Saint Louis IX de France, Roi de France (1215-1270). Fête le 25 Août.

Samedi 25 Août 2018 : Fête de Saint Louis IX de France, Roi de France (1215-1270).

Statue de saint louis poissy 11  Statue de Saint-Louis par Albert Patrisse, à Poissy. (Pour la voir en grand format : statue-de-saint-louis-poissy-2.jpg statue-de-saint-louis-poissy-2.jpg)

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1735/Saint-Louis.html.

Saint Louis

Louis IX, roi de France (✝ 1270).

Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes.
Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres.

A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier.
Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Il fonde des hôpitaux et des Monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople.

Il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une Abbaye de Religieuses de Sainte-Claire.
Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique.
Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin.

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la Cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.
Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258).

Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis.
La maladie a raison de lui le 25 août 1270.

- Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément Chrétien, fier et conscient des promesses de son Baptême. (diocèse aux armées)
- Né à Poissy, Saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.
Toute sa vie, il s’efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de Saint et d’homme d’État.

Les souverains d’Europe font appel à sa sagesse. (Diocèse de Paris)
- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l’année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l’Angleterre." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis)

- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.
- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille." message d'un internaute.

- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences. On l’invoque aussi contre l’acidification de la bière." message d'un internaute.

Mémoire de Saint Louis, roi de France, qui s’illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des Chrétiens par sa Foi active, sa Justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l’adversité.
De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu’il éleva parfaitement et avec piété.

Pour honorer la Croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
Martyrologe romain

Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines.
Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé.
(Saint Louis au sire de Joinville)

Witterschnee kirche decke 4b 2Saint Louis de France. (Pour voir en grand format : witterschnee-kirche-decke-4b-2.jpg witterschnee-kirche-decke-4b-2.jpg)

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 Saint Louis (Louis IX)
Roi de France
(1215-1270)

Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

Saint Louis fut Baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du Baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.

Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine :

« Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »

Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété.

Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la Prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France.
Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et Chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.

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Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des Religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.

Il fonde des hôpitaux et des Monastères.

Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les Saintes Reliques, surtout la Couronne d'épines.

Il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une Abbaye de Religieuses de Sainte-Claire.

« Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumônes faites pour l'Amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite. »

À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades. Il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248.

On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers.

On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.

Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa Foi et son courage.

Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d'Aquin.

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.

Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258).

Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 Août 1270.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950  et Nominis. 

Louis 09 2

Prière de St Louis
Dieu Tout-Puissant et éternel,
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde
L'instrument de vos divines volontés,
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église,
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,
Les fils suppliants des Francs,
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen

Oraison tirée d'un missel Carolingien,
Prière favorite du Père de Foucauld,
Prière officielle des scouts de France.

Saint louis 2

http://christroi.over-blog.com/article-35235834.html.

Le testament de Saint-Louis

Source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=314675
Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu. Car sans cela nul ne peut se sauver.

Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.

Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.

S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses dons guerroyer.

Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…

Le service de Sainte Eglise écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de cœur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que la Consécration est faite.

Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.

Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.

Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas d'impôts ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.

Si tu as quelque affliction de cœur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.

Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.

Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.

Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.

Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.

Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.

Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.

Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.

Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.

Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.

Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.

À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées. Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.

Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons. Il me souvient de Paris et des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.

Honore et aime particulièrement les Religieux et toutes personnes de sainte Église.

L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Eglise lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît. Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Eglise.

À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien. Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.

Donne les bénéfices de sainte Eglise à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Eglise.

Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Eglise et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.

Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.

Sois diligent d’avoir bons prévôts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.

Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévot à l’Eglise de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel. Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.

Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.

Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.

Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale et plénière dans tout le bien que tu feras.

En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les Saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.

Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin.
Amen.

Carthage statue de saint louisStatue de Saint Louis à Carthage (Tunisie). (Pour la voir en grand format : carthage-statue-de-saint-louis.jpg carthage-statue-de-saint-louis.jpg)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_IX_de_France.

