Bienheureux Estephan Nehmeh, Moine de l'Ordre Libanais Maronite. Fête le 30 Août.

Jeudi 30 Août 2018 : Fête du Bienheureux Estephan Nehmeh, Moine de l'Ordre Libanais Maronite (✝ 1938).

Images 2

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12514/Bienheureux-Estephan-Nehmeh.html

Bienheureux Estephan Nehmeh

Moine de l'Ordre Libanais Maronite (✝ 1938)

Estephan Nehmeh
Moine de l'Ordre Libanais Maronite
Né en 1889, il entre en 1905 au Monastère des Saints Cyprien et Justine, à Kfifane et prononce ses vœux en 1907...
Il vécut 30 ans de Vie Religieuse, Frère ouvrier, il travaillait dans les jardins des Monastères et avait acquis des connaissances de menuisier et de maçon.

Il a marqué de sa présence tous les Monastères où il a vécu. Il entreprenait son travail dans un esprit Monastique Chrétien et humain. L’empreinte qu’il a laissée demeure vivace jusqu’à nos jours.
(Ordre libanais maronite - maison de frère Estephan)

"le Frère Estephan Nehmé, le Léhfédiote, était un Frère convers actif, zélé dans l’intérêt du Monastère, ayant une constitution forte, un organisme sain, paisible, loin des querelles, tempéré, expert en travaux manuels, s’acquittant de ses obligations et observant ses vœux,  accomplissant tout ce qui lui a été confié de façon impeccable"
(Monastère des Saints Cyprien et Justine, Sanctuaire de Saint Nimatullah El-Hardini et du Bienheureux Frère Estephan Nehmé, à Kfifane)

Spiritualité de Frère Estephan
Il ne cessait de répéter: 'Dieu me voit'.
Il s’est distingué par sa présence silencieuse qui reflétait sa vie dissimulée avec Le Christ. Il vivait avec patience ses peines, bien qu’il n’ait jamais été malade!
Il jouissait d’une forte construction corporelle, il ne demandait qu’à vivre en présence du Seigneur qui voit tout!
Cela se reflétait en vivacité dans son travail. Il était prudent, juste, donnant à chacun son droit. C’est pourquoi il a gagné le respect et l’amour de tous ceux avec qui il travaillait.

C’était un homme de Prière et un disciple de la terre qui lui était une école de sainteté et une source de spiritualité.
Il connaissait l’importance de la terre et sa vraie valeur. Il s’est appliqué, jusqu’à pétrir la terre par la sueur de son front.
Il s’efforçait avec acharnement pour atteindre l’échelle de la perfection Monastique, pour rencontrer la Lumière de la Parole éternelle.

Sa vie reflétait une maxime libanaise célèbre 'un laboureur satisfait est un Sultan caché'. Il se levait avant la pointe de l’aurore, pour prier et travailler, prenant l’exemple de Jésus Christ, Notre Maître et Seigneur.
Son visage reflétait l’innocence, la Sagesse, la Paix et l’Amour. Les yeux brillaient de la lumière de l’Évangile et de la Foi.
Son sourire lumineux ne quittait jamais ses lèvres.

Son cœur doux était fort comme les rochers, il était tendre plein d’amour, de pitié, d’affection et de générosité.
Silencieusement, il contemplait les épis de blé et les fruits des champs. A chaque fois qu’il regardait le soleil, il aspirait au bonheur rayonnant de la face du Christ dans toute sa Gloire et sa bonté splendide et il élevait sa vie de pierre en pierre sur une base solide comme il pavait les pierres des champs.

Béatification du Vénérable Frère Stephan Nehme, Moine Libanais Maronite, 27 Juin 2010, Monastère des Saints Cyprien et Justine – Kfifan, Cérémonie de Béatification présidée par Mgr. Angelo Amato préfet de la Congrégation des causes des Saints.
(Ordre Libanais Maronite).

