au fond de vos pensées, mais pas dans mes pages !!!

Les âmes ne préexistent pas.

Ce ne sont pas des objets entassés dans des dépôts pour qu’on les prenne au moment voulu.

Dieu n’a nul besoin de stocks pour avoir du matériel à disposition.

Dans la dictée du 24 Août 1944, je dis au petit Jean (surnom de Maria Valtorta) : « Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu ».

J’avais employé ce terme pour vous donner à tous, la sensation, plus vive que jamais, que l’homme est « enfant de Dieu » parce que Celui qui l’engendre est Père, et aussi pour vous faire comprendre toute la Beauté de cette part de vous-mêmes qui ressemble à Dieu.

Il n’y a rien en Dieu qui ne soit Dieu.

Il s’ensuit que vos âmes, venant de Dieu, sont surnaturellement divinisées par L’Origine et par La Grâce infusée par Le Baptême à ceux qui croient au Vrai Dieu et au Christ Rédempteur, et conservée en évitant la péché !!!

J’avais montré au « porte-parole » (Maria Valtorta) la vision de la création des âmes. C’est une vision qui, comme Je le dis plus loin, était montrée de façon à rendre l’acte créateur et immatériel, visible à la voyante.

Pour décrire cette vision, le porte-parole emploie le terme « créer » de même qu’il reconnaît en toute vérité et simplicité « ne pas voir (puisqu’elle se trouve au Paradis…conclusion tout à fait juste de la voyante) quand la tâche originelle souille les âmes ».

Au Paradis, effectivement, cela ne peut se produire. Elle déclare également « ne pas voir les âmes qui, une fois leur temps sur terre achevé, se séparent de la chair et reviennent pour être jugées ».

Maria dit « comprendre comment elles sont jugées aux changements d’expression de Jésus ».

Revenir à L’Origine, se présenter devant Jésus Le Juge, ne signifie pas aller à un endroit donné ou aller exactement au pied du Trône éternel.

Ce sont là des expressions destinées à aider votre pensée.

L’âme qui quitte le corps qu’elle animait se trouve immédiatement face à La Divinité qui la Juge, sans nul besoin de monter se présenter au seuil du Royaume éternel.

Le Catéchisme affirme que Dieu est au Ciel, sur terre et en tout lieu.

Par conséquent, la rencontre se produit n’importe où.

La Divinité emplit La Création. Elle est donc présente en tout lieu de La Création.

C’est Moi qui Juge. Mais Je suis inséparable du Père et de L’Esprit-Saint, omniprésents partout.

Le Jugement est aussi rapide que l’a été L’Acte Créateur : Moins d’un millième de votre plus petite unité de temps.

Dans l’atome de l’instant Créateur l’âme a le temps d’entrevoir La Sainte Origine qui la crée et d’en emporter le souvenir pour qu’il serve de religion instinctive et de guide dans sa recherche de La Foi, de L’Espérance et de La Charité qui, si vous l’observez attentivement, se trouvent de manière floue, comme des germes informes, jusque dans les religions les plus imparfaites (La Foi en une Divinité, l’espérance d’une récompense attribuée par cette Divinité, L’Amour de cette Divinité).

De même, dans l’atome de l’instant du Jugement particulier, l’âme a le temps de comprendre ce qu’elle n’a pas voulu comprendre de son vivant sur terre, ce qu’elle a haï comme un ennemi, méprisé ou nié comme s’il s’agissait d’une fable dérisoire, ou même servi avec une tiédeur qui demande Réparation.

Elle a également le temps d’emporter dans son lieu d’expiation ou pour la Damnation éternelle, le souvenir qui suscitera en elle des flammes d’Amour pour l’éternelle Beauté, ou la torture du Châtiment par la mémoire obsédante du Bien perdu que sa conscience intelligente lui reprochera d’avoir voulu perdre librement.

Car elle se souviendra de Lui comme étant terrible, sans pouvoir le Contempler, en même temps qu’elle gardera mémoire de ses péchés.

La Création de l’âme et Le Jugement particulier sont les deux atomes d’instant pendant lesquels les âmes des enfants de l’homme connaissent Dieu intellectuellement, dans la juste mesure qui suffit à leur donner un instrument pour tendre vers leur Bien à peine entrevu, mais demeuré inscrit dans leur substance.

Intelligente, Libre, Simple et Spirituelle, celle-ci possède une Compréhension rapide, une Volonté libre, des désirs simples, ainsi qu’un mouvement (ou inclination, ou appétit, comme il vous plaira) de se réunir à L’Amour de Celui dont elle vient et d’atteindre son but dont elle devine déjà La Beauté ou, sinon, à s’en détacher avec une Haine parfaite pour rejoindre son roi damné et trouver dans le souvenir de « l’objet de sa Haine » un tourment, le plus grand des tortures infernales, un désespoir, une malédiction indescriptible (voir description de L’Enfer dans mes Réflexions).

Quand J’ai dit : « Soyez parfaits comme Mon Père est Parfait », ce n’était pas une Parole vaine ou exagérée.

L’homme était sur le point d’être élevé à nouveau à l’état de grâce.

C’est donc à bon droit que Je pouvais vous laisser ce Commandement de Perfection.

Car, vous avez été créés pour La Perfection.