Louis IX de France, connu sous le nom de Saint Louis depuis sa canonisation par l'Église catholique romaine en 1297, est né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Tunis pendant la huitième croisade. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.

Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252).

Il est aussi le frère aîné de Robert Ier d'Artois, comte d'Artois, et de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.

Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme « le justicier suprême ».

Roi, diplomate, juriste

Quatrième fils né en 1214 du roi Louis VIII, Louis IX ne peut régner qu'en raison de la mort précoce de ses trois frères aînés dont Philippe né en 1209 et mort en 1218. Il n'a pas atteint la majorité lorsque survient le décès de son père en 1226.

Dans son testament, Louis VIII confie la régence à Blanche de Castille. Le pouvoir passe « entre les mains d’un enfant, d’une femme et d’un vieillard », Barthélemy de Roye, grand chambrier à la cour depuis 20 ans (Chronique de Tours).

Le royaume entre dans une période d'agitation, la révolte est organisée par Philippe Hurepel, oncle de Louis IX, fils légitimé de Philippe Auguste, par la maison de Dreux et par le duc de Bretagne Pierre Mauclerc.

Matant la rébellion et les barons agités, la régente Blanche de Castille, achève la conquête du Languedoc initiée par Louis VIII en contraignant le comte Raymond VII de Toulouse à donner sa fille Jeanne en mariage à Alphonse, frère de Louis IX.

Louis IX n'a que douze ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches.

La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille, avec le titre de « baillistre ». En 1234, elle organise le mariage, qui aura lieu à Sens, de Louis IX avec Marguerite, la fille du comte Raimond Bérenger IV de Provence espérant ainsi agréger le comté de Provence au royaume de France, puisque le comte de Provence a quatre filles.

Blanche de Castille garda assez longtemps une grande influence sur le pouvoir, au-delà de la majorité du roi, réputé majeur le 25 avril 1235.

Louis IX prend effectivement le pouvoir à partir de 1241. Il investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage.

La soumission de la rébellion de Hugues X de Lusignan lui permet d'asseoir son autorité en une campagne courte (28 avril 1242 au 21 juillet 1242) et dans le même temps de pousser son avantage jusqu'à Saintes pour y déloger le roi Henri III d'Angleterre qui a décidé de rompre la trêve de 1238, et d'aider le comte de Lusignan.

Réputé pour sa piété, Louis IX se taille, grâce aux croisades, une réputation de roi diplomate et juriste dans toute l'Europe. Les royaumes font appel à sa sagesse dans les affaires complexes.

Ainsi, il arbitre la succession du comté de Hainaut par le « Dit de Péronne » du 24 septembre 1256.

Par le traité de Corbeil du 11 mai 1258, Louis IX abandonne sa suzeraineté sur la Catalogne, la Cerdagne et le Roussillon. En échange, Jacques Ier d'Aragon renonce à ses droits sur la Provence et le Languedoc.

Pour sceller ce traité, Louis IX marie sa fille Blanche avec l'infant de Castille, Ferdinand de la Cerda, et Jacques Ier d'Aragon maria sa fille l'infante Isabelle avec le fils de Louis IX, le futur Philippe III.

Le traité de Paris du 28 mai 1258, ratifié le 4 décembre 1259, restitue au royaume d'Angleterre la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et une partie de la Saintonge au sud de la Charente, tandis que pour sa part, Henri III d'Angleterre renonce à la Normandie, au Maine, à l'Anjou et au Poitou, en même temps qu'il accepte de rendre l'hommage pour la Guyenne.

Plus tard, lorsque le roi Henri III d'Angleterre connaît des difficultés avec ses barons révoltés, il fait appel à l'arbitrage de Louis IX qui rend en sa faveur le Dit d'Amiens du 23 janvier 1264.

Louis IX ne ménagea pas sa peine dans les affaires intérieures, le temps qu'il ne passa pas en dehors du royaume.

