Saint Louis d'Anjou, Évêque de Toulouse. Fête le 19 Août.

Dimanche 19 Août 2018 : Fête de Saint Louis d'Anjou, Évêque de Toulouse - premier Évêque de Pamiers (1274-1297).

Antonio vivarini 1450 saint louis de toulousePortrait de Saint Louis d'Anjou, par Antonio Vivarini. Musée du Louvre.

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Saint Louis d'Anjou

Évêque de Toulouse - premier Évêque de Pamiers (✝ 1297)

Fils du roi de Naples, Charles II, et de Marie, fille du roi de Hongrie, il est retenu en otage à Barcelone auprès du roi d'Aragon.
C'est là qu'il rencontre les Frères Mineurs et, devenu libre, il se fit Franciscain. Nommé Évêque de Toulouse, il garde ses habitudes de pauvreté et d'humilité au service des pauvres.
Il meurt prématurément (il a 23 ans) à Brignoles en Provence et, selon son désir, est inhumé à Marseille.

"Louis, fils du roi Charles Il de Sicile, est amené encore enfant, en Catalogne comme otage à la place de son père, prisonnier.
Détenu en captivité avec ses frères, il montra une grande patience et des vertus exceptionnelles.
Tombé malade, il forme le vœu d'entrer dans l'Ordre de Saint François. Une fois guéri, il est empêché par son père.
Il part pour Rome puis Naples, et reçoit les Ordres Sacrés. Ce qui n'était pas du goût de son père.
Boniface VIII le nomme Évêque de Toulouse, mais avant d'être Ordonné, il fit profession dans la règle de Saint François.

Durant son Ministère épiscopal, il s'employa totalement à gagner les âmes par ses avertissements et l'exemple d'une vie sans tâche.
Il amena plusieurs Juifs à la Foi Chrétienne.
Il reçut la charge de l'église de Pamiers, devenue récemment siège épiscopal, à la place de Bernard Saisset, empêché par le roi de France. On peut donc, à juste titre, le qualifier de premier Évêque de Pamiers.

Très généreux envers les pauvres, il les servait en fléchissant le genou. Tout auréolé d'humilité, il s'envola vers le Ciel dans la vingt-quatrième année de son âge.
Selon sa volonté, il fut enseveli à Marseille dans la maison des Franciscains. Célèbre dans l'église pour ses mérites illustres pour ses miracles dont plusieurs résurrections, Jean XXII l'a placé au nombre des Saints.

Remarques : Louis d'Anjou était fils de Charles Il le Boiteux (1248-1309) et petit fils de Charles 1er  de France, frère de Saint Louis. Bréviaire de Pamiers." (diocèse de Pamiers)
Louis d’Anjou, né probablement à Nocera près de Salernes le 9 Février 1274, est fils de Charles II, roi de Naples, Comte de Provence et de Marie de Hongrie. Il est petit-neveu d’un autre Saint Louis, le roi de France.

Il est élevé à Brignoles. En 1284, son père, encore duc de Calabre, est capturé lors d’un combat contre la flotte aragonaise, et retenu prisonnier à Barcelone.
Six mois plus tard, il devient roi de Naples à la mort de Charles Ier d’Anjou.
Des négociations aboutissent en 1288, qui permettent la libération du roi contre la remise en qualité de prisonniers de trois de ses fils.
Traité avec honneur, les jeunes princes et leur suite organisent une cour. Louis passa du temps auprès des Frères Mineurs François Brun et Pierre Scarrerii et s’initie à la théologie.

Libéré le 7 Juin 1295, il revint dans le royaume de Naples, prononce ses vœux et reçoit la tonsure, malgré l’avis de son père.
La mort de son frère aîné, Charles d'Anjou, le fait héritier du royaume, mais il y renonce en faveur de son frère Robert et est ordonné Prêtre le 19 Mai 1296.
En Décembre 1296, le Pape Boniface VIII le nomme Évêque de Toulouse tout en étant admis dans l’Ordre des Franciscains. Malade, il se rend à Brignoles où il achève sa vie le 19 Août 1297 : il n’a que 23 ans.

