Saint Césaire d'Arles, Évêque d'Arles, Père de l'Église (+ 542). Fête le 26 Août.

Dimanche 26 Août 2018 : Fête de Saint Césaire d'Arles, Évêque d'Arles, Père de l'Église (+ 542).

Arles st cesaire27 choeur7 st cesaireStatue de Saint Césaire d’Arles (Bouches-du-Rhône, France), église St Césaire dans le quartier de la Roquette, ancienne église conventuelle des Grands-Augustins, commencée en 1258, remaniée à plusieurs reprises au cours des siècles, seule paroisse de ce quartier et troisième église de la ville ancienne encore utilisée.
Photo de Finoskov.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9saire_d%27Arles.

Césaire d'Arles, né vers 470 à Chalon-sur-Saône et décédé le 26 août 542 à Arles, fut archevêque d’Arles de décembre 502 jusqu'à sa mort en 542.

C'est un saint chrétien honoré le 26 août.

Biographie

Né en territoire burgonde de parents chrétiens et probablement gallo-romains, Césaire est reçu comme clerc, à l'âge dix-huit ans, dans sa ville natale par l'Évêque Silvestre (484-526).

Il devient ensuite moine au monastère de Lérins à l'âge de 20 ans; il y est l'élève de Julien Pomère.

Obligé de sortir de Lérins en raison de l'état de sa santé, il s'établit à Arles, où l'évêque Eone, avec qui il est apparenté, l'ordonne diacre, puis prêtre en 499, et lui confie la direction d'un monastère situé en face de la cité, soit à Trinquetaille, soit sur une île du Rhône (probablement l'île de la Cappe). C'est dans ces circonstances qu'il rédige la Regula ad monachos.

Après la mort d'Eone en 501 ou 502, il devient évêque d'Arles probablement en décembre 502, mais continue à vivre comme un moine, exigeant que le clergé soit exemplaire.

Suspect aux rois ariens wisigoths (Alaric II jusqu'en 507) et ostrogoths (Théodoric et ses successeurs), il doit se justifier à Bordeaux en 505 et à Ravenne en 513, mais gagne à deux reprises la confiance du roi.

En 506 il préside le concile d'Agde dont il a préparé les travaux et suggéré les décisions. C'est également en 513 qu'il fonde, aux Alyscamps, le premier Monastère de femmes, transféré à l'intérieur des murs d'Arles en 524 et appelé monastère Saint-Jean.

Il rédige pour ce monastère la Regula ad virgines, qui sera par la suite adoptée entre autres par sainte-Radegonde pour son Monastère de Poitiers.

Nommé vicaire du Siège apostolique pour la Gaule et l'Espagne en 514, il convoque et préside plusieurs conciles, celui d'Arles en 524, de Carpentras en 527, de Vaison en 529 et le deuxième concile d'Orange en 529, sans doute le plus important, qui condamne le semi-pélagianisme et donne une formulation théologique de la grâce telle qu'elle avait été prônée par Augustin, contre ceux qui, comme Jean Cassien, donnaient un rôle plus important au libre arbitre.

Les Conciles de Valence (en 530), d'Orléans (en 533, 538 et 541) auxquels il n'assiste pas, et celui de Clermont (en 535), où il se rend, adoptent ses idées.

Après l'annexion de la Provence par les Francs en 536, les relations entre l'Archevêque et la royauté Chrétienne deviennent très chaleureuses.

Ainsi en 540, un acte de donation de Childebert, fils de Clovis donne les pècheries situées au Sud de l'étang de Caronte probablement l'actuel quartier de Jonquières à Césaire.

Les Archevêques d'Arles deviennent d'importants propriétaires terriens de la région.
Il meurt après 40 années d'épiscopat, le 26 Août 542.

