Saint Dominique de Guzman, Prêtre et Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs, les Dominicains (1170-1221). Fête le 08 Août.

Mercredi 08 Août 2018 : Fête de Saint Dominique de Guzman, Prêtre et Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs, les Dominicains (1170-1221).

Fra angelico 052Saint Dominique, fresque de Fra Angelico au couvent San Marco. (Pour voir la photo en grand format : fra-angelico-052.jpg fra-angelico-052.jpg)

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1619/Saint-Dominique-de-Guzman.html.

Saint Dominique de Guzman

Fondateur de l'Ordre des Frères prêcheurs (✝ 1221)

Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne.
La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres.

Tout Saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier.
Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son Évêque Diego en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares(*).
Diego et Dominique vont à Rome et obtiennent du Pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions infectées et d'y prêcher l'Évangile par la parole et par l'exemple.
La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture.
Saint Dominique s'appuie sur la Prière du Monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites" cathares converties.
Afin de poursuivre et étendre son œuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté.
Le Pape Honorius III approuve en 1216 son œuvre qui devient l'Ordre des Frères Prêcheurs.
Dès l'année suivante, ils les dispersent dans toute l'Europe afin d'y fonder des Couvents.
Il meurt d'épuisement à Bologne.
(*) Voir sur le site internet du diocèse de Montpellier: "L'hérésie albigeoise (Cathares), au XIIIe siècle va secouer durement notre région"

"La Maison de Saint Dominique à Fanjeaux du 13ème siècle. Le saint y demeura 9 ans, luttant contre l'hérésie cathare."
"Un terroir traversé par l'histoire et la figure d'un Saint: Dominique, l'homme aux semelles de vent!
D’origine castillane, Dominique de Guzman, est né vers 1170 à Caleruega. Venu en Toulousain dans le cadre d'une mission diplomatique où il accompagnait son évêque, tous deux ont mesuré combien une Église riche et puissante pouvait difficilement témoigner de Jésus Christ, ils iront vers les Chrétiens dissidents, pauvres et mendiants, selon le modèle évangélique.

Pendant des années, Dominique n’aura de cesse de témoigner de l’Évangile en imitant les Apôtres.
Il entraîne à sa suite des hommes et des femmes que l’Église ne touchait plus. A l'aube du XIIIe siècle, il devient, avec les Frères et Sœurs de la "Sainte Prédication",  la figure d’un renouveau au sein de l’Église Romaine.
Fanjeaux, Cité médiévale, garde fidèlement la trace de son passage.
La maison de Saint Dominique est ouverte en saison estivale, au cœur de l’agglomération.
Au "Couvent" datant du XIVème siècle les Dominicaines de la Sainte Famille accueillent touristes et pèlerins toute l'année.
Au Monastère de Prouilhe, la Prière des Moniales se poursuit depuis 8 siècles.
Deux grandes Fêtes marquent la saison estivale: le 8 Août pour la St Dominique (Messe au Monastère), et le 16 Août pour la St Roch (procession  et Messe en occitan)."
(Source:
diocèse de Carcassonne et Narbonne)

Chanoine d’Osma en Espagne il se fit humble ministre de la prédication dans les régions troublées par l’hérésie des albigeois et vécut dans la condition méprisée de pauvreté volontaire, ne cessant de parler avec Dieu.
À la recherche d’une nouvelle manière de propager la Foi, il fonda, à Toulouse, l’Ordre des Prêcheurs, pour restaurer dans l’Église la manière de vivre des apôtres, en recommandant à ses frères de servir leur prochain par la Prière, l’étude et le Ministère de la Parole. Il mourut à Bologne, le 6 Août 1221.

Martyrologe romain .

Dominique angelicoSaint Dominique, fresque de Fra Angelico au couvent San Marco. (Pour voir la photo en grand format : dominique-angelico.jpg dominique-angelico.jpg)

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160808&id=5801&fd=0

Saint Dominique de Guzman
Fondateur de :
« Ordo Fratrum Prædicatorum »
(Ordre des Frères Prêcheurs : Dominicains)

Dominique de Guzman est né aux alentours de 1170 au château de Caleruega près de Silos en Vieille-Castille, de Félix de Guzman et Jeanne d'Asa qui sera Béatifiée par l'Église (Fête le même jour que son fils Saint Dominique).
L'enfant reçoit le nom de Dominique en l'honneur du saint abbé de l'abbaye voisine de Silos, mort un siècle auparavant.
Devenu de bonne heure chanoine d'Osma, Dominique accompagne son Évêque Diego dans ses voyages.
Il se rend à plusieurs reprises en Languedoc et constate les dégâts causés par l'hérésie Cathare.
À Rome, où Diego et Dominique viennent demander à Innocent III (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216) d'approuver l'inspiration qu'ils avaient eue d'aller évangéliser les Cumans d'Ukraine, ils reçoivent l'ordre du Pape d'assister les Cisterciens qui tentent en vain de rechristianiser les albigeois.