Il est inhumé dans l’église des Cordeliers de Marseille. Le 7 Avril 1317, le Pape Jean XXII, qui avait fait une partie de sa carrière au service de la maison d’Anjou et qui avait été son secrétaire à Toulouse, prononce sa Canonisation. (Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)

À Brignoles en Provence, l’an 1297, le trépas de Saint Louis, Évêque de Toulouse. Neveu du roi saint Louis, il rechercha la pauvreté évangélique plutôt que la gloire et les honneurs de ce monde.
Tout jeune encore, mais déjà d’une grande maturité en vertu, il fut promu à l’évêché de Toulouse, mais bientôt consumé par une mauvaise santé et par son zèle, il s’endormit pieusement à l’âge de vingt-trois ans.

Martyrologe romain.

Simone martini 013Saint Louis d'Anjou remettant la couronne à son frère Robert

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Saint Louis
Évêque de Toulouse
(1274-1297)

Louis, Évêque de Toulouse, petit-neveu de Saint Louis, roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naît à Brignoles, en Provence.
Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu.
Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit.

Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. À l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions du monde.

Sa charité pour les pauvres était extraordinaire. Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver.
À l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son père prisonnier.
Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience, de la résignation, de la modestie la plus parfaite et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune.
Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de la charité qu'il avait tant aimée dès son enfance.
Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait leurs horribles plaies.

Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la Vie Religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise.

À peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à vingt-deux ans il fut nommé, par le Pape, Évêque de Toulouse.
Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais.
Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : « Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. »
Dieu voulut seulement montrer à la Terre ce saint pontife.
À son dernier soupir, une belle rose sortit de sa bouche, et un saint Religieux vit les anges emporter son âme vers les Cieux.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Chiesa sant alvise san ludovico da tolosaStatue de Saint Louis de Toulouse - Église Sant'Alvise.
Photo de Archaeodontosaurus.

http://missel.free.fr/Sanctoral/08/19.php#louis

Saint Louis d’Anjou

Voilà sept cents ans, dans la nuit du 19 au 20 Août 1297, que mourrait Saint Louis d’Anjou, Archevêque de Toulouse, à Brignoles.
Par son père, Charles d’Anjou, le Boiteux, prince de Salerne, Louis d’Anjou était le neveu de saint Louis [1] et, par sa mère, Marie de Hongrie, il était l’arrière-petit-neveu de Sainte Elisabeth de Hongrie.
Louis naquit en Février 1274, probablement à Nocera près de Salerne au royaume de Naples, mais il fut élevé en Provence, à Brignoles, au diocèse d'Aix (aujourd'hui de Toulon-Fréjus).

Charles I° voulait que ses descendants fussent élevés en France comme des princes français. Louis était le second ; il devait avoir quatorze frères et sœurs.
Leur gouverneur fut un chevalier normand, Guillaume de Manerie. Le choix était heureux : honnête, plein de bon sens, sage, prudent et très pieux, Guillaume régla strictement la journée des jeunes princes, ne laissant pas une minute à l'oisiveté, mais partageant harmonieusement le temps entre la prière, l'étude et les exercices physiques.

Dès l'âge de sept ans, Louis savait monter à cheval, chassait, pêchait, faisait de l'escrime, connaissait le chant et la danse; il étonnait tout le monde par sa vivacité d'esprit et la précoce maturité de son jugement.
Il n'eut jamais à tâter des verges dont son gouverneur n'hésitait pas à user en cas de besoin ; Robert, le futur roi de Naples, s'en aperçut assez souvent, ce qui chagrinait Louis, qui n'osait pourtant pas demander la grâce du coupable par respect de l'autorité.