Nupli127711917924 2 2

http://www.estephannehme.org/home.php?url=akhestephan_grp&lgid=1&depid=4&menu=4&grpid=4

Frère Estephan - Biographie

Le Frère Estephan Nehmeh a vu le jour sur la sainte terre libanaise. C’est à l’ombre de l’Église Maronite qu’il est né et il a grandi sous l’aile protectrice de l’Ordre libanais.
C’est de ceux-ci qu’il a puisé l’esprit de dévotion et l’élan de sainteté. À son tour de les transmettre aux générations montantes.

1-Sa naissance :
Il est né à Lehfed, le 8 Mars 1889. Son père, Estephan Bou Haykal Nehmeh et sa mère, Christina El Badawi Khaled, étaient tous les deux réputés pour leurs bonnes mœurs.
Le Père Gergès Fadel lui administra le Sacrement du Baptême en l’église Notre-Dame de Lehfed, le 15 Mars 1889.
Il reçut le prénom de Youssef.
Nupli127512060387

2- Sa vie :
Sous le regard bienveillant de ses parents, Youssef a grandi. Il était le benjamin d’une famille composée de trois fils et de deux filles.
Il était l’élément choyé et l’ange gardien du foyer.
Il fuyait le tumulte et affectionnait l’isolement. Au cours de sa jeunesse, s’il voulait prier, il s’éloignait de la maison afin de ne pas entendre quoi que ce fût qui perturbât sa prière et sa méditation.
Il a appris les rudiments de la lecture, de l’écriture et du catéchisme avec les enfants du village, sous les arbres avoisinant la belle église dédiée à Saint Etienne, à Lehfed.

Dès sa naissance, Youssef aima Dieu et sa Sainte Mère, la Vierge. S’il venait à prononcer le nom de cette dernière, son cœur se remplissait de joie, surtout lorsqu’il priait le chapelet. Il en récitait les dizaines, lentement, méditant le sens de chacune.
Il était recueilli dans sa prière.

Il avait aussi l’habitude de rappeler aux membres de sa famille leur devoir de prier le soir. Cette prière, toute famille libanaise avait l’habitude de la faire. Parmi ses effets : mener les membres de la famille à la maturité spirituelle et faire de leurs foyers un coin de paradis Céleste.
Youssef n’aimait ni les assemblées ni les veillées, même chez les parents proches. Il préférait rester à domicile et prier longuement, puis dormir en murmurant :
« Dieu me voit, Dieu me voit. O Jésus, ô Marie, ô Saint Joseph, assistez-moi, surtout à l’heure de ma mort. »

3-Son intégration de l’Ordre Maronite libanais :
En 1905, à l’âge de 16 ans, Youssef quitta le domicile paternel pour s’engager dans la Vie Monastique au Couvent des Saints Cyprien et Justine, à Kfifane.
Il fut admis parmi les novices et, huit jours plus tard, il portait leur habit et prenait le nom de Stéphane.
Le 23 Août 1907, le Frère Estephan prononça ses vœux Monastiques et porta le froc, sous la direction du Père supérieur, Youwassaf Sakr, de Kfoun.
Nupli127512075513

Après cela, le Frère Estephan vécut trente ans de Vie Religieuse. Il en a passé presque douze au Monastère Notre-Dame de Mayfouq, dix autres dans celui de Notre-Dame du secours à Jbeil, trois à Saint Antoine de Houb et presque six ou sept mois au Couvent de Kfifane, où il mourut.
Il a aussi passé quelque temps aux Couvents de Saint Challita à Kattara, puis Saint Maron, à Annaya.

Le Frère Estephan a vécu une vie de Frère ouvrier. Il travaillait dans les jardins des Monastères.
Il était « chef de champ », c’est-à-dire qu’il gérait les propriétés du Monastère. Il avait également appris l’art de la menuiserie à Mayfouq et exerçait le métier.