Œuvres principales

  • Des homélies et sermons, au nombre de 238, fortement inspirés par la théologie d'Augustin. Au Moyen Âge certains furent d'ailleurs attribués à Augustin lui-même. Ces sermons, très concrets, nous renseignent sur la vie quotidienne des arlésiens du début du VIe siècle; on y voit en particulier que les pratiques païennes sont encore très vivaces.
  • On lui doit également des traités dogmatiques, notamment le De mysterio Sanctae Trinitatis contre les ariens et les pélagiens.
  • Les deux règles monastiques: pour les moniales (regula ad virgines) et pour les moines (regula ad monachos) sont ses écrits les mieux connus aujourd'hui.
  • Les Prophéties de la Révolution de 1789 et les suivantes recueillis dans le Mirabilis liber

Lecture.
Sœurs, quand vous travaillez en équipe, que l’une de vous fasse la lecture aux autres jusqu’à dix heures du matin ; le reste du temps, il ne faudra pas interrompre la méditation de la Parole de Dieu et la Prière intérieure.

Ayez un seul cœur et une seule âme dans le Seigneur ; ayez tout en commun, comme il est rapporté dans les Actes des Apôtres.
Puis quand vous priez Dieu par des psaumes et des hymnes, que ce que vos voix prononcent se reflète dans votre cœur !

Quelles que soient vos occupations, quand vous n’y êtes pas adonnées à la lecture, méditez encore et toujours tel ou tel passage des Divines Écritures.
(Césaire d’Arles, Statuts des saintes vierges 20 et 22).

Cesaire d arles icone byzantineIcône Orthodoxe byzantine de Césaire, Archevêque d'Arles, Primat des Gaules

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1740/Saint-Cesaire-d-Arles.html

Saint Césaire d'Arles

Évêque d'Arles, Père de l'Église (✝ 542)

Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités.
Son Abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'Évêque auquel il succéda en 503.
Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais.
Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine.

Il présida d'importants Conciles provinciaux et fonda le premier Monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes.
Il fut un très grand Évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Église des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.

Voir aussi: Saint Césaire d'Arles, site internet pour le 1500e anniversaire de la remise du pallium à Saint Césaire par le pape Symmaque en 513 - association 'Les Amis de Saint Trophime' - Dossier de presse

Né près de Chalon-sur-Saône vers 470, Césaire se fit Moine à l’Abbaye de Lérins, à l’âge de 20 ans, puis l’Évêque d’Arles Éon l’agrégea à son clergé en attendant qu’il lui succède dans sa charge.
(Césaire d'Arles - diocèse d'Avignon)

En 507, Saint Césaire, Moine de Lérins devenu Évêque d'Arles, fonde un Couvent de Moniales, ce qui est à l'époque, en Gaule, une grande innovation. (Diocèse d'Aix et Arles - Une histoire)

Césaire naît à Cavaillon, devient Moine à Lérins mais doit se retirer à Arles pour raison de santé.
L'Évêque du lieu en fait un Prêtre et l'attache à son Église, dans l'intention d'en faire son successeur.
Pour se soustraire à cet honneur, Césaire se cache.
Découvert, il est obligé d'accepter. Avec lui, Arles possède un grand Évêque. Âme de Prière, prédicateur inlassable, il transforme son Église.

Maltraité par les Goths, maîtres du pays, il connaît la prison et l'exil. Il crée auprès de son église un Monastère de Moniale sous la direction de sa sœur Casarie.
Il prend part au second Concile d'Orange (529), contre les Pélagiens. Père des pauvres et des orphelins, il fut l'admirable défenseur de la cité en ces temps de calamité publique. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)

... Dans ses homélies simples et vivantes, il a fait passer le plus assimilable de la pensée de Saint Augustin, si bien que le Moyen-âge a souvent confondu l’œuvre du disciple avec celle du maître.

Son enseignement doctrinal s’affirma encore dans les nombreux Conciles qu’il présida dont le célèbre Concile d’Orange en 529 pour sa formulation théologique de la grâce.

Arrêté deux fois par les rois Goths, il subit la prison et l’exil avant d’être reconnu innocent. Il mourut le 27 Août 543, la veille de la Fête de Saint Augustin après avoir gouverné son diocèse pendant quarante ans.
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)
Il est le saint patron de la commune de Charleval (13350) - page 6 de 'côté Charleval', le magazine municipal de Novembre 2011.