En 1286, Louis entra en relations avec un Frère Mineur d’Apt, François Brun, qui ne devait presque jamais le quitter et joua un grand rôle dans le développement de sa piété ; déjà il avait le culte de la sainte pauvreté ; sa dévotion à la Vierge s'affirmait : chaque jour il récitait son office, la nuit il se levait en secret pour prier debout, les bras étendus ; il se délectait en lisant la Fleur des Saints : c'est là qu'il cherchait ses modèles.

Le 5 Juin 1284, Charles le Boiteux, après un combat inégal dans la baie de Naples, fut fait prisonnier par la flotte aragonaise.
Quelques mois plus tard, le 7 Janvier 1285, Charles I° mourait, laissant les jeunes princes sans aucun appui en face de la puissante maison d'Aragon.
L,'épreuve mûrit le jeune Louis qui ne cessait de prier Dieu de relever sa famille accablée et de ramener son père ; il s'imposait des pénitences rigoureuses, et à ceux qui l'invitaient à les modérer, il répondait :
« La vie de mon père est plus précieuse et plus nécessaire au bien de tous que la mienne. Je l'offre avec joie pour obtenir sa délivrance. » ',

Le 25 Juillet 1288, une convention signée à Oloron rendait la liberté à Charles II, mais trois de ses fils, Louis, Robert et Raymond-Bérenger, ainsi qu'une centaine de jeunes seigneurs devaient prendre sa place comme otages.
Le château de Moncade, près de Barcelone, leur fut assigné comme résidence, puis, deux ans plus tard, ils furent transférés dans celui de Ciurana, dans la province montagneuse de Tarragone.
Ils étaient traités avec honneur, passaient leurs journées à leur guise, mais les rapports avec l'extérieur étaient strictement surveillés et les secours que Charles II, ruiné, leur faisait parvenir étaient minimes.

Louis qui était le chef des otages, et composa pour sa petite cour un règlement à la fois militaire et rnonastique.
Aux repas, très frugaux, on écoutait une lecture choisie dans la Bible, Saint Grégoire, Saint Bernard ou la Fleur des Saints.
Ceux auxquels avaient échappé des jurons mangeaient assis par terre avec les chiens. Les jeux d'argent étaient interdits, mais le jeu d'échecs recommandé.
Les exercices physiques étaient largement pratiqués : on montait à cheval, on chassait et on organisait des tournois.

A toute autre compagnie, Louis préférait celle des Frères Mineurs François Brun et Pierre Scarrerii qui avaient été autorisés à rejoindre les jeunes captifs ; c’est là que Louis apprit le latin, s’initia à la théologie et composa ses premiers sermons. Chaque jour il assistait à la Messe et récitait les heures ; bien souvent on dut l'arracher à l'Oraison pour lui rappeler qu'on avait besoin de lui.

Physiquement, la captivité lui fut très pénible : il devint tuberculeux ; consumé de fièvre, déchiré par la toux, crachant le sang, il se consacra totalement à Dieu le 1° Février 1290. Sa santé s'améliora et, le jour de la Pentecôte, il put se croire guéri il renouvela sa promesse.

Un accident de cheval dont il sortit indemne le fortifia dans sa décision ; il renonça à la chasse et au port des armes ; désormais il vivrait comme un clerc.
Sous ses vêtements il se ceignit de la corde Franciscaine en attendant de pouvoir entrer dans l'Ordre ; on eut beaucoup de peine à le faire patienter.
Au bout de quelques années les conditions de sa captivité s'adoucirent et il put venir habiter Barcelone où il fréquenta assidûment le Couvent des Frères Mineurs et suivit les cours de 1'Université.

Le 7 Juin 1295, la paix entre l'Aragon et la Maison d'Anjou fut enfin conclue grâce aux efforts de Boniface VIII et, le 31 Octobre suivant, Louis retrouva son père à Figueras.
Le lendemain il reçut la tonsure dans l'église du Monastère de Villabertran et prononça le sermon de circonstance au mariage de sa sœur Blanche avec Jacques d'Aragon.