Il voulut laisser un royaume pacifié et soumis à un pouvoir juste. En conséquence, il dépêcha en 1247 des enquêteurs royaux pour l'instruire de l'état du pays à charge pour eux de réprimer directement dans les domaines de la justice, de l'administration, de la fiscalité et de l'armée.

Il fit surveiller baillis et prévôts de manière à ce que les droits de chacun soient respectés, y compris par les officiers royaux.

Il édicta également une série de mesures de moralisation publique contre les mauvais sénéchaux et baillis.

De plus, des mesures visant à réévaluer la monnaie entre 1263 et 1266 lui valurent une popularité certaine.

Il reprend également la « Quarantaine-le-roi », instituée par Philippe Auguste, une ordonnance qui préfigure les négociations diplomatiques avant les hostilités.

L'ordonnance qu'il renouvelle en 1245 permet l'ouverture de négociations avant toute guerre privée, ordalie, duel judiciaire, jugement de Dieu et substitue à certaines coutumes médiévales des formes de justice plus modernes.

Ainsi, les justiciables pouvaient dorénavant en appeler au roi dont les décisions judiciaires surpassaient celles de ses vassaux.

Le roi Louis IX a de la sorte cassé de nombreuses sentences. Ce n'est que par la suite, dans une ordonnance en 1258, que Louis IX interdit définitivement le duel judiciaire, mais cette décision n'est pas appliquée par ses vassaux.

Le chroniqueur Jean de Joinville, son principal biographe et l'un des principaux témoins lors de son procès de canonisation, rapporte dans sa Vie de saint Louis que Louis IX rendait la justice sous son chêne à Vincennes :

« Il advint maintes fois qu’en été, il allait s’asseoir au bois de Vincennes après sa messe, s’adossait à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui.

Et tous ceux qui avaient un problème venaient lui parler sans en être empêchés par un huissier ou quelqu’un d’autre. »

L’influence de l’Église

Élevé par sa mère qui lui apporte les principes d'une piété rigoureuse ainsi qu'une Foi inébranlable, Louis IX veut faire de la France une nation Chrétienne que d'aucuns, au XIXe siècle, appelleront la « fille aînée de l'Église » et de Paris un haut lieu de la chrétienté.

SaintlouissaintechapelleSaint-Louis (Louis IX de France), Sainte Chapelle, Paris. Photo de PHGCOM.

Le 26 Avril 1248, Louis IX y inaugure la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité. Cette chapelle construite de 1243 à 1248 représente l'apogée de l'art gothique.

Elle était destinée à abriter les Saintes reliques de Jésus rapportées en France par le roi depuis Constantinople :

la Sainte Couronne d'épines de Jésus ; un fragment de la Sainte Croix ; diverses reliques de la Passion.

Louis IX fut également crédité pour avoir commandité la Bible de Maciejowski.

Pour conduire ses sujets au salut, le roi de France interdit les jeux d'argent, le prêt à intérêt, la prostitution et punit le blasphème.

Huitième croisade

Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au Christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie).

Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité, et les bras en croix à l'image du Christ. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour.
Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à trois jours d'intervalle en Italie.

Canonisation

Considéré comme un Saint de son vivant, Louis IX fait l'objet d'une vénération dès sa mort. Des miracles sont réputés avoir lieu sur le passage de sa dépouille et un service d'ordre doit être mis en place près de son tombeau pour canaliser la foule de ceux qui viennent implorer son intercession.

À la demande de plusieurs prélats français, Grégoire X en 1275 ouvre une enquête officieuse sur le défunt roi. Une enquête publique est ouverte par Nicolas III en 1278, puis une autre par Martin IV en 1281 : malgré les suppliques régulières des prélats et des souverains français, les Papes tiennent à mener un procès de Canonisation dans les formes. La procédure est également ralentie par la brièveté des pontificats successifs.

Enfin, après vingt-sept années d'enquêtes et dans l'espoir d'amadouer le roi de France Philippe IV le Bel, petit-fils de Louis IX, le Pape Boniface VIII annonce la canonisation de Louis IX sous le nom de Saint Louis de France par deux homélies prononcées à Orvieto les 4 et 11 août 1297.

