Saint Raymond Nonnat, Cardinal (1201-1240). Fête le 31 Août.

Vendredi 31 Août 2018 : Fête de Saint Raymond Nonnat, Cardinal, Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci (1201-1240).

68300b10 2Raymond Nonnat a été Canonisé par le Pape Alexandre VII en 1657. Sa Fête a été fixée au 31 Août.

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Aout/31.html

Saint Raymond Nonnat (+1240)

Fils d’un seigneur de la Catalogne (France), il voit le jour dans des circonstances tragiques puisque sa mère décède alors qu’elle est enceinte de sept mois et que l’enfant qu’on en extirpe est bien vivant (de là vient son surnom : "non né", "Nonnat").
Convaincu qu’il s’agit d’un signe du Ciel, son père le fait aussitôt Baptiser puis instruire avant de l’associer à ses affaires.
Pour ne pas déplaire à son père, Raymond se soumet, en dépit de son désir d’entrer en religion.
Il profite de sa situation pour se mêler aux bergers et aux ouvriers, avec qui il passe son temps en Prière.

Puis, ayant enfin obtenu le consentement de son père, il entre comme novice chez les Mercédaires de Barcelone.
Dès lors, il se consacre au rachat des prisonniers captifs des barbares en Afrique du Nord et lorsque les moyens lui manquent, il s’offre lui-même en otage à leur place.

Quelques années plus tard, il est nommé Cardinal par le Pape Grégoire IX. Convoqué à Rome par ce dernier, il ne réussit malheureusement pas à s’y rendre puisqu’il décède d’une forte fièvre en cours de route.
St Raymond Nonnat est le patron des gynécologues- obstétriciens et le protecteur des femmes enceintes et des nouveau-nés.
Il est invoqué pour guérir la fièvre.

San ramon 001 11Statue de Saint Raymond Nonnat, sculptée par Juan de Mesa.
Photo de Anual.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1770/Saint-Raymond-Nonnat.html

Saint Raymond Nonnat

Prêtre de l'Ordre de la Merci (✝ 1240)

Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, il se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier à Tunis.
Il se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune. Pour cette raison ses geôliers lui mirent aux lèvres un cadenas qu'on n'ouvrait que pour les repas.

Il fut libéré grâce à une rançon, et revint à Rome comme procureur de son Ordre.
Il rencontra saint Louis, envoyé par le Pape pour décider le roi de France à partir en croisade.

Quelques mois avant sa mort, il fut nommé Cardinal et mourut à Barcelone.
Son nom n'est pas celui de sa famille car sa mère est morte à sa naissance et il a dû être mis au monde par césarienne (nonnatus='non né').

À Cardona près de Barcelone, vers 1240, Saint Raymond Nonnat, qui fut un des premiers compagnons de Saint Pierre Nolasque dans l’Ordre de Notre-Dame de la Merci et souffrit beaucoup, rapporte-t-on, au Nom du Christ pour le rachat des captifs.

Martyrologe romain.

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160831&id=6309&fd=0

Saint Raymond Nonnat
Cardinal
(1200-1240)

Saint Raymond Nonnat perdit sa mère dès sa naissance. Dès l'usage de la raison, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit Marie pour Mère.

La Sainte Vierge et son dévot serviteur rivalisaient de dévouement l'un pour l'autre. Partout le pieux enfant saluait l'image de sa Mère Céleste, il trouvait chaque jour mille moyens de l'honorer.

Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d'un berger, pour le tenter, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible.

Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l'épier et fut ravi d'admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l'image de la Vierge.

Raymond était arrivé à l'âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu'il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour la rédemption des captifs.

Après un noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n'ayant pas assez d'argent pour racheter tous les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé.

Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde.

Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâton.

La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges Divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle.

Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu'un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son Couvent, il y mena la même vie simple qu'auparavant, et ne consentit à changer ni d'habit, ni de logement, ni de genre de vie.

Un jour très froid d'hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant ; la nuit suivante, la Sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs Saints, déposer une couronne sur sa tête.

Près de mourir, il reçut la Communion des mains de Jésus-Christ.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/08/31.php.

Biographie

Raymond, né à Portel, au diocèse d'Urgel, en Catalogne, en 1204, fut surnommé « Nonnat » (non natus) parce que sa mère mourut avant de lui donner le jour, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes et de l'enfant qu'elles portent.