Dès 1206, Dominique fonde à Prouille un Monastère destiné à accueillir les jeunes filles tentées par les « maisons des parfaites » et qui constituera le noyau des futures Dominicaines.
À la mort de son Évêque, Dominique prend la tête de la mission et, assuré du concours de quelques Prêtres instruits, développe un œuvre de prédication et de Pénitence.
Ensemble, ils organisent des débats contradictoires avec les cathares qui durent parfois plusieurs jours, s'imposent une vie austère qui contraste avec le faste des légats pontificaux.
L'apostolat de Dominique parmi les Cathares et les Albigeois échoue.
Mais le jeune ordre reçoit l'approbation de l'Évêque de Toulouse, puis celle d'Innocent III (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216) que Dominique va trouver à Rome où avait lieu le IVe concile du Latran.
À la mort d'Innocent III en 1216, son successeur, Honorius III (Cencio Savelli, 1216-1227) confirme le nouvel institut et le premier couvent s'ouvre à Rome. En 1219, Dominique prêche le Carême à Toulouse, puis part à Paris afin d'installer un Couvent de ses Religieux rue Saint-Jacques, d'où leur surnom de « Jacobins ».
Dominique retourne en Italie et se fixe à Bologne. C'est là qu'il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu, le 6 Août 1221.

Le 3 Juillet 1234 le Pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) le Canonise et fait lever son corps de terre afin de l'exposer à la vénération des fidèles.
L'effort intellectuel que Dominique demandait à ses frères porte bientôt ses fruits. À sa mort, on dénombrait à peine 25 docteurs en théologie dans toute l'Europe ; cinquante ans après, l'ordre en comptait environ 700...
Bien que n'ayant jamais été aussi populaire que Saint François d'Assise, il était vénéré dans toute l'Italie, en Espagne et dans le sud de la France.

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Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Dominique Guzman
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 3 février 2010
 [Vidéo]

Saint Dominique Guzman

Chers frères et sœurs,
La semaine dernière, j'ai présenté la figure lumineuse de François d'Assise et aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un autre saint qui, à la même époque, a apporté une contribution fondamentale au renouveau de l'Église de son temps.
Il s'agit de Saint Dominique, le Fondateur de l'Ordre des Prêcheurs, connus également sous le nom de Frères Dominicains.

Son successeur à la tête de l'Ordre, le Bienheureux Jourdain de Saxe, offre un portrait complet de Saint Dominique dans le texte d'une célèbre Prière:
« Enflammé par le zèle de Dieu et par l'ardeur surnaturelle, par ta charité sans fin et la ferveur de ton esprit véhément, tu t'es consacré tout entier par le vœu de la pauvreté perpétuelle à l'observance apostolique et à la prédication évangélique ».
C'est précisément ce trait fondamental du témoignage de Dominique qui est souligné: il parlait toujours avec Dieu et de Dieu.
Dans la vie des saints, l'Amour pour Le Seigneur et pour le prochain, la recherche de la Gloire de Dieu et du salut des âmes vont toujours de pair.

Dominique est né en Espagne, à Caleruega, aux alentours de 1170. Il appartenait à une noble famille de la Vieille Castille et, soutenu par un oncle Prêtre, il fut formé dans une célèbre école de Palencia.
Il se distingua immédiatement par son intérêt pour l'étude de l'Ecriture Sainte et par son amour envers les pauvres, au point de vendre ses livres, qui à l'époque représentaient un bien d'une grande valeur, pour venir en aide, grâce à l'argent qu'il en tira, aux victimes d'une famine.
Ordonné Prêtre, il fut élu chanoine du chapitre de la Cathédrale de son diocèse d'origine, Osma.
Même si cette nomination pouvait représenter pour lui un motif de prestige dans l'Église et dans la société, il ne l'interpréta pas comme un privilège personnel, ni comme le début d'une brillante carrière ecclésiastique, mais comme un service à rendre avec dévouement et humilité.

La tentation de la carrière n'est-elle pas une tentation dont ne sont pas même exempts ceux qui ont un rôle d'animation et de gouvernement dans l'Église?
C'est ce que je rappelais, il y a quelques mois, à l'occasion de la consécration de plusieurs Évêques:
« Ne recherchons pas le pouvoir, le prestige, l'estime pour nous-mêmes... Nous savons que dans la société civile, et souvent, même dans l'Église, les affaires souffrent du fait que beaucoup de personnes, auxquelles a été confiée une responsabilité, œuvrent pour elles-mêmes et non pas pour la communauté »
(Homélie lors de la chapelle papale pour l'ordination épiscopale de cinq prélats, 12 septembre 2009, cf. ORLF n. 37 du 15 septembre 2009).

L'Évêque d'Osma, qui se nommait Diego, un véritable pasteur zélé, remarqua très tôt les qualités spirituelles de Dominique, et voulut bénéficier de sa collaboration.
Ils allèrent ensemble en Europe du nord, pour accomplir des missions diplomatiques qui leur avaient été confiées par le roi de Castille.
En voyageant, Dominique se rendit compte de deux immenses défis pour l'Église de son temps: l'existence de peuples pas encore évangélisés, aux frontières nord du continent européen et le déchirement religieux qui affaiblissait la Vie Chrétienne dans le sud de la France, où l'action de certains groupes hérétiques créait des troubles et éloignait de la vérité de la Foi.
L'action Missionnaire envers ceux qui ne connaissaient pas la lumière de l'Évangile et l'œuvre de ré-évangélisation des communautés Chrétiennes devinrent ainsi les objectifs apostoliques que Dominique se proposa de poursuivre.