Elle est officialisée le 11 Août par la bulle Gloria laus. Louis IX reste plus connu sous le nom de Saint Louis.

C'est le premier roi de France à avoir été Canonisé, Dagobert II ayant été reconnu saint avant l'officialisation des procédures de Canonisation.

Avec Sainte Élisabeth de Hongrie, sa contemporaine, Saint Louis est vénéré par les tertiaires franciscains comme leur patron à cause de son sens de la Prière, de la Justice et de son Amour des pauvres.

Citations

  • En 1252, au cours de la Septième croisade, et alors qu'il se trouve au port de Sidon et qu'il vient de perdre un navire représentant des sommes considérables, Louis IX déclare : « Ni cette perte, ni autre quelconque, ne saurait me séparer de la fidélité que je dois à Mon Dieu ».
  • Lors du mariage de son fils Philippe avec Isabelle d'Aragon, alors qu'il ne dormait pas et traitait les affaires du royaume, on lui reprocha de donner trop de temps à ses œuvres de piété. Il répliqua : « Les hommes sont étranges, on me fait un crime de mon assiduité à la Prière ; on ne me dirait mot si j'employais les heures que j'y passe à jouer aux jeux de hasard, à courir la bête fauve, ou à chasser aux oiseaux ».

  King louis statue tonemapped 11Saint Louis Art Museum, St. Louis, Missouri. Sculpture de C.H. Niehaus.
Photo de Logan74k.
(Pour la voir en très grand format, cliquer sur le lien suivant : King louis statue tonemappedKing louis statue tonemapped (3.67 Mo))

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/08/st-louis-jai-regard%C3%A9-et-examin%C3%A9-son-alcoran-et-je-ny-ai-vu-quordures-et-impuret%C3%A9s.html

Saint Louis et son désir de sauver les âmes des Musulmans.

Du Père Daniel-Ange sur France catholique :
Nous sommes en 1250. Saint Louis, prisonnier, comparaît devant le sultan du Caire. Joinville est présent, témoin de ce dialogue sidérant :

 « Quelle est la cause de votre tristesse ? »

 « C’est que je n’ai point gagné ce que je désirais le plus gagner, la chose pour laquelle j’avais laissé mon doux royaume de France, et ma mère, chère encore, qui criait après moi, la chose pour laquelle je m’étais exposé aux périls de la mer et de la guerre.

 « Et qu’est-ce donc, O Seigneur Roi, que vous désiriez si ardemment ? »

 « C’est… ton âme ! Que le diable promet de précipiter dans le gouffre. Mais jamais, grâce à Jésus Christ, qui veut que toutes les âmes soient sauvées, il n’arrivera que Satan puisse se glorifier d’une si belle proie.
Le Très Haut le sait, lui qui n’ignore rien : si toute le monde visible était à moi, je le donnerai tout entier, en échange du salut des âmes.

 « Eh quoi ! Bon Roi, tel a été le but de ton pèlerinage si pénible ? Nous pensions tous, en Orient, que vous tous les chrétiens, aspiriez ardemment à notre soumission et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terre et non par désir de sauver nos âmes.

 « J’en prends à témoin le Tout Puissant, je n’ai point souci de retourner jamais dans mon Royaume de France, pourvu que je gagne à Dieu ton âme, et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées.

Voilà donc le mot-clé lâché. Ce que veut ce Roi missionnaire, en finale, c’est la Gloire du Ciel, la Gloire du Royaume éternel, la propre Gloire du Ressuscité, non seulement pour ce Sultan, mais pour touts les Musulmans du monde.

