Saint Symphorien d'Autun, Martyr (3ème s.). Fête le 22 Août.

Mercredi 22 Août 2018 : Fête de Saint Symphorien d'Autun, Martyr (3ème s.).

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Le Martyre de Saint Symphorien, huile sur toile de Dominique Ingres (1834), est exposé à l'entrée de la sacristie de la Cathédrale d'Autun

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1719/Saint-Symphorien-d-Autun.html

Saint Symphorien d'Autun

Martyr (3ème s.)

Saint Symphorien, jeune martyr décapité au IIIe siècle...
Qui était Saint Symphorien? - site de la paroisse Saint Symphorien de Versailles.
... est un jeune martyr né à Autun, ville encore païenne située sur une grande voie romaine.

Son père Saint Fauste, préteur au service du consul romain, et sa mère Sainte Augusta l'avaient élevé dans la Foi Chrétienne.
Refusant de sacrifier à la grande déesse Cybèle, il fut battu, emprisonné puis condamné à mort.

Sur le chemin de son supplice et jusqu'au dernier moment, sa mère l'encouragea du haut des remparts d'Autun à rester ferme dans sa Foi lui disant notamment:
"Courage mon fils! Ta vie ne te sera pas enlevée; elle te sera échangée contre une vie meilleure."
Il fut décapité dans sa vingtième année.

Un internaute nous signale:
"Symphorien est le St patron de ma commune (Vs/CH) le 22 Août on fait 9 tours de l'église et on embrasse 9 fois sa relique"

À Autun, peut-être vers 275, Saint Symphorien, martyr. Jeune Chrétien, il aurait troublé une procession en l’honneur de la déesse Bérécinthe.
Tandis qu’on le conduisait au supplice hors de la ville, sa mère l’exhortait du haut des remparts:
“Mon fils, mon fils Symphorien, souviens-toi du Dieu vivant. Aujourd’hui la vie ne t’est pas enlevée, elle est changée en vie meilleure”.

Martyrologe romain


http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160822&id=6118&fd=0

Saint Symphorien
Martyr
(† IIIe ou IV siècle)

Symphorien, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions.
Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence ; il était déjà l'ornement de la cité.

Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule.

Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :
 « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge.
- Je m'appelle Symphorien, et je suis Chrétien.
- Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse ?
- Je n'adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces.
- Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang.
- Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles :
« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.

Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des Chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai Bonheur.
- Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort !
- Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme.
- Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »

C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de Foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, près du lieu où devait s'accomplir le sacrifice.
Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante :

« Mon fils Symphorien, Symphorien mon fils, souvenez-vous du DIEU vivant. Courage, mon fils, courage.
Nous ne pouvons craindre la mort quand elle nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel !
Non, votre vie n'est pas perdue, vous allez en trouver une meilleure, et, par un heureux échange, vous allez goûter une félicité sans fin? »

Fortifié par ces paroles, le jeune Chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Date de dernière mise à jour : 22/08/2018