Ce fut le Pape, auprès duquel l'Évêque Diego et Dominique se rendirent pour lui demander conseil, qui demanda à ce dernier de se consacrer à prêcher aux Albigeois, un groupe hérétique qui soutenait une conception dualiste de la réalité, c'est-à-dire à travers deux principes créateurs également puissants, le Bien et le Mal.
Ce groupe, par conséquent méprisait la matière comme provenant du principe du mal, refusant également le mariage, allant jusqu'à nier l'incarnation du Christ, les Sacrements dans lesquels le Seigneur nous « touche » à travers la matière et la résurrection des corps.
Les Albigeois privilégiaient la vie pauvre et austère, – dans ce sens, ils étaient également exemplaires – et ils critiquaient la richesse du clergé de l'époque.

Dominique accepta avec enthousiasme cette mission, qu'il réalisa précisément à travers l'exemple de son existence pauvre et austère, à travers la prédication de l'Évangile et les débats publics.
Il consacra le reste de sa vie à cette mission de prêcher la Bonne Nouvelle.
Ses fils (spirituels) devaient réaliser également les autres rêves de Saint Dominique: la mission ad gentes, c'est-à-dire à ceux qui ne connaissaient pas encore Jésus, et la mission à ceux qui vivaient dans les villes, surtout les villes universitaires, où les nouvelles tendances intellectuelles étaient un défi pour la Foi des personnes cultivées.

Ce grand Saint nous rappelle que dans le cœur de l'Église doit toujours brûler un feu missionnaire, qui incite sans cesse à apporter la première annonce de l'Évangile et, là où cela est nécessaire, une nouvelle évangélisation:
En effet, Le Christ est le bien le plus précieux que les hommes et les femmes de chaque époque et de chaque lieu ont le droit de connaître et d'aimer!
Il est réconfortant de voir que dans l'Église d'aujourd'hui également il existe tant de personnes – pasteurs et fidèles laïcs, membres d'antiques ordres religieux et de nouveaux mouvements ecclésiaux – qui donnent leur vie avec joie pour cet idéal suprême: annoncer et témoigner de l'Évangile!

A Dominique Guzman s'associèrent ensuite d'autres hommes, attirés par sa même aspiration.
De cette manière, progressivement, à partir de la première Fondation de Toulouse, fut créé l'Ordre des Prêcheurs.
Dominique, en effet, en pleine obéissance aux directives des Papes de son temps, Innocent III et Honorius III, adopta l'antique Règle de Saint Augustin, l'adaptant aux exigences de vie apostolique, qui le conduisaient, ainsi que ses compagnons, à prêcher en se déplaçant d'un lieu à l'autre, mais en revenant ensuite dans leurs propres couvents, lieux d'étude, de prière et de vie communautaire.
Dominique voulut souligner de manière particulière deux valeurs considérées indispensables pour le succès de la mission évangélisatrice:
la vie communautaire dans la pauvreté et l'étude.

Dominique et les Frères Prêcheurs se présentaient tout d'abord comme mendiants, c'est-à-dire sans de grandes propriétés foncières à administrer.
Cet élément les rendait plus disponibles à l'étude et à la prédication itinérante et constituait un témoignage concret pour les personnes.
Le gouvernement interne des Couvents et des provinces Dominicaines s'organisa sur le système des chapitres, qui élisaient leurs propres supérieurs, ensuite confirmés par les supérieurs majeurs; une organisation qui stimulait donc la vie fraternelle et la responsabilité de tous les membres de la Communauté, en exigeant de fortes convictions personnelles.

Le choix de ce système naissait précisément du fait que les Dominicains, en tant que prêcheurs de la vérité de Dieu, devaient être cohérents avec ce qu'ils annonçaient.
La vérité étudiée et partagée dans la charité avec les frères est le fondement le plus profond de la joie.

Le Bienheureux Jourdain de Saxe dit à propos de Saint Dominique: « Il accueillait chaque homme dans le grand sein de la charité et, étant donné qu'il aimait chacun, tous l'aimaient.
Il s'était fait pour règle personnelle de se réjouir avec les personnes heureuses et de pleurer avec ceux qui pleuraient » (Libellus de principiis Ordinis Praedicatorum autore Iordano de Saxonia, ed. H.C. Scheeben, [Monumenta Historica Sancti Patris Nostri Domiici, Romae, 1935]).