À Arles en Provence, en 542, Saint Césaire, Évêque. Après avoir mené la Vie Monastique dans l’île de Lérins, il reçut, malgré lui, l’épiscopat.
Dès lors, il composa des sermons simples que les Prêtres devaient lire aux Fêtes pour l’enseignement du peuple, prépara le texte des canons de six Conciles provinciaux et écrivit des règles Monastiques pour les hommes et pour les femmes.

Martyrologe romain

Nous qui sommes en ce siècle des voyageurs et des étrangers, nous devons nous rappeler continuellement que nous ne sommes pas encore arrivés chez nous.
Saint Césaire

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http://missel.free.fr/Sanctoral/08/26.php.

Biographie

Né sur le territoire burgonde, à Chalon-sur-Saône, en 470 ou 471, de parents Catholiques et probablement gallo-romains, Césaire fut admis à l'âge dix-huit ans dans les rangs du Clergé de Chalon par l'Évêque Silvestre (484 - 526).

Deux ans plus tard, il partit pour le monastère de Lérins où, sous l’Abbé Porcarius, il mena une vie si austère, sous le regard critique des autres Moines, que sa santé se détériora et qu'il dut quitter le Couvent pour se retirer en Arles.

Au mMonastère de Lérins, il avait été l’élève de Julien Pomère (mort après 498), Prêtre originaire de Mauritanie qui écrivit un excellent ouvrage d’édification à l’usage des clercs : De vita contemplativa.

Reçu dans le clergé d'Arles par l'Évêque Eone qui l'ordonna diacre, puis Prêtre (499) avant de lui confier la direction d'un monastère.

C’est à l’usage de ses Moines d’Arles qu’il rédigea la Regula ad monachos pour leur rappeler leurs principales obligations.

En 503, après la mort d'Eone, il fut élu Évêque d'Arles. Il obtint du Pape Symmaque la primatie des Gaules et, à ce titre, convoqua ou présida plusieurs Conciles dont celui d’Arles (524), de Carpentras (527), d’Orange et de Vaison (529), de Marseille (533).

La plus importante de ces assemblées épicopales reste le deuxième Concile d'Orange (529) qui condamna le semi-pélagianisme et, abandonnant la doctrine de la volonté salvifique particulière de Dieu et de l’irrésistibilité de la grâce, se prononça pour un augustinisme modéré ; les canons du deuxième Concile d’Orange furent approuvés par le Pape Boniface II (531) et reçurent ainsi force de loi dans l'Église universelle.

Son épiscopat connut successivement deux dominations ariennes : celle des Wisigoths, sous Alaric II, jusqu’en 507, puis celle des Ostrogoths, sous théodoric et ses successeurs, jusqu’en 536.

Césaire, Catholique et burgonde, fut naturellement suspect aux rois hérétiques et dut aller se justifier tant à Bordeaux (505) qu’à Ravenne (513), mais à chaque fois, il revint après avoir gagné la confiance du Roi.

A partir de 536, il est sous la domination franque et son influence grandit ; bien qu’il n’y assista pas, les Conciles d’Orléans (533, 538 et 541) et de Clermont (533) adoptèrent ses idées et promulguèrent sa législation.

En 513, Saint Césaire d’Arles fonda, aux Aliscamps, sous le patronage de saint Jean, le premier Monastère de femme que l’on connaisse en Gaule et qui, en 524, fut transféré à l’intérieur des murs d’Arles.

Il confia la direction de ce Monastère à sa sœur, l’Abbesse Césarie, et en rédigea la Regula sanctarum virginum, inspirée des coutumes liturgiques de Lérins, de la règle de Saint Augustin et des écrits de Cassien : il impose la stricte clôture aux Moniales qui, sachant lire et écrire, on le droit exclusif d’élire leur Abbesse et échappent à toute juridiction épiscopale, ce qui fut approuvé par une bulle du Pape Hormisdas (mort en 523).