Et ce désir des justes de parvenir à la Perfection est un désir Spirituel qui provient directement de Dieu, qui vient vous en donner Le Commandement :

« Marche en Ma Présence et sois Parfait » (Genèse 17 1).

Dieu ne fait pas d’actes inutiles et ne prononce pas de Paroles futiles. J’ai réveillé en vous un désir attiédi que Mon Père et Moi avions déposé, bien vivant, dans l’âme humaine.

L’homme aurait dû le transmettre à ses descendants avec tous les autres Dons de Dieu :

Le désir de posséder Dieu, d’en jouir au Ciel après une vie passée à Son service.

 Ce désir ravivé aurait été vain s’il n’avait dû devenir réalité. Mais les créatures peuvent atteindre cette réalité.

C’est même le désir de Dieu qu’ils y parviennent.

C’est pour cette raison que Dieu laisse au fond de l’âme (même chez l’homme le plus sauvage) un souvenir de Dieu grâce auquel il lui sera possible d’atteindre son but, comme elle le peut et dans un futur plus ou moins lointain : La Connaissance de Dieu, qui est Béatitude, pour L’avoir Aimé et servi le mieux possible, pour ensuite Le posséder.

La plupart des âmes ont beau vivre d’une manière qui semble démentir Mon affirmation, cela ne contredit pas pour autant Mes Paroles : Cela prouve plutôt à quel point l’homme est perverti dans ses affections et ses volontés, à cause de ses alliances avec Le Mal.

En vérité, nombreux sont ceux qui étranglent leur âme par la corde des vices et des péchés, après l’avoir rendue esclave de Satan à qui ils sont alliés.

Ils l’étranglent définitivement pour ne plus l’entendre crier et pleurer en rappelant que Le Mal n’est pas permis, et qu’un châtiment attend ceux qui s’y livrent.

Ce sont ceux qui, d’enfants de Dieu qu’ils étaient, retournent à l’état de créatures-hommes par la perte de la grâce, puis deviennent des démons, car l’homme coupé du Bien est un petit liseron qui se cramponne au mal pour tenir.

En l’absence d’une Loi surnaturelle, il est difficile qu’une Loi morale existe, encore n’est-ce qu’imparfaitement.

Or là où La Loi morale est imparfaite ou absente, la triple concupiscence est bien vivante, totalement ou partiellement.

Mais si la plupart des âmes semblent nier par leurs actes le souvenir et le désir naturels de Dieu, ainsi que leur volonté qui est de tendre à une fin joyeuse, il convient de rappeler que la créature charnelle et la créature spirituelle coexistent en l’homme, et que l’homme a son libre-arbitre, qui sert toujours la plus forte des deux.

Si donc on affaiblit son âme par toutes sortes de vices et de péchés, il est certain qu’elle deviendra effectivement faible jusqu’à la tuer.

Mais l’on ne pourra nier que l’âme soit créée avecla capacité de se souvenir de sa fin et de la désirer.

L’âme est de nature spirituelle. Il s’ensuit qu’elle a des désirs spirituels même si, par privation de la grâce (chez ceux qui ne sont pas régénérés par Le Baptême), ce ne sont que des désirs naturels du Royaume spirituel d’où elle vient et où elle devine instinctivement la présence de L’Esprit Suprême.

D’autre part, chez les âmes régénérées à la grâce par Le Baptême puis maintenues et fortifiées en elles par les autres Sacrements, l’attrait de l’âme pour sa fin advient Divinement : en effet, la grâce (c'est-à-dire encore Dieu) attire à elle Ses enfants Bien-aimés, toujours plus près, toujours plus dans La Lumière.

Plus ils s’élèvent degré par degré en Spiritualité (de sorte que la séparation diminue), plus vive est leur vision, plus étendue leur connaissance, plus grande leur compréhension, plus parfait leur Amour.

Ils en viennent ainsi à la Contemplation, qui est déjà Fusion et Union de la créature à Son Créateur.

C’est un acte temporel mais indélébile et transformateur, car l’étreinte de Feu de La Divinité qui enlace Sa créature en extase imprime un caractère nouveau sur ces vivants, qui sont déjà séparés de l’humanité et spiritualisés sous forme de séraphins, savants dans La Sagesse que Dieu leur procure en se donnant à eux, comme eux à Lui.

C’est pourquoi il est juste de préciser que l’esprit inspiré « a Dieu pour auteur ».

Dieu révèle ou éclaire des mystères ou des vérités à Ses instruments, comme Il lui plaît, en les stimulant ou en suscitant en eux des motions par des vertus surnaturelles, en les aidant à écrire de sorte qu’ils conçoivent exactement par l’intelligence tout ce que Dieu commande (et cela seulement), qu’ils veuillent bien l’écrire et l’expriment par des moyens adaptés et avec une vérité infaillible.

Le fait que les âmes se souviennent ne signifie pas qu’elles « préexistent ». On ne peut nier cependant que, vu l’extrême rapidité de l’instant Créateur, l’âme, qui est une substance spirituelle intelligente créée par Le Parfait, puisse être formée en étant consciente de sa provenance.

Dieu Créateur a donné une raison relative aux créatures inférieures, une raison très étendue aux créatures humaines, ainsi qu’une intelligence extrêmement rapide et étendue aux créatures angéliques : Comment n’aurait-il pas accordé une intelligence rapide et étendue à l’âme créée ???

 

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA QUATRIEME PARTIE.

 

 

 

 

 

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