En second lieu, Dominique, par un geste courageux, voulut que ses disciples reçoivent une solide formation théologique, il n'hésita pas à les envoyer dans les universités de son temps, même si un grand nombre d'ecclésiastiques regardaient avec défiance ces institutions culturelles.
Les Constitutions de l'Ordre des Prêcheurs accordent une grande importance à l'étude comme préparation à l'apostolat.
Dominique voulut que ses Frères s'y consacrent sans compter, avec diligence et piété; une étude fondée sur l'âme de tout savoir théologique, c'est-à-dire sur l'Écriture Sainte, et respectueuse des questions posées à la raison.
Le développement de la culture impose à ceux qui accomplissent le Ministère de la Parole, aux différents niveaux, d'être bien préparés.
Il exhorte donc tous, pasteurs et laïcs, à cultiver cette « dimension culturelle » de la Foi, afin que la beauté de la Vérité Chrétienne puisse être mieux comprise et que la Foi puisse être vraiment nourrie, renforcée et aussi défendue.

En cette Année sacerdotale, j'invite les séminaristes et les Prêtres à estimer la valeur spirituelle de l'étude.
La qualité du Ministère Sacerdotal dépend aussi de la générosité avec laquelle on s'applique à l'étude des vérités révélées.
Dominique, qui voulut fonder un Ordre religieux de Prêcheurs-théologiens, nous rappelle que la théologie a une dimension spirituelle et pastorale, qui enrichit l'âme et la vie.
Les Prêtres, les personnes Consacrées, ainsi que tous les fidèles, peuvent trouver une profonde « joie intérieure » dans la Contemplation de la beauté de la vérité qui vient de Dieu, une vérité toujours actuelle et toujours vivante.
La devise des Frères Prêcheurs – contemplata aliis tradere – nous aide à découvrir, ensuite, un élan pastoral dans l'étude Contemplative de cette vérité, du fait de l'exigence de transmettre aux autres le fruit de notre propre Contemplation.

Lorsque Dominique mourut en 1221, à Bologne, la ville qui l'a choisi comme patron, son œuvre avait déjà rencontré un grand succès.
L'Ordre des Prêcheurs, avec l'appui du Saint-Siège, s'était répandu dans de nombreux pays d'Europe, au bénéfice de l'Église tout entière.

Dominique fut Canonisé en 1234, et c'est lui-même qui, par sa sainteté, nous indique deux moyens indispensables afin que l'action apostolique soit incisive.
Tout d'abord la dévotion Mariale, qu'il cultiva avec tendresse et qu'il laissa comme héritage précieux à ses fils spirituels, qui dans l'histoire de l'Église ont eu le grand mérite de diffuser la Prière du saint Rosaire, si chère au peuple Chrétien et si riche de valeurs évangéliques, une véritable école de Foi et de Piété.

En second lieu, Dominique, qui s'occupa de plusieurs Monastères féminins en France et à Rome, crut jusqu'au bout à la valeur de la Prière d'intercession pour le succès du travail apostolique.
Ce n'est qu'au Paradis que nous comprendrons combien la Prière des Religieuses Contemplatives accompagne efficacement l'action apostolique! A chacune d'elles, j'adresse ma pensée reconnaissante et affectueuse.

Chers frères et sœurs, la vie de Dominique Guzman nous engage tous à être fervents dans la Prière, courageux à vivre la Foi, profondément amoureux de Jésus Christ.
Par son intercession, nous demandons à Dieu d'enrichir toujours l'Église d'authentiques prédicateurs de l'Évangile.

J’accueille avec joie les pèlerins francophones particulièrement les élèves et les professeurs des collèges Fénelon et du Sacré-Cœur, et ceux de l’Institut Saint Dominique, de Rome.
Que Notre Dame du Rosaire, patronne le l’Ordre Dominicain, vous aide à découvrir la présence du Christ dans votre vie et à le suivre généreusement chaque jour.
Que Dieu vous Bénisse!

Fra angelico 041Fresque de Fra-Angelico au Couvent Dominicain de San Marco à Florence.
La Sainte Vierge Marie et Jésus avec Saint Dominique à droite et Saint Zénobe, 1er Évêque de Florence, à gauche.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_de_Guzman

Dominique de Guzmán

Dominique de Guzmán (Domingo Núñez de Guzmán), né vers 1170 en Espagne dans un milieu aisé et mort le 6 Août 1221 à Bologne, est un Religieux Catholique, Fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés couramment « Dominicains ».
Canonisé par l'Église en 1234, il est célèbre sous le nom de Saint Dominique.
Autrefois fêté le 04 Août puis le 06 Août jour de sa « naissance au Ciel », il est fêté le 08 Août depuis le Concile Vatican II.

Biographie

Dominique est né à Caleruega, dans l'actuelle province de Burgos, dans la Vieille-Castille à 80 kilomètres de Burgos.
Dans la source la plus ancienne relative à la vie de Saint Dominique, le Libellus de principiis Ordinis Praedicatorum (Petit livre sur les débuts de l’Ordre des Prêcheurs) de Jourdain de Saxe, le nom de ses parents n’est pas indiqué.
Il est en revanche indiqué que : « Une vision le montra à sa mère portant la lune sur le front ; ce qui signifiait évidemment qu'il serait un jour donné comme lumière des nations, pour illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres à l'ombre de la mort ».