Le sultan alors de rebondir sur ce mot et d’évoquer le Ciel selon le Coran : « Nous espérons, en suivant la loi du très bénin Mahomet arriver à jouir des plus grands délices dans l’avenir. » (Sous-entendu, des quantités de femmes)

Et le Roi de répliquer, droit dans le mille :
« Je ne puis assez m’étonner que vous, qui êtes des hommes discrets et circonspects (il discerne le meilleur en eux), vous ajoutiez foi à cet enchanteur Mahomet qui commande et promet tant de choses déshonnêtes ».
Et se référant, non à l’Évangile, mais au simple bon sens humain, d’ajouter : « En effet, j’ai regardé et examiné son Alcoran et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés, tandis que d’après les sages anciens, voire même les païens, l’honnêteté est le souverain bien dans cette vie ».

Quel amour de la Vérité ! Quelle audace ! Quels risques encourus, puisque le sultan d’un seul geste peut le faire décapiter d’un seul coup de sabre.

Et dans le monde d’aujourd’hui !!!
Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique. Nos aberrations provoquent leurs révolutions.
Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices.
D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas. Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au Christianisme.
Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants. Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré. Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel.
Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.

Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion : la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout Amour, donc de toute Paix.
Celui qui, par débordement d’Amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie. [...]"

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Quel amour de la Vérité !
Sa passion : moins les tortures, la prison, le cuisant échec de Mansourah, mais ces personnes « à gagner au Christ ». Gagner ! En filigrane, Paul l’Apôtre des Nations : »
Libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner un grand nombre : gagner les Juifs, gagner les sujets de la loi, gagner les sans-loi.
Faible avec les faibles, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin d’en sauver quelques uns, à tout prix. (1. Co 9,19-23)

Oui, à tout prix, au prix même de son exil, de sa liberté, de tout ce dont il s’est arraché, dans les larmes et les cris déchirants de sa mère, Blanche, le suppliant de rester en son Royaume.

Au prix de tous les risques encourus par son Royaume laissé en une situation d’extrême fragilité face aux prédateurs qui le menacent. [1]
20 ans plus tard, aux portes de Tunis, comme aux portes de la mort, il récidive : « Dites de ma part au Sultan que je désire ardemment le Salut de son âme !
Que je voudrais passer le reste de ma vie dans une prison sarrasine sans même voir la lumière du jour (il en avait fait l’expérience), pourvu que votre roi reçût le Baptême avec son peuple, et en toute sincérité. »

Il caresse même le rêve d’être son parrain de Baptême. Sur son lit de mort, in extremis : « Pour l’Amour de Dieu, étudions comment la Foi Chrétienne pourra être prêchée à Tunis et qui seront les gens que l’on devrait envoyer prêcher [2] »
Son obsession : trouver par qui et de quelle manière l’Évangile pourra le mieux être transmis et donc reçu.
Et de penser en priorité à ses chers Frères Prêcheurs. En tout cela, il est un vrai disciple du Povorello (Saint François d’Assise), cherchant à convaincre pacifiquement le sultan plutôt que de lui faire la guerre. Tel est son Amour évangélique des ennemis.

De nos jours, nous sommes confrontés aussi au « Califat Musulman ». Prions-nous avec un désir ardent en nous, comme Saint Louis IX, roi de France, pour leur conversion, pour le Salut de leur âme, pour qu’ils découvrent Jésus comme leur Sauveur ???

Éviter l’enfer à ceux qui font l’enfer
Le lien avec l’actualité ?
Eh bien ! Au moment où les yézidies et nos frères Baptisés du Moyen Orient sont systématiquement éradiqués, exterminés, massacrés, nous voulons moins la condamnation que la conversion de djihadistes de l’EL. Rien de moins.
Nous voulons l’âme des Musulmans intégristes. Qu’ils découvrent et rencontrent ce Jésus doux et humble qui ordonne de remettre l’épée au fourreau et ne se défend qu’avec les armes de ses larmes.
Ce Jésus qui a assassiné, massacré, éradiqué qui ?... quoi ?.... La haine, et toutes les violences du monde.
Où ? Dans sa propre chair.
Comment ? Par son sang versé. [3] (Eph 2,16)

Comme le confiait une petite Sœur de Bethléem, bouleversée par les explosions à Gaza, jour et nuit, et les passages de roquettes au dessus de leur Monastère de Beit-Shemesh :
« Les djihadistes ne sont pas des monstres mais des enfants de Dieu que je veux engendrer à Dieu par mes jeûnes et mes supplications ».