Charles II avait autorisé son fils à entrer dans la cléricature pour ne pas le contrarier : sa longue captivité et sa maladie n'exigeaient-elles pas quelques ménagements ?
Et ces premiers engagements n'étaient pas irrévocables.
Charles II espérait bien lui faire passer ces idées étranges et le marier à Yolande d'Aragon.

Dès les premières étapes du voyage de retour, il vit que ce ne serait pas facile. A Montpellier, Louis demanda au provincial des Frères Mineurs de le recevoir dans l'Ordre ; il lui répondit qu'il ne pouvait l'accepter sans l'autorisation de son père et lui conseilla de s'adresser au ministre général quand il passerait à Rome.
Le voyage s'accomplit rapidement : le 1- Novembre la cour était à Aix, le 19 à Brignoles et, le 1_ décembre, à Rome.

Boniface VIII conféra à Louis les Ordres Mineurs, le sous-diaconat et le diaconat. Le jeune clerc repoussa énergiquement toutes les marques d'honneur qu'on voulait lui faire et remplit humblement à l'église ses nouvelles fonctions.

Charles II avait compris qu’il était inutile d'essayer de détourner Louis de sa vocation. La mort de son frère aîné l'avait rendu héritier présomptif ; au mois de Janvier 1296, il fut autorisé à renoncer à tous ses droits en faveur de son cadet Robert, qui hériterait du royaume de Sicile et épouserait Yolande d'Aragon.
Louis résiderait au château de l'Œuf, construit dans une petite île rocheuse au sud de Naples : calme, isolée dans un site splendide, c'était un refuge idéal.
Une pension de quatre mille livres lui serait servie régulièrement.

De plus, sachant son goût pour les livres, le Roi lui donna la Somme de Saint Thomas d’Aquin. Ne pouvant encore devenir Franciscain, Louis organisa sa vie comme un Vrai Religieux ; il s'entoura de Frères Mineurs, partagea son temps entre la Prière et l'étude de la théologie, lisant surtout Saint Bernard.
Boniface VIII qui ne l’oubliait pas, l’invita à venir à Rome recevoir le Sacerdoce, mais il déclina cet honneur et fut ordonné Prêtre à Naples le 19 Mai 1296, avec une dispense d'âge, puisqu'il avait juste vingt-deux ans.

Le lendemain, il Célébrait sa première Messe dans la chapelle des Frères Mineurs, puis il regagna bien vite le château de l'Œuf.
Il en sortait quelquefois pour prêcher ou faire la charité.
Un jour il se rendit en hâte auprès du roi pour implorer la grâce de corsaires condamnés à mort. Il l'obtint.

Célestin V avait confié à Louis l'administration du diocèse de Lyon, mais il était alors en Catalogne et cette nomination ne fut pas suivie d'effet.
A la fin de l'année 1296, l'Évêque de Toulouse mourut ; la situation était délicate ; Bernard Saisset, Évêque du nouveau diocèse de Pamiers détaché de celui de Toulouse, était fort mal vu par le roi de France, Philippe IV le Bel.

Boniface VIII, cherchant quelqu'un pour aplanir ces difficultés, pensa à Louis d'Anjou et écrivit au roi de Sicile qui fut très flatté de cette promotion.
L'élu qui le fut beaucoup moins, se rendit à Rome et n'accepta que par obéissance et à condition de pouvoir entrer immédiatement dans l'Ordre Franciscain.
Le 24 Décembre 1296, Jean Minio de Muro, ministre général, recevait ses vœux : le F. François Brun lui donna son propre habit, que l'on raccourcit et dont on rogna les manches, car Louis n'avait pas été autorisé à le porter ostensiblement et devait le garder caché sous ses vêtements.

Le 29 Décembre 1296, il était sacré Évêque à Saint-Pierre de Rome. Il repartit aussitôt pour faire ses adieux à sa famille, à Naples ; il y arriva le 13 Janvier 1297 et demeura au château de l'Œuf où comme dans un vrai Couvent, il put mener la vie simple des Frères Mineurs.
Au bout de quelques jours, il dut se mettre en route pour gagner son diocèse en passant par Paris.