Jourdain de Saxe ajoute que : «  Les parents de l'enfant, et particulièrement un certain archiprêtre, son oncle, s'occupèrent avec soin de son éducation et le firent dès le début instruire à la manière ecclésiastique ».
L’absence de mention du nom des parents dans cette source peut s’expliquer par le fait que Jourdain de Saxe ne prétend pas donner une biographie du Saint mais plutôt, comme le titre de l’œuvre l’indique, exposer l’histoire des débuts de l’Ordre Dominicain.

Le second biographe de Saint Dominique, Pierre Ferrand, auteur d’une Legenda Sancti Dominici se borne à indiquer que son père se nommait Felix et sa mère Jeanne (Juana).
Ce n’est qu’au début du XVe siècle qu’apparaît l’indication selon laquelle Dominique aurait appartenu à la prestigieuse famille des Guzman, ducs de Medina Sidonia.
Cette information est contenue dans un récit de Pero Tafur, Andanças e Viajes (Voyages et Aventures, 1435-1439), qui est lui-même dédié à Don Fernando de Guzman, commandeur de l’Ordre de Calatrava.
L’auteur, passant à Bologne, indique que le Saint y est enterré et qu’il était de la famille des Guzman par son père. Le rattachement de Saint Dominique à cette lignée nobiliaire n’est pas autrement prouvé.

Selon la légende, après avoir été en pèlerinage à l'abbaye Saint-Dominique de Silos, la mère de Dominique (Dominicus en latin, ce qui signifie celui qui appartient au Seigneur) aurait vu en songe, pendant sa grossesse, un chien tenant une torche allumée dans la gueule, pour éclairer le monde.
Ce songe résume la vie du futur Saint dont le prénom a été choisi en référence à Dominique de Silos, avec de plus un jeu de mot en latin sur les futurs Dominicains, dominicanes (les chiens du Seigneur).

Dominique étudie la théologie et la philosophie à Palencia. À l'âge d'environ 25 ans, en 1196, il entre comme chanoine au chapitre des chanoines réguliers d'Osma.
Il se distingue de bonne heure par la ferveur de son zèle et par son talent pour la prédication : « Aussitôt celui-ci se mit à briller parmi les chanoines comme l'étoile du berger, le dernier par l'humilité du cœur, le premier par la sainteté.
Il devint pour les autres le parfum qui conduit à la vie, semblable à l'encens qui embaume dans les jours d'été.
Chacun s'étonne de ce sommet si rapidement et si secrètement atteint dans la Vie Religieuse ; on le choisit pour sous-prieur, jugeant qu'ainsi placé sur un piédestal élevé, il verserait à tous les regards sa lumière et inviterait chacun à suivre son exemple
 ».

Dominique apparaît effectivement dans une charte datée du 13 Janvier 1201 avec la qualité de sous-prieur du chapitre d'Osma.
En 1203, Dominique accompagne son Évêque, Diego de Acebo, chargé par le roi Alphonse VIII de Castille d'une ambassade auprès du roi du Danemark afin d'obtenir une princesse en mariage pour l'infant
(Ouvrir le lien Wikipédia pour lire la suite de la Biographie de Saint Dominique).

Saintdominic

Iconographie

Saint Dominique est souvent représenté muni d'une Croix, d'un livre et d'un globe terrestre. Une étoile lui pare le front tandis qu'un chien noir et blanc portant une torche enflammée dans sa gueule l'accompagne et que des lys l'entourent. On l'associe à des qualités de prédication.
« Ce chien portant une torche vient, d'un rêve que la mère de Saint Dominique fit alors qu'elle était enceinte de lui.
Dans ce rêve elle enfantait d'un chien portant une torche qui embrasait le monde entier. Saint Dominique reprit donc cet emblème en disant qu'il serait ce chien qui embraserait le monde de la Vérité. ».

Saint dominique 11

http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2010/04/17/17607591.html

Les Quinze Mardis de Saint Dominique
 

appari10.jpgApparition de Saint Pierre à Saint Dominique. F. de Zurbaran. XVIIe.

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/08/04/4-aout-saint-dominique-de-guzman-confesseur-fondateur-de-l-o.html.

À l'origine des Frères Prêcheurs, il y a Dominique de Guzman, l'homme évangélique, ainsi que le qualifie Jourdain de Saxe dans son Petit livre sur les origines de l'Ordre.
Qui était-il? Pourquoi a-t-il fondé cette communauté à laquelle il a lui-même donné le nom de Frères Prêcheurs et qui, par la suite, sera désignée couramment à partir de son nom: les Dominicains ?

Saint Dominique ne nous a laissé aucun écrit où nous pourrions trouver une réponse à ces questions.
Il nous faut donc questionner les chroniques qui nous parlent de lui et ce que l'histoire nous dit de son époque, le Moyen Âge.
Alors se dessinent sous nos yeux les traits d'un homme qui n'aspire qu'à une seule chose: imiter Jésus Christ.
Un homme, nous disent les témoins, qui ne parlait qu'avec Dieu ou de Dieu. En même temps, Dominique se révèle comme un homme solidaire d'un monde en plein bouleversement; un monde qu'il aime et veut embraser du feu de l'Évangile qui le consume lui-même.
C'est au terme d'une longue recherche du dessein de Dieu, tel qu'il l'a lu dans les événements qui ont jalonné sa vie, que Dominique fonde l'Ordre des Prêcheurs.