N’obéissent-ils pas à la lettre à certaines sourates d’une violence extrême avec la certitude d’obéir à Allah de qui vient en direct le Coran ?
Comment ne pas désirer ardemment leur conversion à Jésus, ou au moins à un islam ouvert, modéré et tolérant.
Oui, c’est moins leur peau que leur âme que nous voulons. A ceux qui font l’enfer sur la Terre, nous voulons éviter l’enfer dans l’Au-delà.

Sauver les enfants, ces lieux saints entre tous
Autre chose : Saint Louis prend la croix, contre l’avis unanime de tous ses conseillers, amis, seigneurs et membres de sa famille.
Il décide tout seul, en son âme et conscience, au seuil de la mort, de tout quitter, tout abandonner, tout lâcher, pourquoi ?
Mais pourquoi donc ? Qu’est-ce donc qui mérite de tels renoncements, de tels sacrifices, de tels risques et périls ?
Quel est donc ce trésor pour lequel il affronte les plus atroces souffrances, pour lequel il est prêt même à verser son sang ?

On vient de le voir : gagner au Christ l’âme de ces « mahométans », mais aussi arrêter, sur la terre même du Seigneur, ces massacres de pèlerins innocents condamnés à être lapidés, pendus, crucifiés, enterrés vivants, empalés, jusque dans les murs des sanctuaires (comme quoi, rien n’a changé depuis les croisades, pour l’islam intégriste extrémiste).

Mais encore arracher à leurs mains ces lieux sanctifiés par le Sang même de Dieu, consacré par les pas mêmes de Dieu sur sa – et donc notre – Terre.
Protéger ces pèlerins de partout, venant au prix de sacrifices sans nombre – s’y recueillir, s’y ressourcer, s’y sanctifier.

Oui, c’est pour cela, très précisément qu’il tient à demeurer en Terre Sainte, après la tragédie de Mansourah et de Damiette, et ici encore contre la majorité écrasante de ses conseillers. Il ne veut pas quitter ce Proche Orient tant qu’un seul de ses croisés y est encore prisonnier, tant que tous les corps de ces jeunes martyrs n’ont pas été enterrés dignement, ce qu’il fait de ses propres mains.

Mais aujourd’hui, où donc sont les églises profanées, saccagées, incendiées ? Bien sûr au Nigéria, Soudan, Kenya, en Erythrée (Boko-Haram et Chebab, etc…), en Syrie, Irak, Pakistan : partout où l’islam intégriste est au pouvoir ou l’emporte manu militari.

Mais elles sont aussi chez nous, en Europe occidentale. Ce sont les âmes et les corps de nos enfants.
Ces enfants dont on fausse la conscience [4], falsifie l’intelligence, souille l’innocence, pervertit le bon sens, trompe la confiance, et par là, bouzille l’existence.

Par la pornographie officiellement distribuée, par l’idéologie aberrante et mortifère du gender inoculée, telle du venin, dans leurs fragiles veines.
Cela dès… la maternelle (mot sexiste à éradiquer) et le primaire. Eh bien oui, ces temples saints entre tous sont en train d’être profanés, ces sanctuaires de l’Esprit Saint saccagés. [5]

N’est-ce pas le pire des sacrilèges ? Cela dans l’indifférence des pouvoirs publics, le j’men foutisme des autorités scolaires, l’indifférence (apparente) de trop de pasteurs, la sanctification de ceux pour qui un enfant n’est plus qu’un gadget à fabriquer, à commercialiser, à exploiter.

