Sainte Jeanne-Antide Thouret, Fondatrice des Soeurs de la Charité de Besançon (1765-1826). Fête le 24 Août.

Vendredi 24 Août 2018 : Fête de Sainte Jeanne-Antide Thouret, Fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon (1765-1826).

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Sainte Jeanne-Antide Thouret

Fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon (✝ 1826)

La Congrégation des Sœurs de la Charité de Besançon appartient à la tradition Vincentienne, sa Fondatrice a été Fille de la Charité.
Jeanne Antide Thouret a été béatifiée par le Pape Pie XI le 23 mai 1926 et canonisée le 14 janvier 1934.

Sainte Jeanne-Antide Thouret (1765-1826) créa en France et en Italie nombre d'écoles et d'hôpitaux.
Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret à Besançon.

À Naples, en 1826, Sainte Jeanne-Antide Thouret, vierge. Née dans le diocèse de Besançon, elle venait d’entrer chez les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, quand la Révolution française supprima les instituts Religieux.
Elle continua cependant à Besançon la Vie Religieuse avec quelques compagnes qu’elle appela les Sœurs de la Charité et qu’elle voulut consacrer au soin des enfants abandonnés, des pauvres et des malades.
Elle connut de grandes tribulations et mourut, exilée, à Naples.

Martyrologe romain.

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Sainte Jeanne-Antide Thouret
Vierge et Fondatrice des :
« Sœurs de la Charité de Besançon »

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 Novembre 1765, à Sancey-le-Long, en Franche-Comté, au sein d'une famille très Chrétienne composée de neuf enfants ; ses parents exerçaient le métier d'agriculteurs.  

Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt : Jeanne-Antide sera désormais l'éducatrice de ses frères et sœurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison.

Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l'aumône.

Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu'un riche jeune homme l'a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu'elle refuserait la main d'un roi.

Après cinq longues années d'attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s'opposent à sa vocation Religieuse.  

Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois.

Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l'habit des Filles de la Charité et on l'envoie travailler successivement à l'hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l'hospice.

La Révolution était déjà amorcée. Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Sœur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique.

En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa Charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d'une fois de la fureur des révolutionnaires.
Durant les jours de la Terreur, Sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse.

Aussitôt qu'elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville.
Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention.

Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul.
Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-elles un autre.

Le Cardinal Fesch décida que les nouvelles Religieuses s'appelleraient : Sœurs de la Charité de Besançon. Cette Communauté connut tout de suite une rapide expansion.

En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l'énorme Couvent hôpital de Regina Coeli.
Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l'espace de dix ans.

Sans le sceau Divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la Fondatrice.
Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de : Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul.

Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel Archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d'une scission entre les Communautés de France et celles d'Italie.
En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l'Ordinaire du lieu.

Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples.
Non seulement elle n'y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s'être vue refuser l'entrée de la maison mère de Besançon.  

Dieu rappela à Lui sa digne servante le 24 Août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d'Italie dans le Couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle de réparation en chantant le Miserere de toute leur âme.

Jeanne-Antide Thouret a été Béatifiée par le Pape Pie XI le 23 Mai 1926 et Canonisée le 14 Janvier 1934 par le même Pape Pie XI.
Tiré de J.-M. Planchet, édition 1946, p. 403-404 - Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 256-258.

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http://filles-de-la-charite.org/fr/history/saints-and-blessed-daughters-of-charity/saint-jeanne-antide-thouret

Sainte Jeanne-Antide Thouret

La vie de Jeanne-Antide Thouret est une aventure, marquée par une passion : le service des pauvres, « les membres souffrants de Jésus-Christ», et par un événement : la Révolution française.

Jeanne-Antide Thouret  est née à Sancey-le-Long (Doubs). Elle est la cinquième enfant d’une famille rurale très Chrétienne de Franche-Comté.
A 22 ans, elle entre chez les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, pour servir les pauvres, d’abord à Langres, ensuite à Paris.

En mai 1794, Jeanne-Antide retourne à Sancey, car pendant la Révolution française, toutes les Filles de la Charité, comme bon nombre de Religieuses, sont dispersées et doivent retourner chez elles.

Le 15 août 1795, elle part en Suisse, avec les « Solitaires » du Père Antoine-Sylvestre Receveur, une Communauté obligée, à cause du rejet de la Foi Chrétienne, de « vagabonder» pendant 12 ans à travers l’Europe.
Elle va parcourir la Suisse et une partie de l’Allemagne.