Sa mère était morte d'une grave maladie dont elle se vit attaquée au septième mois de sa grossesse ; les médecins assuraient que l'enfant était mort aussi, et que c'était même sa mort qui avait provoqué celle de sa mère ; le père, néanmoins, ne put jamais se résoudre à la voir conduire en terre sans avoir la connaissance de ce qu'elle portait dans ses entrailles ; un de ses parents, qui le vit dans cette perplexité, eut la hardiesse de tirer un poignard de son sein pour en fendre le côté gauche de la défunte, et l'on vit paraître aussitôt un bel enfant plein de vie, contre toute espérance humaine et au grand étonnement de tous ceux qui étaient présents.

Son père était de la noble famille des Sarrois, depuis appelée Segers, alliée aux maisons de Foix et de Cardone. Enfant pieux et studieux, fort dévôt à Vierge Marie, il était bouleversé par la misère physique et morale.

Entré dans l'Ordre des Mercédaires[1], récemment fondé par Pierre Nolasque[2] pour venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des musulmans, Raymond Nonnat fut chargé d'aller à Alger pour racheter ceux que les barbaresques avaient réduits à l'esclavage.

Quand il n'eut plus d'argent, il se livra lui-même contre quelques captifs. D'abord traité durement, il obtint ensuite la permission de circuler pour encourager ses compagnons d'infortune et, comme il avait profité de cette relative liberté pour enseigner quelques musulmans qui se convertirent et qu'il baptisa, il aurait été condamné à être empalé si ceux qui lui servaient de caution n'étaient intervenu ; il fut fouetté dans les rues, puis on lui perça les lèvres avec un fer rouge pour y placer un cadenas dont le gouverneur avait la clef.

 

Saint Pierre Nolasque finit par rassembler la rançon de Raymond qui, bien qu'il eût voulu rester pour soulager les esclaves chrétiens, obéit à l'ordre de rentrer en Espagne. Peu après, le Pape Grégoire IX qui l'appela auprès de lui, le créa Cardinal, au titre de Saint-Eustache, sans lui imposer de quitter l'habit de son Ordre.

Raymond Nonnat mourut près de Barcelone, avant que d'avoir rejoint le Souverain Pontife. Dès que Raymond Nonnat fut entré dans la maison du comte de Cardone qui était à deux journées de Barcelone, il fut saisi d'une fièvre très-violente, accompagnée de convulsions et de tous les symptômes qui pouvaient être les marques d'une mort prochaine.

Il voulut s'y disposer par les moyens ordinaires que l'Eglise présente à tous les fidèles. Mais les religieux de la Merci dépendaient du curé du lieu qui était absent ; il fallut l'attendre pour lui administrer les derniers Sacrements.

Alors Raymond, qui craignait de mourir sans être muni du saint Viatique, éleva les yeux au ciel et pria Dieu de ne pas permettre qu'il fût privé de ce bien qu'il désirait avec tant d'ardeur, quoiqu'il s'en reconnût indigne ; et aussitôt il entra, par la porte de la salle où il était couché, en présence du comte, des religieux et de plusieurs autres personnes qui l'assistaient, une belle procession d'hommes inconnus, revêtus d'habits blancs, comme les religieux de la Merci, et tenant chacun un flambeau allumé à la main.

Notre-Seigneur les suivait ayant un saint ciboire entre ses mains ; mais la lumière qu'il répandait était si grande, que tous ceux de l'assemblée en furent éblouis : de sorte que personne ne put voir ce qui se passa dans la suite d'une action si miraculeuse qui dura une bonne demi-heure ; après quoi la procession s'en retourna dans le même ordre qu'elle était venue, avec cette différence seulement, qu'en venant, les religieux n'avaient paru que depuis la porte de la chambre jusqu'autour du lit, et, au retour, ils prirent le chemin de la rivière qui arrose le pied du village, et la passèrent à pied sec, marchant sur les eaux comme sur la terre ferme, et disparurent ensuite.

Le comte et tous les assistants, qui étaient sortis pour voir la fin de cette merveille, trouvèrent à leur retour le saint cardinal, les genoux en terre, les yeux baignés de larmes, le visage et les mains levés vers le ciel, et comme sortant d'un profond ravissement ; on lui demanda ce qui s'était passé ; mais il ne dit que ce mot de David : « Que le Dieu d'Israël est bon à ceux qui ont le cour droit et innocent [3] ! » 

Enfin, il avoua qu'il avait reçu le très-auguste Sacrement de nos autels. Ainsi, tous ses désirs étant accomplis, peu de temps après il rendit son esprit à son Créaleur, en prononçant ces paroles du Sauveur expirant sur la Croix :

« Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »

Son visage, après sa mort, devint beau et éclatant comme celui de Moïse, quand il descendit de la montagne où il venait de parler avec Dieu ; et, bien que la chaleur de la saison fut extrême, et qu'elle fût encore augmentée par le grand concours du peuple qui venait de tous côtés, pour honorer ses précieuses dépouilles, son corps néanmoins ne donna jamais aucune marque de corruption ; il répandait au contraire, par toute la salle, une odeur plus suave que le baume et que les parfums les plus précieux, et il se fit même beaucoup de guérisons surnaturelles, en faveur de ceux que la piété y avait amenés et qui avaient le bonheur de le toucher.