Un monde bouleversé

Saint Dominique naît vers 1170 dans le bourg de Caleruega, en Espagne.
La société médiévale dans laquelle il va vivre et œuvrer pour l'Évangile est alors en pleine transition.
Celle-ci est d'abord causée par l'une des plus importantes explosions démographiques de l'histoire, accompagnée d'un vaste mouvement d'urbanisation.
Dans le système féodal les activités telles le commerce et la politique se déroulaient autour des châteaux des seigneurs ou des abbayes.
Maintenant, tout cela se déplace vers les villes qui deviennent les pôles de l'activité politique et économique, alors qu'auparavant elles n'étaient que des lieux de peuplement.

Mais cet accroissement de la population et cette urbanisation n'apportent pas la prospérité à tous ; la pauvreté est le lot commun.
La majorité des gens ne dispose que du minimum pour vivre, leur situation contrastant scandaleusement avec celle de la noblesse féodale et de la bourgeoise.
De plus, les épidémies et surtout les famines frappent durement les populations; des hommes libres redeviennent des serfs pour assurer leur subsistance.

En même temps, on assiste à l'émergence d'une conscience nationale chez les Anglais, les Français, les Espagnols et les Allemands.
Leurs souverains respectifs sont en train de constituer leur royaume sur cette base nationaliste.

L'Église n'échappe pas à ce mouvement de transformation. Jusque là, sa vie gravitait autour des abbayes.
C'étaient presque les seuls lieux où l'on pouvait recevoir une formation intellectuelle poussée, et où l'on pouvait recruter des clercs assez instruits pour en faire des évêques.

Désormais, les écoles passent des abbayes aux Cathédrales, donc au centre des villes. Au début, les écoles Cathédrales ne dispensent qu'un enseignement théologique pour les clercs des diocèses.
Mais rapidement, elles prennent de l'expansion et s'ouvrent à un plus grand nombre pour offrir un enseignement couvrant toutes les sciences de l'époque (grammaire, rhétorique, mathématiques, philosophie) et donner naissance aux universités.

Au temps de saint Dominique, les plus célèbres sont celles de Bologne et Paris. À l'image des commerçants bourgeois qui s'organisent en corporations, relevant de l'autorité royale, les universités s'organisent en corporation relevant de l'autorité du Pape.

Malgré cela, le bas clergé, curés de paroisses et chapelains, reste majoritairement sous-instruit.
Généralement, ces Prêtres ne savent ni lire, ni écrire car, issus de milieux pauvres, ils n'ont pu étudier.
Ayant appris par cœur les textes d'une messe et l'évangile correspondant, ils les répètent inlassablement
Quand ils prêchent, ce n'est pas sur l'Évangile, mais sur un sujet de morale. Paradoxalement, l'Europe est Chrétienne, mais non évangélisée.

Ceux qui peuvent corriger cette situation, ce sont les Évêques. Mais ils sont le plus souvent accaparés par l'administration des fiefs qui leur sont confiés par les rois.
À l'origine, ces domaines leur avaient été donnés pour assurer des revenus aux diocèses. Avec le temps, ces domaines devenant parfois très importants, les Évêques se voient considérés par les souverains comme des seigneurs, au même titre qu'un comte ou un baron, et ils se mettent à agir comme tels.

L'Église, en fait la papauté, appuyée par quelques Évêques et parfois quelques souverains, tente de corriger cette situation.
Son arme principale est la constitution de chapitres de chanoines dans les Cathédrales. II s'agit de Prêtres vivant en communauté autour de l'Évêque dans la pauvreté.
On donne à ces chapitres la Règle de saint Augustin, qui insiste beaucoup sur la vie communautaire et la pauvreté en proposant l'exemple de la vie de l'Église primitive, telle que décrite dans les Actes des Apôtres. A long terme, on espère que ces chapitres deviendront des pépinières d'Évêques qui se conduiront davantage selon l'idéal évangélique que selon celui de la noblesse féodale.

Mais ce travail de correction est lent et de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer de l'Église qu'elle abandonne ses richesses et retourne à la pauvreté évangélique.
Ces prédicateurs vont trouver une oreille sympathique au sein d'une population pauvre, à laquelle se joint le bas-clergé.
De là vont naître les grands mouvements de retour à l'Évangile, dont le mot d'ordre est : « suivre nu le Christ nu », qui vont animer tout le XIIIe siècle.
Des milliers de personnes s'attacheront à ces prédicateurs et les suivront dans leurs déplacements.
Dans ces mouvements, l'orthodoxie se mêle à l'hérésie. Celle-ci n'est souvent qu'une réaction excessive devant une situation perçue comme une trahison de l'Évangile.
Le plus souvent, les prédicateurs sont des laïcs ayant reçu un enseignement rudimentaire de l'Évangile.
De ces mouvements de pauvreté naîtront les Ordres mendiants, tels que les Prémontrés, les Franciscains et les Dominicains.