Le 24 juin 1797, elle quitte cette Communauté et arrive au Landeron, près de Neuchâtel en Suisse après un périple solitaire de plus de 600 kilomètres.
Là, elle reçoit l’appel de deux Prêtres français qui lui demandent de rentrer en France, à Besançon, pour s’occuper des enfants non scolarisés et des malades.

Le 11 avril 1799, elle fonde à Besançon, avec des jeunes femmes, une école gratuite pour les filles et offre « un bouillon » pour les pauvres.
La population les appelle « les Sœurs du bouillon et des petites écoles ».

De mai à septembre 1802, Jeanne-Antide rédigera la Règle de vie de sa Communauté.
Accompagnée de quelques Sœurs attirées par son idéal de vie, elle ouvre de nouvelles écoles, et des lieux dédiés aux soins des malades, tandis qu’elle envoie ses Sœurs faire la classe et soigner les pauvres.

Le 23 septembre 1802, on lui demande de prendre également en charge le service des prisonniers de Bellevaux.
Là, elle s’efforce de mettre à leur service ses talents d’éducatrice, leur donnant de quoi se nourrir, organisant du travail, leur permettant ainsi de recevoir un salaire.
Et, en 1807, à Paris, la Communauté reçoit le nom officiel de « Sœurs de la Charité de Besançon ».

Le  8 mai 1810 appelée en Savoie, à Thonon, elle s’y rend avec quelques Sœurs, mais peu de temps après, en novembre 1810, elle reçoit un appel de Naples où elle se rend avec huit de ses Sœurs.
À Naples, on lui demande d’abord de prendre en charge l’hôpital des Incurables. Elle ouvre aussi une école, une pharmacie au milieu du Couvent qui lui avait été octroyé; elle-même et ses Sœurs n’hésitent pas à en sortir pour aller visiter et soigner pauvres et malades.

Le 23 Juillet 1819, les Constitutions sont approuvées par le Pape Pie VII. Il donne à la Communauté le nom de « Sœurs de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

En août 1823 elle repart à Naples, où elle meurt le 24 août 1826.
La Communauté compte maintenant 4000 Sœurs répandues dans les cinq continents, œuvrant dans une grande variété de services envers les pauvres.
La vie de Communauté, l’Eucharistie et le Mystère Pascal sont aujourd’hui encore, comme ils le furent pour Jeanne-Antide, les éléments clés de leur vie.

Santa maria degli angeli interno altare santa giovanna antida thouret adria italyAdria (Italie). Basilique Sainte Marie des Anges. Tableau de Sainte Jeanne-Antide Thouret.
Photo de Threecharlie.

http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-de-Sainte-Jeanne-Antide-Thouret

Prière de Sainte Jeanne-Antide Thouret

Voici la Prière à Dieu Le Père « Prosternée devant votre Divine Majesté » de Sainte Jeanne-Antide Thouret (1765-1826), Religieuse française, Fondatrice de l'Ordre des Sœurs de la Charité de Besançon et de Naples.
« Prosternée devant votre Divine Majesté, daignez écouter mon humble prière ; venez à mon aide, mon Dieu ; hâtez-vous de me secourir ; délivrez-moi de l'oppression de mes ennemis ; n'ayez pas égard de mes péchés.
C'est en vous seul, Mon Dieu et Mon Seigneur, que j'ai mis toute ma confiance et ma parfaite espérance ; qui espère en vous ne sera pas confondu.
Ne considérez pas, je vous en prie, mon indignité.

Ô Père Eternel, considérez plutôt, je vous en prie, les mérites infinis, les souffrances et la mort de Jésus-Christ.
C'est au Nom et par les mérites de Jésus-Christ crucifié que je vous en supplie. Vous l'avez promis que tout ce que l'on vous demanderait en son Saint Nom serait accordé.
Ô mon miséricordieux Jésus, vous avez tout pouvoir sur les cœurs ; vous pouvez les convertir. Je vous en supplie et je l'espère.
Faites-moi connaître vos volontés, vos desseins, et tout ce que vous voulez que je fasse ; je le ferai, parce que je crois fermement que je puis tout avec vous et avec votre grâce ; et je crois aussi que je ne puis rien sans vous, que je ne suis que faiblesse, que péché et qu'ignorance. Je remets le tout à votre bonté paternelle, à laquelle je me confie parfaitement et pour toujours. Ainsi soit-il. »

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Date de dernière mise à jour : 24/08/2018