Cependant il fallut penser au lieu où l'on mettrait en dépôt un si précieux trésor, et il s'éleva à ce sujet un nouveau ditférend entre le comte de Cardonne qui le voulait retenir, et les religieux de la Merci, qui le voulaient emmener dans leur couvent.

Pour apaiser leur contestation, on convint que le saint corps serait mis dans une châsse et ensuite chargé sur une mule aveugle qui ne serait guidée que par son propre instinct, et que le lieu où elle s'arrêterait serait choisi pour cette sépulture.

Cet accord fut fidèlement exécuté : car la mule, ayant marché quelque temps, alla s'arrêter enfin proche de l'ermitage de Saint-Nicolas où le serviteur de Dieu avait vu naître sa dévotion envers la sainte Vierge et où cette bonne Mère lui avait fait goûter ses faveurs.

Jamais il ne fut possible de faire aller plus avant cette bête : elle fit trois fois le tour de l'ermitage, et ensuite elle tomba morte à la porte de la chapelle.

 

[1] Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la Rédemption des captifs.

[2] Issu de la noble famille des Nolasco, apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse et aux rois d'Aragon, Pierre Nolasque, né vers 1189 au mas des Saintes-Puelles, dans l'ancien diocèse de Saint-Papoul, après avoir renoncé au mariage pour se consacrer à Dieu, rejoint les armées de Simon de Montfort. A la bataille de Muret où le roi Pierre d'Aragon est tué, son fils, Jacques, âgé de six ans, est fait prisonnier ; Simon de Monfort le met sous la garde de Pierre Nolasque puis les envoie tous deux en Espagne. Loin de la cour, Pierre Nolasque enseigne son royal élève et lui montre l'exemple de sa piété et de sa charité.

[3] Psaume LXI 1.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Nonnat

Raymond Nonnat

Raymond Nonnat (En catalan : Sant Ramon Nonat, en espagnol : San Ramón Nonato) – 1204-1240, Religieux de l'Ordre de la Merci, a été le second maître de l'Ordre à la suite de Saint Pierre Nolasque.
Il a été Canonisé comme Confesseur de la Foi.

Vie

Né en 1204 à Portell (aujourd'hui Sant Ramon) en Catalogne, il fut surnommé nonnat (du latin non natus, c'est-à-dire non-né), parce qu'il naquit, de justesse, après le décès de sa mère.

Son père, allié aux maisons de Foix et de Cardone, refusant l'idée d'avoir perdu à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d'ouvrir de son poignard le ventre de sa femme morte, ce qui permit ainsi la naissance de l'enfant, en quelque sorte par césarienne.

Ordonné Prêtre en 1222, à l'âge de 18 ans, le jeune Raymond entra dans l'Ordre de la Merci, dits Ordre des Mercédaires, qui venait en aide aux Chrétiens prisonniers des Musulmans en Afrique du Nord et réduits en esclavage.
La règle de l'Ordre voulait que les Moines Mercédaires prennent librement et volontairement la place des esclaves Chrétiens et tiennent lieu d'otages, tant que l'argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.

C'est ainsi que Saint Raymond se livra lui-même aux Musulmans pour obtenir la libération de plusieurs captifs esclaves.
Il fut traité durement, sans ménagements.
Malgré tout, il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d'infortune, et pour Baptiser quelques Musulmans qui s'étaient convertis.

Devant ces actes, ses geôliers le fouettèrent au sang, lui percèrent les lèvres au fer rouge et y mirent un cadenas qui n'était ôté de ses lèvres que quand on voulait bien lui donner à manger.

Saint Pierre Nolasque, Fondateur de l'Ordre Mercédaire réussit enfin à réunir la rançon exigée, et Raymond put alors rentrer en Espagne.
C'est alors que le Pape Grégoire IX l'appela pour qu'il aille rencontrer Saint Louis et qu'il l'encourage à partir en croisade.

Pour ses mérites personnels et son service de l'Église, le Pape le créa Cardinal. Mais Raymond, épuisé de tant de peines et d'épreuves, mourut en 1240, à 36 ans, près de Barcelone, avant d'avoir pu arriver à Rome pour recevoir le chapeau cardinalice.

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Date de dernière mise à jour : 31/08/2018