Des écoles de Palencia au Chapitre d'Osma

C'est à cette époque de bouleversements et de renouveau qu'a vécu Dominique. Après avoir reçu un début d'instruction de l'un de ses oncles archiprêtre, il est envoyé à l'université de Palencia, la première d'Espagne, pour apprendre les arts libéraux.
Mais rapidement, Dominique opte pour l'étude de la théologie. Pendant ses études, il se fait remarquer par son application, passant des nuits entières à approfondir sa connaissance de la Bible.
Mais ce zèle à scruter la Parole de Dieu ne le coupe pas du monde dans lequel il vit.
Au cours d'une famine qui frappe toute l'Espagne, Dominique décide de vendre ses manuscrits et tout ce qu'il a afin de venir en aide aux pauvres.
Il disait : " Je ne veux pas étudier sur des peaux mortes lorsque des hommes meurent de faim !"
Son geste pousse de nombreux maîtres de théologie à l'imiter. La réputation de Dominique parvient bientôt à son Évêque, Diego d'Osma.
Le chapitre des chanoines de sa Cathédrale vient tout juste d'être réformé selon la Règle de saint Augustin.
Voyant l'avantage de s'associer un tel homme pour consolider la réforme entreprise, il demande à Dominique de se faire chanoine. Celui-ci accepte, attiré par la vie de pauvreté et de prière.

Les chanoines se rendent vite compte de la valeur du nouveau venu et le choisissent comme sous-prieur, ce qui en fait le bras droit de l'Évêque.
On remarque son humilité, sa douceur, son attention aux autres. Il ne quitte presque jamais le cloître afin de mieux s'adonner à la Prière, à la méditation de l'écriture ou de textes des Pères de l'Église.
Mais, alors qu'on pourrait croire que Dominique s'est coupé des femmes et des hommes de son temps, il les porte toujours dans son cœur.
Il n'a plus rien à vendre pour secourir les malheureux, mais c'est à eux qu'il pense durant les nuits où une prière intense a remplacé l'étude.
Durant cette prière, il ne cesse alors de demander à Dieu une charité efficace pour travailler au salut du monde.
Très souvent, ces prières s'accompagnent de larmes et de gémissements : " Seigneur, ayez pitié de votre peuple ! Que vont devenir les pécheurs ?"

La mission au Danemark

Cette sollicitude pour le Salut du monde trouve bientôt à s'exercer dans des circonstances fortuites.
Diego d'Osma est chargé par le roi de Castille d'aller négocier le mariage de son fils avec une princesse du Danemark.
L'Évêque se met donc en route avec sa suite, dont fait partie Dominique.
Ils traversent le Sud de la France où sévit l'hérésie Cathare. Celle-ci, profitant des mouvements de pauvreté et de retour à l'Évangile, véhicule sous un extérieur Chrétien, une doctrine dualiste opposant un Dieu bon, créateur des réalités spirituelles, et un Dieu mauvais, créateur du monde matériel.
Dans ce contexte, le détachement des biens de ce monde camoufle un mépris pour tout ce qui est matériel.

Passant la nuit dans une auberge, Dominique apprend que son propriétaire est un cathare. Il discute alors avec lui une partie de la nuit, si bien que l'homme se convertit.
L'Évêque et son sous-prieur poursuivent leur route et arrivent au Danemark. Les négociations ayant favorablement abouties, ils reviennent en Espagne en faire rapport au roi qui les renvoie chercher la fiancée.
Celle-ci étant morte entre temps, Diego fait parvenir la nouvelle au roi et va à Rome avec Dominique pour rencontrer le Pape.

La prédication en Languedoc

Au Danemark, l'Évêque a entendu parler des Cumans, peuple païen aux mœurs barbares. Aussi, demande-t-il au Pape de le relever de la charge de son diocèse afin de pouvoir aller les évangéliser avec son sous-prieur.
Le Pape refuse et les renvoie chez eux.

Sur le chemin du retour, dans le Midi de la France, Diego et Dominique rencontrent les légats du Pape chargés de prêcher l'Évangile et la Foi contre les erreurs cathares.
Les légats se plaignent à Diego du peu de succès de leur mission.
Celui-ci comprend vite que le succès des cathares leur vient de la rigueur et la pauvreté de la vie de leurs prédicateurs.

Aussi, il conseille aux légats de se défaire de leurs escortes et de leurs chevaux et d'aller prêcher l'Évangile à pied, n'emportant que les livres nécessaires.
Diego joint aussitôt le geste à la parole, et part prêcher avec Dominique, accompagné par les légats.
Nous sommes alors en 1206. Pendant deux ans, ils vont prêcher ainsi : à pied et sans escorte, à travers tout le Languedoc.
Leur prédication connaît alors un certain succès. Un groupe de femmes cathares converties, se trouvant de ce fait sans aucun moyen de subsistance, sera rassemblé par Dominique et son Évêque pour former un Monastère à Prouille.
Ce Monastère, embryon de ce qui deviendra l'Ordre des Moniales Dominicaines, sert à Dominique de quartier général après la mort de Diego. Celui-ci disparu, les légats missionnaires se dispersent.