Devant ce saccage, aux ravages terrorisants, où sont nos cris, et nos larmes ? A Nazareth même, notre Pape François l’a crié : « devant les enfants qui pleurent, qui donc sommes-nous ? » Et aux Prêtres de son diocèse de Rome : « Où sont vos larmes de pères, de pasteurs ? »

Ne peut-on pas appliquer aux djihadistes du Levant comme aux idéologues d’Occident, ces cris déchirants de notre Pape à Yad-Vashem :
« Où es-tu ? Où es-tu passé ? Homme qui es-tu ? Je ne te reconnais plus ? Qui es-tu ? De quelle horreur as-tu été capable ?
Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ? Qui t’a corrompu, défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal.
Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Tu t’es érigé en dieu.
Seigneur donne-nous honte de cette idolâtrie extrême d’avoir déprécié et détruit notre chair. » (26.05. 2014)

Où les violences du Levant répliquent à celles d’Occident
Encore ceci :
Saint Louis attribuait humblement la tragédie de sa défaite à ses propres péchés, et à ceux de ses troupes. A ses et leurs infidélités au Seigneur, à son manque (à ses yeux) de ferveur et de sainteté.
C’est pourquoi, dès son retour, il va œuvrer intensément à sa propre sanctification, multipliant ses actes de dévotion surtout de charité et de miséricorde envers les plus pauvres. Il va travailler à la Christianisation en profondeur de son peuple de France. Meilleur moyen de se préparer à une nouvelle croisade.

Et nous, ne devons-nous pas attribuer notre incapacité à défendre, à protéger les Chrétiens et autres minorités d’un massacre général, à la paganisation fulgurante de notre Occident devenu incapable de protéger les plus faibles et les plus vulnérables : nos enfants et nos petits vieux ?

Nos échecs là-bas ne sont –ils pas un appel urgent à la ré-évangélisation de nos nations suicidaires, basculant dans l’auto-destruction et dont l’aide au suicide même d’enfants est comme un tragique symbole ?

Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique. Nos aberrations provoquent leurs révolutions [6]).
Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices.

D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas [7]. Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au Christianisme.
Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants. Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré.
Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel.
Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.
Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion : la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout Amour, donc de toute paix.
Celui qui, par débordement d’Amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie. Déjà immortelle.

Encore ceci : Saint Louis vénérait comme de vrais martyrs les croisés qui mouraient torturés dans les prisons sarrasines, simplement parce qu’ils refusaient d’apostasier.
Aujourd’hui, nous admirons comme de véritables confesseurs de la Foi ces Chrétiens par dizaines de milliers qui errent dans déserts et montagnes ayant absolument tout perdu pour un seul crime : avoir refusé de renier leur Seigneur Jésus, alors qu’une seule phrase suffisait pour qu’on les laisse tranquilles.

Beau Sire Dieu, à ce peuple donne Ta Paix
En cette année centenaire, demandons à l’humble et ardent Louis de France, de nous obtenir ses propres cris et larmes devant la Terre sanctifiée par Dieu Lui-même, livrée aux mains des infidèles.
Comme le sont nos enfants pieds et poings liés aux pornocrates sans conscience, avec la complicité des autorités dites éducatives. [8]

Supplions pour leur conversion, pour éviter leur condamnation, car ils ont du sang sur les mains, et devront rendre compte de chaque enfant dont ils auront perverti l’âme et souillé le corps.
Tout comme les djihadistes de Syrie et d’Irak auront à répondre à l’Enfant-Roi de Bethléem, de tant de sang versé.

En pensant à la tragédie qui se joue en la Terre même où le Prince de la Paix est venu combattre l’homicide dès l’origine et semer sur notre terre la Paix du Ciel, en cette terre où il est venu abattre en sa Chair, le mur de séparation de honte et de peur, faisons nôtre l’ultime Prière de notre admirable Saint Louis, les yeux rivés au Ciel :
« Ô Jérusalem ! Ô Jérusalem ! Beau Sire Dieu, aie compassion de ce peuple qui demeure ici et donne-lui ta Paix. Qu’il ne soit pas contraint de renier ton Nom. Ô Père, entre tes mains, je remets mon âme. »

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Date de dernière mise à jour : 24/08/2018