On se souvient que cette règle fut adoptée par Sainte Radegonde pour son Monastère de Poitiers.

Le but de cette règle est l'union au Christ par la Prière perpétuelle dans l'attente de sa venue eschatologique.

Les principaux moyens utilisés à cet effet sont classiques : la clôture à vie, la désappropriation des biens personnels, la communauté d'existence, matérialisée par le dortoir commun, la pauvreté du vêtement, le travail manuel ; l'effort se porte avant tout sur la Prière liturgique, la méditation, la lectio divina et le jeûne ; ce qui inclut pratique des vertus, notamment le Pardon mutuel et l'obéissance.

L'Abbesse, elle doit veiller au Salut de ses Soeurs, se préoccuper des biens nécessaires à leur subsistance, accueillir les visiteurs avec bonté et répondre aux lettres de tous les fidèles.
Elle doit aussi faire observer la discipline et les moindres articles de la règle.
Les Moniales, elles, éliront à l'unanimité comme Abbesse une personne sainte et spirituelle, capable de faire respecter la règle du Monastère et apte à adresser la parole aux visiteurs

Après quarante années d'épiscopat où il fut peut-être le plus grand prédicateur de l’ancienne Église latine, il mourut le 26 Août 542.

La vie de Saint Césaire d’Arles fut composée par Cyprien de Toulon, avec d’autres de ses amis et de ses élèves.

On conserve aujourd’hui 238 sermons de Saint Césaire dont beaucoup furent jadis attribués à Saint Augustin ou à d’autres auteurs.

Il écrivit le traité De mysterio Sanctæ Trinitatis contre les ariens et deux autres contre les pélagiens dont le Capitula sanctorum Patrum, recueil d’extraits de Saint Jérôme, de Saint Ambroise et de Saint Augustin, présenté au Concile d’Orange de 529.

Outre les deux règles Monastiques, on possède aussi une admonestation aux Évêques suffragants d’Arles sur leur devoir d’assurer la prédication de la Parole Divine, et six lettres (trois aux Religieuses, une aux Moines sur l’humilité, une au Pape Symmaque et une à l’Évêque Ruricius de Limoges).

Sermon LXXVIII : sur la décence requise à l’église

Voilà quelques jours, j'ai donné un conseil, voire une recommandation, dans mon affection paternelle, aux personnes qui ont mal aux pieds ou qui souffrent d'une infirmité corporelle : durant les longues « Passions » des martyrs ou durant les leçons plus longues que d'ordinaire, les personnes incapables de se tenir debout étaient autorisées à s'asseoir et à écouter humblement, en silence et avec attention.

Or voici que certaines de nos filles s'imaginent qu'elles doivent faire de même, tout en étant en parfaite santé.

Dès que l'on commence à lire la Parole de Dieu, beaucoup d'entre elles, sinon toutes, s'étendent comme si elles étaient au lit : et plût au Ciel qu'elles ne fassent que s'étendre et écouter en silence et avidement la Parole Divine ; mais elles bavardent entre elles, au point de ne rien entendre et d'empêcher les autres d'écouter.

Aussi, vénérables filles, je vous en prie et vous le demande dans ma sollicitude paternelle : quand on lit les leçons ou quand on prêche la Parole de Dieu, que personne ne se couche par terre (à moins qu'une très grave infirmité ne l'y oblige) et qu'alors on ne s'allonge pas, mais qu'on s'assoie plutôt, tout en écoutant attentivement et avec intérêt la prédication.

Je vous le demande, mes frères et mes sœurs, dites-moi, est-ce la Parole de Dieu ou le Corps du Christ qui vous paraît avoir le plus de prix ?

Si vous voulez répondre correctement, vous devez dire que l'une n'a pas moins de valeur que l'autre.
Avec quel soin ne veillons-nous pas, lorsque que le Corps du Christ nous est donné, que rien n'en tombe de nos mains par terre : veillons donc, avec un soin égal, que la Parole de Dieu qui nous est dispensée ne périsse dans notre cœur, pendant que nous sommes distraits ou que nous bavardons.
Sont pareillement coupables celui qui aura écouté distraitement la Parole de Dieu et celui qui aura laissé tomber par terre Le Corps du Christ, par négligence.