De plus, il était bon maçon et était réputé pour sa forte carrure et sa robustesse.
Mais l’on peut dire que ce Moine a passé les années de sa vie à cultiver les jardins des Monastères où il résidait.

4-Sa mort :
Le Frère Estephan marquait très bien les limites des terrains grâce à des traces qu’il posait et qu’il révélait au Monastère.
Après avoir exécuté cette tâche au Couvent Notre-Dame de Mayfouq et résout maints problèmes grâce à son intelligence percutante, sa bonté et sa conscience vive, il est retourné au Couvent de Kfifane. Mais sa santé était ébranlée et une fatigue profonde marquait sa personne.

Un soir, alors qu’il était assis avec les Moines, le Frère Charbel Nehmeh lui demanda s’il voulait qu’il lui remplisse la cruche avant qu’il ne dorme.
Il lui a répondu : « Fais comme tu veux. »
Le Frère Charbel s’est dirigé vers la cellule du Frère Estephan afin de remplir la cruche. C’est alors que le Frère Antoine el Rami le suivit en criant :
« Où  est l’eau ? Où est la cruche ? » Et il lui demanda de le suivre.
Tous les deux découvrirent alors que le frère Estephan avait rendu l’âme.

Ce qui a été écrit sur la mort du Frère Estephan :
En homme intègre, le Frère Estephan Nehmeh a fini ses jours au Couvent des Saints Cyprien et Justine de Kfifane.
C’était le 30 Août 1938.

Voici ce qu’a écrit le supérieur, le Père Antoine Nehmeh de Lehfed, dans les cahiers du Monastère :
Il a quitté ce monde le mardi 30 Août 1938, à dix-neuf heures. Il était un Frère bûcheur, très soucieux de sauvegarder les intérêts du Couvent.
Il était robuste, de saine carrure. Pacifiste et résigné, il évitait les disputes. Il s’occupait des travaux des champs, était adroit aux besognes manuelles.
Il restait fidèle à ses vœux Monastiques, veillant à les vivre en tous points.

Quelques jours avant sa mort, il était allé au Couvent de Mayfouq afin de délimiter certains terrains.
La Congrégation avait, en effet, acheté quelques propriétés, au cours de la guerre, des associés du Couvent.
Mais à l’automne précédent, ces associés s’étaient révoltés et avaient réclamé leurs droits sur toutes les propriétés du Monastère.
La Congrégation fut forcée de faire appel à un comité afin de délimiter les surfaces. Mais ceux qui avaient vendu avaient enfoui les traces qui marquaient les frontières.

C’est alors que l’on fit appel au Frère Estephan. Il connaissait parfaitement les frontières et les avait marquées.
Il indiqua l’endroit exact des marques en déterrant celles-ci et la justice fut rendue au Monastère.
Les frontières étaient telles que l’acte de vente les avait décrites.

Quant au Frère Estephan, il supporta mal la chaleur et en souffrit en ressentant des frissons, puis une légère apoplexie qui a signé l’arrêt de sa vie.
Que Dieu le prenne en pitié.

C’est ainsi que le Frère Estephan décéda, le 30 Août 1938, en odeur de sainteté, à l’âge de 49 ans.
Il a marqué de sa présence tous les Monastères où il a vécu. Il entreprenait son travail dans un esprit Monastique Chrétien et humain. L’empreinte qu’il a laissée demeure vivace jusqu’à nos jours.
Le Frère Estephan a été inhumé dans le caveau du Monastère de Kfifane.

Le 10 Mars 1951, au cours de l’enterrement du défunt Père Youssef Sourati, les Moines ont découvert que le cadavre du Frère Estephan demeurait sain, sans aucune trace de corruption.
C’est alors qu’ils le transférèrent vers un nouveau tombeau.
Il s’y trouve encore actuellement et les pèlerins viennent s’y recueillir afin de quêter les grâces.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 30/08/2018