A Rome, il alla loger chez les Frères Mineurs et il eut, le 5 Février, la grande joie de recevoir l'autorisation de porter l'habit Franciscain ; aussitôt il laissa ses insignes épiscopaux pour circuler dans la ville mêlé aux autres Religieux.
Il devait recommencer souvent cette pratique de l'humilité.

Durant son voyage il dut bien souvent faire violence à son entourage ou à ses hôtes qui n'épargnaient rien pour multiplier les marques d'honneur et lui rendaient bien difficile la pratique de l'humilité et de la pauvreté.
Par Florence, Brignoles et Lyon, il gagna Paris ; il refusa les appartements que le Roi lui avait fait préparer au Palais et descendit au Couvent des Cordeliers où il put mener un peu la vie des simples Religieux : il lut à son tour au réfectoire, mais il dut rendre visite au Roi et à de grands personnages, prendre part à des réunions à l'Université, prêcher et assister à de multiples cérémonies. Le séjour à Paris fut bref ; au mois de Mars 1297, Louis entrait à Toulouse.

Pour un Évêque de vingt-trois ans à la santé chancelante, l’administration de ce diocèse était lourde.
Il organisa aussitôt sa maison épiscopale qui prit l'aspect d'un Couvent. A François Brun et Pierre Scarrerii, il adjoignit un célèbre professeur de droit canon, Jacques Duèze, le futur Jean XXII.
Louis d’Anjou essaya la réforme du clergé : le jour de l'Ordination, il coupa de sa main les cheveux longs et frisés que portaient certains ordinands, il obligea des bénéficiers indignes à démissionner, résista aux agents royaux qui voulaient entraver son action.
Lui-même donnait l'exemple, secourait les pauvres, visitait les malades, intercédait en faveur des prisonniers et des Juifs...
Cet immense effort devait achever de ruiner sa santé ; au bout de quelques semaines, voyant son impuissance, effrayé de ses responsabilités, il prit la résolution de résigner sa charge.

Il accepta l’invitation de sa sœur Blanche et de son beau-frère Jacques d’Aragon et se rendit à Barcelone où il passa un mois.
Il décida d’aller à Rome pour la Canonisation de son grand oncle, le Saint roi Louis IX. Il fêta Sainte Marthe à Tarascon et le 3 Août il arriva à Brignoles où son père l'attendait.

Sa maladie s’aggravait ; il trouva la force d'officier pontificalement pour la Fête de Saint Dominique et de chanter une Messe le 5 Août pour le repos de l'âme de son frère aîné, mais après ce dernier effort il dut s'aliter.
Bientôt il n’y eut plus aucun espoir de le guérir ; il le savait et détrompa ceux qui espéraient un miracle.

Il dicta son testament, demanda à être enseveli dans l'église des Cordeliers de Marseille et mourut doucement dans la nuit du 19 au 20 Août 1297.
Les funérailles furent triomphales ; il était acclamé par les fidèles qui lui attribuaient déjà des miracles.
Les Évêques des provinces d'Aix, Arles et Embrun écrivirent au Pape pour le supplier de commencer les informations canoniques en vue de sa Canonisation.

Jean XXII, son ancien secrétaire, le Canonisa le 7 Avril 1317, dans la Cathédrale d’Avignon, en même temps que Saint Thomas d’Aquin ; sa mère, Marie de Hongrie, et son frère, le roi Robert, étaient présents à la cérémonie.
Le 8 Novembre 1318 eut lieu l'élévation des reliques à Marseille. Elles furent déposées dans une châsse et confiées à la garde des Cordeliers.
En 1433, Marseille fut prise par Alphonse d’Aragon qui emporta les reliques de Saint Louis d’ Anjou et les déposa dans la Cathédrale de Valence (Espagne) où elles sont toujours.

Tomba val sanluistolosaReliques. Chapelle Saint-Louis d'Anjou, Cathédrale de Valence, Espagne

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Date de dernière mise à jour : 19/08/2018