Si, au moment où commence la prédication, l'on distribuait des pierres précieuses, des boucles d'oreilles ou des bracelets d'or, j'aimerais bien savoir si nos filles voudraient se tenir debout pour les recevoir ?
Sans nul doute, elles recevraient avec avidité et passion les bijoux qui leur seraient offerts. Quant à nous, nous ne pouvons, ni ne devons d'ailleurs offrir des joyaux matériels et c'est la raison pour laquelle on ne nous écoute pas volontiers.
Mais il n'est pas juste qu'en administrant aux gens des dons spirituels, nous soyons jugés inutiles.

L'auditeur bien disposé à la Parole de Dieu saura qu'il reçoit des pendants d'oreilles envoyés du Paradis, notre patrie. Le fidèle, exhorté à donner aux pauvres, s'il ouvre ses mains pour distribuer l'aumône, saura qu'il reçoit du Christ des bracelets en or.

Notre chair sensuelle se pare pour peu de temps de bijoux matériels et nos yeux charnels s'y complaisent pour leur propre ruine ou pour celle des autres qui les convoitent : de même, l'âme sainte, grâce aux homélies sacrées, est parée comme avec les perles spirituelles et éternelles que sont les bonnes œuvres, afin de parvenir ornée et heureuse à l'amitié du Céleste époux et au banquet nuptial ; ainsi on ne lui dira pas ce qui est écrit dans l'Évangile :
« Ami, comment es-tu entré ici n'ayant pas d'habits nuptiaux ? » ni, parce qu'elle est pauvre et dépourvue de bijoux véritables : « Liez-lui mains et pieds et jetez-le dans les ténèbres extérieures où il y aura des pleurs et des grincements de dents », mais, au contraire, l'âme sainte aura un accueil enviable à cause de la parure de ses bonnes œuvres : « Courage, serviteur bon et fidèle, entre dans la Joie de Ton Seigneur. »

Je vous en supplie, mes filles, prêtez grande attention à ce que nous allons dire. Quand une mère souhaite parer de ses propres mains sa fille et que celle-ci, dédaigneuse des ornements offerts, se penche en avant et bouge de-ci de-là, agitée, de sorte que sa mère ne peut arriver à ses fins, la fille ne se fait-elle pas à bon droit gronder ou corriger ?

Imaginez-vous donc que je suis une mère pour vos âmes et que je souhaite vous faire tellement belles que nulle tache ou ride ne puisse être trouvée en vous devant le tribunal du Juge éternel.

Et non seulement je souhaite procurer à vos âmes des joyaux, mais encore des médicaments: je m'efforce de recoudre les déchirures, de rapiécer les accrocs, de guérir les blessures, de laver les souillures, de réparer les dommages et d'orner de perles spirituelles les parties saines.
Si vous offrir tout ceci ne m'ennuie pas, pourquoi voulez-vous recevoir à contre-cœur ?

Les bijoux terrestres et matériels nous coûtent très cher, si personne ne s'offre pour nous les acheter : combien plus les joyaux de l'âme.

Or, nous les avons cherchés, non sans peine, pour les offrir gracieusement à vos âmes ; n'est-il pas juste que vous les receviez en toute charité ?

Nous qui vous procurons des perles originaires du Paradis, notre patrie, nous n'en voulons aucune rétribution, si ce n'est que vous écoutiez patiemment et volontiers nos instructions et que vous vous efforciez, selon vos moyens et avec l'aide de Dieu, à les mettre en pratique.

Frères très chers et vénérables filles, nous ne vous parlons pas ainsi parce que nous vous voyons accueillir de mauvais cœur la Parole Divine; grâce à Dieu, je me réjouis et j'exulte, plus qu'on ne peut imaginer et dire, en voyant votre docilité

Cependant, désireux de vous voir mieux faire, nous nous permettons de vous rappeler même les recommandations que vous mettez en pratique, je le sais.