Le début de l'Ordre des Prêcheurs

De 1208 à 1213, Dominique poursuit donc seul l'œuvre de prédication, tout en continuant de prendre soin du Monastère de Prouille.
Il gagne le respect des cathares par la rigueur de sa vie, sa bonne humeur, sa pauvreté, son zèle.
Sur la route, entre les villages, il marche pieds nus. Il mendie son pain et, quand on lui offre le gîte, il couche sur le sol.
Lorsqu'il ne prêche pas ou n'est pas en train d'exhorter quelqu'un à la conversion, il prie et, dès qu'il est près d'une chapelle ou d'une église, il s'y rend pour célébrer l'Eucharistie ou participer à la Prière Liturgique.

Avec le temps, quelques hommes se joignent à lui pour travailler à l'évangélisation. La petite communauté s'installe d'abord dans une église de Fanjeaux.
Puis, comme deux hommes de Toulouse se donnent à lui avec leurs biens, elle se déplace à Toulouse.
Foulques, Évêque de la ville, reconnaît officiellement la communauté avec son projet de prédication en 1215, et lui concède comme revenu une partie de la dîme des pauvres.
Dans le même temps, Dominique confie les six frères qui vivent avec lui à un maître en théologie pour qu'il les instruise.

Foulques de Toulouse se rend à Rome pour participer au IVe Concile de Latran et Dominique l'accompagne, voulant obtenir l'approbation du Pape pour un ordre qui s'appellera l'Ordre des Prêcheurs.
Le Pape promet l'acceptation, à la condition que Dominique et ses frères se choisissent une règle déjà existante.
Revenu auprès d'eux, ils adoptent à l'unanimité la Règle de saint Augustin. Dominique repart pour Rome chercher l'approbation qui lui est alors accordée.

En 1217, Dominique disperse sa petite communauté. Il envoie fonder à Paris et à Bologne, les centres universitaires du temps, de même qu'en Espagne et à Rome.
À partir de ce moment, les choses se précipitent.
Au début, les frères de Dominique suscitent le scepticisme. Mais assez rapidement, leur pauvreté, leur attachement à la prière, leur prédication et leur vie évangélique, leur valent un accueil enthousiaste partout où ils sont.
Par exemple, le couvent de Paris, fondé par deux ou trois frères, en compte près de cinquante à la mort de Dominique, quatre ans plus tard, sans compter ceux qui ont quitté Paris pour fonder ailleurs.

Le premier Chapitre de l'Ordre

Quant à Dominique, il va de couvent en couvent pour exhorter les frères à tenir bon. Toujours il va à pied et quête son pain.
Dans les couvents il n'a ni cellule ni lit et, malgré les fatigues du voyage, il passe toujours ses nuits en Prière dans l'église.
En 1220, il convoque le premier chapitre général de l'Ordre à Bologne en Italie, chaque couvent devant y envoyer un certain nombre de frères.
Une fois qu'ils sont réunis, Dominique leur demande de se choisir un autre supérieur, lui-même s'estimant indigne de cette charge.

Les frères refusent. Puis, ils adoptent les premières Constitutions de l'Ordre, qui règlent la vie des frères en incarnant dans des dispositions concrètes la Règle de saint Augustin.
Ils prennent à ce moment des décisions importantes : l'Ordre doit abandonner ses revenus et chaque couvent doit quêter sa subsistance au jour le jour.
Enfin, pour mieux répondre aux besoins de l'évangélisation, l'Ordre est divisé en provinces. cimabu10.jpgLa Très Sainte Vierge Marie et son Divin Fils avec à ses pieds
Saint François d'Assise et Saint Dominique. Cimabue. XIIIe.

La mort de Saint Dominique

Le chapitre terminé, Dominique reprend sa tournée des divers Couvents. Il est aussi chargé par le Pape d'une mission d'évangélisation dans le Nord de l'Italie.
Puis, à l'été 1221, usé par ses marches interminables et par ses veilles incessantes, il tombe malade à Bologne.
Constatant la gravité de son état, il demande à se Confesser et à recevoir la Communion. Il se recommande ensuite aux Frères présents, et leur affirme qu'il leur sera plus utile au Ciel que sur Terre.

Puis il s'éteint pendant que les Frères recommandent son âme à Dieu.
Mort dans la cellule d'un autre, puisqu'il n'en avait dans aucun Couvent, on l'enterre dans l'église, au pied de l'autel, revêtu de la tunique d'un autre.
La sienne, estiment les Frères, est en trop mauvais état: usée, épuisée... comme le pauvre qu'elle habillait.
On peut consulter le Libellus, c'est-à-dire la vie de Saint Dominique racontée par son premier successeur, le Bienheureux Jourdain de Saxe :
http://www.tradere.org/spiritualite/dominic/libellus/inde...

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Commentaires (1)

1. GROUPE SCOLAIRE SAINT DOMINIQUE RUGALIKA 17/08/2017

Nous G.S.Saint Dominique Rugalika , nous sommes fiere d'appeller le nom de ce Hero .

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Date de dernière mise à jour : 08/08/2018