Et puisque tous les fidèles, hommes et femmes, ne sont pas présents aux vigiles, je vous le demande, fils et filles, de rapporter fidèlement aux absents ce qui vous a été dit : vous serez récompensés non seulement pour vos efforts, mais également pour avoir amendé autrui.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon VI

Quant à vous, mes frères, je vous demande instamment, vous tous qui savez vos lettres, de relire fréquemment la Sainte Ecriture, et vous qui ne les savez pas, d'en écouter la lecture avec une oreille attentive.

Car la lumière de l'âme et sa nourriture éternelle ne sont pas autre chose que la Parole de Dieu, sans laquelle l'âme ne peut jouir de la vue ni même de la vie : notre corps meurt, faute d'absorber des aliments ; de la même façon, notre âme périt, faute de recevoir la Parole de Dieu.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon XIII

Nous devons savoir qu'il n'est pas suffisant pour nous d'avoir reçu le nom de Chrétiens, si notre conduite n'est pas Chrétienne ; car Le Seigneur a dit Lui-même dans l'Évangile : A quoi sert de me dire : Seigneur ! Seigneur ! Si vous ne faites pas ce que je dis ? (Luc VI 46)

Tu aurais beau te dire mille fois Chrétien et te signer sans arrêt de la Croix du Christ, si tu ne fais pas l'aumône selon tes moyens, si tu ne veux pas avoir la Charité, la Justice et la Chasteté, le nom de Chrétien ne pourra t'être d'aucune utilité.
C'est une grande chose que le signe du Christ, la Croix du Christ : voilà pourquoi cette marque extérieure doit signifier quelque chose de grand et de précieux.

A quoi sert de prendre pour ton cachet une bague en or, si c'est pour y inclure de la paille pourrie ?
A quoi sert d'imprimer sur nos fronts et nos lèvres le signe du Christ, si, à l'intérieur de notre âme, nous cachons des péchés et des fautes ?
Celui qui pèche en pensée, en parole, en action, sans vouloir se corriger, chaque fois qu'il se signe, au lieu d'atténuer son péché, il l'aggrave.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon LIV

Si Dieu veut que nous confessions nos péchés, ce n'est pas que Lui-même ne pourrait les connaître ; mais c'est parce que le diable souhaite trouver de quoi nous accuser devant le tribunal du Juge éternel : aussi voudrait-il que nous pensions plutôt à excuser nos péchés qu'à les accuser.
Notre Dieu, au contraire, parce qu'il est bon et Miséricordieux, veut que nous les Confessions en ce monde, pour que nous ne soyons pas confondus à cause d'eux, ensuite, dans l'autre.
Si donc nous Confessons, lui, il épargne ; si nous avouons, Lui, il Pardonne.
Saint Césaire d'Arles.

Prière.
Tu as donné, Seigneur, à Saint Césaire d’Arles une grande aptitude pour enseigner au peuple ta Parole ; daigne ouvrir nos cœurs au message qu’il nous a transmis avec fidélité et conviction.

Commentaires (2)

1. Galeski Maurice 21/12/2014

Bonjour,

Je suis à la recherche du commentaire sur l'Apocalypse de St Jean de Césaire d' Arles qui semble très difficile à trouver. Se trouve-il dans la collection des sources Chrétienne ou dans une autre édition ? il semble que non. Ou bien est-il inclus dans un tome des Sermons edités par les sources Chrétiennes, quel Tome ?
Pouvez vous m'orientez ?
Bien à vous fraternellement.

Maurice Galeski

2. reflexionchretienne (site web) 22/12/2014

http://www.patristique.org/Les-Peres-dans-la-foi.html
• 37 L’Apocalypse expliquée par Césaire d’Arles
Voir en ligne : Éditions Migne
http://www.migne.fr/index.htm
À partir de là je ne sais pas ce qu'il y a vraiment .... le plus simple serait de les contacter voir de s'y abonner ...

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Date de dernière mise à jour : 25/08/2018